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Institut de France. Associés non résidants des Sciences morales et politiques Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

On trouvera ci-dessous la liste, et la carrière académique, des trente-six associés non résidants de la seconde classe de l’Institut national des sciences et des arts [Sciences morales et politiques], répartie selon ses six sections. Les élections ont lieu le 18 et 24 février 1796 [pluviôse an IV].

CRÉATION DE L’INSTITUT NATIONAL.

La Convention thermidorienne [juillet 1794-octobre 1795] adopte le 5 fructidor an III [22 août 1795] la Constitution de l’an III. Son article 298 indique : « Il y a pour toute la République, un institut national chargé de recueillir les découvertes, de perfectionner les arts et les sciences ».

Deux mois plus tard, le 3 brumaire an IV [25 octobre 1795], à la veille du Directoire, la Loi sur l’organisation de l’Instruction publique, à son titre IV, organise l’Institut national des sciences et des arts. Il est divisé en trois classes : 1. Sciences physiques et mathématiques, de soixante membres, répartis en dix sections ; 2. Sciences morales et politiques, de trente six membres, répartis en six sections ; 3. Littérature et beaux-arts, de quarante-huit membres, répartis en huit sections. Soit un total de cent quarante quatre fauteuils.

 

MEMBRES RÉSIDANTS, ASSOCIÉS ÉTRANGERS, ASSOCIÉ NON-RÉSIDANTS.

Chacune des trois classes comprend des membres résidants, des associés étrangers [au nombre de huit, quelle que soit la classe], des associés non-résidants ; pour la plupart des personnalités habitant en province, plus rarement à l’étranger, et qui eussent été élus vraisemblablement membres résidants s’ils avaient été établis à Paris.

Le nombre des associés non résidants est égal, classe par classe, et section par section, au nombre des membres résidants.

Ainsi y a t-il trente six membres résidants et trente-six membres non résidants de la seconde Classe des Sciences morales et politiques.

 

LA DEUXIÈME CLASSE : SCIENCES MORALES ET POLITIQUES.

Les associés non résidants de la deuxième classe, au nombre de trente-six, répartis par six dans chacune des six sections, sont élus le 18 et le 24 février 1796 [29 pluviôse, puis 5 ventôse an IV].

Rappelons que les sections de la Classe des Sciences sociales et politiques sont les suivantes : Analyse des sensations et des idées ; Morale ; Science sociale et législation ; Économie politique ; Histoire ; Géographie et statistique.

 

L’IDÉOLOGIE ET SES MEMBRES.

Cette deuxième classe, et plus particulièrement sa première section [Analyse des sensations et des idées] présente un intérêt particulier dans l’histoire des idées du dix-neuvième siècle, parce que beaucoup de ses membres, résidants ou non-résidants, font partie du courant philosophique de l’Idéologie, appliquant dans leur domaine propre la méthode de Condillac [observer les faits avec le plus grand scrupule, n’en tirer des conséquences qu’avec pleine assurance, etc.], tout en prolongeant, aménageant et critiquant certains aspects de sa doctrine philosophique.

Et que, pour des raisons qui tiennent à l’âge et à la longévité de chacun, certaines  personnalités vivent au-delà de l’année 1832 et se trouvent ainsi pouvoir siéger dans l’Académie des sciences morales et politiques reconstituée par Louis-Philippe.

 

LA PREMIÈRE PÉRIODE DE L’INSTITUT NATIONAL.

Elle se déroule du 25 octobre 1795 [3 brumaire an IV], jusqu’ au 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803].

