Accueil arrow Histoire de l'éducation arrow Monin, Louis Henri (1809-1866), professeur d'histoire, spécialiste de la langue des Gaulois

A lire aussi

Tous les articles

Monin, Louis Henri (1809-1866), professeur d'histoire, spécialiste de la langue des Gaulois Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ancien élève de l'École normale [1829], agrégé d'histoire [1832] docteur ès-lettres [Paris, 1833], Louis Henri Monin, se consacre pendant plus de trente ans à l'enseignement, au collège royal de Lyon, puis à la Faculté des Lettres de Besançon. 

Louis Henri* Monin [1809-1866]. Né le 17 juillet 1809, à Caen [Calvados] ; mort en 1866 à Besançon [Doubs]. 

À distinguer de Alexandre Monin, ancien élève de l'École normale supérieure [1850] ;  Hippolyte Monin [1854-1915], ancien élève de l'École normale supérieure [1872], auteur, en 1884, d'une thèse de doctorat : Essai sur l'histoire administrative du Languedoc pendant l'intendance de Basville (1685- 1719).

Après de premières études au collège royal de Henri-IV, Louis Henri* Monin est reçu en 1829, à l'École normale, pour une scolarité prévue initialement de deux ans.

1829. ANCIEN ÉLÈVE DE L'ÉCOLE NORMALE.
L'École normale, supprimée par arrêté royal en date du 6 septembre 1822, contresigné par Jacques, comte de Corbière [1766-1853], ministre secrétaire d’État au département de l’Intérieur, est recréée, sous le nom d'École préparatoire en 1826.
Sont reçus en 1829, pour une scolarité initialement prévue de deux ans, dans la section Lettres, et dans l'ordre alphabétique, les élèves suivants : 
Alfred Barry [1809-1879] ; Louis Cappelle [1811-1879], agrégé de grammaire [1831], professeur de quatrième au lycée Louis-le-Grand ; François Collet [1806-1872] ; Jean Dabas [1810-1878] ; Alexandre Desmaroux [ -1836] ; Émilien Hamel [1809-1889] ; Alexandre Huguenin [1810-1862] ; Pierre Lafaist [orthographié parfois Lefaist, ou Lafaye] [1809-1867] ; Henri Monin [1809-1866] ; Denis Roux [-1856] ; Jean Baptiste Vendryès [ -1893].

Par ordre de classement : Jean Baptiste Vendryès ; Jean Dabas [1810-1878] ; Henri Monin [1809-1866] ; Denis Roux [-1856] ; Alexandre Huguenin [1810-1862] ; Louis Cappelle [1811-1879] ; Émilien Hamel [1809-1889] ;  François Collet [1806-1872] ; Alfred Barry [1809-1879] ; Pierre Lafaist [1809-1867].

1829-1832. SCOLARITÉ DE TROIS ANS À L'ÉCOLE NORMALE.
En 1830, dès le 6 août, Louis Philippe d’Orléans, duc d’Orléans, alors seulement lieutenant général du royaume, arrête que : « L’École destinée à former des professeurs, et désignée depuis quelques années sous le nom d’École préparatoire, reprendra le titre d’École normale. 
Il nous sera incessamment proposé des mesures pour compléter l’organisation de cette école d’une manière conforme à tous les besoins de l'enseignement ».
L’arrêté est contresigné par Edouard Bignon [1771-1841], commissaire provisoire au département de l’Instruction publique. 

Un arrêté du samedi 30 octobre 1830 en précise l’organisation, en fournissant un nouveau règlement d’études proposé par Victor Cousin [1792-1867], tout nouveau membre du Conseil royal de l'Instruction publique [ 6 août 1830], nouveau règlement dans lequel la durée de la scolarité passe à nouveau de deux à trois ans.

En 1829-1830, Henri Monin a déjà effectué sa première année de scolarité à l'École. Il va encore y suivre deux ans d'enseignement.
En seconde année [1830-1831], les maîtres de conférences sont : Joseph Daniel Guigniaut [1794-1876] pour l'Histoire de la littérature ancienne ; Henri Joseph Guillaume Patin [1793-1876], pour l'Histoire de la littérature française ; Jean Jacques Ampère [1800-1864], pour l'Histoire des littératures étrangères ; Jules Michelet [1798-1874], pour l'Histoire moderne ; Théodore Jouffroy [1796-1842], pour l'Histoire de la philosophie.
En troisième et dernière année [1831-1832], il y a partage en quatre divisions spéciales d'études : Grammaire générale avec Eugène Burnouf [1801-1852] ; Belles-Lettres avec Joseph Daniel Guigniaut [1794-1876] et Henri Joseph Guillaume Patin [1793-1876] ; Histoire avec Jules Michelet [1798-1874] ; Philosophie avec Théodore Jouffroy [1796-1842].
Henri Monin suit la spécialisation d'Histoire.

