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L’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, en 1816. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Au lendemain de la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816, signée par Louis XVIII et contresignée par Vincent Marie Viénot Vaublanc [1756-1845], ministre de l’Intérieur dans le premier ministère Richelieu [26 septembre 1815-29 décembre 1818], désigne les membres de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres reconstituée.
LA LISTE DES TRENTE-SEPT NOMS.
L’ordonnance fournit seulement cette liste de trente-sept noms, sans autre indication : Dacier, secrétaire perpétuel ; Choiseul-Gouffier ; Pastoret ; Silvestre de Sacy ; Gossellin ; Daunou ; De Sales ; Dupont de Nemours ; Reinhard ; Ginguéné ; Prince de Talleyrand ; Garran de Coulon ; Langlès ; Pougens ; le duc de Plaisance ; Quatremère de Quincy ; Chevalier Visconti ; Comte Boissy d’Anglas ; Millin ; Gérando ; Dom Brial ; Petit-Radel ; Barbié du Bocage ; Lanjuinais ; Caussin ; Gail ; Clavier ; Amaury-Duval ; Bernardi ; Boissonnade ; Laborde [1773-1842] ; Walckenaer ; Vanderbourg ; Étienne Quatremère ; Raoul Rochette ; Letronne ; Mollevaut.
La liste des membres est fournie dans l’ordre que nous reproduisons exactement, en respectant l’orthographe des noms tels qu’ils apparaissent dans l’ordonnance.

STRUCTURE D’UNE NOTICE.
Nous fournissons pour chacun des noms cités, une brève notice :

A. Prénoms complets et nom ; année de naissance, année de décès ; fonction au plus près de la date de l’ordonnance de 1816.

B. Dates précises et lieux de naissance et de décès. En fournissant le nom de la province en usage au moment de la naissance.

C. Dates et lieux des nominations ou élections académiques successives jusqu’au 21 mars 1816.
Lorsque le nom cité a fait partie d’une section d’une Classe de l’Institut national, liste des membres nommés et élus de la section.

D. Indication du fauteuil occupé dans la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe].

E. Indication du fauteuil occupé à l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée.

F. Autres élections académiques après 1816 et auprès d’autres Compagnies : Académie française ; Académie des Beaux-Arts ; Académie des Sciences morales et politiques. Avec l’indication de la date précise de l’élection, du fauteuil, de la personnalité remplacée, de sa fonction.

G. Indication si besoin est de l’année des vice-présidence et présidence ; ou encore secrétariat perpétuel.

H. Rappel de la date et lieu du décès. Indication de la personnalité qui remplace, dans telle ou telle compagnie, avec dates de l’année de naissance et de décès, fonction à la date du remplacement, date précise de l’élection.

Pour plus de clarté typographique, les paragraphes sont numérotés et espacés.

ORDRE DE NOMINATION.
Beaucoup des trente-sept membres cités faisaient déjà partie de la troisième Classe de l’Institut, Classe d’Histoire et de Littérature ancienne, dans sa configuration de 1803.
Quelques uns, faisant partie de l’ancienne Académie des Inscriptions sont nommés à nouveau membres de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée.

Les cinq premiers noms [Dacier, Choiseul-Gouffier, Pastoret, Silvestre de Sacy, Gossellin] sont ceux des membres de l’ancienne Académie royale des Inscriptions et belles-lettres, classés dans l’ordre de leur élection :  Dacier en 1772 ; Choiseul-Gouffier en 1780 ; Pastoret en 1785 ; Silvestre de Sacy en 1785 ; Gossellin en 1791.
Les huit noms suivants [Daunou ; de Sales ; Dupont de Nemours ; Reinhard; Ginguéné ; Talleyrand ; Garran-Coulon; Langlès]  sont ceux des membres d’abord nommés, puis élus, fin 1795, sous le Directoire, à l’Institut national.
Les noms suivant [Pougens ; Le Brun, duc de Plaisance ; Quatremère de Quincy] sont ceux  de membres élus à l’Institut national, en remplacement d’un membre décédé.
Viennent ensuite les noms des personnalités nommées directement en 1803 [chevalier Visconti] et élus après 1803, dans l’ordre chronologique de l’élection : François Antoine Boissy d’Anglas, élu le 3 août 1804 ; Aubin Louis Millin de Grandmaison, élu le  23 novembre 1804 ; Joseph Marie Gérando, élu le 5 avril 1805 ; Dom Brial, élu le 17 mai 1805 ; etc.
Le dernier nom cité est celui d’un ancien correspondant de la Classe d’Histoire et Littérature ancienne [Mollevaut].

EXCLUSIONS DU 23 MARS 1816.
Le 23 mars 1816, une ordonnance d’exclusion est prise à l’encontre de cinq membres de la Classe d’Histoire et Littérature ancienne : Joseph Bonaparte ; Joseph Lakanal ; Joachim Le Breton ; Henri Grégoire ; Antoine Mongez.
Pour remplir la vacance de ces cinq sièges :
1.Le Roi nomme Antoine Jean Letronne [au siège 36, occupé par Antoine Mongez] et Charles Louis Mollevaut [au siège 37, occupé par l’abbé Henri Grégoire].
2.La Compagnie élit Abel Rémusat [au siège 38, occupé par Joseph Lakanal] ; Antoine Léonard de Chézy [au siège 39, occupé par Joachim Le Breton] ; Toussaint Bernard Émeric-David [au siège 40, occupé par Joseph Bonaparte].

TROIS FAUTEUILS RESTENT À POURVOIR.
Dans l’Ordonnance royale du 21 mars 1816, concernant l’Académie des Inscriptions et belles lettres, trente sept personnalités sont citées.
Trois sièges restent donc à pourvoir, qui concernent des fauteuils rendus vacants, par l’exclusion de leurs titulaires : Lakanal ; Le Breton ; Joseph Bonaparte. Les sièges seront pourvus par élection.

Il s’agit du fauteuil 38, qui était occupé par Joseph Lakanal [1762-1845], ancien Inspecteur général des Poids et Mesures, exclu par l’ordonnance royale du 23 mars 1816. Son fauteuil sera occupé par [Pierre Jean] Abel Rémusat [1788-1832], professeur de Langue et Littérature chinoises au collège de France, élu le 5 avril 1816.

Du fauteuil 39, qui était occupé par Joachim Le Breton [1760-1819], ancien membre du Conseil des Anciens, et secrétaire perpétuel de la Classe des Beaux-Arts, exclu par l’ordonnance royale du 23 mars 1816. Son fauteuil sera occupé par Antoine Léonard de Chézy [1773-1832] Professeur de Langues et littérature sanscrites au collège de France,  élu le 12 avril 1816.

Et du fauteuil 40, qui était occupé par Joseph Bonaparte [1768-1844] ancien Lieutenant général de l’Empire, exclu par l’ordonnance royale du 23 mars 1816. Son fauteuil sera occupé par Toussaint Bernard Émeric-David [1755-1839], homme politique et historien de l’art, élu le 12 avril 1816.

NOTICE DES MEMBRES NOMMÉS DANS L’ORDONNANCE ROYALE.

1.DACIER, SECRÉTAIRE PERPÉTUEL.
Joseph Dacier [1742-1833]. Conservateur des Manuscrits à la Bibliothèque nationale.
Né le 1er avril 1742, à Valognes [Normandie, aujourd’hui département de la Manche] ; mort le 4 février 1833, à Paris.

1.Nommé, le 14 juin 1772, associé de l’Académie royale des Inscriptions et belles-lettres. Secrétaire perpétuel, le 6 décembre 1782. Pensionnaire, le 31 juillet 1792.

2.Au moment de la création de l’Institut sous le Directoire, Joseph Dacier est élu, le 14 décembre 1795 [23 frimaire an IV] membre résidant de la Classe des Sciences morales et politiques [deuxième classe], section d’Histoire. Il occupe le fauteuil 5.
Cette section est composée de membres nommés : Pierre Charles Levesque [1736-1812] ; Delisle de Sales [1741-1816]; et de membres élus : Guillaume Thomas Raynal [1713-1796] ; Louis Pierre Anquetil [1723-1808] ; Joseph Dacier [1742-1833] ; Gabriel Henri Gaillard [1726-1806], qui devient associé non-résidant.

3.Président de la deuxième classe pour le deuxième semestre de l’an X.

4. La Classe des Sciences morales et politiques ayant été supprimée le 23 janvier 1803 [le 3 pluviôse an XI], un arrêté consulaire du 28 janvier 1803 [8 pluviôse an XI] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes, Dacier est nommé membre de la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe]. Il occupe le fauteuil 1.

5. Élu, le 4 février 1803 [15 pluviôse an XI], secrétaire perpétuel de la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne.