Pour ce qui concerne les associés non résidants, vivent uniquement cette première période, et sont remplacés peu après leur décès : Caffarelli du Falga [1756-1799], élu dans sa quarantième anné, meurt en avril 1799, est remplacé par Joseph Marie De Gérando [1772-1842]; Sicart, dont on ignore exactement les dates de naissance et de décès, est remplacé par Pierre Prévost [1751-1839] ; Pierre Roussel [1742-1802], élu dans sa cinquante-quatrième année, meurt en septembre 1802, est remplacé par l’abbé Gaetano-Marini [1742-1815] ; Dominique Ricard [1741-1803], élu dans sa cinquante-cinquième année, meurt en janvier 1803, mais que l’on croit mort depuis 1797, est remplacé par Jacques Gaudin [1735-1810] ; David Houard [1725-1802], élu dans sa soixante et onzième année, meurt en décembre 1802, est remplacé par François Antoine Boissy d’Anglas [1756-1826] ; Julien Raimond [1740-1802], élu dans sa cinquante-sixième année, meurt en août 1802, est remplacé par Chrétien Louis Joseph de Guignes [1759-1845] ; François Véron de Forbonnais [1722-1800], élu dans sa soixante-quatorzième année, meurt en septembre 1800, n’est pas remplacé dans la première organisation de l’Institut ; Antoine Diannyère [1762-1802], élu dans sa trente-quatrième année, meurt en septembre 1802, est remplacé par Gottlieb Christoph Harless [1738-1815] ; Edme Gautier de Sibert [1720-1798], élu dans sa soixante-seizième année, meurt en février 1797, est remplacé par Jean Sennebier [1742-1809] ; Jean Pierre Papon [1734-1803], élu dans sa soixante-deuxième année, meurt en janvier 1803, est remplacé par Johann David Akerblad [1760-1819] ; Joseph de Beauchamp [1752-1801], élu dans sa quarante-quatrième année, meurt en novembre 1801, est remplacé par Charles Étienne Coquebert de Montbret [1755-1831] ; Jean Claude Éléonore Le Michaud d’Arçon [1733-1800], élu dans sa sixante-troisième année, meurt en juillet 1800, est remplacé par Nicolas Charles Romme [1745-1805].

Soit douze membres qui décèdent entre leur élection et la fin de la première période de l’Institut national.

 

LA DEUXIÈME PÉRIODE DE L’INSTITUT NATIONAL.

Elle se déroule du 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803] au 21 mars 1816.

Elle est marquée par la suppression de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] qui se produit à l’occasion d’une nouvelle distribution des classes, prise par un arrêté  des consuls en date du 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803].

Quatre classes sont définies : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts.

Le terme d’associé non résidant disparaît au profit de celui de correspondant. Seules les classes de Sciences physiques et mathématiques ; d’Histoire et littérature ancienne ; de Beaux-Arts disposent de correspondants.

Pour ce qui nous concerne, les associés non-résidants élus dans la Classe de Science morales et politiques, seront pour l’essentiel répartis sur la liste des correspondants de la troisième classe [d’Histoire et littérature ancienne].

 

DEVIENNENTCORRESPONDANTS DE LA TROISIÈME CLASSE.

De Gérando [1772-1842] ; Destutt de Tracy [1754-1836] ; Paul Victor de Sèze [1754-1830] ; Pierre Laromiguière [1756-1837] ; Frédéric François Venceslas Jacquemont [1757-1836] ; Pierre Prévost [1751-1839] ; Jean Germain Labène [1764-1844] ; Jacques Gaudin [1735-1810] ; Louis de Villeterque [1759-1811] ; Saint-Jean Crèvecoeur [1731-1813] ; François Ferlus [1748-1812] ; Legrand-Delaleu [1755-1819] ; Antoine Boissy d’Anglas [1756-1826] ; Antoine Grouvelle [1757-1806] ; Jean Antoine Gauvin Gallois [1761-1828] ; Germain Garnier [1754-1821] ; Emmanuel Étienne Duvillard [1755-1832] ; Christophe Guillaume Koch [1737-1813] ; Jean Sennebier [1742-1809] ; Paul Philippe Gudin [1738-1812] ; Jean Jacques Garnier [1729-1805] ; Gabriel Henri Gaillard [1726-1806] ; Nicolas Charles Romme [1745-1805].

 

DEVIENNENT CORRESPONDANTS DE LA PREMIÈRE CLASSE.

Charles Étienne Coquebert de Montbret [1755-1831], élu le 24 avril 1802 [4 floréal an X], associé non-résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] est nommé, par arrêté du 28 janvier 1803, correspondant de la première classe  [Sciences physiques et mathématiques]. Il deviendra ultérieurement académicien libre de l’Académie des sciences le 12 août 1816.

Constant de Liberge de Grandchain [1744-1805], élu associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] est nommé, par arrêté du 28 janvier 1803, correspondant de la première classe [Sciences physiques et mathématiques].

Verdun de la Crenne [1741-1805], élu, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques]  est nommé, par arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803], correspondant de la première classe [Sciences physiques et mathématiques]. 

Jean François de Bourgoing [1748-1811], élu, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] est nommé, arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803, correspondant de la première classe [Sciences physiques et mathématiques]. 

Daniel Lescallier [1743-1822], élu le 24 mai 1799 [5 prairial an VII], est nommé correspondant de la première classe : Sciences physiques et mathématiques.

