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La deuxième classe de l’Institut national des sciences et des arts, 1795 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 La Convention thermidorienne [juillet 1794-octobre 1795] adopte le 5 fructidor an III [22 août 1795] la Constitution de l’an III. Son article 298 indique : « Il y a pour toute la République, un institut national chargé de recueillir les découvertes, de perfectionner les arts et les sciences »
Deux mois plus tard, le 3 brumaire an IV [25 octobre 1795], à la veille du Directoire, la loi sur l’organisation de l’Instruction publique, à son titre IV, organise l’Institut national. Il est divisé en trois classes : 1. Sciences physiques et mathématiques ; 2. Sciences morales et politiques ; 3. Littérature et beaux-arts. Chaque classe est divisée en plusieurs sections.

On trouvera ci-dessous la liste intégrale des membres de la deuxième classe [Sciences morales et politiques], répartis en six sections, avec leur parcours académique ultérieur, soit trente-six personnalités [six sections, comprenant chacune six personnes].

 

SECTION 1. ANALYSE DES SENSATIONS ET DES IDÉES.

Volney, Constantin François Chasseboeuf, dit [1757-1820].

Né le 3 février 1757, à Craon [Maine, aujourd’hui département de la Mayenne] ; mort le 26 avril 1820, à Paris.

Nommé membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de l’Analyse des sensations et des idées, par arrêté du Directoire exécutif du 29 brumaire an IV [20 novembre 1795]. Il occupe le fauteuil 1.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Volney est nommé membre de la deuxième classe : Classe de Langue et littérature françaises.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts. Volney est maintenu. La classe de Langue et littérature françaises reprenant le nom d’Académie française, il occupe le fauteuil [fauteuil 24] de l’abbé Claude François de Radonvilliers [1709-1789].

Après sa mort, le 26 avril 1820, Volney est remplacé à l’Académie française par Claude Emmanuel Pastoret [1755-1840], élu le 8 juin 1820.

 

Garat, Joseph [Dominique] [1749-1833].

Né le 8 septembre 1749, à Bayonne [Labourd, aujourd’hui Pyrénées Atlantiques] ; mort le 9 décembre 1833, à Ustaritz [Basses-Pyrénées].

Nommé Membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de l’Analyse des sensations et des idées, par arrêté du Directoire exécutif du 25 frimaire an IV [14 décembre 1795]. Il occupe le fauteuil 2.

En réalité Joseph Garat avait initialement été élu le 17 frimaire an IV [8 décembre 1795], pour occuper le fauteuil 3. Mais on s’aperçoit que l’on a attribué par erreur la place 2 à Lévesque de Pouilly, celui-ci « étant décédé depuis quelque temps». Joseph Garat est désigné pour remplacer Lévesque de Pouilly au fauteuil 2.

Ce glissement de la troisième place à la deuxième place libère la place 3. Elle sera occupée par Cabanis.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Joseph Garat est nommé membre de la deuxième classe : Classe de Langue et littérature françaises.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts. Mais en même temps, à la suite de la loi du 12 janvier 1816 dite de « clémence royale » qui condamne à la proscription les régicides, procède à un certain nombre d’exclusions, à l’égard de membres ayant voté la mort de Louis XVI. Joseph Garat ayant été ministre de la Justice en 1792-1793, au moment de l’exécution de Louis XVI [21 janvier 1793] est exclu de l’Institut, ainsi que Jean Jacques Régis Cambacérès, Henri Grégoire, Joseph Lakanal, Joachim Le Breton, Philippe Antoine Merlin, Pierre Louis Roederer, Emmanuel Joseph Sieyès. Il est remplacé à l’Académie française [qui se substitue à Classe de Langue et littérature françaises] par Louis François de Bausset [1748-1824] élu en 1816, au fauteuil  14]

Après la Révolution de 1830, Louis-Philippe rétablit l’Académie des sciences morales et politiques, par l’ordonnance du 26 octobre 1832. Joseph Garat y est nommé à l’article 4, au titre de ceux qui faisaient partie de l’Académie au moment de sa suppression : Dacier, Daunou, Garat, Lacuée, Merlin, Pastoret, Reinhard, Roederer, Sieyès, Talleyrand. La liste des membres nommés par l’ordonnance comprend également les correspondants de cette classe, qui depuis sont devenus membres de l’Institut : Destutt de Tracy, Gérando.

Dominique Joseph Garat est membre de la section de Morale [fauteuil 2].

Àprès sa mort, le 9 décembre 1833, Joseph Garat est remplacé à l’Académie des sciences morales et politiques par Joseph Lakanal [1762-1845] élu le 22 mars 1834, et qui, alors à l’étranger, avait été «oublié» en 1830.

 

Cabanis, Pierre Jean Georges [1757-1808].

Né le 5 juin 1757, au manoir de Salagnac, près de Cosnac [aujourd’hui département de Corrèze] ; mort le 5 mai 1808, à Rueil [Seine et Oise, aujourd’hui département des Hauts de Seine].

Élu, le 24 frimaire an IV [15 décembre 1795] membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de l’Analyse des sensations et des idées. Il occupe le fauteuil 3.

Le fauteuil 3 a été initialement occupé, pour quelques jours par Joseph Garat. Mais la place 2 qui avait été attribuée par erreur à Lévesque de Pouilly [celui-ci étant déclaré décédé avant sa nomination] s’étant libérée, est attribuée finalement à Joseph Garat. Ce dernier libère donc sa place 3 pour Cabanis.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Cabanis est nommé membre de la deuxième classe : Classe de la Langue et de la littérature françaises

 

Ginguené, Pierre Louis [1748-1816].

