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Lorain, Paul (1799-1861). Un normalien, militant de l’Instruction primaire Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La carrière de Paul Lorain, normalien [1817], agrégé des lettres [1828] suit une trajectoire classique : enseignant en province, puis à Paris, à Louis-le-Grand [1830], proviseur du collège Saint-Louis [1837-1845], il devient recteur de Lyon [1845-1848].
Mais l’essentiel est son apport à l’histoire de l’éducation par sa contribution à la mise en place de l’Instruction primaire en France, décidée par François Guizot.
Sans oublier la direction de la traduction chez Hachette de nombreux romans de Charles Dickens et d’Edward Bulwer-Lytton.

Né le 5 février 1799, à Paris ; mort le 9 janvier 1861, à Paris.

Études au lycée Charlemagne. Baccalauréat ès-lettres.

1817. ANCIEN ÉLÈVE DE L’ÉCOLE NORMALE.
Paul Lorain est reçu au concours d’entrée de l’École normale en 1817.
Sont reçus en même temps que lui, pour la section Lettres, dans l’ordre alphabétique : Charles Bariseau, professeur au lycée de Douai ; Louis Bolly, agrégation des lettres en 1821, professeur au lycée de Rouen ; Rémy Delaître [ -1857], agrégation des lettres en 1829, professeur de rhétorique au lycée de Poitiers ; Gayard ; Eugène Mathieu Gillette [ -1859], médecin du Lycée Louis-le-Grand et à l’hospice des Enfants-malades ; Émile Alexandre Lefranc, agrégation des lettres en 1821, homme de lettres ; Paul Lorain [1799-1861], agrégation des lettres en 1828, proviseur du lycée Saint-Louis [1837-1845], recteur de l’Académie de Lyon [1845-1848] ; Michel Marie, professeur de lettres au collège Stanislas ; Jean Baptiste Perdrix [1798-1851], professeur de seconde au lycée de Clermont ; Henri Pottier [ -1855], agrégation des lettres 1823, Toulouse, professeur de seconde au lycée Bourbon [1832] ; Pierre Marie Ravaud [1793-1876], censeur des études au lycée de Bordeaux ;  Jean Sorin [1799-1881], agrégation de grammaire en 1821, Caen, Inspecteur de l’Académie d’Angers ; Jules Thibaud, professeur de lettres au collège de Cambrai.

1820. PREMIERS POSTES D’ENSEIGNEMENT.
En 1820, à sa sortie de l’École normale, où depuis 1815 le cycle d’études a été porté à trois ans, il enseigne comme régent la rhétorique  et de seconde au collège royal de Chinon [novembre 1820-octobre 1821], puis au collège de Cluny [octobre 1821-février 1822] et au collège de Falaise [février1822-septembre 1823].

1823. LORAIN SUSPENDU.
Paul Lorrain est dénoncé pour ses idées libérales auprès de l’abbé Pierre François Jamet [1762-1845], recteur de l’Académie de Caen [novembre 1822-juillet 1830]. A la suite de quoi, il est suspendu en septembre 1823, sous le ministère de Jacques Joseph Guillaume Pierre, comte de Corbière [1767-1853].

Cinq ans plus tard, alors qu’ Henri Lefebvre de Vatismenil [1789-1860] est ministre de l'Instruction publique, et Grand-maître de l'Université [10 février 1828-8 août 1829], Paul Lorrain est rétabli. Après son agrégation, il est nommé à Paris, au collège Louis-le-Grand.

1824. PRÉCEPTEUR D’UN FILS DE FRANÇOIS GUIZOT.
En 1824, Paul Lorain, alors qu’il est à Paris sans emploi, est recruté par François Guizot, comme précepteur de son fils aîné François [1815-1837] qui sera plus tard reçu à l’École polytechnique et s’orientera ultérieurement vers des études de droit.
François Guizot [1787-1874], premier titulaire de la chaire d’Histoire moderne à la Faculté des Lettres de Paris [juillet 1812-avril 1848] a vu son cours suspendu, par Frayssinous, en octobre 1822 ; il ne le reprendra qu’en avril 1828.
 