 

SONT PASSÉS AU STATUT DE MEMBRE.

Bigot de Préameneu [1747-1825] est élu, le 26 décembre 1799 [5 nivôse an VIII], membre de la deuxième classe [Sciences morales et politiques], section de Législation.

Ramond de Carbonnières [1755-1827] est élu membre résidant de la première classe [sciences physiques et mathématiques], section VI : sciences naturelles et minéralogie, le 24 février 1802 [5 ventôse an X].

Gabriel Henri Gaillard [1726-1806] est nommé, par l’arrêté du arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] membre de la troisième classe : Classe d’Histoire et littérature ancienne.

Jean Jacques Garnier [1729-1805] est nommé, par l’arrêté du arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803], membre  de la troisième classe : Classe d’Histoire et littérature ancienne.

Boissy d’Anglas sera élu membre titulaire de la troisième classe [classe d’histoire et de littérature ancienne] le 3 août 1804, au fauteuil 35 [ultérieurement fauteuil 18], en remplacement de Anquetil-Dupperon [1731-1805], démissionnaire le 2 juin 1804.

De Gérando est nommé membre ordinaire de la troisième classe [classe d’histoire et de littérature ancienne] le 5 avril 1805 [15 germinal an XIII], au fauteuil 34 [ultérieurement fauteuil 20], en remplacement de Jean Jacques Garnier [1729-1805], décédé le 21 février 1805.

Destutt de Tracy est élu, le 15 juin 1808, membre de la classe de Langue et littérature françaises, en remplacement de Pierre Jean Georges Cabanis [1757-1808], fauteuil 40, décédé le 5 mai 1808. Il est reçu, le 21 décembre 1808, par le comte Philippe de Ségur.

 

LA TROISIÈME PÉRIODE DE L’INSTITUT NATIONAL.

Elle se déroule du 21 mars 1816 au 26 octobre 1832.

Cette période est ouverte par la chute de l’Empire [déchéance prononcée par le Sénat le 3 avril 1814 et abdication de Napoléon à Fontainebleau le 6 avril 1814], le première Restauration [6 avril 1814-20 mars 1815], les Cent-Jours [1er mars-22 juin 1815], la seconde Restauration [à partir du 8 juillet 1815].

L’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts.

Les anciens membres non résidants de la seconde classe se retrouvent pour l’essentiel comme membres correspondants de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres.

 

Liste des Associés non résidants de la seconde classe

[Sciences morales et politiques] élus en février 1796, dans chacune des six sections.

SECTION 1. ANALYSE DES SENSATIONS ET DES IDÉES.

Caffarelli, Louis Marie Joseph Maximilien. [1756-1799].

Souvent appelé Caffarelli du Falga.

Né le 13 février 1756, au Falga [aujourd’hui département de Haute-Garonne] ; mort le 27 avril 1799, à Saint Jean d’Acre [Syrie].

Résidant au Falga, près de Revel [aujourd’hui département de Haute-Garonne].

Élu, le 18 février 1796 [29 pluviôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de l’Analyse des sensations et des idées.

Il occupe la place 1.

Après sa mort, le 27 avril 1799, Caffarelli du Falga est remplacé par Joseph Marie De Gérando [1772-1842] élu le 26 mars 1800.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Joseph Marie De Gérando est nommé comme correspondant dans la troisième classe : Histoire et littérature ancienne. 

Gérando est nommé membre ordinaire de la troisième classe  le 5 avril 1805 [15 germinal an XIII], au fauteuil 34 [ultérieurement fauteuil 20], en remplacement de Jean Jacques Garnier [1729-1805], décédé le 21 février 1805.

 

Tracy, Antoine Louis Claude Destutt de. [1754-1836].

Né le 20 juillet 1754, à Paris ; mort le 9 mars 1836, à Paris.

Résidant à Auteuil [puis département de la Seine, aujourd’hui quartier de Paris].

Élu, le 18 février 1796 [29 pluviôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de l’Analyse des sensations et des idées.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté consulaire du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Tracy est nommé correspondant de la troisième classe : Histoire et littérature ancienne. 

Destutt de Tracy est élu, le 15 juin 1808, membre de la classe de Langue et littérature françaises, en remplacement de Pierre Jean Georges Cabanis [1757-1808], fauteuil 40, décédé le 5 mai 1808. Il est reçu, le 21 décembre 1808, par le comte Philippe de Ségur.