Né le 25 avril 1748, à Rennes [Bretagne, aujourd’hui département d’Îlle et Vilaine] ; mort le 16 novembre 1816, à Paris.

Élu, le 17 frimaire an IV [8 décembre 1795] membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de l’Analyse des sensations et des idées. Il occupe le fauteuil 4.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Ginguené est nommé membre de la troisième classe : Classe d’histoire et de littérature ancienne. Il occupe le fauteuil 30.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts. Ginguéné est nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres. Il occupe le fauteuil 10.

Après son décès, le 16 novembre 1816, Ginguené est remplacé par Joseph François Tochon, dit Tochon d’Annecy [1722-1820] élu membre ordinaire le 13 décembre 1816.

 

Deleyre, Alexandre [1726-1797].

Né le 10 janvier 1726, à Portets [Gironde] ; mort le 13 mars 1797, à Paris.

Élu, le 23 frimaire an IV [14 décembre 1795] membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de l’Analyse des sensations et des idées. Il occupe le fauteuil 5.

Après sa mort, le 13 mars 1797, Alexandre Deleyre est remplacé au fauteuil 5, par François Emmanuel de Toulongeon [1748-1812], élu le 23 juillet 1797.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Toulongeon est nommé membre de la troisième classe : Classe d’Histoire et de littérature ancienne. Il occupe le fauteuil 17.

 

Le Breton, Joachim [1760-1819].

Né le 7 avril 1760, à Saint-Méen [Ille et Vilaine] ; mort le 9 juin 1819, à Rio de Janeiro [Brésil].

Élu, le 23 frimaire an IV [14 décembre 1795] membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de l’Analyse des sensations et des idées. Il occupe le fauteuil 6.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Joachim Le Breton est nommé membre de la troisième classe :  Classe d’Histoire et de littérature ancienne. Il occupe le fauteuil 18.

Élu, le 5 février 1803, secrétaire perpétuel de la classe d’Histoire et de littérature ancienne.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts. Mais en même temps, à la suite de la loi du 12 janvier 1816 dite de « clémence royale » qui condamne à la proscription les régicides, procède à un certain nombre d’exclusions, à l’égard de membres ayant voté la mort de Louis XVI. Joachim Le Breton est exclu de l’Institut, ainsi que Jean Jacques Régis Cambacérès, Joseph Garat, Henri Grégoire, Joseph Lakanal, Philippe Antoine Merlin, Pierre Louis Roederer , Emmanuel Joseph Sieyès.

 

SECTION 2. MORALE.

Saint-Pierre, [Jacques Henri] Bernardin de [1737-1814].

Né le 19 janvier 1737, au Havre ; mort le 21 janvier 1814, à Eragny [Seine et Oise].

Nommé membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de morale, par arrêté du Directoire exécutif du 29 brumaire an IV [20 novembre 1795]. Il occupe le fauteuil 1.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Saint-Pierre est nommé membre de la deuxième classe : Classe de la Langue et de la littérature françaises.

 

Mercier, Louis Sébastien [1740-1814].

Né le 6 juin 1740, à Paris ; mort le 25 avril 1814, à Paris.

Nommé membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de morale, par arrêté du Directoire exécutif du 29 brumaire an IV [20 novembre 1795]. Il occupe le fauteuil 2.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Mercier est nommé membre de la troisième classe : Classe d’histoire et de littérature ancienne. Il occupe le fauteuil 33.

 

Grégoire, Henri [1750-1831].

Né le 4 décembre 1750, à Veho [Lorraine, aujourd’hui département de la Meurthe] ; mort le 28 mai 1831, à Paris.

Élu, le 17 frimaire an IV [8 décembre 1795] membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de morale. Il occupe le fauteuil 3.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Henri Grégoire est nommé membre de la de la troisième classe : Classe d’histoire et de littérature ancienne. Il occupe le fauteuil 19.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts. Mais en même temps, à la suite de la loi du 12 janvier 1816 dite de « clémence royale » qui condamne à la proscription les régicides, procède à un certain nombre d’exclusions, à l’égard de membres ayant voté la mort de Louis XVI. Henri Grégoire est exclu de l’Institut, ainsi que Jean Jacques Régis Cambacérès, Joseph Garat, Joseph Lakanal, Joachim Le Breton, Philippe Antoine Merlin, Pierre Louis Roederer , Emmanuel Joseph Sieyès.

 

La Reveillère-Lépeaux, Louis [1753-1824].

Né le 25 août 1753, à Montaigu [Poitou, aujourd’hui département de la Vendée] ; mort le 27 mars 1824, à Paris.

Élu, le 17 frimaire an IV [8 décembre 1795] membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de morale. Il occupe le fauteuil 4.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. La Réveillère-Lepeaux est nommé membre de la troisième classe : Classe d’histoire et de littérature ancienne. Il occupe le fauteuil 20.

Démissionnaire, le 2 juin 1804, pour refus de serment.

 

Lakanal, Joseph [1762-1845].

Né le 14 juillet 1762, à Serres [Comté de Foix, aujourd’hui département de l’Ariège] ; mort le 14 février 1845, à Paris.

