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Ruinet, André Marie (1766-1838), chef d'institution et professeur à Louis-le-Grand Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Successivement maître d'études, maître de pension, chef d'une institution privée, censeur des études, André Marie Ruinet voit sa carrière s'orienter différemment à partir d'un des tous premiers doctorat ès-lettres, obtenu en 1811. 

Ruinet, André Marie [1766-1838]. Né le 17 septembre 1766, à Paris ; mort le 23 novembre 1838.
[indiqué aussi parfois comme date de naissance :  17 septembre 1765]

Études jusqu'à la rhétorique [1786]

1786-1792. MAÎTRE D'ÉTUDE À PARIS.
André Marie Ruinet est maître d'étude à Paris, successivement au Collège de la Marche [1786-1789] ; collège d'Harcourt [1789] ; collège Mazarin [1790-1791].

1789. ÉCHEC À L'AGRÉGATION DE BELLES-LETTRES.
André Marie Ruinet se présente, sans succès, en 1789, à l'agrégation de Belles-Lettres [dite agrégation de second ordre] auprès de l'Université de Paris.

1793-1798. EMPLOYÉ DANS LES HÔPITAUX MILITAIRES.
Quitte Paris en 1793. Employé dans les hôpitaux militaires, de 1793 à 1798.

1798-1799. À SAINT-CYR.
Nommé maître d'étude au Prytanée français, en 1798. Est envoyé à Saint-Cyr [aujourd'hui Saint-Cyr l'École, dans le département des Yvelines], installée dans l'ancienne la Maison Royale de Saint-Louis, pour établir la première colonie d'élèves [1798]. C'est dans cet établissement que sera installée, l'année suivante, une division du Prytanée Français, lequel aura pour mission d'instruire et d'élever gratuitement les enfants des militaires morts sur le champ de bataille. 

1799. AU PRYTANÉE FRANÇAIS.
Maître d'études au Prytanée français, il y reste un an, puis est agréé comme maître de pension [1800].

1809. L'INSTITUTION RUINET.
L’institution secondaire Ruinet est fondée, par André Marie Ruinet, en 1803, rue de La Harpe [cinquième arrondissement] dans la même rue que l'ancien Collège d'Harcourt, puis transférée impasse des Feuillantines [cinquième arrondissement]. 
À dater du 31 janvier 1809,  André Marie Ruinet, qui a déjà été agréé comme maître de pension en 1800, devient officiellement chef d'institution. Il est en activité dans son institution jusqu'en juin 1817, date à laquelle il est nommé pour quelques semaines censeur des études au collège de Versailles.
Jean Baptiste Brissaud, gendre d'André Marie Ruinet, en prend la direction en 1820. L'institution sera rachetée, en 1827, par Jean François Barbet [1799-1880], ancien élève de l'École normale, section Sciences [1820]. 
L'établissement fonctionne jusqu'en 1864, date de sa fermeture.

1811. DOCTORAT ÈS-LETTRES.
André Marie Ruinet soutient ses thèses, auprès de la Faculté des Lettres de Paris, en 1811.
L'année 1811 est la deuxième année de fonctionnement de ce diplôme exigé pour l'enseignement en Faculté.
La première soutenance a eu lieu à la Faculté des Lettres de Besançon par Pierre Fontanier [1765-1844], alors professeur d’humanités au lycée de Besançon, thèses soutenues en août 1810. La thèse philosophique, rédigée et soutenue en latin, porte sur : De Anima humano ; la dissertation littéraire, en français, sur La Comédie.

André Marie Ruinet est docteur ès-lettres en 1811 [Paris, 14 février], avec une thèse latine [in-folio], dont le titre n’a pas été retrouvé.
La thèse de Belles-Lettres, en français, a pour titre : Sur l’Ode [in-4].

Il n'y a que deux soutenances en 1811. L'autre soutenance est celle d'Alexis Bintôt, lui aussi chef d'Institution à Paris, au 43 rue de Clichy. C'est l'une de la trentaine d'institutions établies, à cette époque, dans le département de la Seine.

1817. CENSEUR DES ÉTUDES AU COLLÈGE DE VERSAILLES.
André Marie Ruinet est nommé censeur des études au collège de Versailles [académie de Paris], le 19 juin 1817. En remplacement de l'ancien censeur des études Liénard
[censeur du 20 octobre 1814 au 20 juin 1817]. 
Il est ainsi le collaborateur de Pierre Jean Joseph Dubruel [1760-1828], nouveau proviseur du collège [1817*-1824], qui a succédé à Lacroix [proviseur du 13 mai 1815 au 27 juin 1817].
André Marie Ruinet ne reste censeur que quelques semaines, étant nommé à Louis-le-Grand le 1er octobre  1817. Il est remplacé par l'abbé Labrousse [censeur du 20 septembre 1817 au 10 septembre 1818], futur proviseur du collège royal de Nantes.

1817-1830. CARRIÈRE ENSEIGNANTE AU COLLÈGE ROYAL LOUIS-LE-GRAND.
De 1817 à 1819, est successivement agrégé de cinquième, puis de quatrième, enfin de troisième, jusqu'au 26 septembre 1819.
En 1820-1821, est nommé agrégé-professeur de troisième.

En fin 1821, André Marie Ruinet devient professeur titulaire. D'abord de sixième [26 septembre 1821], puis de cinquième [3 octobre 1823], et enfin de quatrième [30 septembre 1824].

À partir du 25 septembre 1827, jusqu'à sa retraite, le 12 octobre 1830 [alors qu'il est dans sa soixante-quatrième année, bénéficie de congés successifs.

SOURCE.
1894. Charles Fierville. Archives des lycées, proviseurs et censeurs, 1er mai 1802-1er juillet 1893 : documents administratifs recueillis et classés pour la première fois [Paris : Firmin-Didot. In-4. LXXXV-526 p., 1894]. Quatrième partie : notices individuelles.

1925. Gustave Dupont-Ferrier. [La Vie quotidienne d’un collège parisien pendant plus de trois cent cinquante ans] Du collège de Clermont au lycée Louis le Grand [1563-1920]. Tome 3. [Paris : E. de Boccard, éditeur, 1925].
Fournit les dates détaillées des nominations et les sources des Archives.
 
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