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Lens, Louis de (1809-1882), de l'enseignement de la philosophie à l'inspection académique Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Parcours classique d'un ancien élève de l'École normale [1828], qui fait d'un spécialiste de Cicéron et de Bossuet, un professeur de philosophie, puis un fonctionnaire d'autorité : proviseur du lycée de Grenoble, inspecteur d'académie à Nîmes puis à Angers. 

[François] Louis [Jules] de Lens [1809-1882]. Né le 17 juin 1809, à Paris [Seine] ; mort le 29 novembre 1882, à Angers [Maine-et-Loire].
Écrit parfois Delens.

Fils d'Adrien Jacques de Lens [1786-1846], Inspecteur général des études pour l’enseignement supérieur de la médecine [22 septembre 1824-septembre 1830].

Études à Paris, comme élève boursier au collège Henri-IV et élève au collège Charlemagne. 
Bachelier ès-sciences mathématiques et physiques. 

1828-1830. ANCIEN ÉLÈVE DE L'ÉCOLE NORMALE.
Louis de Lens est reçu à l’École normale [1828, École préparatoire], où il suit comme pensionnaire boursier une scolarité de deux ans.

Après avoir été supprimée par l’ordonnance royale par arrêté royal en date du 6 septembre 1822, contresigné par Jacques, comte de Corbière [1766-1853], ministre secrétaire d’État au département de l’Intérieur, alors que Mgr. Denis Frayssinous [1765-1841] est Grand-Maître de l’Université royale depuis le 1er juin 1822, l'École normale a été recréée en 1826, sous le nom d'École préparatoire. Elle reprendra son nom d’origine le 6 août 1830, quelques jours après la Révolution de Juillet, au moment même où Victor Cousin [1792-1867] est nommé membre du Conseil royal de l'Instruction publique. 

Sont reçus au concours du mois d’août 1828, dans la section Lettres, comme élèves pensionnaires de l'École, qui porte alors le nom d'École préparatoire, pour une durée de scolarité de deux ans [de 1826 à 1829 inclus], dans l'ordre alphabétique, les seize élèves dont les noms suivent : 
Henri Georges Bach [1808-1838], futur professeur de philosophie au collège royal de Rouen, puis, par arrêté du 27 août 1836, professeur de Philosophie à la Faculté des Lettres de Besançon ; Pascal Bazin [1807-1854], agrégation pour les classes supérieures des lettres en 1831, professeur de rhétorique au lycée de Cahors ; Charles Bénard [1807-1898], maître de conférences à l’École normale supérieure [1855], professeur de philosophie au lycée Charlemagne ; *Adolphe Chéruel [1809-1891], agrégation pour les classes supérieures des lettres en 1830, professeur et doyen de la Faculté des Lettres de Rennes, Inspecteur général de l'Instruction publique, recteur d'académie ; Louis de Lens [1809-1882], inspecteur d’académie à Angers ; Jean François Hippolyte Ducros [1807- 1833], professeur au lycée de Tournon ; Gilles Henri Casimir Duprey [1810- ], professeur de rhétorique au collège de Cherbourg ; Joseph Fonçin [1807-1894], proviseur du lycée de Montpellier ; 
Casimir Gaillardin [1810-1880], docteur ès-lettres [1830], agrégation pour les classes supérieures des lettres [1830], professeur d’histoire au collège Louis-le-Grand ; Michel Guérard [1808-1888], agrégation de grammaire [1831], directeur du collège Sainte-Barbe des Champs ; Jacques Édouard Auguste Jeannette [écrit aussi Janette] [1809-1834], professeur de rhétorique au collège de Sens ; Jean Baptiste Martin [1810- ] ;  
Charles Montonnier [1809- ], agrégation de grammaire [1830]. Proviseur du lycée de Versailles ; Alexandre Mouillard [1807-1871], agrégation de grammaire [1830], proviseur au lycée de Lyon [1848-1850] ; Alexandre Nicolas [1809-1884], agrégation pour les classes supérieures des lettres [1830], professeur de Littérature étrangère, comme suppléant [1851-1853], puis comme titulaire [1853-1881] et doyen de la Faculté des Lettres de Rennes ; Marius Jean Baptiste Ricard [1807-1886], inspecteur d’académie à Toulon. 