Cette élection libère sa place de correspondant dans la troisième classe. Est remplacé par Tomaso Valperga di Caluso [1737-1815], élu le 30 novembre 1810.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts. La classe de Langue et littérature françaises reprenant le nom d’Académie française, Destutt de Tracy est maintenu membre de l’Académie française.

Après la Révolution de 1830, à l’instigation de François Guizot, Louis-Philippe rétablit l’Académie des sciences morales et politiques, par l’ordonnance du 26 octobre 1832. Y sont nommés à l’article 4, au titre de ceux qui faisaient partie de l’Académie au moment de sa suppression : Dacier, Daunou, Garat, Lacuée, Merlin, Pastoret, Reinhard, Roederer, Sieyès, Talleyrand. La liste des membres nommés par l’ordonnance comprend également les correspondants de cette classe, qui depuis sont devenus membres de l’Institut : Destutt de Tracy, Gérando.

Destutt de Tracy est membre de l’Académie des sciences morales et politiques dans la section de Philosophie [fauteuil 1].

Àprès sa mort, le 9 mars 1836, est remplacé à l’Académie française par François Guizot [1787-1874], élu le 28 avril 1836.

Àprès sa mort, le 9 mars 1836, Destutt de Tracy est remplacé à l’Académie des Sciences morales et politiques, par Jean Philibert Damiron [1794-1862], élu le 17 décembre 1836.

 

De Sèze, Paul Victor. [1754-1830].

Le nom est parfois orthographié Desèze.

Né le 15 décembre 1754, à Bordeaux [Guyenne, aujourd’hui département de la Gironde] ; mort le 1 avril 1830, à Bordeaux.

Résidant à Bordeaux [Guyenne, aujourd’hui département de la Gironde].

Élu, le 18 février 1796 [29 pluviôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de l’Analyse des sensations et des idées.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. De Sèze est nommé correspondant de la troisième classe : Classe d’Histoire et littérature ancienne.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts. De Sèze est nommé correspondant de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres.

 

Laromiguière, Pierre. [1756-1837].

Né le 3 novembre 1756, à Lévignac le Haut [Rouergue, aujourd’hui département de l’Aveyron] ; mort le 12 août 1837, à Paris.

Résidant à Toulouse [Languedoc, aujourd’hui département de Haute-Garonne].

Élu, le 18 février 1796 [29 pluviôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de l’Analyse des sensations et des idées.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Pierre Laromiguière est nommé correspondant de la troisième classe : Histoire et littérature ancienne.

Après la Révolution de 1830, à l’instigation de François Guizot, Louis-Philippe rétablit l’Académie des sciences morales et politiques, par l’ordonnance du 26 octobre 1832. Pierre Laromiguière est élu, le 8 décembre 1832, à l’Académie des sciences morales et politiques, dans la section de philosophie [fauteuil 4].

Àprès sa mort, le 12 août 1837, est remplacé à l’Académie des sciences morales et politiques par Théodore Jouffroy [1796-1842], professeur de philosophie grecque et latine au Collège de France [déjà élu, le 6 avril 1833, dans la section de morale, et transféré dans la section de philosophie, par décision de l’Académie du 9 décembre 1837].

 

Jacquemont, Frédéric François Venceslas. [1757-1836].

Né le 28 septembre 1757, à Hesdin [Artois, aujourd’hui département du Pas de Calais] ; mort le 9 novembre 1836, à Paris.

Résidant à Hesdin [Artois, aujourd’hui département du Pas de Calais].

Élu, le 18 février 1796 [29 pluviôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de l’Analyse des sensations et des idées.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Jacquemont est nommé correspondant de la troisième classe : Classe d’Histoire et littérature ancienne.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts. Frédéric François Venceslas Jacquemont est nommé correspondant de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres.

Après la Révolution de 1830, à l’instigation de François Guizot, Louis-Philippe rétablit l’Académie des sciences morales et politiques, par l’ordonnance du 26 octobre 1832. Frédéric Jacquemont est transféré, en 1833, correspondant à l’Académie des sciences morales et politiques, dans la section de philosophie [place 1], au moment de la reconstitution des places de correspondant.

Après sa mort, le 9 novembre 1836, Frédéric Jacquemont est remplacé comme correspondant à l’Académie des sciences morales et politiques par Philippus Van Heusde [1778-1839], élu le 22 juillet 1837.

 

Sicart.

Prénoms, dates de naissance et de décès inconues.

Résidant à Marseille [aujourd’hui département des Bouches du Rhône].