Élu, le 23 frimaire an IV [14 décembre 1795] membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de morale. Il occupe le fauteuil 5.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Joseph Lakanal est nommé membre de la troisième classe : Classe d’histoire et de littérature ancienne. Il occupe le fauteuil 16.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts.. Mais en même temps, à la suite de la loi du 12 janvier 1816 dite de « clémence royale » qui condamne à la proscription les régicides, procède à un certain nombre d’exclusions, à l’égard de membres ayant voté la mort de Louis XVI. Joseph Lakanal est exclu de l’Institut, ainsi que Jean Jacques Régis Cambacérès, Joseph Garat, Henri Grégoire, Joachim Le Breton, Philippe Antoine Merlin, Pierre Louis Roederer , Emmanuel Joseph Sieyès.

Après la Révolution de 1830, Louis-Philippe rétablit l’Académie des sciences morales et politiques, par l’ordonnance du 26 octobre 1832. Joseph Lakanal est élu le 22 mars 1834, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, section de morale [fauteuil 2], en remplacement de Joseph Garat [1749-1833], décédé le 9 décembre 1833.

 

Naigeon, Jacques André [1738-1810].

Né le 15 juillet 1738, à Paris ; mort le 28 février 1810, à Paris.

Élu, le 23 frimaire an IV [14 décembre 1795] membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de morale. Il occupe le fauteuil 6.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Naigeon est nommé membre de la deuxième classe : Classe de la Langue et de la littérature françaises.

 

SECTION 3. SCIENCE SOCIALE ET LÉGISLATION.

Daunou, Pierre Claude François [1761-1840].

Né le 18 août 1761, à Boulogne-sur-Mer ; mort le 20 juillet 1840, à Paris.

Nommé membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de sciences sociales et législation, par arrêté du Directoire exécutif du 29 brumaire an IV [20 novembre 1795]. Il occupe le fauteuil 1.

Daunou est élu président de la seconde classe pour les six premiers mois de 1796.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Daunou est nommé membre de la troisième classe : Classe d’histoire et de littérature ancienne.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts. Daunou est nommé membre ordinaire de l’Académie des inscriptions et belles-lettres. Il occupe le fauteuil 6

Élu, le 16 mars 1838, secrétaire perpétuel de l’Académie des inscriptions et belles-lettres.

Après la Révolution de 1830, Louis-Philippe rétablit l’Académie des sciences morales et politiques, par l’ordonnance du 26 octobre 1832. Daunou y est nommé à l’article 4, au titre de ceux qui faisaient partie de l’Académie au moment de sa suppression : Dacier, Daunou, Garat, Lacuée, Merlin, Pastoret, Reinhard, Roederer, Sieyès, Talleyrand. La liste des membres nommés par l’ordonnance comprend également les correspondants de cette classe, qui depuis sont devenus membres de l’Institut : Destutt de Tracy, Gérando.

Après  sa mort, le 20 juillet 1840, Pierre Daunou est remplacé à l’Académie des Inscriptions et belles-lettres par Abel François Villemain [1790-1870], élu membre ordinaire le 12 juin 1841.

Après  sa mort, le 20 juillet 1840, Pierre Daunou est remplacé à l’Académie des sciences morales et politiques dans la section de Législation, droit public et jurisprudence par Charles Théodore Troplong [1795-1869], Conseiller à la Cour de cassation, élu le 12 décembre 1840.

 

Cambacérès, Jean Jacques Régis de [1757-1824].

Né le 18 octobre 1757, à Montpellier ; mort le 8 mars 1824, à Paris.

Nommé membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de sciences sociales et législation, par arrêté du Directoire exécutif du 29 brumaire an IV [20 novembre 1795]. Il occupe le fauteuil 2.

Cambacérès est élu président de la deuxième classe pour les six derniers mois de 1800.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Jean Jacques Régis Cambacérès est nommé membre de la deuxième classe : Classe de la Langue et littérature françaises.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts. Mais en même temps, à la suite de la loi du 12 janvier 1816 dite de « clémence royale » qui condamne à la proscription les régicides, procède à un certain nombre d’exclusions, à l’égard de membres ayant voté la mort de Louis XVI. Jean Jacques Régis Cambacérès est exclu de l’Institut, ainsi que Joseph Garat, Henri Grégoire, Joseph Lakanal, Joachim Le Breton, Philippe Antoine Merlin, Pierre Louis Roederer, Emmanuel Joseph Sieyès.

 

Merlin de Douai, Philippe Antoine [1754-1838].

Né le 30 octobre 1754, à Arleux [Nord] ; mort le 25 décembre 1838, à Paris.

Élu, le 17 frimaire an IV [8 décembre 1795] membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de sciences sociales et législation. Il occupe le fauteuil 3.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Philippe Antoine Merlin est nommé membre de la deuxième classe : Classe de la Langue et de la littérature françaises.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts. Mais en même temps, à la suite de la loi du 12 janvier 1816 dite de « clémence royale » qui condamne à la proscription les régicides, procède à un certain nombre d’exclusions, à l’égard de membres ayant voté la mort de Louis XVI. Philippe Antoine Merlin est exclu de l’Institut, ainsi que Jean Jacques Régis Cambacérès, Joseph Garat, Henri Grégoire, Joseph Lakanal, Joachim Le Breton, Pierre Louis Roederer, Emmanuel Joseph Sieyès.