1832. AGRÉGATION D'HISTOIRE ET GÉOGRAPHIE. 
Au sortir de l'École normale, Louis Henri Monin est reçu major à l'agrégation d'Histoire et Géographie. C'est la deuxième année d'existence de cette agrégation, créée en 1831.
Sont reçus à l'agrégation d'Histoire et Géographie, au 25 septembre 1832, dans l'ordre de classement : Louis Henri Monin [1809-1866], ancien élève de l'École normale [1829, École préparatoire] ; Alexandre Huguenin [1810-1862], ancien élève de l'École normale [1829, École préparatoire] ; Alfred Edouard Barry [écrit parfois Bary] [1809-1879], ancien élève de l'École normale [1829, École préparatoire] ; Marc Petit.

1832. CHARGÉ DE COURS À LA FACULTÉ DES LETTRES DE TOULOUSE.
Alors que Louis Henri Monin prépare sa thèse de doctorat, est nommé à la Faculté des Lettres de Toulouse, comme chargé de cours.
Entre 1820 et 1825, Louis Deferrand-Puginier [1768-1825], doyen de la Faculté, est le professeur titulaire de la chaire d'Histoire. Il est suppléé, dès 1820, par Jean Baptiste Bole [1792- ]. Ce dernier garde sa position de suppléant jusqu'en 1832.
C'est à ce moment que Louis Henri Monin est désigné comme chargé de cours, de 1832 à 1833. Puis, une fois docteur ès-lettres, Louis Henri Monin reçoit le titre de Professeur suppléant. Mais, nommé professeur d'histoire au collège royal de Lyon [1834-1841], Louis HenrI Monin n'assure pas d'enseignement à la Faculté des Lettres de Toulouse. Cet enseignement est assuré par Alfred Barry [1809-1879], chargé de cours dès 1833.
C'est Alfred Barry qui deviendra titulaire de la chaire en 1840, gardant ce poste jusqu'en 1874. 

1833. DOCTORAT ÈS-LETTRES
Docteur ès-lettres [Paris, 15 janvier 1833°], avec une thèse latine : °Universitas regia. Academia parisiensis. Theses philosophicae de H. Corn. Agrippa et P. Ramo, Cartesii praenuntiis [Lutetiae Parisiorum : ex officina Felicis Locquin, via Notre-Dame des Victoires, n° 16. In-8, 21 p., 1833].
Sur la dernière page de la thèse latine, sont portées les mentions : Vidi ac perlegi, hac die vigesima nona mensis decembris 1832. J.-Vict. Leclerc, Facultatis Literarum in Academia Parisiensi Decanus.
Typis mandetur, Rousselle, Studiorum inspector, procurandis Academiae Parisiensis rebus praepositus.
La thèse n'est pas dédiée.

La thèse de littérature pour le grade de docteur ès-lettres, en français, a pour titre : °Dissertation sur le Roman de Roncevaux, par H. Monin, élève de l'École normale  [Paris : Imprimé par autorisation du Roi à l'Imprimerie royale. In-8, 116 p., 1832]. Notes pages 95-116.
La thèse est dédiée : « A mon Père. Hommage de respect et d'amour filial ».

EMPLACEMENT DE LA THÈSE DE DOCTORAT.
• Bibliothèque de l'École normale supérieure, ULM LSH, salle 4 [cote : Thèse 116]. Les deux thèses reliées. À consulter sur place.

L'exemplaire de la thèse, en français, déposée à la Bibliothèque de l'École normale supérieure, porte, de la main de Louis Henri Monin, une dédicace à Philibert Damiron [1794-1862] : « A M. Damiron, hommage respectueux ». 
Philibert Damiron [1794-1862] est alors Professeur suppléant de Philosophie dans la chaire de Philosophie de la Faculté des Lettres de Paris [1831-1837], et maître de conférences de Philosophie à l'école normale [1831-1839].

• Hathi Trust, pour la thèse en français.  https://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=hvd.hxcpv3;view=1up;seq=13
Relié avec le texte de Francisque Michel : Examen critique de la Dissertation de M. Henri Monin. 1832.
• Google Books, pour la thèse en français.
 