Élu, le 18 février 1796 [29 pluviôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de l’Analyse des sensations et des idées.

Après sa mort, est remplacé par Pierre Prévost [1751-1839], résidant à Genève, élu associé non résidant le 25 janvier 1801 [5 pluviôse an IX].

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Pierre Prévost [1751-1839] est nommé correspondant de la troisième classe : Classe d’Histoire et littérature ancienne.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts. Pierre Prévost est nommé correspondant de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres.

Après la Révolution de 1830, à l’instigation de François Guizot, Louis-Philippe rétablit l’Académie des sciences morales et politiques, par l’ordonnance du 26 octobre 1832. Pierre Prévost est transféré, en 1833, à l’Académie des sciences morales et politiques, comme correspondant [place 2] dans la section de philosophie, au moment de la création des places de correspondant.

Après sa mort, le 8 avril 1839, Pierre Prévost est remplacé par Francisque Bouillier [1813-1899], élu le 23 avril 1842.

 

SECTION 2. MORALE.

Labène, Jean Germain. [1764-1844].

Orthographié parfois La Benne.

Né le 17 juin 1764, à Agen [Guyenne, aujourd’hui département du Lot et Garonne] ; mort le 23 janvier 1844, à Paris.

Résidant à Agen [Guyenne, aujourd’hui département du Lot et Garonne].

Élu, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de Morale.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Jean Germain Labène est nommé correspondant de la troisième classe classe : Histoire et littérature ancienne.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts. Jean Gervais Labène est nommé correspondant de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres.

 

Roussel, Pierre. [1742-1802].

Né le 29 septembre 1742, à Ax [aujourd’hui département de l’Ariège] ; mort le 29 septembre 1802, à Châteaudun [Eure et Loir].

Résidant près de Chartres. [aujourd’hui département d’Eure et Loir].

Élu, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de Morale.

Après sa mort, le 28 septembre 1802, Pierre Roussel est remplacé, le 9 floréal an XI [29 avril 1803], par l’abbé Gaetano Marini [1742-1815], résidant à Rome, élu le 29 avril 1803, comme correspondant de la troisième classe [Histoire et littérature ancienne].

 

Ricard, Abbé Dominique. [1741-1803].

Né le 23 mars 1741, à Toulouse [Languedoc, aujourd’hui département de la Haute-Garonne]; mort le 28 janvier 1803, à Paris.

Résidant à Toulouse [Languedoc, aujourd’hui département de la Haute-Garonne].

Élu, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de Morale.

On propose, dans la séance générale du 25 mars 1797 de remplacer Dominique Ricard qu’on croyait décédé. L’élection de son successeur avait été fixée au 24 avril. Elle n’a eu lieu que le 25 décembre 1797 [5 nivôse an VI]. Il est remplacé par Jacques Gaudin [1735-1810], résidant à La Rochelle [Guyenne, puis département de Charente-Inférieure, aujourd’hui département de Charente-Maritime].

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Jacques Gaudin est nommé correspondant de la troisième classe : Histoire et littérature ancienne.

 

Villeterque, Alexandre Louis de. [1759-1811].

Né le 31 juillet 1759, à Ligny [Barrois, aujourd’hui département de la Meuse] : mort le 8 avril 1811, à Paris.

Résidant à Amiens [aujourd’hui département de la Somme], puis à Ligny [aujourd’hui département de la Meuse].

Élu, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de Morale.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Alexandre Louis de Villeterque est nommé correspondant de la troisième classe : Histoire et littérature ancienne.

 

Crèvecoeur, Guillaume Michel Jean. [1731-1813].

Appelé aussi Hector Saint-Jean de Crèvecoeur, puis Saint John de Crévecoeur.

Né en 1731, à Caen [Normandie, aujourd’hui département du Calvados] ; mort le 15 novembre 1813, à Sarcelles [département de Seine et Oise, aujourd’hui département du Val d’Oise].

L’annuaire de l’Académie des sciences donne comme dates : 31 janvier 1735-12 novembre 1813.

Nommé Correspondant de La Rochefoucauld de l’Académie royale des sciences le 20 août 1783.

Résidant près de Rouen [Normandie, puis département de Seine-Inférieure, aujourd’hui département de Seine-Maritime].

Élu, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de Morale.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Saint-Jean Crèvecoeur est nommé correspondant de la troisième classe : Histoire et littérature ancienne.

 

Ferlus, François. [1748-1812].