6.Au moment de la seconde Restauration, est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 1.

7.Est en même temps nommé secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres.

6.Joseph Dacier, Conservateur des manuscrits de la Bibliothèque nationale, est élu, le 27 juin 1822, membre de l’Académie française, au fauteuil 16, en remplacement de Armand du Plessis, duc de Richelieu [1766-1822], décédé le 17 mai 1822.

7.Après la Révolution de 1830, Louis-Philippe rétablit l’Académie des Sciences morales et politiques, par l’ordonnance du 26 octobre 1832, contresignée par François Guizot [1787-1874], ministre secrétaire d’État au département de l’Instruction publique.
Dacier y est nommé au titre de ceux qui faisaient partie de l’Académie au moment de sa suppression : Dacier [1742-1833], Daunou [1761-1840], Garat [1749-1833], Lacuée [1753-1841], Merlin [1754-1838], Pastoret [1755-1840], Reinhard [1761-1837], Roederer [1754-1835], Sieyès [1748-1836], Talleyrand [1754-1838]. La liste des membres nommés par l’ordonnance comprend également les correspondants de cette classe, qui depuis sont devenus membres de l’Institut : Destutt de Tracy [1754-1836], Gérando [1772-1842].
Dacier est nommé dans la section de Morale [fauteuil 1]. Cette section est composée de membres nommés : Joseph Dacier [1742-1833], Dominique Joseph Garat [1749-1833] ; et de membres élus : Jean Gérard Lacuée [1753-1841], Pierre Louis Roederer [1754-1835], Charles Dunoyer [1786-1862], Joseph Droz [1773-1850].

Après sa mort, le 4 février 1833 à Paris, Joseph Dacier est remplacé, à l’Académie française, par Pierre François Tissot [1768-1854], professeur de Poésie au collège de France, élu le 7 mars 1833.

Joseph Dacier est remplacé, à l’Académie des Inscriptions et belles-lettres par François Guizot [1787-1874], ministre de l’Instruction publique, élu membre ordinaire le 12 avril 1833.

Est remplacé comme Secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres par Antoine Isaac Silvestre de Sacy [1758-1838], Conservateur des manuscrits orientaux de la Bibliothèque royale, élu secrétaire perpétuel le 1er mars 1833.

Et remplacé à l’Académie des Sciences morales et politiques, par Théodore  Jouffroy [1796-1842], professeur de Philosophie grecque et latine au collège de France, élu le 6 avril 1833.
 
2. CHOISEUL-GOUFFIER.
Marie Gabriel Florent Auguste de Choiseul-Gouffier [1752-1817], ancien Ministre d’État.
Né le 27 septembre 1752, à Paris ; mort le 22 juin 1817, à Aix-la-Chapelle [Prusse rhénane].

1.Nommé, le 11 janvier 1780, associé de l’Académie royale des Inscriptions et belles-lettres.

2. Élu, le 11 décembre 1783, membre de l’Académie française, au fauteuil 25, en remplacement du mathématicien et philosophe d’Alembert [1717-1783], décédé le 29 octobre 1783.

3. Au moment de la réorganisation de l’Institut de France en 1803, qui supprime la classe des Sciences morales et politiques, et répartit les membres en quatre classes, Choiseul-Gouffier, qui ne faisait pas partie de l’Institut au moment de sa création sous le Directoire en 1795, est nommé par l’arrêté consulaire du 28 janvier 1803 [8 pluviôse an XI], membre de la classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe]. Il occupe le fauteuil 40.

4.Vice-président de la classe d’Histoire et de Littérature ancienne en 1815, président en 1816.

5.Au moment de la seconde Restauration, est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 2.

6. Choiseul-Gouffier est en même temps nommé, par la même ordonnance, membre de l’Académie française, fauteuil 25, où il reprend son fauteuil qui avait été occupé successivement  par Jean Étienne Marie Portalis [1746-1807], Pierre  Laujon [1727-1811], et Charles Guillaume Étienne [1777-1845].
L’auteur dramatique Charles Guillaume Étienne [1777-1845] élu membre de l’Institut, le 22 août 1811, dans la classe de la Langue et de la Littérature françaises, étant exclu par l’ordonnance du 21 mars 1816, Choiseul-Gouffier occupe son fauteuil.

7. Et élu, le 10 avril 1816, membre libre de l’Académie des Beaux-Arts. Il occupe la place 7 [place créée].
En 1816, les dix membres libres de l’Académie des Beaux-Arts sont les suivants : Vincent Marie Viénot [1756-1845] ; Pierre Blacas d’Aulps [1771-1839] ; Joseph Hyacinthe François de Paule Rigaud [1740-1817] ; Pradel [1779-1857] ; Antoine Laurent Castellan [1772-1838] ; Turpin-Crissé [1782-1859] ; Marie Gabriel Florent Auguste de Choiseul-Gouffier [1752-1817] ; Étienne Gois [1731-1823] ; Louis Nicolas Philippe Auguste de Forbin [1777-1841] ; Alexandre Lamote-Barace [1781-1840].

Après sa mort, le 22 juin 1817 à Aix-la-Chapelle, Choiseul-Gouffier est remplacé à l’Académie française par Jean Louis Laya [1761-1833], professeur titulaire de la chaire d’Histoire littéraire et poésie française à la Faculté des lettres de Paris, élu, le 7 août 1817.

Choiseul-Gouffier est remplacé à l’Académie des Inscriptions par [André Urbain] Maxime de Choiseul-Daillecourt [1782-1854], Préfet, élu le 29 août 1817. Maxime de Choiseul-Daillecourt est déjà, depuis le 19 novembre 1813, correspondant de l’Institut, dans la Classe d’Histoire et de littérature ancienne.

Choiseul-Gouffier est remplacé, comme membre libre, à l’Académie des Beaux-Arts par Gaspard de Chabrol de Volvic [1773-1843], Préfet de la Seine et député, élu le 30 août 1817.

3. PASTORET.
Claude] Emmanuel [Joseph Pierre], marquis de Pastoret [1755-1840]. Professeur du Droit de la nature et des gens au collège de France.
Né le 24 décembre 1755, à Marseille [Provence, aujourd’hui département des Bouches-du-Rhône] ; mort le 28 septembre 1840, à Paris.

1.Nommé associé de l’Académie royale des Inscriptions et belles-lettres, le 13 décembre 1785.

2. Au moment de la création de l’Institut sous le Directoire, Pastoret est élu, le 8 décembre 1795 [17 frimaire an IV] membre résidant de la Classe  de Sciences morales et politiques [deuxième classe] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de Sciences sociales et législation.
Cette section est composée de membres nommés : Pierre Claude François Daunou [1761-1840] ; Jean Jacques Régis de Cambacérès ; et de membres élus Philippe Antoine Merlin de Douai [1754-1838] ; Emmanuel Joseph Pierre Pastoret [1755-1840] ; Jean Philippe Garran-Coulon [1749-1816] ; Pierre Charles Louis Baudin [1748-1799].

3.Pastoret est élu président de la deuxième classe pour les six premiers mois de 1797.

4.Exclu de l’Institut, en exécution de la loi de déportation du 19 fructidor an V [5 septembre 1797] touchant une soixantaine de personnes proches des royalistes. Il est exilé de France de 1797 à 1799.
Après son exclusion, le 5 septembre 1797, est remplacé au fauteuil 4 par Jean François Champagne [1751-1813] proviseur du lycée Louis-le-Grand.

5. Au moment de la réorganisation de l’Institut de France en 1803, qui supprime la classe des Sciences morales et politiques, et répartit les membres en quatre classes, Pastoret est nommé, le 28 janvier 1803 [8 pluviôse an XI] membre de la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe]. Il occupe le fauteuil 38.

6.Est vice-président de la troisième classe en 1805, président en 1806 ; à nouveau vice-président en 1811, président en 1812. 

7. Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 nomme Pastoret membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée. Il occupe le fauteuil 3.

8.Président de l’Académie des Inscriptions en 1817 ; vice-président en 1822, président en 1823.

9. Est élu, le 8 juin 1820, membre de l’Académie française, au fauteuil 24, en remplacement du comte Volney [1757-1820], décédé le 26 avril 1820.