Dans l’ordre de classement, sur les seize élèves reçus, Louis de Lens est classé quatrième : Jacques Édouard Auguste Jeannette ; Henri Georges Bach ; Marius Jean Baptiste Ricard ; Louis de Lens ; Jean François Hippolyte Ducros ; Alexandre Nicolas ; Adolphe Chéruel ; Casimir Gaillardin ; Alexandre Mouillard ; Pascal Bazin ; Joseph Fonçin ; Gilles Henri Casimir Duprey ; Michel Guérard ; Charles Bénard ; Charles Montonnier ; Jean Baptiste Martin.

Ces nominations sont prononcées par Ordonnance royale du 26 octobre 1828.
Au sortir de l'École, Louis de Lens est classé le second de sa promotion. Il est reçu à la licence ès-lettres.

LES MAÎTRISES DE CONFÉRENCES DE L'ÉCOLE PRÉPARATOIRE.
Alors que depuis le 1er novembre 1826, l'École préparatoire était installée à Paris, dans les locaux du collège Louis-le-Grand, au 123 de la rue Saint-Jacques, elle déménage à la rentrée 1828, pour être placée dans les anciens bâtiments du collège du Plessis, attenant au lycée Louis-le-Grand ; autrement dit dans les premiers locaux qu'elle avait occupé au moment de sa création en 1810. Elle y demeurera après 1830, jusqu'au 4 novembre 1847.
Pierre Laurent Laborie [1767-1847], qui a le titre d'inspecteur général des études, déjà proviseur du collège Louis-le-Grand [juillet 1824-juillet 1830] en est le directeur [1er novembre 1826-30 juillet 1830]. Léonard Pierre Gibon [1799-1859], dit Gibon l'aîné, est pour quelques mois le directeur des études. 
Comme tous les élèves de l'École Louis de Lens suit les enseignements de la Faculté des Lettres assurés par des professeurs comme Jean François Boissonade [1774-1857], pour l'Éloquence grecque ; Joseph Victor Leclerc [1789-1865], pour l'Éloquence latine ;  Abel François Villemain [1790-1870, pour l'Éloquence française ; etc. Et bénéficie à l'École de trois maîtrises de conférences correspondantes.
Joseph Daniel Guigniaut [1794-1876] est maître de conférences pour la Littérature grecque ; Léonard Pierre Gibon [1799-1859], dit Gibon l'aîné et Pierre Lemaire [1802-1887], dit Lemaire neveu, sont maîtres de conférences pour la Littérature latine ; Jules Michelet [1798-1874 est maître de conférences pour l'Histoire et la Philosophie.

1830-1833. PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE AU COLLÈGE ROYAL DE NÎMES.
Chargé de la classe de philosophie au collège royal de Nîmes, puis titulaire de la chaire [1830-1833], en remplacement de l'abbé Ginoux [1791-1863]. Ce dernier est professeur de philosophie de 1825 à 1830, d'abord suppléant de l'abbé Bonhomme [1759-1844], puis professeur [19 octobre 1816-9 octobre 1825]. L'abbé Ginoux sera ultérieurement curé de la paroisse Saint-Baudile à Nîmes.

Louis de Lens reste en poste à Nîmes jusqu'en 1833, date à laquelle il est nommé à Angers. Il est remplacé comme professeur de philosophie au collège royal de Nîmes par Jean Antoine Nougarède, agrégé de philosophie en 1832.

1831. AGRÉGATION DE PHILOSOPHIE.
Sur trois élèves reçus à l'agrégation de philosophie, Louis Delens est reçu le second, après Charles Bénard, son camarade de promotion à l'École normale.

Sont reçus à l'agrégation de Philosophie, en 1831, par arrêté du 9 septembre 1831, dans l'ordre de classement : 
Charles Bénard [1807-1898], ancien élève de l’École normale [1828, École préparatoire], bachelier ès-sciences mathématiques et physiques, licencié ès-lettres, chargé provisoirement du cours de philosophie au collège royal de Rhodez [académie de Montpellier] ; Louis de Lens [1809-1882], ancien élève de l’École normale [1828, École préparatoire], bachelier ès-sciences mathématiques et physiques, licencié ès-lettres, chargé du cours de philosophie au collège royal de Nîmes [académie de Nîmes]  ; Joseph Tissot [1801-1876], bachelier ès-sciences mathématiques et physiques, docteur ès-lettres, régent de philosophie au collège communal de Dôle [Jura].