1834. PROFESSEUR D'HISTOIRE AU COLLÈGE ROYAL DE LYON.
Jusqu'à 1829, alors que cette année là l'abbé Jean Claude Perret [1793-1850] est proviseur [du 6 décembre 1828 au 30 septembre 1830] et Jean Louis Auguste Vincens de Gourgas [1798-1865] censeur des études [14 décembre 1827 à 25 septembre 1830], les enseignements du collège royal de Lyon, se répartissent selon ces matières canoniques : Philosophie : l’abbé Joseph Matthias Noirot [1793-1880] ; Rhétorique : André Idt [1802-1877], et François Joseph* Rabanis [1801-1860] « agrégé » ; Seconde : Urbain Alexis Legeay [1791- ] ; Troisième : Carrol ; Quatrième : Lecomte ; Cinquième : Auguste Nouseilles [1798-1881] ; Sixième : Jean Baptiste Brun ; Sciences physiques : Foyer ; Mathématiques spéciales : François Clerc [1769-1847] ; Mathématiques élémentaires : Jean Baptiste Chachuat [1770-1842] ; plus un professeur « agrégé » : Pichon.

Ce n'est qu'en 1830 qu'est créé à Lyon un enseignement d'Histoire. Année après année, l'Almanach royal fournit la liste des professeurs d'histoire : 1830, Auguste Nouseilles [1798-1881] ; 1831, Joseph Nicard ; 1832, François Savagner [1808-1849] ; 1833, Alfred Barry [1809-1879].
Louis Henri* Monin est nommé en 1833-1834. Il reste en poste au collège royal de Lyon jusqu'en 1841 inclus. En 1842, il est remplacé par deux professeurs : Macé et Félix Bouchot [1819-1855].
Dans le même temps, c'est Achille François [1809-1865] qui est professeur d'Histoire à la Faculté des Lettres de Lyon, d'abord comme chargé de cours [1838-1839], puis comme professeur titulaire [1840-1847].

1838. COURS ÉLÉMENTAIRE D'HISTOIRE DE FRANCE.
Henri Monin publie un ouvrage scolaire : °Cours élémentaire d'histoire de France, par M. Henri Monin, Professeur d'histoire au collège royal de Lyon [Paris : Jules Delalain et Cie, Libraires, rue des Mathurins St-Jacques ; Lyon : Giberton et Brun, Libraires de l'Académie, rue Mercière, n. 11. In-8, Avant-Propos, V-VII, 371 p., 1838].
Il existe une deuxième édition de cet ouvrage : Cours d'histoire de France [Paris : Belin-Mandar. In-8, VIII-403 p., 1840].
• Numérisé sur BNF Gallica.

1841-1866. PROFESSEUR À LA FACULTÉ DES LETTRES DE BESANÇON.
Professeur d’Histoire à la Faculté des Lettres de Besançon, d'abord comme chargé du cours [1841-1848], puis pendant près de vingt ans comme titulaire [1848-1866], dans la chaire occupée antérieurement, de 1830 à 1841, par Jean Ignace Joseph Bourgon [1797-1841].
Est édité, en 1865, le texte de son discours d'ouverture, pour l'année scolaire 1857-1858 : Discours d'ouverture de M. Monin, professeur d'histoire à la Faculté des lettres de Besançon [Besançon : impr. de Dodivers. In-8, 24 p., 1865].

1861. MONUMENTS DES ANCIENS IDIOMES GAULOIS.
Louis Henri Monin publie en 1861 : Monuments des anciens idiomes gaulois par H. Monin, ancien élève de l'École normale. Textes-Linguistique [Paris : A. Durand, libraire. Rue des Grès-Sorbonne, 7 ; Besançon : chez l'auteur. Rue Neuve, 24. In-8, 310 p., 1861].
L'ouvrage est dédié à H. Weil.
Henri Weil [1818-1909] est professeur de Littérature ancienne, à la Faculté des Lettres de Besançon, comme professeur suppléant [1848-1849] puis comme professeur titulaire [1849-1875]. Doyen de la Faculté [1872-1875]. 
• Numérisé sur BNF Gallica.

Cet ouvrage est en rapport avec le projet de Louis Henri Monin de composer un Dictionnaire et une Grammaire gauloise. 

Réédité en 1881 : Monuments des anciens idiomes gaulois, par H. Monin [Paris : E. Thorin. In-8, VI-310 p., planche].
• Numérisé par Hathi Trust.

AUTRE PUBLICATION.
Discours sur l'ancienne monarchie française [Besançon : impr. de Saint-Agathe aîné. In-8, 24 p., 1865].

MEMBRE DE SOCIÉTÉS SAVANTES.
Membre de la Société historique, archéologique et littéraire de Lyon. 1834-1841. 

Membre correspondant de la Société historique, archéologique et littéraire  de Besançon. 1841-1866. 

SOURCE.
Notice nécrologique dans l'Annuaire de l'Association amicale des anciens élèves de l'École normale [Pérennès. 1867, pp., 11-15]. 
C'est la reprise du discours prononcé par Jean Baptiste Pérennès [1800-1873], doyen de la Faculté, à la rentrée des Facultés de Besançon, le 19 novembre 1866.


 
< Précédent   Suivant >