1828. AGRÉGATION DES LETTRES.
Paul Lorain est reçu à l’agrégation des Lettres à Paris en 1828.
Sont reçus cette année, dans l’ordre de classement : Théodore Destainville ; Paul Lorain, ancien élève de l’École normale [1817] ; Charles Mallet, ancien élève de l’École normale [1826] ; Joseph Martin Boistel ; Philippe Le Bailly; Jean Béranger-Raison ancien élève de l’École normale [1818] ; Eugène Rosseeuw Saint-Hilaire ; Julien Lehuërou, ancien élève de l’École normale ; Louis Tenant de la Tour, ancien élève de l’École normale [1826] ; Eugène Géruzez, ancien élève de l’École normale [1819] ; Antoine Anquetil, ancien élève de l’École normale [1826] ; Louis Seignette, ancien élève de l’École normale [1826].

1829. NOMINATION À LOUIS-LE-GRAND
En fin janvier 1829, et jusqu’en 1830 inclus, Paul Lorain  est agrégé suppléant au collège royal de Louis-le-Grand, auprès de Jean Baptiste Polyeucte Humbert, professeur titulaire de la classe de seconde. L’autre agrégé est Arsène Liez [1790-1838], lui aussi ancien élève de l’École normale [1810], qui deviendra Proviseur du collège royal Henri-IV [1833-1838].
Dès la mi-février 1829, Paul Lorain est nommé professeur divisionnaire à Louis-le-Grand.

1829. SUPPLÉANCE À L’ÉCOLE PRÉPARATOIRE.
C’est également en février 1829 que Paul Lorain est chargé d’une suppléance dans cet avatar de l’École normale qu’est l’École préparatoire, ouverte en août 1826, et qui fonctionnera comme telle jusqu’en 1829 inclus.

1830. RÉFUTATION DE LA MÉTHODE JACOTTOT.
La méthode de Joseph Jacotot [1770-1840], dite d’ <enseignement universel > récuse la fonction traditionnelle de du maître : le maître explicateur n’est pas indispensable. « Le maître n’est qu’un compagnon de voyage qui montre à l’élève le chemin qu’il doit suivre. C’est à l’élève à marcher seul, et à se rendre lui-même habile […] en regardant, en réfléchissant, et surtout en répétant sans cesse ce qu’il a découvert par ses propres efforts […] et en comparant ce qu’il veut apprendre à ce qu’il sait déjà ».
Mise au point en Belgique pour l’enseignement des langues autour des années 1820, diffusée en France dans les années 1830, tout d’abord célébrée dans de nombreux ouvrages, et appliquée à toutes les matières d’enseignement, la méthode est peu à peu mise en cause.
Paul Lorain publie une Réfutation de la méthode Jacotot, considérée dans ses principes, ses procédés et ses résultats, par M. Lorain, professeur au collège Louis-le-Grand, élève de l’ancienne école Normale [Paris : Librairie classique de L. Hachette, rue Pierre Sarrazin, n°12. In-8, 96 p.,1830].
1831. PROFESSEUR DE RHÉTORIQUE À LOUIS-LE-GRAND.
En novembre 1830, est nommé professeur titulaire de rhétorique à Louis-le-Grand, après avoir été quelques semaines, entre août et novembre, titularisé au collège Bourbon [Condorcet].
En 1831, Paul Lorain devient, auprès d’Antoine Joseph Baudon-Desforges [1791-1872], l’un des deux professeurs de rhétorique du collège Louis-le-Grand. Selon la pratique de l’époque l’enseignement dans la classe de rhétorique se répartit sur la journée : le matin, assuré par Paul Lorain, le discours latin, la version grecque et les vers ; l’après-midi, assurée par Antoine Joseph Baudon-Desforges, la version latine, le discours français, et des vers.

1833. L’ALMANACH DES VILLES ET DES CAMPAGNES.
En 1833, Paul Lorain, publie en collaboration avec L. Al. Lamotte, un inspecteur de l’Instruction primaire, un Almanach des villes et des campagnes [Paris : Hachette : Firmin Didot frères].
L’Almanach est publié également pour l’année 1834, sous le pseudonyme de Michel Sincère.

C’est sous ce pseudonyme que paraît aussi, en 1836, Histoire de Prosper Brinquart, suivie de quelques Préceptes d'hygiène et de Curiosités instructives, par Michel Sincère [Paris : L. Hachette. In-16, 72 p., 1836].