10. Après la Révolution de 1830, Louis-Philippe rétablit l’Académie des sciences morales et politiques, par l’ordonnance du 26 octobre 1832, contresignée par François Guizot [1787-1874], ministre secrétaire d’État au département de l’Instruction publique.
Pastoret y est nommé au titre de ceux qui faisaient partie de l’Académie au moment de sa suppression : Dacier [1742-1833], Daunou [1761-1840], Garat [1749-1833], Lacuée [1753-1841], Merlin [1754-1838], Pastoret [1755-1840], Reinhard [1761-1837], Roederer [1754-1835], Sieyès [1748-1836], Talleyrand [1754-1838]. La liste des membres nommés par l’ordonnance comprend également les correspondants de cette classe, qui depuis sont devenus membres de l’Institut : Destutt de Tracy [1754-1836], Gérando [1772-1842].
Pastoret est nommé dans la section d’Histoire générale et philosophique [fauteuil 1]. Cette section est composée de membres nommés :  Claude Emmanuel Joseph Pierre Pastoret [1755-1840], Carl Friedrich Reinhard [1761-1837] ; et de membres élus :  Joseph Naudet [1786-1878], Louis Pierre Édouard Bignon [1771-1841], François Guizot [1787-1874], François Mignet [1796-1884].
Après sa mort, le 28 septembre 1840 à Paris, Emmanuel de Pastoret est remplacé à l’Académie française par le comte de Sainte-Aulaire [1778-1854], ambassadeur, élu le 7 janvier 1841.

Après sa mort, Emmanuel de Pastoret est remplacé à l’Académie des Inscriptions et belles-lettres par Joseph Noël Wailly, dit Natalis de Wailly [1805-1886], Chef de la section administrative aux Archives du Royaume, élu le 14 mai 1841.

Après sa mort, Emmanuel de Pastoret est remplacé à l’Académie des sciences morales et politiques, dans la section d’Histoire générale et philosophique [fauteuil 1] par Adolphe Thiers [1797-1877], ministre du Commerce et des Travaux publics, élu le 20 juin 1833.

4. SILVESTRE DE SACY.
Antoine Isaac Silvestre de Sacy [1758-1838]. Professeur de Persan au collège de France.
Né le 20 septembre 1758, à Paris ; mort le 21 février 1838, à Paris.

1.Nommé, le 15 janvier 1785, associé libre de l’Académie royale des Inscriptions et belles-lettres.

2. Démissionnaire, le 29 février 1792, et nommé associé ordinaire le 12 mars 1792.

3. Élu, le 12 décembre 1795 [21 frimaire an IV], membre résidant de l’Institut national, dans la Classe de Littérature et Beaux-Arts [troisième classe], section des Langues anciennes.
Cette section se compose de membres nommés :  Jean Dusaulx [1728-1799] ; Paul Jérémie Bitaubé [1732-1808] ; et de membres élus : Silvestre de Sacy [1758-1838] ; François Jean Gabriel Laporte-Dutheil [1742-1815] ; Louis Mathieu Langlès [1763-1824] ; Nicolas Joseph Selis [1737-1802].
Démissionnaire, pour non résidence.

4.Nommé, par l’arrêté consulaire du 28 janvier 1803 [8 pluviôse an XI], membre de la classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe]. Il occupe le fauteuil 36.

5.Président de la troisième classe en l’an XII.
Vice-président en 1809, président en 1810.

6. Au moment de la seconde Restauration, est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 4.

7.Président de l’Académie en 1818. Président en 1819.
Vice-président en 1821, président en 1822.
Vice-président en 1830. Président en 1831.

8. Élu, le 1er mars 1833, secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres, en remplacement de Joseph Dacier [1742-1833], décédé le 4 février 1833.

Après sa mort, le 21 février 1838 à Paris, Silvestre de Sacy est remplacé comme membre ordinaire par Charles Magnin [1793-1862], Conservateur des Imprimés à la Bibliothèque royale,  élu le 30 novembre 1838.

Est remplacé comme secrétaire perpétuel par Pierre Claude François Daunou [1761-1840], Garde général des Archives de France, élu le 16 mars 1838.

5. GOSSELLIN.
Paschal François Joseph Gossellin [1751-1830]. [orthographié aussi Gosselin]. Conservateur du Département des médailles de la Bibliothèque nationale.
Né le 6 décembre 1751, à Lille [Flandre, aujourd’hui département du Nord] ; mort le 7 février 1830, à Paris.

1.Nommé, le 29 mars 1791, associé de l’Académie royale des Inscriptions et belles-lettres.

2.Au moment de la création de l’Institut national, sous le Directoire, Gossellin est élu, le 14 décembre 1795 [23 frimaire an IV]  membre résidant de la deuxième Classe, Sciences morales et politiques, de l’Institut national, dans la section de Géographie.
Cette section est composée de membres nommés : Jean Nicolas Buache [1741-1825] ; Edme Mentelle [1730-1815]  ; et de membres élus : Carl Friedrich Reinhard [1761-1837] ; Charles Pierre Claret de Fleurieu [1738-1810]  ; Paschal Joseph François Gossellin [1751-1830] ; Louis Antoine de Bougainville [1729-1811].

3. La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 23 janvier 1803 [le 3 pluviôse an XI], un arrêté consulaire du 28 janvier 1803 [8 pluviôse an XI] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Gossellin est nommé membre de la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe]. Il occupe le fauteuil 12.

4.Vice-président de la troisième classe en 1806, président en 1807.

5. Au moment de la seconde Restauration, est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 5.

Après sa mort, le 7 février 1830 à Paris , Paschal François Joseph Gossellin est remplacé par Joseph Basile Bernard Van Praet [1754-1837], Conservateur des imprimés à la Bibliothèque nationale, élu membre ordinaire le 19 mars 1830.

6. DAUNOU.
Pierre Claude François Daunou [1761-1840]. Garde des Archives de l’Empire.
Né le 18 août 1761, à Boulogne-sur-Mer ; mort le 20 juillet 1840, à Paris.
 
1.Au moment de la création de l’Institut national, sous le Directoire, Daunou est nommé, le 20 novembre 1795 [29 brumaire an IV], par un arrêté du Directoire exécutif, membre résidant de la deuxième Classe, Sciences morales et politiques, de l’Institut national, dans la section de Sciences sociales et législation.
Cette section est composée de membres nommés : Pierre Claude François Daunou [1761-1840] ; Jean Jacques Régis de Cambacérès ; et de membres élus :  Philippe Antoine Merlin de Douai [1754-1838] ; Emmanuel Joseph Pierre Pastoret [1755-1840] ; Jean Philippe Garran-Coulon [1749-1816] ; Pierre Charles Louis Baudin  [1748-1799].

2.Daunou est élu président de la seconde classe pour les six premiers mois de 1796. Secrétaire de la deuxième classe pour le premier semestre de l’an VI ; pour le premier semestre de l’an VII ; pour le premier semestre de l’an IX ; pour le premier semestre de l’an XI.

3.La Classe des Sciences morales et politiques ayant été supprimée le 23 janvier 1803 [3 pluviôse an XI], un arrêté consulaire du 28 janvier 1803 [8 pluviôse an XI] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes, Daunou est nommé membre de la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe ].

4.Vice-président de la troisième classe en 1810, président en 1811.

5.Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Daunou est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée. Il occupe le fauteuil 6.

6.Vice-président de l’Académie en 1827, président en 1828.
Vice-président en 1834, président en 1835.

7.Élu, le 16 mars 1838, secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres, en remplacement d’Antoine Isaac Silvestre de Sacy [1758-1838], Conservateur des manuscrits orientaux de la Bibliothèque royale, décédé le 21 février 1838.

8.Après la Révolution de 1830, Louis-Philippe rétablit l’Académie des sciences morales et politiques, par l’ordonnance du 26 octobre 1832, contresignée par François Guizot [1787-1874], ministre secrétaire d’État au département de l’Instruction publique.
Daunou y est nommé au titre de ceux qui faisaient partie de l’Académie au moment de sa suppression : Dacier [1742-1833], Daunou [1761-1840], Garat [1749-1833], Lacuée [1753-1841], Merlin [1754-1838], Pastoret [1755-1840], Reinhard [1761-1837], Roederer [1754-1835], Sieyès [1748-1836], Talleyrand [1754-1838]. La liste des membres nommés par l’ordonnance comprend également les correspondants de cette classe, qui depuis sont devenus membres de l’Institut : Destutt de Tracy [1754-1836], Gérando [1772-1842].
Daunou est nommé dans la section de Législation, droit public et jurisprudence [fauteuil 1].
Cette section est alors composée de membres nommés : Daunou [1761-1840] ; Merlin [1754-1838] ; et de membres élus : Dupin l’aîné [1784-1873] ; Maret [1763-1839] ;  Bérenger de la Drôme [1785-1866] ; Joseph Jérôme Siméon [1749-1842].

Après  sa mort, le 20 juillet 1840, à Paris, Pierre Daunou est remplacé à l’Académie des Inscriptions et belles-lettres par Abel François Villemain [1790-1870], Ministre de l’Instruction publique, élu membre ordinaire le 12 juin 1841.

Remplacé comme secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions par Charles Athanase Walckenaer [1771-1852], Conservateur adjoint des cartes et des plans de la Bibliothèque royale, élu le 18 décembre 1840.