Après la Révolution de 1830, Louis-Philippe rétablit l’Académie des sciences morales et politiques, par l’ordonnance du 26 octobre 1832. Philippe Antoine Merlin y est nommé à l’article 4, au titre de ceux qui faisaient partie de l’Académie au moment de sa suppression : Dacier, Daunou, Garat, Lacuée, Merlin, Pastoret, Reinhard, Roederer, Sieyès, Talleyrand. La liste des membres nommés par l’ordonnance comprend également les correspondants de cette classe, qui depuis sont devenus membres de l’Institut : Destutt de Tracy, Gérando.

Philippe Antoine Merlin est nommé dans la section de Législation [fauteuil 2].

Après sa mort, le 25 décembre 1838, Philippe Antoine Merlin de Douai est remplacé dans la section de Législation par le comte Joseph [Marie] Portalis [1778-1858], premier président de la Cour de cassation, élu le 9 février 1839 [et déjà membre libre de l’Académie des sciences morales et politiques depuis 1837].

 

Pastoret [Claude] Emmanuel [Joseph Pierre], marquis de [1756-1840].

Né le 6 octobre 1756, à Marseille [Provence, aujourd’hui département des Bouches-du-Rhône] ; mort le 28 septembre 1840, à Paris.

Nommé associé de l’Académie royale des Inscriptions et belles-lettres, le 13 décembre 1785.

Élu, le 17 frimaire an IV [8 décembre 1795] membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de sciences sociales et législation. Il occupe le fauteuil 4.

Pastoret est élu président de la deuxième classe pour les six premiers mois de 1797.

Exclu de l’Institut ; en exécution de la loi de déportation du 19 fructidor an V [5 septembre 1797] touchant une soixantaine de personnes proches des royalistes. Il sera exilé de France de 1797 à 1799.

Après son exclusion, le 5 septembre 1797, est remplacé au fauteuil 4 par Jean François Champagne [1751-1813].

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Champagne est nommé membre de la troisième classe : Classe d’Histoire et de littérature ancienne.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts. Pastoret est nommé membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres. Il occupe le fauteuil 3.

Est élu, le 8 juin 1820, membre de l’Académie française, au fauteuil 24, en remplacement du comte Volney [1757-1820], décédé le 26 avril 1820.

Après la Révolution de 1830, Louis-Philippe rétablit l’Académie des sciences morales et politiques, par l’ordonnance du 26 octobre 1832. Pastoret y est nommé à l’article 4, au titre de ceux qui faisaient partie de l’Académie au moment de sa suppression : Dacier, Daunou, Garat, Lacuée, Merlin, Pastoret, Reinhard, Roederer, Sieyès, Talleyrand. La liste des membres nommés par l’ordonnance comprend également les correspondants de cette classe, qui depuis sont devenus membres de l’Institut : Destutt de Tracy, Gérando.

Pastoret est nommé dans la section d’Histoire générale et philosophique [fauteuil 1].

Après sa mort, le 28 septembre 1840, Emmanuel de Pastoret est remplacé à l’Académie française par le comte de Sainte-Aulaire [1778-1854], élu le 7 janvier 1841.

Après sa mort, le 28 septembre 1840, Emmanuel de Pastoret est remplacé à l’Académie des Inscriptions et belles-lettres par Joseph Noël Wailly, dit Natalis de Wailly [1805-1886], élu le 14 mai 1841.

Après sa mort, le 28 septembre 1840, Emmanuel de Pastoret est remplacé à l’Académie des sciences morales et politiques, dans la section d’Histoire générale et philosophique [fauteuil 1] par Adolphe Thiers [1797-1877], ministre du Commerce et des Travaux publics, élu le 20 juin 1833.

 

Garran-Coulon, Jean Philippe [1749-1816].

Né le 19 avril 1749, à Saint-Maixent [Poitou, aujourd’hui département des Deux-Sèvres] ; mort le 19 décembre 1816, à Paris.

Élu, le 23 frimaire an IV [14 décembre 1795] membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de sciences sociales et législation. Il occupe le fauteuil 5.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Garran-Coulon est nommé membre de la troisième classe : Classe d’Histoire et de littérature ancienne. Il occupe le fauteuil 14.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts.. Garran-Coulon est nommé membre ordinaire de l’Académie des inscriptions et belles-lettres. Il occupe le fauteuil 12.

Après sa mort, le 19 décembre 1816, Garran-Coulon est remplacé par Joseph Naudet [1786-1878], élu membre ordinaire le 22 août 1817.

 

Baudin, des Ardennes, Pierre Charles Louis [1748-1799].

Né le 18 décembre 1748, à Sedan ; mort le 14 octobre 1799, à Paris.

Élu, le 23 frimaire an IV [14 décembre 1795] membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de sciences sociales et législation. Il occupe le fauteuil 6.

Baudin est élu président de la deuxième classe pour les six premiers mois de 1798.

Après sa mort, le 14 octobre 1799, Baudin est remplacé au fauteuil 6, par Bigot de Préameneu [1747-1825], élu le 26 décembre 1799.

Bigot de Préameneu est élu président de la deuxième classe pour les six derniers mois de 1801.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Bigot de Préameneu est nommé membre de la deuxième classe : Classe de la Langue et de la littérature françaises.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts. Bigot de Préameneu est nommé membre de l’Académie française, où il occupe le fauteuil 37 d’Antoine Marin Lemierre [1733-1793].

 

SECTION 4. ÉCONOMIE POLITIQUE.