L. Lamotte est inspecteur spécial de l’Instruction primaire dans le département de la Seine.

1833. SUPPLÉANT À LA FACULTÉ DES LETTRES.
De 1834 à 1836, Paul Lorain est suppléant à la Faculté des Lettres de Paris, auprès de Victor Leclerc [1789-1865], quatrième titulaire de la chaire d’Éloquence latine [1824-1865], depuis avril 1824.
Jean-Pierre Charpentier [1797-1878], docteur ès-lettres en 1839, traducteur d'Ovide, agrégé des facultés en 1840, futur Inspecteur de l’Académie de Paris, suppléera Victor Leclerc de 1837 à 1844.

1832. LA PRÉPARATION D’UN MANUEL GÉNÉRAL DE L’INSTRUCTION PRIMAIRE.
La loi Guizot du 28 juin 1833 impose aux communes de plus de cinq cents habitants l’obligation d’ouvrir une école primaire élémentaire de garçons. Les départements sont tenus d’entretenir une École normale d’instituteurs. Sont également créées des Écoles primaires supérieures. Et également décidé que tout instituteur doit être titulaire d’un Brevet de capacité.

C’est à l’occasion de cette loi, avant même qu’elle soit promulguée, que François Guizot, par un arrêté du 20 octobre 1832, charge Jacques Matter [1791-1864] ancien Inspecteur d’Académie de Strasbourg [1828-1832], sous la surveillance du Conseil royal, de la rédaction d’un < Manuel général de l'instruction primaire >. Pour, selon l’expression même de François Guizot, dans ses Mémoires « faire arriver, sous les yeux des instituteurs, des administrateurs et des inspecteurs des écoles, les faits, les documents et les idées qui pouvaient les intéresser ou les éclairer ».
Par ce même arrêté Jacques Matter est nommé Inspecteur général des études [1832-1845]. Quelques mois après Jacques Matter est remplacé pour cette rédaction par Paul Lorain, provisoirement d'abord, le 24 mai 1833, et définitivement, le 7 janvier 1834.
Paul Lorain s’occupe du Manuel jusqu’en 1837, date à laquelle il devient proviseur du collège Saint-Louis.

Le < Manuel général, ou journal de l’instruction primaire > voit officiellement le jour en novembre-décembre 1832, le premier numéro paraissant effectivement en janvier 1833, édité par L. Hachette, Firmin Didot frères, F.-G. Levrault, et Jules Renouard. C’est une publication mensuelle, qui, sous des formes différentes s’est maintenue jusqu’à nos jours.

1833. LA GRANDE INSPECTION GUIZOT.
Après le vote de la loi du 28 juin 1833 sur l’enseignement primaire, François Guizot, ministre de l'Instruction publique [octobre 1832-novembre 1834], lance, dès l’automne, une vaste < Inspection générale des écoles primaires >, dite < Grande enquête Guizot >, pour connaître l'état précis de cet enseignement.
Au moyen d’un questionnaire pré-établi de trente-quatre questions qui est à remplir par l’Inspecteur préposé.

François Guizot, dans ses Mémoires pour servir à l’histoire de mon temps [1858], indique :
« Quatre cent quatre-vingt-dix personnes, la plupart fonctionnaires de tout ordre dans l’Université, se livrèrent pendant quatre mois à ce rude travail. Trente-trois mille quatre cent cinquante six écoles furent effectivement visitées et moralement décrites dans les rapports qui me furent adressés par les inspecteurs. […] Cette laborieuse mesure n’eut pas seulement pour effet de me donner une connaissance plus complète et plus précise de l’état et des besoins de l’instruction primaire ; elle fut, pour le public, jusque dans les coins les plus reculés du pays, un témoignage vivant de l’active sollicitude du gouvernement pour l’éducation populaire, et elle remua fortement les instituteurs eux-mêmes en leur donnant le sentiment de l’intérêt qu’on leur portait et de la vigilance avec laquelle on les observait ».

1833. INSPECTION DES ÉCOLES D’INDRE-ET-LOIRE.
C’est dans le cadre de cette grande enquête que Paul Lorain assure lui-même  l’inspection des écoles d’Indre-et-Loire.
Paul Lorain signe en décembre 1833 un rapport d’une vingtaine de pages adressé à François Guizot [1787-1874], alors ministre de l’Instruction publique [octobre 1832-novembre 1834] < De l’Instruction primaire en l’année 1833, département d’Indre-et Loire [Touraine] >.