Après  sa mort, Pierre Daunou est remplacé à l’Académie des Sciences morales et politiques dans la section de Législation, droit public et jurisprudence par Charles Théodore Troplong [1795-1869], Conseiller à la Cour de cassation, élu le 12 décembre 1840.


7. DE SALES.
Jean Claude Izouard, dit Delisle de Sales [1741-1816]. Écrivain et philosophe.
Né le 28 mars 1736, à Paris ; mort le 22 septembre 1816, à Paris.

1.Au moment de la création de l’Institut national sous le Directoire, Delisle de Sales est nommé, le 20 novembre 1795 [29 brumaire an IV] par un arrêté du Directoire exécutif, membre résidant de la deuxième Classe, Sciences morales et politiques, de l’Institut national, dans la section d’Histoire.
Cette section est composée de membres nommés : Pierre Charles Levesque [1736-1812] ; Delisle de Sales [1741-1816]; et de membres élus : Guillaume Thomas Raynal [1713-1796] ; Louis Pierre Anquetil [1723-1808] ; Joseph Dacier [1742-1833] ; Gabriel Henri Gaillard [1726-1806].

2.Secrétaire de la deuxième classe pour le deuxième semestre de l’an IV.

3.La Classe des Sciences morales et politiques ayant été supprimée le 23 janvier 1803 [le 3 pluviôse an XI], un arrêté consulaire du 28 janvier 1803 [8 pluviôse an XI] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes, Delisle de Sales [1741-1816] est nommé membre de la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe ]. Il occupe le fauteuil 13.

4. Au moment de la seconde Restauration, est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 7.

Après sa mort, le 22 septembre 1816, à Paris, de Sales est remplacé par François Just Marie Raynouard [1761-1836], homme politique et philologue, déjà membre de l’Académie française, élu membre ordinaire le 25 octobre 1816.

8. DUPONT DE NEMOURS.
Pierre Samuel Dupont, dit Dupont, de Nemours [1739-1817]. Ancien conseiller d’État.
Né le 14 décembre 1739, à Paris ; mort le 6 août 1817, à Éleuthérian-Mills [Delaware, Etats-Unis].

1.Au moment de la création de l’Institut par le Directoire, Dupont de Nemours est élu, le 8 décembre 1795 [17 frimaire an IV] membre résidant de la Classe des Sciences morales et politiques de l’Institut national, dans la section d’Économie politique. Il occupe le fauteuil 3.
Cette section est composée de membres nommés : Emmanuel Joseph Sieyès [1748-1836], Jacques Antoine Creuzé-Latouche [1749-1800] ; et de membres élus : Pierre Samuel Dupont-Nemours [1739-1817], Jean Gérard Lacuée [1753-1841], Charles Maurice Talleyrand [1754-1838], Pierre Louis Roederer [1754-1835].

2.Dupont de Nemours est élu président de la deuxième classe pour les six derniers mois de 1798.

3.La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Dupont est nommé membre de la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe]. Il occupe le fauteuil 7.

4.Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance. Dupont de Nemours est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée. Il occupe le fauteuil 8.

Après sa mort, le 6 août 1817, à Éleuthérian-Mills [Delaware, Etats-Unis], Dupont de Nemours est remplacé par Antoine Mongez [1747-1835], ancien Administrateur des Monnaies, élu à nouveau le 29 mai 1818, après son exclusion du 23 mars 1816.
 

9. REINHARD.
Carl Friedrich Reinhard [1761-1837]. Conseiller d’État.
Né le 2 octobre 1761, à Schorndorf [Wurtemberg] ; mort le 25 décembre 1837, à Paris.

1.Au moment de la création de l’Institut par le Directoire Carl Friedrich Reinhard, est élu, le 10 décembre 1795 [19 frimaire an IV] membre résidant de la Classe des Sciences morales et politiques de l’Institut national, dans la section de Géographie.
Cette section est composée de membres nommés : Jean Nicolas Buache [1741-1825]  ; Edme Mentelle [1730-1815] ; et de membres élus : Carl Friedrich Reinhard [1761-1837] ; Charles Pierre Claret de Fleurieu [1738-1810] ; Paschal Joseph François Gossellin [1751-1830] ; Louis Antoine de Bougainville [1729-1811].

2.La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Reinhard est nommé membre de la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe]. Il occupe le fauteuil 10.

3. Au moment de la seconde Restauration, est maintenu et nommé par l’ordonnance royale du 21 mars 1816, membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée. Il occupe le fauteuil 9.

4.Après la Révolution de 1830, Louis-Philippe rétablit l’Académie des sciences morales et politiques, par l’ordonnance du 26 octobre 1832, contresignée par François Guizot [1787-1874], ministre secrétaire d’État au département de l’Instruction publique.
Y sont nommés ceux qui faisaient partie de l’Académie au moment de sa suppression : Dacier [1742-1833], Daunou [1761-1840], Garat [1749-1833], Lacuée [1753-1841], Merlin [1754-1838], Pastoret [1755-1840], Reinhard [1761-1837], Roederer [1754-1835], Sieyès [1748-1836], Talleyrand [1754-1838]. La liste des membres nommés par l’ordonnance comprend également les correspondants de cette classe, qui depuis sont devenus membres de l’Institut : Destutt de Tracy [1754-1836], Gérando [1772-1842].
Reinhard est nommé à l’Académie des sciences morales et politiques, dans la section d’Histoire générale et philosophique [fauteuil 2].
Cette section est composée de membres nommés :  Claude Emmanuel Joseph Pierre Pastoret [1755-1840], Carl Friedrich Reinhard [1761-1837] ; et de membres élus : Joseph Naudet [1786-1878], Louis Pierre Édouard Bignon [1771-1841], François Guizot [1787-1874], François Mignet [1796-1884].

Après sa mort, le 25 décembre 1837 à Paris, Carl Friedrich Reinhard est remplacé à l’Académie des Inscriptions et belles-lettres par Philippe Le Bas [1794-1860], maître de conférences d’Histoire ancienne à l’École normale, élu membre ordinaire le 9 février 1838.

Après sa mort, Reinhard est remplacé à l’Académie des Sciences morales et politiques par l’historien Jules Michelet [1798-1874], élu le 24 mars 1838.


10. GINGUÉNÉ.
Pierre Louis Ginguéné [1748-1816]. Ancien professeur à l’Athénée de Paris.
Né le 25 avril 1748, à Rennes [Bretagne, aujourd’hui département d’Ille-et-Vilaine] ; mort le 16 novembre 1816, à Paris.

1.Au moment de la création de l’Institut national sous le Directoire, Pierre Louis Ginguéné est élu, le 10 décembre 1795 [19 frimaire an IV] par un arrêté du Directoire exécutif, membre résidant de l’Institut national, dans la Classe des Sciences morales et politiques [deuxième classe], dans la section d’Analyse des sensations et des idées.
Cette section est composée de membres nommés : Constantin François Volney [1757-1820], Joseph Garat [1749-1833] ; et de membres élus : Pierre Jean Georges Cabanis [1757-1808], Pierre Louis Ginguéné [1748-1816],  Alexandre Deleyre [1726-1797], Joachim Le Breton [1760-1819].

2. La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 23 janvier 1803 [le 3 pluviôse an XI], un arrêté consulaire du 28 janvier 1803 [8 pluviôse an XI] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Ginguéné est nommé membre de la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe]. Il occupe la place de Le Roy, qui décède le jour de sa nomination. Il occupe le fauteuil 30.

3.Vice-président de la troisième classe en 1813, président en 1814.

4.Au moment de la seconde Restauration, est maintenu et nommé par l’ordonnance royale du 21 mars 1816, membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée. Il occupe le fauteuil 10.

Après sa mort, le 16 novembre 1816 à Paris, Pierre Louis Ginguené est remplacé par Joseph François Tochon d’Annecy [1772-1820], ancien député, élu le 13 décembre 1816.

11. PRINCE DE TALLEYRAND.
Charles Maurice Talleyrand-Périgord [1754-1838]. Homme politique.
Né le 2 février 1754, à Paris ; mort le 17 mai 1838, à Paris.
1.Au moment de la création de l’Institut sous le Directoire, Talleyrand est élu, le 14 décembre 1795 [23 frimaire an IV] membre résidant de la Classe  de Sciences morales et politiques [deuxième classe] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de d’Économie politique.
Cette section est composée de membres nommés : Emmanuel Joseph Sieyès [1748-1836], Jacques Antoine Creuzé-Latouche [1749-1800] ; et de membres élus : Pierre Samuel Dupont-Nemours [1739-1817], Jean Gérard Lacuée [1753-1841], Charles Maurice Talleyrand [1754-1838], Pierre Louis Roederer [1754-1835].