Sieyès, Emmanuel Joseph [1748-1836].

Né le 3 mai 1748, à Fréjus [Var] ; mort le 20 juin 1836, à Paris.

Nommé membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, par arrêté du Directoire exécutif du 29 brumaire an IV [20 novembre 1795], dans la section d’économie politique. Il occupe le fauteuil 1.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Emmanuel Joseph Sieyès est nommé membre de la deuxième classe : Classe de la Langue et de la littérature françaises.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts. Mais en même temps, à la suite de la loi du 12 janvier 1816 dite de « clémence royale » qui condamne à la proscription les régicides, procède à un certain nombre d’exclusions, à l’égard de membres ayant voté la mort de Louis XVI. Emmanuel Joseph Sieyès est exclu de l’Institut, ainsi que Jean Jacques Régis Cambacérès, Joseph Garat, Henri Grégoire, Joseph Lakanal, Joachim Le Breton, Philippe Antoine Merlin, Pierre Louis Roederer.

Après la Révolution de 1830, Louis-Philippe rétablit l’Académie des sciences morales et politiques, par l’ordonnance du 26 octobre 1832. Emmanuel Joseph Sieyès y est nommé à l’article 4, au titre de ceux qui faisaient partie de l’Académie au moment de sa suppression : Dacier, Daunou, Garat, Lacuée, Merlin, Pastoret, Reinhard, Roederer, Sieyès, Talleyrand. La liste des membres nommés par l’ordonnance comprend également les correspondants de cette classe, qui depuis sont devenus membres de l’Institut : Destutt de Tracy, Gérando.

Emmanuel Joseph Sieyès est nommé dans la section d’Économie politique [fauteuil 1].

Après sa mort, le 20 juin 1836, est remplacé à l’Académie des sciences morales et politiques, dans la section d’Économie politique, par Pellegrino Rossi [1787-1848], professeur d’économie politique au collège de France, élu le 17 décembre 1836.

 

Creuzé-Latouche, Jacques Antoine [1749-1800].

Né le 18 septembre 1749, à Châtellerault ; mort le 23 octobre 1800, à Vaux [Vienne].

Nommé membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, par arrêté du Directoire exécutif du 29 brumaire an IV [20 novembre 1795], dans la section d’économie politique. Il occupe le fauteuil 2.

Creuzé-Latouche est élu président de la deuxième classe pour les six derniers mois de 1797.

Après sa mort, le 23 octobre 1800, Creuzé-Latouche est remplacé au fauteuil 2 par Charles François Le Brun [1739-1824], élu le 25 janvier 1801.

Le Brun est élu président de la deuxième classe pour les six premiers mois de 1801.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Le Brun est nommé membre de la troisième classe : Classe d’Histoire et de littérature ancienne. Il occupe le fauteuil 2.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts. Le Brun est nommé membre ordinaire de l’Académie des inscriptions et belles-lettres. Il occupe le fauteuil 15.

Après sa mort, le 16 juin 1824, Le Brun est remplacé à l’Académie des inscriptions et belles-lettres par Jean-François Champollion le jeune [1791-1832] élu le 7 mai 1830.

 

Dupont, de Nemours. Pierre Samuel Dupont, dit [1739-1817].

Né le 14 décembre 1739, à Paris ; mort le 6 août 1817, à Éleuthérian-Mills [Etats-Unis].

Élu, le 17 frimaire an IV [8 décembre 1795] membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section d’économie politique. Il occupe le fauteuil 3.

Dupont de Nemours est élu président de la deuxième classe pour les six derniers mois de 1798.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Dupont est nommé membre de la troisième classe : Classe d’Histoire et de littérature ancienne. Il occupe le fauteuil 7.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts. Dupont de Nemours est nommé membre ordinaire de l’Académie des inscriptions et belles-lettres. Il occupe le fauteuil 8.

Après sa mort, le 6 août 1817, Dupont de Nemours est remplacé par Antoine Mongez [1747-1835], élu à nouveau, après son exclusion du 23 mars 1816, le 29 mai 1818.

 

Lacuée, Jean Gérard [1753-1841].

Né le 3 octobre 1753, à Saint Just, près d’Agen [Guyenne, aujourd’hui département du Lot et Garonne] ; mort le 14 juin 1841, à Paris.

Élu, le 17 frimaire an IV [8 décembre 1795] membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section d’économie politique. Il occupe le fauteuil 4.

Lacuée est élu président de la deuxième classe pour les six premiers mois de 1800.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Lacuée est nommé membre de la deuxième classe : Classe de la Langue et de la littérature françaises.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts. Lacuée est nommé membre de l’Académie française, au fauteuil 18, en remplacement d’Étienne Charles de Loménie de Brienne [1727-1794], décédé le 19 février 1794.

Après la Révolution de 1830, Louis-Philippe rétablit l’Académie des sciences morales et politiques, par l’ordonnance du 26 octobre 1832. Lacuée y est nommé à l’article 4, au titre de ceux qui faisaient partie de l’Académie au moment de sa suppression : Dacier, Daunou, Garat, Lacuée, Merlin, Pastoret, Reinhard, Roederer, Sieyès, Talleyrand. La liste des membres nommés par l’ordonnance comprend également les correspondants de cette classe, qui depuis sont devenus membres de l’Institut : Destutt de Tracy, Gérando.

Lacuée de Cessac est nommé dans la section de Morale [fauteuil 3].