1833-1849. PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE AU COLLÈGE ROYAL D'ANGERS.
Alors que Jean Gavinet [1794-1845] est d'abord proviseur [17 août 1831-12 janvier 1838], puis que Jean François Auguste Morren [1804-1870] lui succède comme proviseur [24 avril 1838-2 octobre 1841], Louis de Lens est professeur de philosophie au collège royal d'Angers.
 
Louis de Lens est nommé en octobre 1833, en remplacement d'Auguste Morelle [vers 1809-1887], ancien élève de l'École normale [1827, École préparatoire], chargé du cours de philosophie.
Louis de Lens restera au collège royal d'Angers jusqu'en 1849, date à laquelle il est nommé proviseur du lycée de Grenoble.

Il prononce à la distribution des prix du Collège royal d'Angers, le 31 août 1835, un Discours sur « l'esprit philosophique » [Angers : Launay-Gagnot. In-8, 16 p., 1835].

En 1842 [30 mars], de Lens est nommé membre de la Commission d'instruction primaire du département de Maine-et-Loire.

En 1849, est remplacé comme professeur de philosophie à Angers par Elme Marie Caro [1826-1887], qui vient de passer un an au lycée d'Alger [1848], et qui reste un an à Angers [1849-1850].

1839. EXTRAITS PHILOSOPHIQUES DE CICÉRON.
En 1839, publie des Extraits philosophiques de Cicéron, rédigés sur le plan du programme adopté pour l'examen du baccalauréat ès-lettres, par J. L. F. de Lens [Paris : L. Hachette. In-12, XXXVIII-249 p., 1839]. 
Réédité en 1842, la notice étant augmentée d'une exposition assez étendue des opinions philosophiques de l'orateur romain. Troisième édition en 1847. 
L'ouvrage est autorisé pour l'usage des classes de philosophie des collèges par délibération du Conseil royal [1er septembre 1840]. 

1843. OEUVRES PHILOSOPHIQUES DE BOSSUET.
Oeuvres philosophiques de Bossuet, publiées avec des notes et une introduction par L. de Lens, professeur de philosophie [Paris : L. Hachette, éditeur, rue Pierre Sarrazin, 12 ; Ladrange, libraire, quai des Augustins, 19. In-12, XXVII-496 p., 1843].
Contient : Le Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même, le Traité du libre arbitre, la Logique, et divers fragments.
• Numérisé par Hathi Trust.

Réédité, sous un titre légèrement différent en 1863 [comme troisième édition], en 1870, en 1879, en 1905.

Cet ouvrage trouve sa place dans le catalogue de la Librairie philosophique de Ladrange, à côté des Oeuvres philosophiques d'Arnauld, comprenant les Objections contre les Méditations de Descartes, la Logique de Port-Royal, le Traité des Vraies et des Fausses idées, publiées par C. Jourdain, paru en 1843 ; des Oeuvres philosophiques de Fénelon, comprenant le traité de l'existence de Dieu, les Lettres sur divers sujets de métaphysique, la réfutation du système de Malebranche, précédées d'un Essai sur Fénelon, par M. Villemain, avec un Avertissement et des Notes, par M. Danton, agrégé de philosophie, paru en 1843 ; des Oeuvres philosophiques et morales de Nicole, comprenant un choix de ses Essais, et publiées avec des Notes et une Introduction par C. Jourdain, professeur de philosophie, paru en 1845.
Ainsi que les Oeuvres philosophiques de Descartes, publiées d'après les textes originaux, avec Notices, sommaires et éclaircissements, par Adolphe Garnier, professeur de philosophie à l'École normale et au Collège royal de Saint-Louis, en quatre volumes, dont le premier tome est paru en 1835. 

1843. L'INSTITUT DES PROVINCES À ANGERS.
L'existence du « Congrès scientifique », dénommé par la suite Institut des Provinces, puis ultérieurement Assises scientifiques, et enfin Réunion annuelle des Sociétés savantes est liée à l'initiative de l'archéologue Arcisse de Caumont [1801-1873], avec un premier Congrès se tenant en juillet 1833.  
Il s'agissait de « ranimer en province l'activité intellectuelle, d'éveiller l'émulation entre les corps savants qui allaient se multipliant sur tous les points du Royaume, de produire au grand jour les talents personnels qui trop souvent restent inconnus, et s'ignorent eux-mêmes ».
En 1843, le Congrès scientifique se tient à Angers, à partir du 1er septembre. Louis de Lens en est, avec Paul Marchegay [1812-1885], archiviste départemental, et Léon Cosnier [1811-1901], imprimeur,  l'un des trois secrétaires pour la section d'Histoire et d'archéologie. Il est souvent rapporteur, rédige l'essentiel des procès-verbaux, participe aux discussions, notamment celles concernant l'Université d'Angers.

