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Loudierre, Jules (1802-1880) un lettré tout entier dévoué à l'enseignement Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Célébré par Charles-Augustin Sainte-Beuve, l'un des rares à le tutoyer, ce professeur, enseignant le grec et le latin pendant vingt-deux ans, dans la classe de rhétorique du collège royal de Saint-Louis, à Paris, n'a jamais rien écrit, si ce n'est un discours latin pour une distribution des prix. Pourtant, sa vie porte bien témoignage de l'histoire de l'enseignement dans la première moitié du XIXème siècle.

[Louis] Jules Loudierre [1802-1880]. Écrit aussi parfois Loudière. Né le 10 juin 1802, à Falaise [Calvados] ; mort le 17 novembre 1880.
Jean-Jacques Goblot donne, comme date de naissance : 12 mai 1802 [c'est la date donnée par Jean Bonnerot, dans son édition de la Correspondance de Sainte-Beuve].

Études à Paris, au collège royal de Charlemagne. Il y est le condisciple de Charles-Augustin Sainte-Beuve [1804-1869], avec lequel une amitié se noue qui durera toute leur vie.

En rhétorique Jules Lousierre est l'élève de Paul François Dubois [1793-1874], ancien élève de l'École normale [1812], professeur suppléant de rhétorique jusqu'en 1821. Augustin L'Étendard, futur inspecteur de l'académie de Paris,  est le professeur titulaire de la chaire de rhétorique, avec Joseph Victor Leclerc [1789-1865] comme agrégé.

Jules Loudierre au collège Charlemagne, en 1822, obtient un premier accessit pour la dissertation en latin.

PENSIONNAIRE DE L'INSTITUTION CIMTTIÈRE DE SAINT AMAND.
Le collège Charlemagne ne recevant que des externes, Jules Loudière, venant de province, est pensionnaire dans l’institution de Pierre François Cimttierre de Saint Amand, internat privé, établi dans l’hôtel Le Peletier de Saint-Fargeau, rue Culture Sainte-Catherine [aujourd'hui 29 rue de Sévigné] toute proche du collège Charlemagne, rue Saint-Antoine.

1825-1827. JOURNALISTE AU JOURNAL LE GLOBE.
Collabore pour quelques articles au Journal Le Globe [1824-1830]. Dans le livre de référence de Jean-Jacques Goblot [Le Globe, 1824-1830], ce dernier rapporte qu'« une note marginale du manuscrit de Barthélemy Saint-Hilaire permet [d'attribuer à Jules Loudierre] trois articles signé J. L. ».

A savoir, le 13 janvier 1825, un compte rendu de Les Aventures de Faust, par MM. De Saur et Saint-Geniès [Le Globe. Tome I, n° 55].
Le 4 et 7 août 1827, deux articles à la suite, pour le compte rendu des Satires de Juvénal, traduites en vers français par L. V. Raoul [Le Globe. Tome V, n° 53 et 54].

LE JOURNAL LITTÉRAIRE LE GLOBE.
Paul François Dubois [1793-1874], ancien élève de l’École normale [1812-1814], après avoir été professeur dans des établissements de province [Guérande, Falaise, Limoges, Besançon], puis professeur suppléant de rhétorique au collège Charlemagne, est exclu de l’Université par la réaction cléricale de 1821.
Il abandonne l'enseignement et s'oriente vers le journalisme. Il écrit dans le quotidien Le Censeur européen [1819-1820], à la revue mensuelle Les Tablettes universelles [1820-1824], ainsi qu’au journal libéral le Courrier français [1820-1851]. 
Puis Paul François Dubois s’associe, en juillet 1824, avec Pierre Leroux [1797-1871], typographe de formation, qui travaille à cette époque chez l’imprimeur Alexandre Lachevardière [1795-1855], pour fonder le Journal Le Globe, dont il sera de fait le rédacteur en chef [Pierre Leroux étant plutôt le gérant], journal qui fonctionnera jusqu’à fin octobre 1830 ; avant de devenir, après cette date, sous la direction du polytechnicien Michel Chevalier [1806-1879], le journal de la doctrine de Saint-Simon.