Après sa mort, le 1er juin 1841, Jean Gérard Lacuée, comte de Cessac, est remplacé, à l’Académie française par Alexis de Tocqueville [1805-1859], élu le 23 décembre 1841.

Après sa mort, le 1er juin 1841, Jean Gérard Lacuée, comte de Cessac, est remplacé, à l’Académie des sciences morales et politiques, dans la section de Morale, par Gustave de Beaumont [1802-1866], député de la Sarthe, élu le 31 décembre 1841.

 

Talleyrand-Périgord, Charles Maurice, prince de [1754-1838].

Né le 2 février 1754, à Paris ; mort le 17 mai 1838, à Paris.

Élu, le 23 frimaire an IV [14 décembre 1795] membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section d’Économie politique. Il occupe le fauteuil 5.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Talleyrand est nommé membre de la troisième classe : Classe d’Histoire et de littérature ancienne. Il occupe le fauteuil 11.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts. Talleyrand est nommé membre ordinaire de l’Académie des inscriptions et belles-lettres. Il occupe le fauteuil 11.

Après la Révolution de 1830, Louis-Philippe rétablit l’Académie des sciences morales et politiques, par l’ordonnance du 26 octobre 1832. Talleyrand y est nommé à l’article 4, au titre de ceux qui faisaient partie de l’Académie au moment de sa suppression : Dacier, Daunou, Garat, Lacuée, Merlin, Pastoret, Reinhard, Roederer, Sieyès, Talleyrand. La liste des membres nommés par l’ordonnance comprend également les correspondants de cette classe, qui depuis sont devenus membres de l’Institut : Destutt de Tracy, Gérando.

Talleyrand est nommé dans la section d’Économie politique [fauteuil 2].

Après sa mort, le 17 mai 1838, Talleyrand est remplacé, à l’Académie des Inscriptions et belles-lettres par Joseph Héliodore Sagesse Vertu Garcin de Tassy [1794-1878] élu le 3 août 1838.

Après sa mort, le 17 mai 1838, Talleyrand est remplacé, à l’Académie des sciences morales et politiques dans la section d’Économie politique, par Hippolyte Passy [1793-1880], ancien ministre des Travaux publics et du commerce, élu le 7 juillet 1838.

 

Roederer, Pierre Louis [1754-1835].

Né le 15 février 1754, à Metz [Moselle] ; mort le 18 décembre 1835, à Paris.

Élu, le 23 frimaire an IV [14 décembre 1795] membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section d’économie politique. Il occupe le fauteuil 6.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Pierre Louis Roederer est nommé membre de la deuxième classe : Classe de la Langue et de la littérature françaises.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, académie des Beaux-arts... Mais en même temps, à la suite de la loi du 12 janvier 1816 dite de « clémence royale » qui condamne à la proscription les régicides, procède à un certain nombre d’exclusions, à l’égard de membres ayant voté la mort de Louis XVI. Pierre Louis Roederer est exclu de l’Institut, ainsi que Jean Jacques Régis Cambacérès, Joseph Garat, Henri  Grégoire, Joseph Lakanal, Joachim Le Breton, Philippe Antoine Merlin, Emmanuel Joseph Sieyès.

Après la Révolution de 1830, Louis-Philippe rétablit l’Académie des sciences morales et politiques, par l’ordonnance du 26 octobre 1832. Pierre Louis Roederer y est nommé à l’article 4, au titre de ceux qui faisaient partie de l’Académie au moment de sa suppression : Dacier, Daunou, Garat, Lacuée, Merlin, Pastoret, Reinhard, Roederer, Sieyès, Talleyrand. La liste des membres nommés par l’ordonnance comprend également les correspondants de cette classe, qui depuis sont devenus membres de l’Institut : Destutt de Tracy, Gérando.

Pierre Louis Roederer le 18 décembre 1835, est nommé dans la section de Morale [fauteuil 4].

Après sa mort, le 18 décembre 1835, Pierre Louis Roederer le 18 décembre 1835, est remplacé à l’Académie des sciences morales et politiques, dans la section de Morale, par Charles Lucas [1803-1889], Inspecteur général des prisons, élu le 19 mars 1836.

 

SECTION 5. HISTOIRE.

Levesque, Pierre Charles [1736-1812].

Né le 28 mars 1736, à Paris ; mort le 12 mars 1812, à Paris.

Membre associé de l’Académie royale des Inscriptions et belles-lettres, le 24 mars 1789.

Nommé membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section d’histoire, par arrêté du Directoire exécutif du 29 brumaire an IV [20 novembre 1795]. Il occupe le fauteuil 1.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Lévesque est nommé membre de la troisième classe : Classe d’Histoire et de littérature ancienne. Il occupe le fauteuil 6.

Vice-président de la troisième classe en 1807. Président en 1808.

Après sa mort, le 12 mars 1812, Pierre Charles Lévesque est remplacé par Joseph Éléazar Dominique Bernardi [1751-1824], élu le 3 avril 1812.

 

Delisle de Sales, Jean Baptiste Claude Izouard, dit [1741-1816].

Né le 29 avril 1741, à Lyon ; mort le 22 septembre 1816, à Paris.

L’annuaire édité par l’Institut de France, et intitulé l’Académie des Inscriptions et belles-lettres [Paris. Auguste Picard 1924] indique : né le 28 mars 1736, à Paris.