2.Est secrétaire de la deuxième classe pour le premier semestre de l’an V.

3. Au moment de la réorganisation de l’Institut de France en 1803, qui supprime la classe des Sciences morales et politiques, et répartit les membres en quatre classes, Talleyrand est nommé par l’arrêté consulaire du 28 janvier 1803 [8 pluviôse an XI], membre de la classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe].Il occupe le fauteuil 11.

4.Au moment de la seconde Restauration, est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 11.

5. Après la Révolution de 1830, Louis-Philippe rétablit l’Académie des sciences morales et politiques, par l’ordonnance du 26 octobre 1832, contresignée par François Guizot [1787-1874], ministre secrétaire d’État au département de l’Instruction publique.
Pastoret y est nommé au titre de ceux qui faisaient partie de l’Académie au moment de sa suppression : Dacier [1742-1833] , Daunou [1761-1840], Garat [1749-1833], Lacuée [1753-1841], Merlin [1754-1838], Pastoret [1755-1840], Reinhard [1761-1837], Roederer [1754-1835], Sieyès [1748-1836], Talleyrand [1754-1838]. La liste des membres nommés par l’ordonnance comprend également les correspondants de cette classe, qui depuis sont devenus membres de l’Institut : Destutt de Tracy [1754-1836], Gérando [1772-1842].
Talleyrand est nommé à l’Académie des Sciences morales et politiques, dans la section d’Économie politique [fauteuil 2].
Cette section comprend alors des membres nommés : Emmanuel Sieyès [1748-1836] ; Charles Maurice Talleyrand ; et des membres élus : Alexandre de Laborde [1773-1842] ; Charles Dupin [1784-1873] ; Louis Villermé [1782-1863] ; Charles Comte [1782-1837].

Après sa mort, le 17 mai 1838 à Paris, Charles Maurice Talleyrand est remplacé à l’Académie des Inscriptions et belles-lettres,  par Garcin de Tassy [1794-1878], professeur à l’École des Langues orientales vivantes, élu le 3 août 1838.

Talleyrand est remplacé à l’Académie des Sciences morales et politiques, par Hippolyte Passy [1793-1880], ancien ministre des Travaux publics et du commerce, élu le 7 juillet 1838.

12. GARRAN DE COULON.
Jean Philippe Garran-Coulon [1749-1816], membre du Conseil des Cinq-Cents.
Né le 19 avril 1749, à Saint-Maixent [Poitou, aujourd’hui département des Deux-Sèvres] ; mort le 19 décembre 1816, à Paris.

1.Au moment de la création de l’Institut sous le Directoire, Garran-Coulon est élu, le 14 décembre 1795 [23 frimaire an IV] membre résidant de la Classe  de Sciences morales et politiques [deuxième classe] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de Sciences sociales et législation.
Cette section est composée de membres nommés : Pierre Claude François Daunou [1761-1840] ; Jean Jacques Régis de Cambacérès ; et de membres élus Philippe Antoine Merlin de Douai [1754-1838] ; Emmanuel Joseph Pierre Pastoret [1755-1840] ; Jean Philippe Garran-Coulon [1749-1816] ; Pierre Charles Louis Baudin [1748-1799].

2.La Classe des Sciences morales et politiques ayant été supprimée le 23 janvier 1803 [le 3 pluviôse an XI], un arrêté consulaire du 28 janvier 1803 [8 pluviôse an XI] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes, Garran-Coulon est nommé membre de la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe]. Il occupe le fauteuil 14.

3. Au moment de la seconde Restauration, Garran-Coulon est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 12.

Après sa mort, le 19 décembre 1816 à Paris, Jean Philippe Garran-Coulon est remplacé par Joseph Naudet [1786-1878], maître de conférences de Littérature à l’École normale, élu le 22 août 1817.

13. LANGLÈS.
Louis Mathieu Langlès [1763-1824]. Conservateur des manuscrits de la Bibliothèque nationale.
Né le 22 août 1763, à Welles-Pérennes [Picardie, aujourd’hui département de la Somme] ; mort le 28 janvier 1824, à Paris.

1.Au moment de la création de l’Institut national, sous le Directoire, Langlès est nommé, le 15 décembre 1795 [24 frimaire an IV ], par un arrêté du Directoire exécutif, membre résidant de la Classe de Littérature et Beaux-Arts [troisième classe], section des Langues anciennes.
Cette section se compose de membres nommés :  Jean Dusaulx [1728-1799] ; Paul Jérémie Bitaubé [1732-1808] ; et de membres élus : Antoine Isaac Silvestre de Sacy [1758-1838] ; François Jean Gabriel Laporte-Dutheil [1742-1815] ; Louis Mathieu Langlès [1763-1824] ; Nicolas Joseph Selis [1737-1802].
2.La Classe des Sciences morales et politiques ayant été supprimée le 23 janvier 1803 [le 3 pluviôse an XI], un arrêté consulaire du 28 janvier 1803 [8 pluviôse an XI] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes, Louis Mathieu Langlès est maintenu membre de la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe ]. Il occupe le fauteuil 23.

3.Au moment de la seconde Restauration, est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 13.

Après sa mort, le 28 janvier 1824 à Paris, Louis Mathieu Langlès est remplacé par Jean François Thurot [1768-1832], professeur de Langue et philosophie grecque au collège de France, élu le 7 mai 1830.

14. POUGENS.
Marie Charles Joseph de Pougens [1775-1833]. Écrivain.
Né le 15 août 1775, à Paris ; mort le 19 décembre 1833, à  Vauxbuin [Aisne].

1.Élu, le 24 mai 1799 [5 prairial an VII], membre de la Classe de Littérature et Beaux-Arts [troisième classe], section des Langues anciennes, en remplacement de Jean Dusaulx [1728-1799], Président du Conseil des Anciens, décédé le 17 mars 1799.
La section est alors composée de Marie Charles Joseph de Pougens [1775-1833] ; Paulus Jérémias Bitaubé [1732-1808] ; Pierre Henri Larcher [1726-1812] ; François Jean Gabriel Dutheil [1742-1815] ; Louis Mathieu Langlès [1763-1824] ; Nicolas Joseph Sélis [1737-1802].

2.La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté consulaire du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Pougens est nommé membre de la troisième classe : Classe d’Histoire et de Littérature ancienne. Il occupe le fauteuil 25.

3.Au moment de la seconde Restauration, Pougens est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 14.

Après sa mort, le 19 décembre 1833 à  Vauxbuin [Aisne], Marie Charles Joseph de Pougens est remplacé par Joseph Victor Le Clerc [1789-1865], professeur d’Éloquence latine à la Faculté des lettres de Paris, élu le 7 février 1834.

15. LE DUC DE PLAISANCE.
Charles François Le Brun, duc de Plaisance. [1739-1824]. Homme politique.
Né le 19 mars 1739, à Saint Sauveur Landelin [Normandie, aujourd’hui département de la Manche ; mort le 16 juin 1824, à Sainte-Mesme [Seine et Oise].

1.Élu, le 25 janvier 1801 [5 pluviôse an IX], membre de la Classe des sciences morales et politiques [deuxième classe], dans la section de Législation, en remplacement de Jacques Antoine Creuzé-Latouche [1749-1800], sénateur, décédé le 23 octobre 1800, à Vaux [Vienne].
La section est alors composée de Emmanuel Joseph Sieyès [1748-1836], Charles François Le Brun, Pierre Samuel Dupont-Nemours [1739-1817], Jean Gérard Lacuée de Cessac [1753-1841], Charles Maurice Talleyrand [1754-1838], Pierre Louis Roederer [1754-1835].

2. Au moment de la réorganisation de l’Institut de France en 1803, qui supprime la classe des Sciences morales et politiques, et répartit les membres en quatre classes, Charles François Le Brun est nommé par l’arrêté consulaire du 28 janvier 1803 [8 pluviôse an XI], membre de la classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe]. Il occupe le fauteuil 2.

3.Président de la troisième classe pour l’an XI.

4.Au moment de la seconde Restauration, est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 15.

Après sa mort, le 16 juin 1824 à Saint-Mesme,  Le Brun est remplacé par Champollion le Jeune [1791-1832], Professeur d’Archéologie égyptienne au Louvre, élu le 7 mai 1830.

16. QUATREMÈRE DE QUINCY.
Antoine Chrysostome Quatremère de Quincy [1755-1849]. Intendant des arts et monuments civils.
Né le 28 octobre 1755, à Paris ; mort le 28 décembre 1849, à Paris.