Parmi les quelques soixante-dix journaliste réguliers ou occasionnels du journal littéraire Le Globe, indépendamment de Jules Loudierre, on peut noter parmi les plus connus : Victor Cousin [1792-1867] ; Adolphe Garnier [1801-1864] ; Joseph Guigniaut [1794-1876] ; François Guizot [1787-1874] ; Prosper Mérimée [1803-1870] ; Charles-Augustin Saint-Beuve [1804-1869] ; Stendhal [1783-1842].

1828-1829. RÉGENT DE RHÉTORIQUE À ÉVREUX.
En 1828, Jules Loudierre est régent de rhétorique au collège d'Évreux [département de l'Eure ; académie de Caen]. Il y enseigne le latin et le grec.

NOUVEAU RÈGLEMENT DE L'AGRÉGATION DES LETTRES EN 1830.
Un nouveau règlement, concernant les agrégations, est arrêté par le Conseil royal d'Instruction publique le 27 décembre 1828, alors qu'Henri de Vatimesnil [1789-1860] est Ministre Secrétaire d'État au département de l'Instruction publique, Grand-Maître [du 10 février 1828 au 8 août 1829], et à ce titre président du Conseil royal de l'Instruction publique.
Pour l'agrégation des lettres, les premières épreuves consistent à composer :
1. Une dissertation latine sur un sujet de littérature ancienne ou moderne.
2. Une dissertation française sur un sujet de philosophie.
3. Une pièce de poésie latine.
4. La traduction d'un morceau de français en grec.

Pour les secondes épreuves : 
1. Expliquer sans préparation un passage grec tiré au sort à l'ouverture de la séance, et pris dans les auteurs désignés avant le 1er janvier de chaque année.
2. Expliquer sans préparation un passage latin tiré au sort à l'ouverture de la séance, et pris dans les auteurs désignés avant le 1er janvier de chaque année.

Pour la troisième épreuve : 
Leçon publique d'une heure sur une question de philosophie ou de littérature, soit grecque, soit latine.

Ces informations sont reprises dans la livraison du mercredi 16 juillet 1845, du Journal général de l'Instruction publique et des cours scientifiques et littéraires. Volume 14, numéro 57

LISTE DES AUTEURS GRECS ET LATINS À ÉTUDIER POUR L'AGRÉGATION.
En 1830, pour l'agrégation des classes supérieures des lettres, la liste des auteurs grecs est la suivante : Les Perses d'Eschyle ; le Philoctète de Sophocle ; La Médée d'Euripide ; le Plutus d'Aristophane ; les Olympiques de Pindare ; les six premiers livres de l'Odyssée ; les Discours d'Hérodote et de Thucydide ; l'Apologie de Socrate et le Criton de Platon ; les discours de Démosthène sur Leptine et la Fausse Ambassade ; le Panégyrique d'Isocrate.

La liste des auteurs latins est la suivante :
Horace, Virgile, Térence ; les Captifs de Plaute ; les Traités de la Divination , de Oratore, les Verrines de Cicéron ; les Histoires de Tacite.

1830. REÇU À L'AGRÉGATION DES CLASSES SUPÉRIEURES DES LETTRES.
Jules Loudierre est reçu major, à l'agrégation des classes supérieures des lettres.

Sont déclarés reçus à l'agrégation pour les classes supérieures des lettres, le 24 septembre 1830, dans l'ordre de classement, les sept candidats suivants : 
Jules Loudierre [1802-1880], futur professeur de rhétorique au collège Saint-Louis ; Adolphe Chéruel [1809-1891], ancien élève de l'École normale [1826, École préparatoire], futur inspecteur général de l'Instruction publique ; Louis Dumaige [1810-1864], ancien élève de l'École normale [1827, École préparatoire], futur délégué dans les fonctions d'Inspecteur général de l'enseignement secondaire pour les lettres [1863-1864] ; Jean Pierre Rossignol [1803-1893], futur professeur de Langue et littérature grecques du collège de France [1855-1892] ; Casimir Gaillardin [1810-1880], ancien élève de l'École normale [1828, École préparatoire], docteur ès-lettres [Paris, 1830], agrégation d'histoire et géographie [1833], futur professeur d'histoire à Louis-le-Grand ; Alfred Magin [1806-1870], futur Inspecteur supérieur de l’instruction primaire ; Alexandre Nicolas [1809-1884], ancien élève de l'École normale [1828, École préparatoire], futur professeur de Littérature étrangère à la Faculté des Lettres de Rennes, et doyen de la Faculté.