1834. LA CRÉATION D’UN CORPS D’INSPECTEURS PRIMAIRES.
Une des recommandations de Paul Lorain est la création d'un corps d'inspecteurs primaires : « Il faut, dit-il, dans chaque arrondissement un administrateur ferme et dévoué […] Il faut donc que l'Université soit enfin représentée dans chaque département, ne fût-ce que par un inspecteur de son choix, qui rappellerait aux instituteurs qu'elle les garde sous sa main ».
Cette mesure est décidée par François Guizot, en juillet 1834, et l’ordonnance du 26 février 1835 institue un inspecteur spécial dans chaque département, assisté à partir de 1837, de sous-inspecteurs.

CINQ MANUELS ÉLEMENTAIRES POUR L’ÉCOLE PRIMAIRE.
Dans le cadre de son action à l’égard de l’école primaire, François Guizot, prolongeant l’action de son prédécesseur Camille de Montalivet [1801-1880], décide de constituer une sorte de bibliothèque officielle de l’Instruction publique, sous le titre : Bibliothèque des écoles primaires, ou Collections de petits ouvrages à très bon marché, pour l’instruction morale, littéraire, scientifique des enfants du peuple, par une société de savants et de philanthropes. Paul Lorain contribue à cette œuvre.

Sont imprimés et diffusés dans vingt-cinq mille communes, aux frais de l’État, cinq manuels élémentaires :
Un Alphabet et premier livre de lecture, publié sans nom d’auteur, auquel collaborent Ambroise Rendu [1778-1860], Jacques Saigeay, Louis Lamotte et Louis Hachette [Paris : Librairie Hachette et Didot frères].
Une Petite grammaire des écoles primaires de Louis Lamotte, inspecteur de l’Instruction primaire et Paul Lorain [Paris : Librairie Hachette. In-12, 144 p., 1835]. Cette Petite grammaire est complétée par Tableaux de la petite grammaire des écoles primaires adoptée par le conseil royal de l’Instruction publique [Hachette. In-18]. L’ouvrage est composé de vingt-quatre tableaux.
Une Petite arithmétique raisonnée à l’usage des écoles primaires d’Hyppolite Véron Vernier [Paris : Librairie Hachette. In-12, 144 p., 1832].
Des Premières leçons de géographie, de chronologie et d’histoire, rédigées par Antoine Jean Letronne [1787-1848].
Un Livre d’instruction morale et religieuse, à l’usage des écoles primaires catholiques, élémentaires et supérieures, des écoles normales et des Commissions d’examen. Autorisé par le Conseil royal de l’instruction publique, non signé, mais écrit par Victor Cousin [Paris : F. G. Levrault, 260 p., 1834].

1834. POUR L’ENSEIGNEMENT SIMULTANÉ.
Paul Lorain participe activement, sur le plan pédagogique, à la promotion de la méthode de l’enseignement simultané.
Déjà en 1830, il avait publié une Réfutation de la méthode Jacottot, considérée dans ses principes, ses procédés, ses résultats.
Puis en 1834, un Manuel complet de l'enseignement simultané, comprenant la méthode d'enseignement mixte [...] avec plan d'école, par M. Lamotte […] et  par M. Lorain […] [Paris : impr. de P. Dupont. In-12, 170 p., 1837]. L’ouvrage est réédité à plusieurs reprises.

1837. LE COMPTE-RENDU DE LA GRANDE ENQUÊTE.
En 1837, Paul Lorain publie un ouvrage qui rend compte des résultats de l’Inspection générale des écoles primaires, effectuée en 1833, sous le nom de Grande enquête Guizot : Tableau de l'instruction primaire en France: d'après des documents authentiques, et notamment d’après les rapports adressés au Minsitre de l’instruction publique par les 490 inspecteurs chargés de visiter toutes les écoles de France, à la fin de 1833, par P. Lorain […] [Paris : chez L. Hachette, libraire de l’université royal de France, rue pierre Sarrazin, n°12. In-8, IV-405 p.,1837].

Réédité en 1971, sous forme de sept microfiches de soixante images [Hachette].

1837. PROVISEUR DU COLLÈGE SAINT-LOUIS.
Paul Lorain est nommé proviseur du Collège royal de Saint-Louis, par un arrêté en date du 1er mars 1837. Il remplace à ce poste Auguste Poirson [1795-1871], lui aussi ancien élève de l'École normale [1812], qui, après avoir été professeur d’histoire au collège Henri-IV [1818-1833] a rempli la fonction de proviseur du collège Saint-Louis, de décembre 1833 à mars 1837.