Nommé membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section d’histoire, par arrêté du Directoire exécutif du 29 brumaire an IV [20 novembre 1795]. Il occupe le fauteuil 2.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Delisle est nommé membre de la troisième classe : Classe d’Histoire et de littérature ancienne. Il occupe le fauteuil 13.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts. Delisle est nommé membre ordinaire de l’Académie des inscriptions et belles-lettres. Il occupe le fauteuil 7.

Après sa mort, le 22 septembre 1816, Delisle de Sales est remplacé à l’Académie des inscriptions et belles-lettres par François Just Marie Raynouard [1761-1836], élu le 25 octobre 1816.

 

Raynal, Guillaume Thomas [1713-1796].

Né le 12 avril 1713, à Lapanouse [Aveyron] ; mort le 6 mars 1796, à Paris.

Élu, le 17 frimaire an IV [8 décembre 1795] membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section d’histoire. Il occupe le fauteuil 3.

Démissionnaire le 18 janvier 1796.

À la suite de sa démission, et après son décès, le 6 mars 1796, est remplacé par Mathurin Antoine Bouchaud [1719-1804], ancien Associé de l’Académie royale des Inscriptions et belles-lettres, élu le 23 juillet 1797.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Bouchaud est nommé membre de la troisième classe : Classe d’Histoire et de littérature ancienne. Il occupe le fauteuil 5.

 

Anquetil, Louis Pierre [1723-1806].

Né le 22 février 1723, à Paris ; mort le 6 septembre 1806, à Paris.

Élu, le 17 frimaire an IV [8 décembre 1795] membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section d’histoire. Il occupe le fauteuil 4.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Anquetil est nommé membre de la troisième classe : Classe d’Histoire et de littérature ancienne. Il occupe le fauteuil 4.

Après sa mort, le 6 septembre 1806, Anquetil est remplacé par Jean Denis Barbié, dit Barbié du Bocage [1760-1825], élu membre de la troisième classe le 7 novembre 1806.

 

Dacier, Joseph [1742-1833].

Né le 1er avril 1742, à Valognes [Normandie] ; mort le 4 février 1833, à Paris.

Nommé associé de l’Académie royale des Inscriptions et belles-lettres, le 14 juin 1772.

Secrétaire perpétuel de l’Académie royale des Inscriptions et belles-lettres le 6 décembre 1782.

Membre pensionnaire de l’Académie royale des Inscriptions et belles-lettres le 31 juillet 1792.

Élu, le 23 frimaire an IV [14 décembre 1795] membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section d’Histoire. Il occupe le fauteuil 5.

Président de la deuxième classe pour les six premiers mois de 1802.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Dacier est nommé membre de la troisième classe : Classe d’Histoire et de littérature ancienne. Il occupe le fauteuil 1.

Secrétaire perpétuel de la troisième classe, le 15 pluviôse an XI [4 février 1803].

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts. Dacier est nommé membre ordinaire de l’Académie des inscriptions et belles-lettres et secrétaire perpétuel de ladite académie. Il occupe le fauteuil 1.

Est élu le 27 juin 1822, membre de l’Académie française, au fauteuil 16, en remplacement d’Armand du Plessis, duc de Richelieu [1766-1822], décédé le 17 mai 1822.

Après la Révolution de 1830, Louis-Philippe rétablit l’Académie des sciences morales et politiques, par l’ordonnance du 26 octobre 1832. Joseph Dacier y est nommé à l’article 4, au titre de ceux qui faisaient partie de l’Académie au moment de sa suppression : Dacier, Daunou, Garat, Lacuée, Merlin, Pastoret, Reinhard, Roederer, Sieyès, Talleyrand. La liste des membres nommés par l’ordonnance comprend également les correspondants de cette classe, qui depuis sont devenus membres de l’Institut : Destutt de Tracy, Gérando.

 Joseph Dacier  est nommé dans la section de Morale [fauteuil 1].

Après sa mort, le 4 février 1833, Joseph Dacier est remplacé à l’Académie française par Pierre François Tissot [1768-1854], élu le 7 mars 1833.

Après sa mort, le 4 février 1833, Joseph Dacier est remplacé à l’Académie des Inscriptions et belles-lettres, par François Guizot [1787-1874], élu le 12 avril 1833.

Après sa mort, le 4 février 1833, Joseph Dacier est remplacé à l’Académie des sciences morales et politiques, dans la section de Morale, par Théodore Jouffroy [1796-1842], professeur de philosophie grecque et latine au Collège de France, élu le 6 avril 1833.

 

Gaillard, Gabriel Henri (1726-1806].

Né le 26 mars 1726, à Ostel [Picardie, aujourd’hui département de l’Aisne] : mort le 13 février 1806, à Saint-Firmin [Oise].

Membre de l’Académie royale des Inscriptions et belles-lettres, en 1761, puis membre pensionnaire, en 1780.

Élu, le 7 février 1771, membre de l’Académie française, au fauteuil 22, en remplacement de l’abbé Pierre Joseph Alary [1689-1770], décédé le 15 décembre 1770.

Élu, le 23 frimaire an IV [14 décembre 1795] membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section d’histoire. Il occupe le fauteuil 6.

Est nommé membre non-résidant de la seconde classe en 1796. Sa place de membre résidant est libéré pour une élection. Il est remplacé, comme membre résidant, au fauteuil 6, par Pierre Jean Baptiste Le Grand d’Aussy [1737-1800], élu le 24 mai 1798.