Le compte rendu de ces travaux paraît dans l'ouvrage : Congrès scientifique de France. Onzième session, tenue à Angers, en septembre en 1843. Tome 1er. Procès-verbaux des séances [Angers : Chez tous les libraires de la ville ; Paris : chez Debache, libraire, rue du Bouloy, 7. In-8, 442 p., 1833].
• Numérisé par Google Books

1844. ARTICLE CICÉRON DANS LE DICTIONNAIRE PHILOSOPHIQUE.
Louis de Llens fait partie de la première équipe d'une vingtaine de collaborateurs qui, à partir de 1840, participent à la rédaction du Dictionnaire  des Sciences philosophiques d'Adolphe Franck : Nicolas Louis Artaud [1794-1861] ; Jules Barthélemy Saint-Hilaire [1805-1895] ; Charles Bénard [1807-1898] ; Hervé Bouchitté [1795-1861] ; Francisque Bouillier ; Marie Nicolas Bouillet [1813-1899] ;  Antoine Charma [1801-1869] ; Antoine Augustin Cournot [1801-1877] ; Arsène Danton [1814-1869] ; Louis de Lens [1809-1882] ; Frédéric Dubois d'Amiens [1797-1873] ; Adolphe Franck [1809-1893] ; Désiré  Henne [1812-1869] ;  Amédée Jacques [1813-1865] ; Charles Jourdain [1817-1886 ; Lèbre ; Salomon Munck [1803-1867] ; Guillaume Pauthier ; Émile Saisset [1814-1863] ; Jules Simon [1814-1896] ; Joseph Tissot [1801-1876] ; Étienne Vacherot [1809-1897.   

Louis de Lens rédige la notice Cicéron, pour le Dictionnaire des Sciences philosophiques d'Adolphe Franck, dont la première édition commence à paraître en 1844.
[Dictionnaire des Sciences philosophiques par une Société de professeurs de philosophie. Tome premier. Paris : chez L. Hachette. Libraire de l'Université royale de France. Rue Pierre-Sarrazin, 12. In-8, 601 p., 1844]. La première édition comporte six volumes.
Le texte de la notice, pleine page, occupe les pages 511-515, du premier volume. Est signé des initiales L. D. L. [Louis de Lens, professeur de philosophie au collège royal d'Angers].

L'article paraît à nouveau dans la seconde édition, publié sur deux colonnes, pages 274-277, avec quelques ajouts dans la bibliographie.
[Dictionnaire des Sciences philosophiques par une Société de professeurs et de savants, sous la direction de M. Ad. Franck. Membre de l'Institut. Deuxième édition. Paris : Librairie Hachette et Cie. 79, boulevard Saint-Germain. In-8, 1820 p., 1875].

1849-1851. PROVISEUR DU LYCÉE DE GRENOBLE.
Proviseur du collège royal de Grenoble [30 juin 1849-18 août 1851]. En remplacement de Devallée, ancien censeur au collège royal de Lyon [première classe], et proviseur du collège royal de Grenoble du 28 juillet 1842 au 30 juin 1849.
Louis de Lens est secondé par Charvot, censeur des études au collège royal de Grenoble depuis septembre 1847, et qui reste en poste au lycée de Grenoble jusqu'au 28 avril 1851.

1850. INSPECTEUR DE L'ACADÉMIE DU GARD.
La loi organique du 15 mars 1850, inspirée par Alfred de Falloux [1811-1886], et mise en oeuvre par le ministre de l’Instruction publique et des Cultes [octobre 1849-janvier 1851] Félix Esquirou de Parieu [1815-1893], modifie profondément la fonctionnement universitaire : les académies, jusqu’alors regroupement de départements, voient leur ressort restreint. Conçues pour un encadrement plus étroit du personnel enseignant, elles deviennent strictement départementales et de « petits recteurs », aux attributions réduites, sont nommés. L'article 7 de la loi stipule qu'il est établi une académie par département : quatre-vingt sept académies sont créées. 

Dans ce cadre, Louis de Lens est nommé [l'unique] inspecteur de l'académie du Gard, dont Nîmes est le chef-lieu académique. 
En temps qu'inspecteur, il siège au Conseil académique, dont il est selon l'usage le secrétaire, auprès du recteur de l'académie, Michel Alexandre Moriau [1790-1881], président ; et du préfet [ou de son délégué : Baragnon], vice-président.