1.Élu, le 16 février 1804, membre de la classe d’Histoire et Littérature ancienne [troisième classe] de l’Institut national, en remplacement de Mathieu Antoine Bouchaud [1719-1804], ancien professeur de Droit de la nature et des gens au collège de France, ancien conseiller d’État, décédé le 1er février 1804. Il occupe le fauteuil 5.

2. Au moment de la seconde Restauration, est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, au fauteuil 34, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 16.

3.Vice-président de la troisième classe en 1813, président en 1814.
Vice-président en 1816.

4.Élu, le 30 mars 1816, secrétaire perpétuel de l’Académie des Beaux-Arts, en remplacement de Joachim Le Breton [1760-1819], exclu de l’Institut, par l’ordonnance royale  du 21 mars 1816. Quatremère de Quincy qui démissionne le 1er juin 1839, est élu secrétaire perpétuel honoraire.

Après sa mort, le 28 décembre 1849 à Paris, Antoine Chrysostome Quatremère de Quincy est remplacé comme membre ordinaire à l’Académie des Inscriptions par Henri Alexandre Wallon [1812-1904], Professeur d’Histoire moderne à la Faculté des lettres de Paris, élu membre ordinaire le 22 novembre 1850.

Est remplacé comme secrétaire perpétuel de l’Académie des Beaux-Arts, par [Désiré] Raoul Rochette [1789-1854], Conservateur des Médailles et des antiques à la Bibliothèque royale,  élu secrétaire perpétuel le 29 juin 1839.

17. CHEVALIER VISCONTI.
Ennius Quirinus Visconti [1751-1818]. Ancien Conservateur des Antiques au Musée du Louvre.
Né le 30 octobre 1751, à Rome [États de l’Église] ; mort le 7 février 1818, à Paris.

1.Nommé, par l’arrêté du 28 janvier 1803, membre de la Classe des Beaux-Arts [quatrième classe], dans la section Peinture.  Il occupe le  fauteuil 6.
Sont membres de cette section : Gérard van Spaendonck [1746-1822] ; François André Vincent [1746-1816] ; Jean Baptiste Regnault [1754-1829] ; Nicolas Antoine Taunay [1755-1830] ; Vivant Denon [1747-1825] ; Ennius Quirinus Visconti [1751-1818].

2.Élu, le 20 juillet 1804, membre de la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe], en remplacement de l’homme politique  Louis Marie de La Réveillière-Lépeaux [1753-1824], démissionnaire le 2 juin 1804, pour refus de serment à l’Empereur. Il occupe le fauteuil 20.

3. Au moment de la seconde Restauration, est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 17.

4. Maintenu et nommé membre de l’Académie des Beaux-Arts, section de Peinture, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 6.
Font partie de cette section : Gérard Van Spaendonck [1746-1822] ; François André Vincent [1746-1816] ; Jean Baptiste Regnault [1754-1829] ; Nicolas Antoine Taunay [1755-1830] ; Vivant Denon [1747-1825] ; Ennius Quirinus Visconti [1751-1818] ; François Guillaume Ménageot [1744-1816] ; François  Gérard [1770-1837] ; Pierre Narcisse Guérin [1774-1833] ; Jean Jacques François Le Barbier [aîné] [1748-1826] ; Girodet [1767-1824] ; Antoine Gros [1771-1835] ; Charles Meynier [1768-1832] ; Carle Vernet [1758-1836].

Après sa mort, le 7 février 1818 à Paris, Ennius Quirinus Visconti est remplacé à l’Académie des Inscriptions et belles-lettres par Edme François Jomard [1777-1862], Conservateur du Département de la géographie et des cartes  à la Bibliothèque royale, élu le 2 octobre 1818.

Après sa mort, Ennius Quirinus Visconti est remplacé à l’Académie des Beaux-Arts par Guillaume Guillon Lethière [1760-1832], élu le 28 mars 1818.

18. COMTE BOISSY D’ANGLAS.
François Antoine Boissy d’Anglas [1756-1826]. Pair de France.
Né le 8 décembre 1756, à Saint-Jean-Chambre [Vivarais, aujourd’hui département de l’Ardèche] ; mort le 20 octobre 1826, à Paris.

1.Élu, le 6 mai 1803, correspondant de la Classe d’Histoire et Littérature ancienne [troisième classe].

2.Élu, le 3 août 1804, membre de la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe] de l’Institut national, en remplacement de  l’indianiste d’Abraham Hyacinthe Anquetil-Duperron [1731-1805], démissionnaire le 2 juin 1804, ainsi que La Réveillière-Lépeaux [1753-1824], pour refus de serment à l’Empereur. Il occupe le fauteuil 35.

3. Au moment de la seconde Restauration, est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 18.

Après sa mort, le 20 octobre 1826 à Paris, François Antoine Boissy d’Anglas est remplacé par Jean Baptiste Félix Lajard [1783-1858], historien des religions, élu le 7 mai 1830.

19. MILLIN.
Aubin Louis Millin de Grandmaison [1759-1818]. Conservateur du Cabinet des antiques et des médailles de la Bibliothèque nationale.
Né le 18 juillet 1759, à Paris ; mort le 14 août 1818, à Paris.

1.Élu, le 23 novembre 1804, membre de la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe] de l’Institut national, en remplacement d’Armand Gaston Camus [1740-1804], Garde des Archives nationales, décédé le 2 novembre 1804 . il occupe le fauteuil 32.

2. Au moment de la seconde Restauration, est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 19

Après sa mort, le 14 août 1818 à Paris, Aubin Louis Millin de Grandmaison est remplacé par Adolphe Jules César Auguste Dureau de La Malle [1777-1857], ancien membre du Corps législatif, élu le 16 octobre 1818.

20. GÉRANDO.
Joseph Marie Gérando [1772-1842]. Conseiller d’État.
Né le 29 février 1772, à Lyon [Rhône] ; mort le 10 novembre 1842, à Paris.

1.Élu, le 26 mars 1800 [5 germinal an VIII], associé non-résidant de la seconde Classe de l’Institut national, section Analyse des sensations et des idées [place 1], en remplacement du général Caffarelli du Falga [1756-1799], décédé en Égypte, le 27 avril 1799.
Les associés non-résidants de la section Analyse des sensations et des idées sont alors les suivants : Joseph Marie de Gérando [1772-1842] ; Antoine Louis Claude Destutt de Tracy [1754-1836] ;  Paul Victor de Sèze [1754-1830]; Pierre Laromiguière [1756-1837] ; Frédéric François Venceslas Jacquemont [1757-1836] ; Ambroise Sicard [1742-1822].

2. Nommé, par l’arrêté consulaire du 28 janvier 1803 [8 pluviôse an XI] correspondant de la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe] de l’Institut national.
En étant élu, le 5 avril 1805, membre ordinaire de la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne, il libère sa place pour Charles Louis Mollevaut [1776-1844], homme de lettres, professeur et traducteur, élu correspondant le 11 décembre 1807.

3. Élu, le 5 avril 1805, membre ordinaire de la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe] de l’Institut national, en remplacement de Jean Jacques Garnier [1729-1805], ancien professeur d’Histoire au collège de France, décédé le 21 février 1805. Il occupe le fauteuil 34.

3. Au moment de la seconde Restauration, est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 20.

4.Après la Révolution de 1830, Louis-Philippe rétablit l’Académie des sciences morales et politiques, par l’ordonnance du 26 octobre 1832, contresignée par François Guizot [1787-1874], ministre secrétaire d’État au département de l’Instruction publique.
Y sont nommés ceux qui faisaient partie de l’Académie au moment de sa suppression : Dacier [1742-1833], Daunou [1761-1840], Garat [1749-1833], Lacuée [1753-1841], Merlin [1754-1838], Pastoret [1755-1840], Reinhard [1761-1837], Roederer [1754-1835], Sieyès [1748-1836], Talleyrand [1754-1838]. La liste des membres nommés par l’ordonnance comprend également les correspondants de cette classe, qui depuis sont devenus membres de l’Institut : Destutt de Tracy [1754-1836], Gérando [1772-1842].
Gérando est nommé dans la section de Philosophie [fauteuil 2]. En 1832, à sa création, cette section est composée de membres nommés :  Antoine Louis Claude Tracy [1754-1836] ; Joseph Marie Gérando [1772-1842] ; et de membres élus :  Victor Cousin [1792-1867] ; Pierre Laromiguière [1756-1837] ; William Frédéric Edwards [1777-1842] ; François Joseph Victor Broussais [1772-1838].

Après sa mort, le 10 novembre 1842 à Paris, Joseph Marie Gérando est remplacé à l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par Jean Jacques Ampère [1800-1864], Professeur de Littérature française au collège de France, élu le 23 décembre 1842.

Gérando est remplacé à l’Académie des Sciences morales et politiques par Francisque Lélut [1804-1877], médecin de l’hôpital de la Salpêtrière, élu le 20 janvier 1844.