1834-1836. SUPPLÉANCE AU COLLÈGE ROYAL DE CHARLEMAGNE.
En 1834-1835, Jules Loudierre est enseignant « agrégé » au collège royal de Charlemagne, comme suppléant de Claude Antoine Félix Frémion [1785-1839], ancien élève de l’École normale [1810-1812], titulaire de la chaire de troisième. 
Jules Loudierre succède ainsi à Victor Bétolaud [1803-1879] qui était « agrégé » à Charlemagne, en 1831-1832.

En 1835-1836, Jules Loudierre devient enseignant de seconde, comme suppléant de Silvius Dalgue, titulaire de la chaire, et en poste jusqu'à sa retraite accordée le 13 août 1847.
L'autre enseignant de la classe de seconde reste Pierre de Neufforge [1802-1849], ancien élève de l'École normale [1820], agrégé des classes supérieures des lettres [1823], « agrégé » à Charlemagne déjà depuis 1832-1833.

Jules Loudierre reste en fonction jusqu'au 30 septembre 1836, date de sa nomination à Louis-le-Grand.

1836-1837. SUPPLÉANCE DE RHÉTORIQUE AU COLLÈGE ROYAL DE LOUIS-LE-GRAND.
Le 30 septembre 1836, Jules Loudierre est chargé d'une suppléance en rhétorique au collège royal de Louis-le-Grand. 
Il y reste en fonction pendant un an, jusqu'en septembre 1837.

Il y a, au collège royal de Louis-le-Grand, deux enseignants pour les classes de rhétorique. En première ligne Antoine Joseph Baudon-Desforges [1791-avant 1872]. Enseignant de seconde ligne, Jules Loudierre est nommé en remplacement de Paul Lorain [1799-1861], promu proviseur du collège royal de Saint-Louis [1837-1845]. 
Jules Loudierre sera remplacé en 1837-1838, en classe de rhétorique, par Jacques Rinn [1797-1855]. 

1837. PROFESSEUR DE RHÉTORIQUE AU COLLÈGE ROYAL DE SAINT-LOUIS.
Jules Loudierre est nommé le 3 septembre 1837, l'un des deux professeurs de rhétorique, du collège royal de Saint-Louis.
Le professeur, en première ligne est Jean Pierre Charpentier [1797-1878], en poste jusqu'en octobre 1843. Jules Loudierre est chargé de la suppléance de Frédéric Bellaguet, ancien professeur au collège Bourbon, placé à Saint-Louis en seconde ligne, en congé.

Jules Loudierre effectuera, à partir de septembre 1837, le reste de sa carrière universitaire à Saint-Louis. Le 25 septembre 1838, Jules Loudierre est maintenu, tout d'abord provisoirement, professeur de rhétorique en remplacement de Frédéric Bellaguet, démissionnaire, puis est maintenu définitivement.

1838. L'ÉLITE DES ENSEIGNANTS DES COLLÈGES ROYAUX PARISIENS.
Jules Loudierre fait ainsi partie de l'élite des enseignants des collèges parisiens, seulement une douzaine de professeurs, qui, au gré de leur carrière, permutent d'un collège à un autre, et même parfois deviennent proviseurs, inspecteurs de l'académie de Paris, recteurs, etc.
À Louis-le-Grand : Antoine Joseph Desforges [1791-avant 1872] ; Jacques Rinn [1797-1855], ancien élève de l'École normale [1816], futur proviseur du collège. 
À Saint-Louis : Jean Pierre Charpentier [1797-1878], ancien élève de l’École normale [1810], futur inspecteur de l'académie de Paris [1843-1853] ; Jules Loudierre [1802-1880]. 
À Charlemagne : Alexandre Langlois [1788-1854] ; Amédée Daveluy [1799-1867], ancien élève de l'École normale [1818], futur directeur de l’École française d’Athènes [1846-1867]. 
À Bourbon [Condorcet] : Joseph Planche [1762-1853] et Pierre Lemaire [1802-1887] comme suppléant ; François Ragon [1795-1872], ancien élève de l’École normale [1813], futur inspecteur de l'académie de Paris [septembre 1838] et Auguste Nisard [1809-1892], comme suppléant, futur recteur et inspecteur de l'académie de Paris [1857-1871]. 