Pierre Jean Baptiste Le Grand d’Aussy, mort le 6 décembre 1800, est remplacé par Dom Germain Poirier [1724-1803], ancien associé libre de l’Académie royale des Inscriptions et belles-lettres, élu le 24 février 1801 dans la deuxième classe [Sciences morales et politiques], section d’Histoire.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Germain Poirier est nommé membre de la troisième classe : Classe d’Histoire et de littérature ancienne. Il occupe le fauteuil 40.

Après sa mort, le 3 février 1803, Germain Poirier est remplacé par Joseph Bonaparte [1768-1844], élu le 15 avril 1803. Joseph Bonaparte sera exclu par l’ordonnance royale du 23 mars 1816.

 

SECTION 6. GÉOGRAPHIE.

Buache, Jean Nicolas [1741-1825].

Né le 15 février 1741, à La Neuville au Pont [Marne] ; mort le 21 novembre 1825, à Paris.

Nommé membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de géographie, par arrêté du Directoire exécutif du 29 brumaire an IV [20 novembre 1795]. Il occupe le fauteuil 1.

Buache est élu président de la deuxième classe pour les six derniers mois de 1799.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Buache est nommé membre de la première classe : Classe des Sciences physiques et mathématiques.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts. Buache est nommé membre de l’Académie des sciences, section de Géographie et navigation.

 

Mentelle, Edme [1730-1815].

Né le 11 octobre 1730, à Paris ; mort le 28 décembre 1815, à Paris.

Nommé membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de géographie, par arrêté du Directoire exécutif du 29 brumaire an IV [20 novembre 1795]. Il occupe le fauteuil 2.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Mentelle est nommé membre de la première classe : Classe des Sciences physiques et mathématiques.

 

Reinhard, Carl Friedrich comte [1761-1837].

Né le 2 octobre 1761, à Schorndorf [Wurtemberg] ; mort le 25 décembre 1837, à Paris.

Élu, le 17 frimaire an IV [8 décembre 1795] membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de géographie. Il occupe le fauteuil 3

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Reinhard est nommé membre de la troisième classe : Classe d’Histoire et de littérature ancienne. Il occupe le fauteuil 10.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts. Reinhard est nommé membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres. Il occupe le fauteuil 9.

Après la Révolution de 1830, Louis-Philippe rétablit l’Académie des sciences morales et politiques, par l’ordonnance du 26 octobre 1832. Reinhard y est nommé à l’article 4, au titre de ceux qui faisaient partie de l’Académie au moment de sa suppression : Dacier, Daunou, Garat, Lacuée, Merlin, Pastoret, Reinhard, Roederer, Sieyès, Talleyrand. La liste des membres nommés par l’ordonnance comprend également les correspondants de cette classe, qui depuis sont devenus membres de l’Institut : Destutt de Tracy, Gérando.

Carl Friedrich comte Reinhard est nommé dans la section d’Histoire générale et philosophique [fauteuil 2].

Après sa mort, le 25 décembre 1837, Carl Friedrich comte Reinhard est remplacé à l’Académie des inscriptions et belles-lettres par Philippe Le Bas [1794-1860], élu le 9 février 1838.

Après sa mort, le 25 décembre 1837, Carl Friedrich comte Reinhard est remplacé à l’Académie des sciences morales et politiques dans la section d’Histoire générale et philosophique par l’historien Jules Michelet [1798-1874], professeur d’histoire et de morale au Collège de France, élu le 24 mars 1838.

 

Fleurieu, Charles Pierre Claret de [1738-1810].

Né le 2 juillet 1738, à Lyon ; mort le 18 août 1810, à Paris.

Élu, le 17 frimaire an IV [8 décembre 1795] membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de géographie. Il occupe le fauteuil 4.

Fleurieu est élu président de la deuxième classe pour les six derniers mois de 1796.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Fleurieu est nommé membre de la première classe : Classe des Sciences physiques et mathématiques, section de Géographie et navigation.

 

Gossellin, Paschal Joseph François [1751-1830].

Son nom est parfois orthographié Gosselin.

Né le 6 décembre 1751, à Lille [Flandres, aujourd’hui département du Nord]  ; mort le 7 février 1830, à Paris.

Nommé associé de l’Académie  royale des Inscriptions et belles-lettres, le 29 mars 1791.

Élu, le 23 frimaire an IV [14 décembre 1795] membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de géographie. Il occupe le fauteuil 5.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Gossellin est nommé membre de la troisième classe : Classe d’Histoire et de littérature ancienne. Il occupe le fauteuil 12.

Vice-président de la troisième classe en 1806. Président en 1807.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts. Gossellin est nommé membre ordinaire de l’Académie des inscriptions et belles-lettres. Il occupe le fauteuil 5.

Après sa mort, le 7 février 1830, Gossellin est remplacé par Joseph Basile Bernard Van Praet [1754-1837], élu le 19 mars 1830.

Bougainville, Louis Antoine de [1729-1810].

Né le 12 novembre 1729, à Paris ; mort le 18 août 1810, à Paris.

Élu, le 23 frimaire an IV [14 décembre 1795] membre résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de géographie. Il occupe le fauteuil 6.

Bougainville est élu président de la deuxième classe pour les six premiers mois de 1799.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Bougainville est nommé membre de la première classe : Classe des Sciences physiques et mathématiques, section de Géographie et navigation.

 

 
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