21. DOM BRIAL.
Dom Michel Jean Joseph Brial [1743-1828]. Religieux bénédictin.
Né le 26 mai 1743, à Perpignan [Roussillon, aujourd’hui département des Pyrénées-Orientales] ; mort le 23 mai 1828, à Paris.

1.Élu, le 17 mai 1805, membre de la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe] de l’Institut national, en remplacement de Jean Baptiste Gaspard d’Ansse de Villoison [1750-1805], professeur de Langue grecque ancienne et moderne au collège de France, décédé le 26 avril 1805. Il occupe le fauteuil 27.

2. Au moment de la seconde Restauration, est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 21.

Après sa mort, le 23 mai 1828 à Paris, Dom Michel Jean Joseph Brial est remplacé par Théodore Edme Mionnet [1770-1842], conservateur adjoint du Cabinet des médailles à la Bibliothèque nationale, élu le 7 mai 1830.

22. PETIT-RADEL.
Louis Charles François Petit-Radel [1756-1836]. Ancien Inspecteur général des Bâtiments civils.
Né le 26 novembre 1756, à Paris ; mort le 27 juin 1836, à Paris.

1.Élu, le 18 avril 1806, membre de la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe] de l’Institut national, en remplacement de l’historien Gabriel Henri Gaillard [1726-1806], décédé le 13 février 1806. Il occupe le fauteuil 38.

2. Au moment de la seconde Restauration, est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 22.

3.Vice-président de l’Académie en 1819, président en 1820.

Après sa mort, le 27 juin 1836 à Paris, Louis Charles François Petit-Radel est remplacé par Claude Charles Fauriel [1772-1844], Professeur de Littérature étrangère à la Faculté des lettres de Paris,  élu le 25 novembre 1836.

23. BARBIÉ DU BOCAGE.
Jean Denis Barbié, dit Barbié du Bocage [1760-1825], géographe.
Né le 28 avril 1760, à Paris ; mort le 28 décembre 1825, à Paris.

1.Élu, le 7 novembre 1806, membre ordinaire de la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe] de l’Institut national, en remplacement de l’abbé Louis Pierre Anquetil [1723-1806], historien, décédé le 6 septembre 1806. Il occupe le fauteuil 4.

2. Au moment de la seconde Restauration, est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 23.

Après sa mort, le 28 décembre 1825 à Paris, Barbié du Bocage est remplacé par l’historien Jacques Nicolas Augustin Thierry [1795-1856], élu le 7 mai 1830.

24. LANJUINAIS.
Jean Denis Lanjuinais [1753-1827]. Homme politique, pair de France.
Né le 12 mars 1753, à Rennes [Bretagne, aujourd’hui département d’Ille-et-Vilaine] ; mort le 13 janvier 1827, à Paris.

1.Élu, le 16 décembre 1808, membre de la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe] de l’Institut national, en remplacement du pasteur protestant Paulus Jérémias Bitaubé [1732-1808], décédé le 22 novembre 1808. Il occupe le fauteuil 21.

2. Au moment de la seconde Restauration, est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 24.

Après sa mort, le 13 janvier 1827 à Paris, Jean Denis Lanjuinais est remplacé par François Charles Hugues Laurent Pouqueville [1770-1838], ancien Consul de France, élu le 16 février 1827.

25. CAUSSIN.
Jean Jacques Antoine Caussin de Perceval [1759-1835]. Professeur d’Arabe au collège de France.
Né le 24 juin 1759, à Montdidier [Picardie, aujourd’hui département de la Somme] ; mort le 29 juillet 1835, à Paris.

1.Élu, le 14 avril 1809, membre de la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe] de l’Institut national, en remplacement de Guillaume-Emmanuel Joseph Guilhem de Clermont-Lodève de Sainte-Croix [1746-1809], historien de l’antiquité.

2. Au moment de la seconde Restauration, est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 25.

3.Vice-président de l’Académie en 1823, président en 1824.

Après sa mort, le 29 juillet 1835 à Paris, Jean Jacques Antoine Caussin de Perceval est remplacé par Simon Alexandre Langlois [1788-1854], professeur de rhétorique au collège Charlemagne, élu le 6 novembre 1835.

26. GAIL.
Jean Baptiste Gail [1755-1829]. Professeur de Littérature grecque au collège de France.
Né le 3 juillet 1755, à Paris ; mort le 5 février 1829, à Paris.

1.Élu, le 21 juillet 1809, membre de la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe] de l’Institut national, en remplacement de l’abbé Gaspard Michel, dit Le Blond [1738-1809], ancien membre du Corps législatif. Il occupe le fauteuil 29.

2. Au moment de la seconde Restauration, est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 26.

Après sa mort, le 5 février 1829 à Paris, Jean Baptiste Gail est remplacé par Jean Marie Pardessus [1772-1853], Député de Loir-et-Cher, élu le 27 mars 1829.

27. CLAVIER.
Étienne Clavier [1762-1817]. Professeur d’histoire et de morale au collège de France.
Né le 26 décembre 1762, à Lyon [Rhône] ; mort le 18 novembre 1817, à Paris.

1.Élu le 3 novembre 1809, membre de la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe] de l’Institut national, en remplacement de Charles François Dupuis [1742-1809], ancien membre du Corps législatif. Il occupe le fauteuil 28.

2. Au moment de la seconde Restauration, est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 27.

Après sa mort, le 18 novembre 1817 à Paris, Étienne Clavier est remplacé par Chrétien Siméon Le Prévost d’Iray [1768-1849], Gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi,  élu le 3 juillet 1818.

28. AMAURY-DUVAL.
Charles Alexandre Amaury Pineux, dit Duval [1760-1838]. Inspecteur des Beaux-Arts.
Né le 28 janvier 1760, à Rennes [Bretagne, aujourd’hui département d’Ille-et-Vilaine] ; mort le 12 novembre 1838, à Paris.

1.Élu, le 13 décembre 1811, membre de la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe] de l’Institut national, en remplacement de l’historien Hubert Paschal d’Ameilhon [1730-1811]. Il occupe le fauteuil 31.

2. Au moment de la seconde Restauration, est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 28.

3.Vice-président de l’Académie en 1838.

Après sa mort, le 12 novembre 1838 à Paris, Charles Alexandre Amaury-Duval est remplacé par Charles Lenormant [1802-1859], Professeur suppléant d’Histoire moderne à la Faculté des lettres de Paris, élu le 25 janvier 1839.

29. BERNARDI.
Joseph Éléazar Dominique Bernardi [1751-1824]. Chef de division des Affaires civiles  au Ministère de la Justice.
Né le 15 février 1751, à Montjeu [Comtat-Venaissin, aujourd’hui département du Vaucluse] ; mort le 25 octobre 1824, à Monceux [Vaucluse].

1. Élu, le 3 avril 1812, membre de la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe] de l’Institut national, en remplacement de Pierre Charles Levesque [1736-1812], professeur d’Histoire et de géographie anciennes à la Faculté des lettres de Paris, décédé le 12 mars 1812. Il occupe le fauteuil 6.

2. Au moment de la seconde Restauration, est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 29.

Après sa mort, le 25 octobre 1824 à Monceux [Vaucluse], Joseph Éléazar Dominique Bernardi est remplacé par Carl Benedikt Hase [1780-1864], Professeur de Paléographie grecque à l’École des Langues orientales vivantes, élu le 3 décembre 1824.

30. BOISSONNADE.
Jean François Boissonnade de Fontarabie [1774-1857]. Professeur de Littérature grecque à la Faculté des lettres de Paris.
Né le 12 août 1774, à Paris ; mort le 8 septembre 1857, à Passy [Seine].

1.Élu, le 15 janvier 1813, membre de la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe] de l’Institut national, en remplacement de Pierre Henri Larcher [1726-1812], professeur de Littérature grecque à la Faculté des lettres de Paris, décédé le 22 décembre 1812. Il occupe le fauteuil 28.

2. Au moment de la seconde Restauration, est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 30.

3.Vice-président de l’Académie en 1817. Président en 1818.
Vice-président en 1829. Président en 1830.

Après sa mort, le 8 septembre 1857 à Passy [Seine], Jean François Boissonnade est remplacé par Charles Alexandre [1797-1870], Inspecteur général de l’Instruction publique, élu le 4 décembre 1857.

31. LABORDE.
Alexandre [Louis Joseph] de Laborde [1773-1842]. Ancien adjudant-major de la garde nationale.
Né le 17 septembre 1773, à Paris ; mort le 20 octobre 1842, à Paris.

1. Élu, le 29 janvier 1813, membre de la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe] de l’Institut national, en remplacement de François Emmanuel Toulongeon [1748-1812], député de la Nièvre au Corps législatif, décédé le 23 décembre 1812. Il occupe le fauteuil 17.