PROFESSEUR DE PREMIÈRE CLASSE.
En 1853, selon l'arrêté du 6 septembre 1853, Jules Loudierre fait partie des trente-et-un professeurs de première classe des lycées de Paris, sciences et lettres confondues, ou encore des dix-neuf professeurs de lettres [logique, rhétorique, histoire] de première classe.

En 1856-1857, il reste en première ligne le professeur titulaire de la chaire de rhétorique au lycée impérial Saint-Louis. 
Avec Jacques* Demogeot [1808-1894], professeur de rhétorique à Saint-Louis, à titre provisoire [22 septembre 1843], puis à titre définitif [1848], titulaire de la chaire, en deuxième ligne.

En 1856-1857, si Jules Loudierre reste titulaire de la chaire, il est suppléé par Louis Étienne [1813-1875], nommé suppléant le 18 novembre 1857 ; tandis que Jacques Demogeot est suppléé par Edme Montcourt [1822-1861], puis à partir du 28 août 1859  par Octave Gréard [1828-1904].

Enfin, en 1859, Jules Loudierre, dans sa cinquante-septième année, est admis à faire valoir ses droits à la retraite. Il est remplacé par Louis Étienne [1813-1875], nommé en première ligne professeur titulaire le 16 novembre 1859.

1838. UN TEXTE UNIQUE : DISCOURS EN LATIN DE DISTRIBUTION DES PRIX.
Le lundi 20 août 1838, a lieu, au chef-lieu de l'académie de Paris, à la Sorbonne, la séance solennelle de distribution des prix aux élèves des Collèges de Paris et de Versailles, présidée par Narcisse Achille de Salvandy [1795-1856], ministre de l'Instruction publique, grand-Maître de l'Université de France.
L'Almanach de l'Université royale de France rend compte de l'évènement : 
« Un grand nombre de personnages distingués ont assisté à la séance.
Les Directeurs et professeurs de Collèges particuliers ; les Proviseurs, censeurs et Professeurs des Collèges royaux ; les Doyens et Professeurs des cinq Facultés de théologie, de droit, de médecine, des sciences et des lettres, étaient réunis à onze heures.
À midi, M. le grand-Maître est entré dans la salle, précédé des Inspecteurs de l'Académie de Paris, du Conseil académique, des Inspecteurs généraux des études, et du Conseil royal de l'Instruction publique ».
C'est au cours de cette séance solennelle que Jules Loudierre « docteur ès-lettres, professeur de rhétorique au collège royal de Saint-Louis », prononce le discours d'usage en latin. Sur le thème habituel de l'importance des études classiques.
Le discours commence : « Cum multa sint quae vel alium quemlibet, in hac frequentia, in hoc splendore amplissimi conventus verba facturum commovere valeant […] ».

1858. COMMISSION CHARGÉE D'EXAMINER LES OUVRAGES.
Jules Loudierre est nommé membre d'une Commission d'examen des ouvrages destinés à l'Université.
En effet, en fin d'année 1858, une ordonnance du ministre de l'Instruction publique institue une commission chargé d'examiner les ouvrages imprimés que leurs auteurs destinent à l'enseignement des universités. Lesdits ouvrages doivent être envoyés au ministre et ne sont examinés qu'autant qu'ils sont imprimés et, s'il y a lieu, le ministre les renvoie devant une commission formée à cet effet et dont le rapport active la décision supérieure.

Cette commission est composée de : 
Georges Darboy [1813-1871], vicaire-général du diocèse de Paris ; l'abbé Patrice Cruice [1815-1866], directeur de l'École des Carmes ; Jules Loudierre [1802-1880], professeur de rhétorique en congé ; Jules Girard [1802-1880], maître de conférences à l'École normale supérieure ; Adolphe Chéruel [1809-1891], inspecteur de l'académie de Paris ; Joseph Alfred Serret [1819-1885], docteur ès-sciences, suppléant du cours d'astronomie à la Faculté des Sciences de Paris ; Louis Quicherat [1799-1884], agrégé de l'Université, bibliothécaire à Sainte-Geneviève.