Paul Lorain reste en fonction à Saint-Louis jusqu’au 14 février 1845. Après quoi est nommé recteur de l'Académie de Lyon. Il est remplacé comme proviseur au collège Saint-Louis par Prosper Auguste Poulain de Bossay [1798-1876] ancien recteur de l’Académie d’Orléans [septembre 1839-février 1845], en fonction comme proviseur du collège Saint-Louis jusqu’en 1852.

1845. RECTEUR DE L’ACADÉMIE DE LYON.
Paul Lorain est nommé recteur de l’Académie de Lyon, le 14 février 1845.
Le ressort de cette académie est alors composée des départements de l’Ain, de la Loire et du Rhône.

Charles François Maignien [1788-1871], ancien proviseur du collège royal de Grenoble [1833-1835], futur recteur départemental de l’Yonne [1850-1852] et de la Corrèze [1852-1853], est l’un des inspecteurs qui l’assistent.
L’autre inspecteur est Jean Louis Auguste Vincens de Gourgas [1798-1865], ancien proviseur du collège de Reims [1840-1841], en fonction comme inspecteur jusqu’en septembre 1848, futur recteur départemental de l’Isère [1850-1852], puis de la Haute-Garonne [1852-1854].
Marbot est secrétaire.

Au titre de recteur, il prononce un discours lors de la distribution solennelle des prix, le 17 août 1846 [ Lyon : impr. de L. Boitel. In-4, 4 p., sd ].

Paul Lorain reste en fonction comme recteur de l’Académie de Lyon jusqu’en septembre 1848. Après quoi, il est mis à la retraite en décembre 1848. Il est remplacé, comme recteur de l’Académie de Lyon, par Patrice Larroque [1801-1879], en fonction d’octobre 1848 à février 1849.   

1850. MISSION D’ÉTUDES EN ANGLETERRE.
Au cours d’un séjour en Angleterre, à la demande du ministre, Paul Lorain étudie l’organisation et les statuts de l’Université d’Oxford, et sur l’instruction primaire. Il  rédige un rapport.
Sur ce thème, Paul Lorain intervient à l’Académie des Sciences morales et politiques et est autorisé à lire son Mémoire dans les séances des samedis 22 et 29 juin 1850.
Publié dans les Comptes rendus des Séances et travaux de l'Académie des Sciences morales et politiques, deuxième série. Année 1850. Tome 18, pages 97-137, Paris : Didot, 1837.

Le texte fait également l’objet d’une publication à part [Paris : Guillaumin. In-8, 43 p., 1850].

1853. ORIGINE ET FONDATION DES ÉTATS-UNIS.
Paraît en 1853 Origine et fondation des Etats-Unis [1497-1620], par P. Lorain. Ouvrage revu par François Guizot. [Paris, Librairie de L. Hachette et Cie, rue Pierre Sarrazin, 14. Bibliothèque des chemins de fer. In-12, 267 p., 1853]. Dans la deuxième série de la collection : Histoire et voyages.

1857-1864. TRADUCTEUR DE CHARLES DICKENS.
A partir de 1857, Paul Lorain assure auprès de l’éditeur Hachette la direction de la traduction de l’anglais en français, de nombreux textes de Charles Dickens [1812-1870]. Lui-même assure la traduction de quelques uns des ouvrages.
Tout d’abord, en 1857, avec Henriette Loreau, Bleak-House [deux volumes in-16] ; les Contes de Noël, traduits par Mlle de Saint-Romain et M. de Goy [Paris : L. Hachette. In-16, VIII-434 p., 1857] ; Dombey et fils, traduit par Mme Bressant [Paris : L. Hachette.  2 volumes in-16, 1857] ; Le Magasin d’antiquités, traduit par Alfred Des Essarts [Paris : L. Hachette. 1857] ; Les Temps difficiles, traduits par William Little Hughes [Paris : L. Hachette. 1857] ; Vie et aventures de Nicolas Nickleby [Paris : L. Hachette. Deux volumes in-16, 452+452pp., 1857].
En 1858, Barnabé Rudge, traduit par Bonnomet [Paris : L. Hachette. Deux volumes. In-16, 391+386 pp., 1858] ; La Petite Dorritt [Paris : L. Hachette. Trois volumes in-16. 1858] ; Vie et aventures de Martin Chuzzlewit, traduit par Alfred Des Essarts [Paris : L. Hachette. Deux volumes in-16. 1858].
En 1859, Aventures de M. Pickwick, traduites par Pierre Grolier [Paris : L. Hachette. Deux volumes in-16. 1859]. Avec une Préface écrite par Charles Dickens : l’auteur anglais au public français [en anglais et en français].
En 1862, David Copperfield [Paris : L. Hachette. Deux volumes in-16, 472+465 pp., 1862].
En 1864, Olivier Twist, traduit par Alfred Gérardin [Paris : L. Hachette. Deux volumes in-16. 1864].