2. Au moment de la seconde Restauration, est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 31.

3. Après la Révolution de 1830, Louis-Philippe rétablit l’Académie des sciences morales et politiques, par l’ordonnance du 26 octobre 1832, contresignée par François Guizot [1787-1874], ministre secrétaire d’État au département de l’Instruction publique.
Alexandre Laborde est élu, le 27 octobre 1832, à l’Académie des Sciences morales et politiques, dans la section d’Économie politique [fauteuil 3].
Cette section comprend alors des membres nommés : Emmanuel Sieyès [1748-1836] ; Charles Maurice Talleyrand [1754-1838] ; et des membres élus : Alexandre de Laborde [1773-1842] ; Charles Dupin [1784-1873] ; Louis Villermé [1782-1863] ; Charles Comte [1782-1837].

Après sa mort, le 20 octobre 1842 à Paris, Alexandre de Laborde est remplacé par son fils, Léon de Laborde [1807-1869], député de Seine-et -Oise, élu membre ordinaire le 2 décembre 1842.

32. WALCKENAER.
Charles Athanase Walckenaer [1771-1852]. Secrétaire général de la Préfecture de la Seine.
Né le 25 décembre 1771, à Paris ; mort le 27 avril 1852, à Paris.

1.Élu, le 8 octobre 1813, membre de la Classe d’Histoire et Littérature ancienne [troisième classe] de l’Institut national, en remplacement de Jean François Champagne [1751-1813], proviseur du lycée Impérial [lycée Louis-le-Grand], décédé le 14 septembre 1813. Il occupe le fauteuil 15.

2. Au moment de la seconde Restauration, est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 32.

3.Vice-président de l’Académie en 1820. Président en 1821.
Vice-président en 1825, président en 1826.
Vice-président en 1831. Président en 1832.

4.Élu, le 18 décembre 1840, secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres, en remplacement de Pierre François Daunou [1761-1840], Garde général des Archives du Royaume, décédé le 20 juillet 1840.

Après sa mort, le 27 avril 1852 à Paris, Charles Athanase Walckenaer est remplacé, comme membre ordinaire, par l’helléniste Charles Marie Wladimir Brunet de Presle [1809-1875], élu le 10 décembre 1852.

Après sa mort, Charles Athanase Walckenaer est remplacé, comme secrétaire perpétuel par Eugène Burnouf [1801-1852], professeur de Langue et Littérature sanscrites au collège de France,  élu le 14 mai 1852.

33. VANDERBOURG.
Martin Marie Charles de Boudens, vicomte de Vanderbourg [1765-1827]. Homme de lettres et traducteur.
Né le 8 juillet 1765, à Saintes [Saintonge, aujourd’hui département de Charente-Maritime] ; mort le 16 novembre 1827, à Paris.

1.Élu, le 20 mai 1814, membre de la Classe d’Histoire et Littérature ancienne [troisième classe] de l’Institut national, en remplacement de l’homme de lettres Louis Sébastien Mercier [1740-1814], ancien professeur d’Histoire à l’École normale [1794-1795], décédé le 25 avril 1814. Il occupe le fauteuil 33.

2. Au moment de la seconde Restauration, est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 33.

Après sa mort, le 16 novembre 1827 à Paris, Martin Marie Charles de Boudens, vicomte de Vanderbourg est remplacé par Pierre Amédée [Émilien Probe] Jaubert [1779-1847], ancien Chargé d’affaires à Constantinople, élu membre ordinaire le 7 mai 1830.

34. ÉTIENNE QUATREMÈRE.
Étienne [Marc] Quatremère [1782-1857]. Professeur de Littérature grecque à la Faculté des lettres de Rouen.
Né le 12 juillet 1782, à Paris ; mort le 18 septembre 1857, à Paris.

1.Élu, le 23 juin 1815, membre de la Classe d’Histoire et de Littérature ancienne [troisième classe] de l’Institut national, en remplacement de François Jean Gabriel de La Porte du Theil [1742-1815], Conservateur au département des manuscrits de la Bibliothèque royale, décédé le 28 mai 1815. Il occupe le fauteuil 22.

2. Au moment de la seconde Restauration, est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 34.

3.Vice-président de l’Académie en 1828. Président en 1829.

Après sa mort, le 18 septembre 1857 à Paris, Étienne Quatremère est remplacé par Léopold [Victor] Delisle [1826-1910], attaché au Département des manuscrits de la Bibliothèque impériale, élu membre ordinaire le 11 décembre 1857.

35. RAOUL ROCHETTE.
Désiré Raoul Rochette [1789-1804]. Maître de conférences d’Histoire à l’École normale.
Né le 9 mars 1789, à Saint-Amand [Berry, aujourd’hui département du Cher] ; mort le 14 décembre 1848, à Paris.

1.Élu membre de la Classe d’Histoire et Littérature ancienne [troisième classe] de l’Institut national, le 19 janvier 1816, en remplacement d’Edme Mentelle [1730-1815], ancien professeur de géographie à l’École normale [1794-1795], ingénieur hydrographe en chef de la Marine, décédé le 28 décembre 1815. Il occupe le fauteuil 9.

2. Au moment de la seconde Restauration, est maintenu et nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. Il occupe le fauteuil 35.

3.Vice-président de l’Académie en 1833. Président en 1834.
Vice-président en 1839. Président en 1840.

4. Élu le 29 juin 1839, secrétaire perpétuel de l’Académie des Beaux-arts, en remplacement d’Antoine Chrysostome Quatremère de Quincy [1755-1849], démissionnaire le 1er juin 1839.

Après sa mort, le 5 juillet 1864, à Paris, Désiré Raoul Rochette est remplacé par Hippolyte Nicolas Honoré Fortoul [1811-1856], Ministre de l’Instruction publique et des Cultes, élu membre ordinaire le 16 février 1855.

Après sa mort, Rochette est remplacé comme secrétaire perpétuel de l’Académie des Beaux-Arts par [Jacques] Fromental Halévy [1799-1862], professeur au Conservatoire, élu secrétaire perpétuel le 29 juillet 1854.

36. LETRONNE.
Antoine Jean Letronne [1787-1848]. Helléniste et archéologue.
Né le 25 janvier 1787, à Paris ; mort le 14 décembre 1848, à Paris.

1.Au moment de la seconde Restauration, est nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816. En remplacement d’Antoine Mongez [1747-1835], archéologue et numismate, exclu par l’ordonnance du 23 mars 1816. Il occupe le fauteuil 36.

2. Vice-président de l’Académie le 23 novembre 1838, en remplacement du diplomate et homme de lettres  Charles Alexandre Amaury-Duval [1760-1838], décédé le 12 novembre 1838. Président en 1839.

Après sa mort, le 14 décembre 1848, à Paris, Antoine Jean Letronne est remplacé par Jean Gaspard Félix Larcher Ravaisson-Mollien [1813-1900], Inspecteur général des Bibliothèques, élu membre ordinaire le 9 novembre 1849.

37. MOLLEVAUT.
Charles Louis Mollevaut [1776-1844]. Homme de lettres, professeur et traducteur.
Né le 26 septembre 1776, à Nancy [Lorraine, aujourd’hui département de Meurthe-et-Moselle] ; mort le 13 novembre 1844, à Paris.

1.Élu correspondant de la Classe d’Histoire et Littérature ancienne [troisième classe] de l’Institut national, le 11 décembre 1807, en remplacement de Joseph Marie de Gérando [1772-1842], qui libère sa place de correspondant en étant élu, le 5 avril 1805, membre ordinaire de la Classe d’Histoire et Littérature ancienne.

2. Au moment de la seconde Restauration, est nommé membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres reconstituée, par l’ordonnance royale du 21 mars 1816, en remplacement de l’abbé Henri Grégoire [1750-1831], exclu par l’ordonnance du 23 mars 1816. Il occupe le fauteuil 37.

Après sa mort, le 13 novembre 1844, à Paris, Mollevaut est remplacé par Jean François de Paule Louis de La Saussaye [1801-1878], historien et archéologue, élu le 17 janvier 1845, déjà correspondant depuis le 8 mars 1839.
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SOURCES.

1.Institut de France. Le premier siècle : 25 octobre 1795-25 octobre 1895, par le comte de Franqueville, membre de l’Institut. Tome premier : histoire, organisation, personnel, notice biographique et bibliographique sur les académiciens titulaires. [Paris : J. Rothschild, éditeur, 13 rue des Saints-Pères. In-4, 460 p., 1895].

2.L’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Histoire. Prix et fondations. Publications. [Paris : Auguste Picard, éditeur. 82 rue Bonaparte. In-12, 304 p., 1924].



 
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