1873. MEMBRE DE LA COMMISSION D'EXAMEN DES LIVRES CLASSIQUES.
Jules Loudierre fait encore partie de la Commission d'examen des livres classiques instituée par l'arrêté du 22 juillet 1873, et dont les membres, dont une première liste est arrêtée le 4 août 1873, sont :
Sous la présidence de l'inspecteur général Jean Baptiste Dumas [1827-1890], secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences ; Charles Lévêque [1818-1900], membre de l'Institut, professeur du collège de France ; Jules Loudierre [1802-1880] ; Auguste Nisard [1809-1892] ; Paul Gervais [1816-1879], membre de l'Institut, professeur au Muséum d'histoire naturelle ; Adolphe Focillon [1823-1890], directeur de l'école municipale Colbert ; Alexis Chassang [1827-1888] ; Joseph Alfred Serret [1819-1885], professeur du collège de France.

Jules Loudierre est maintenu dans une nouvelle liste publiée le 14 octobre 1875.

JUGEMENT DE SAINTE-BEUVE ET DE JULES TROUBAT.
Dans une chronique, en date du lundi 28 septembre 1863, reprise dans un des volumes des Nouveaux Lundis, Charles-Augustin Sainte-Beuve [1804-1869] rendant compte des articles de critique littéraire recueillis et publiés par Ferdinand Colincamp, évoque la personnalité de son ami Loudierre. 
Sainte-Beuve écrit : « Un homme d'esprit parmi les érudits [...] M. Loudierre, ancien professeur de rhétorique à Saint-Louis, qui aurait pu faire des livres comme un autre, et à meilleur titre que beaucoup d’autres, mais qui a mieux aimé faire des élèves ; un esprit philosophique et fin, qui sait l’Antiquité sans superstition, et qui s’est toujours rendu compte de ce qu’il enseignait ».

Plus tard, en 1872, Jules Troubat [1836-1914], dans Souvenirs et indiscrétions [Paris : Michel Lévy frères. In-18, III-354 p., 1872], rapporte : « M. Loudierre et M. Sainte-Beuve, amis d'enfance, se tutoyaient et se querellaient beaucoup sur des matières de philosophie, d'Antiquité, de littérature grecque et latine. 
C'est à M. Loudierre que M. Sainte-Beuve demandait toujours la vérification des traduc- 
tions qu'il faisait d'auteurs anciens dans ses articles, — ainsi quand il écrivit une Étude 
sur Térence. Il le consultait beaucoup et le taquinait souvent. M. Loudierre arrivait le 
soir, quand on était déjà au dessert. La discussion commençait. 
Quelquefois, le professeur de grec, M. Pantasidès , apportait ses textes et ses lumières ».

DÉCORATION.
Officier de l'instruction publique [2 janvier 1856].
Légion d'Honneur [Décret du 16 juin 1856].

SOURCE.
1925. Gustave Dupont-Ferrier. [La Vie quotidienne d’un collège parisien pendant plus de trois cent cinquante ans] Du collège de Clermont au lycée Louis le Grand [1563-1920]. Tome III. [Paris : E. de Boccard, éditeur, 1925].
Fournit les dates détaillées des nominations et les sources des Archives.

1935-[1983]. Sainte-Beuve. Correspondance générale, recueillie, classée et annotée par Jean Bonnerot. [Paris : Stock. In-8, tome I, page 113, note 13. 1835].
On y dispose de quelques lettres de Charles-Augustin Sainte-Beuve à Jules Loudierre, écrites entre 1825 et 1829, ce dernier se trouvant alors à Falaise ou à Évreux. 
Ainsi que [tome II, p. 83 sq., lettre 575] d'une lettre de recommandation concernant Jules Loudierre auprès d'Abel François Villemain [1790-1870], tout récemment nommé ministre de l'Instruction publique [12 mai 1839-1er mars 1840].

1993. Jean-Jacques Goblot. Le Globe, 1824-1830. Documents pour servir à l’histoire de la presse littéraire [Paris : Honoré Champion éditeur. 7, quai Malaquais. In-8, 353 p., 1993]. Index.
Consacre une notice à Jules Loudierre, d'une dizaine de lignes, page 188.

 
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