Ces ouvrages connaissent de nombreuses traductions tout au long du XXème siècle et jusque dans les années 2 000.

1858. TRADUCTEUR DE EDWARD BULWER LYTTON.  
De même, à partir de 1858, Paul Lorain assure auprès de l’éditeur Hachette la direction de la traduction de l’anglais en français, d’œuvres de l’homme politique et romancier Edward Bulwer Lytton [1803-1873].
Tout d’abord en 1858,  Le Désavoué, traduit par J. Corréard [Paris : L. Hachette. Deux volumes in-16. 1858] ; Paul Clifford, traduit par A. Virgile Boileau [Paris : L. Hachette. Deux volumes in-16, 365+354 pp., 1858] ; Zanoni, traduit par Edward Stevens Sheldon [Paris : L. Hachette. In-16, 408 p., 1858].
En 1859, Le Dernier des barons [Paris : L. Hachette. Deux volumes in-16. 1859] ; les Derniers jours de Pompéi, traduits par Hippolyte Lucas [Paris : L. Hachette. In-16, 408 p., 1859] ; Devereux, traduit par William Little Hughes [Paris : L. Hachette. In-16, 472 p., 1859] ; Ernest Maltravers, traduit par Mlle Collinet [Paris : L. Hachette. In-16. 414 p., 1859] ; Rienzi ou le dernier des tribuns de Rome [Paris : L. Hachette. Deux volumes in-16. 1859].

Certains de ces ouvrages connaissent des rééditions.

1859. TRADUCTION DE DISRAELI.
En 1859, assure la direction de la traduction de l’anglais en français du roman anglais rédigé par Benjamin Disraeli [1804-1881] Sybil [Paris : Hachette. In-16, 422 p., 1859]. Publié ultérieurement en deux volumes.
Sybil or the two Nations, publié en 1845, fait partie d’une trilogie de romans politiques, rédigés par Benjamin Disraeli, champion du parti conservateur, et auteur d’une quinzaine de fictions.

AUTRE PUBLICATION : ABRÉGÉ DU DICTIONNAIRE DE L’ACADÉMIE FRANÇAISE.
En 1836, Paul Lorain publie un Abrégé du Dictionnaire de l'Académie française, d'après la dernière édition publiée en 1835 [Paris : Firmin-Didot. Deux volumes in-8. 1836].
Cet abrégé contient : tous les mots et définitions données par l’Académie ; un certain nombre de mots nouveaux consacrés par l’usage ; les étymologies ; les principes de grammaire française extraits du Dictionnaire de l’Académie.

L’édition de 1835, du Dictionnaire de l’Académie correspond à la sixième édition.
La première édition date de 1694 ; la deuxième de 1718 ; la troisième de 1740 ; la quatrième de 1762 ; la cinquième de 1798 ; la sixième de 1835.
Une septième édition du Dictionnaire de l’Académie paraîtra en 1878 ; une huitième édition en 1932-1935 ; une neuvième édition en 1992.

L’ Abrégé du Dictionnaire de l'Académie française de Paul Lorain est réédité en 1838 [Paris : A. Derest. Deux volumes in-8. 1838]. En collaboration avec Jean Alexandre C. Buchon [1791-1846].
Et en 1858 [Paris : Firmin-Didot frères et fils. Deux parties en un volume in-8, 1858].
Réédité également en 1862

Réédité, sous un titre légèrement différent, et sans mention de Paul Lorain, en 1883.

DÉCORATION.
Légion d’honneur.

SOURCE.
Jean-François Condette. Les Recteurs d'Académie en France de 1808 à 1940. Tome II, Dictionnaire biographique. [Paris : Institut national de recherche pédagogique. Collection : Histoire biographique de l'enseignement. In-8, 411 p.+3. 2006].
Fournit les références aux Archives et les dates précises des nominations.

 
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