1854. INSPECTEUR DE L'ACADÉMIE DE RENNES.
Après avoir été inspecteur de l'académie du Gard, Louis de Lens est nommé inspecteur de l'académie de Rennes, en résidence à Angers [Maine-et-Loire].
Seize « grands rectorats » ont été reconstitués en 1854 : Aix ; Besançon ; Bordeaux ; Caen ; Clermont ; Dijon ; Douai ; Grenoble ; Lyon ; Montpellier ; Nancy ; Paris ; Poitiers ; Rennes ; Strasbourg ; Toulouse.
Chacune des académies régionales est administrée par un recteur, assisté d’autant d’inspecteurs d’académie qu’il y a de départements dans la circonscription.

Le ressort de l'académie de Rennes [département d'Ille-et-Vilaine] s'étend sur les départements de l'Ille-et-Vilaine [Rennes] ; des Côtes-du-Nord [Saint-Brieuc] ; du Finistère [Quimper] ; de la Loire-Inférieure [Nantes] ; du Maine-et-Loire [Angers] ; de la Mayenne [Laval] ; du Morbihan [Vannes].
Louis de Lens, est, d'abord auprès d'Alfred Magin-Marrens [1806-1870], recteur [février 1861-janvier 1866] ; puis de Faustin J. Malaguti [1802-1878], recteur [23 janvier 1866-18 septembre 1873], l'un des sept inspecteurs de l'académie de Rennes, à savoir [en 1868] : de Chateauneuf, à Rennes ; Amiard, à Saint-Brieuc ; Lame, à Nantes ; de Lens, à Angers ; Méry, à Laval ; Arrondeau, à Vannes ; Legal, à Quimper.

Louis de Lens reste en fonction en Maine-et-Loire jusqu'en mai 1871, date à laquelle il fait valoir ses droits à la retraite. Il est alors dans sa soixante-deuxième année.
Reçoit le titre d'Inspecteur honoraire de l'académie d'Angers.

En 1858, publie :  Guide des instituteurs de Maine-et-Loire, ou Souvenirs des conférences qui leur ont été faites, en septembre 1857, au chef-lieu du département [Angers : Barassé, Cosnier et Lachèse.  In-12, XV-204 p., 1858].

1875-1880. L'HISTOIRE DE L'UNIVERSITÉ D'ANGERS.
Louis de Lens consacre une grande partie de son temps, à partir de 1875, à rédiger une Histoire de l'Université d'Angers.
Dans cette perspective publie séparément toute une série d'études.
Dans le Bulletin de la Société industrielle d'Angers [11 ème année, n° 3] : Mémoire sur l'exercice de l'enseignement de la chirurgie à Angers, avant le 19 ème siècle. En tiré à part [In-8, 30 p.].

Dans la Revue de l'Anjou, en 1872 : Deux hellénistes de l'Université d'Angers au XVIe siècle. I. Le Dr Jean Bulin. II. J. Sursin [Angers : E. Barassé. In-8, 42 p., 1872].

Dans la Revue de l'Anjou, en 1873 :  L'Osanna de Jacques Michelet, prédicateur angevin du XVIe siècle, d'après l'édition de René Benoît [Angers : E. Barassé. In-8, 16 p., 1873].

Dans la Revue de l'Anjou, en juin 1873 : La Philosophie en Anjou, esquisse historique, par L. de Lens [Angers : E. Barassé. In-8, 31 p., juin 1873].
Dans la Revue historique, littéraire et archéologique de l'Anjou, en 1879 : La Faculté de théologie de l'Université d'Angers [Angers : impr. de Germain et G. Grassin. in-8, 1879].

Enfin, en 1880, publie le premier volume de l'Université d'Angers, du XVe siècle à la Révolution française. Tome premier, Faculté des droits [Angers : Imprimerie-librairie Germain et G. Grassin, rue Saint-Laud. In-8, 287 p., 1880].  
• Numérisé par BNF-Gallica.

L'ouvrage est couronné d'une mention de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.

AUTOUR DE FRANÇOIS BERNIER.
Le philosophe François Bernier [1620-1668], docteur en médecine de la Faculté de Montpellier, disciple de Gassendi, est l'auteur, en 1723, d'un ouvrage, en deux volumes, paru à Amsterdam, où il rend compte d'un voyage qu'il a effectué pendant plus de douze ans, dans la Syrie, l'Égypte et l'Inde.

Une réédition de cet ouvrage était prévue. Elle paraîtra en 1830. La page de titre reprend très exactement le libellé de l'édition de 1723 : Voyage de François Bernier, docteur en médecine de la Faculté de Montpellier, contenant la description des États du Grand Mogol, de l'Indoustan, du Royaume de Cachemire, etc.
Où il est traité des richesses, des forces, de la justice et des causes principales de la décadence des États de l'Asie, et de plusieurs évènements considérables, et où l'on voit comment l'or et l'argent, après avoir circulé dans le monde, passent dans l'Indoustan d'où ils ne reviennent plus.
Deux tomes. [Paris : Imprimé aux frais du gouvernement pour procurer du travail aux ouvriers typographes. Août 1830].

Or, il se trouve que François Bernier, voyageur et philosophe gassendiste, est né  à Joué et Étiau, dans le pays de Mauges, aujourd'hui Valanjou dans le département de Maine-et-Loire, le 25 septembre 1620. 
C'est à ce titre de personnalité angevine que Louis de Lens s'y intéresse, et qu'il rédige pour le Dictionnaire historique, géographique et biographique de l'Anjou, la notice consacrée à François Bernier. Notice dans laquelle, selon Léon Cosnier « rendant justice au voyageur, au savant, à l'homme du monde fort recherché à la cour et à la ville, il réfuta sa philosophie épicurienne ».
Cette notice fait l'objet d'un tiré à part : Notice sommaire sur François Bernier [Angers : imprimerie de P. Lachèse, Belleuvre et Dolbeau. In-8, 4 p., s. d.].

LA MORT CHRÉTIENNE DE LOUIS DE LENS.
Léon Cosnier [1811-1901], auteur d'une Notice sur F.-L.-J. de Lens, inspecteur honoraire d'Académie, ancien professeur au collège royal d'Angers, lue en 1883, dans la séance du 6 février de la Société d'Agriculture, Sciences et Arts d'Angers, se plaît à souligner une fois encore les sentiments chrétiens de Louis de Lens. 
Il décrit les derniers moments : « C'était le moment choisi par la Providence pour le séparer de ceux qui lui étaient si chers. La tâche du père de famille était accomplie. Ses facultés physiques s'affaiblissaient peu à  peu. La vitalité n'en était prolongée que par la tendre sollicitude qui l'entourait. Si les organes faisaient défaut, son intelligence brillait encore dans ses yeux. Il gardait le silence, mais son visage respirait une bonté ineffable. 
C'était l'illumination sereine d'une conscience toujours pure, quelque chose comme le soir d'un beau jour, quand le reflet du soleil couchant éclaire encore les hauteurs de l'horizon ».

MEMBRE DE SOCIÉTÉ SAVANTE.
Membre de la Société d'Agriculture, Sciences et Arts d'Angers.

À ce titre communique un Rapport sur la traduction en vers des Comédies de Térence de M. le Dr R[omain] Grille. Publié en tiré à part, comme extrait des Mémoires de la Société d'agriculture, sciences et arts d'Angers [1876] [Angers : impr. de P. Lachèse, Belleuvre et Dolbeau. In-8, 17 p., 1876].

DÉCORATION.
Officier de l'instruction publique.
Chevalier de la Légion d'Honneur [1859].

SOURCE.
1883. Charles Bénard, ancien élève de la même promotion de l'École normale [1828], rédige la notice sur F.-L.-J. de Lens, inspecteur honoraire d'académie à Angers, ancien professeur de philosophie, dans le Mémorial de l'Association des anciens élèves de l'École normale. 
Publié en brochure [Versailles : impr. de Cerf et fils. In-8, 7 p., 1883].

1884. Mémoires de la Société Nationale d'Agriculture, Sciences et Arts d'Angers. Tome vingt-cinquième. 1883 [Angers : imprimerie Lachèse et Dolbeau. 4 chaussée Saint-Pierre. 1884].
Notice sur Louis de Lens, par Léon Cosnier.
Cette notice a été lue à la Société d'Agriculture, Sciences et Arts d'Angers, dans la séance du 6 février 1883.
• Numérisé par Archives.Org https://archive.org/stream/memoiresdelasoci25agri/memoiresdelasoci25agri_djvu.txt 
 
 
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