Né le 15 mai 1748, à Castelnaudary [Languedoc, aujourd’hui département de l’Aude] ; mort le 11 juin 1812, à Sorrèze [Tarn].

Résidant à Sorrèze [aujourd’hui département du Tarn].

Élu, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de Morale.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. François Ferlus est nommé correspondant de la troisième classe : Histoire et littérature ancienne, par l’arrêté consulaire du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803].

 

SECTION 3. SCIENCE SOCIALE ET LÉGISLATION.

Legrand-Laleu, Louis Auguste. [1755-1819].

Son nom est parfois orthographié Legrand-Delaleu.

Né le 18 mai 1755, à Nouvion en Thiérache [aujourd’hui département de l’Aisne] ; mort le 13 juin 1819, à Laon [Aisne].

Résidant à Laon [aujourd’hui département de l’Aisne].

Élu, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de Science sociale et législation.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Legrand-Delaleu est nommé correspondant de la troisième classe : Classe d’Histoire et littérature ancienne.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts. Legrand-Delaleu est nommé correspondant de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres.

 

Houard, David. [1725-1802].

Né le 26 février 1725, à Dieppe [Normandie, aujourd’hui département de Seine- Maritime] ; mort le 15 décembre 1802, à Abbeville [Somme].

L’annuaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres [édition de 1924] donne comme date de naissance : 7 mars 1747.

Nommé associé de l’Académie royale des Inscriptions et belles-lettres le 16 janvier 1785.

Résidant à Dieppe [puis département de Seine-Inférieure, aujourd’hui département de Seine-Maritime].

Élu, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de Science sociale et législation.

Après sa mort, le 15 décembre 1802, David Houard est remplacé par François Antoine Boissy d’Anglas [1756-1826], élu le 6 mai 1803, correspondant de la troisième classe : Classe d’histoire et de littérature ancienne. François Antoine Boissy d’Anglas sera élu membre titulaire de la troisième classe le 3 août 1804, au fauteuil 35 [ultérieurement fauteuil 18], en remplacement de Anquetil-Dupperon [1731-1805], démissionnaire le 2 juin 1804. Vice-président de la troisième classe en 1808, président en 1809.

 

Ramond de Carbonnières, Louis [François Elisabeth]. [1755-1827].

Né le 4 janvier 1755, à Strasbourg [aujourd’hui département du Bas-Rhin] ; mort le  14 mai 1827, à Paris.

Résidant à Luz près de Barrèges [aujourd’hui département des Hautes-Pyrénées].

Élu, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de Science sociale et législation.

A été élu membre résidant de la première Classe : Sciences physiques et mathématiques, section VI : sciences naturelles et minéralogie, le 24 février 1802 [5 ventôse an X].

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Louis Ramond de Carbonnières est maintenu dans la même classe.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts. Ramond est nommé membre de l’Académie des sciences, section de minéralogie.

Président de l’Académie des sciences en 1817.

Membre de l’Académie nationale de médecine.

 

Raimond, Julien. [1740-1802].

Son nom est parfois orthographié Reymont.

Né vers 1740, à Saint-Domingue ; mort le 12 août 1802, au Cap français.

Résidant à Saint-Domingue [aujourd’hui capitale de la République Dominicaine].

Élu, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de Science sociale et législation.

Après sa mort, le 12 août 1802, Julien Raimond est remplacé par Chrétien Louis Joseph de Guignes [1759-1845], résidant à Canton, élu le 6 mai 1803, correspondant de la troisième classe : Histoire et littérature ancienne.

Chrétien Louis Joseph de Guignes est nommé, en 1816, correspondant de l’Académie des sciences.

 

Bigot de Préameneu, Félix Julien Jean. [1747-1825].

Né le 26 mars 1747, à Rennes [Bretagne, aujourd’hui département d’Ille-et-Vilaine ; mort le 31 juillet 1825, à Paris.

Résidant à Rennes [Bretagne, aujourd’hui département d’Ille-et-Vilaine].

Élu, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de Science sociale et législation.

A été élu, le 26 décembre 1799 [5 nivôse an VIII], membre de la deuxième classe [Sciences morales et politiques], section de Législation.

Cette élection comme membre résidant libère sa place d’associé non-résidant. Il est remplacé par Ruffino Castus Massa [1742-1829], élu associé non résidant de la deuxième classe, le 24 juillet 1800, qui deviendra successivement correspondant de la Classe d’Histoire et littérature ancienne en 1803, puis correspondant de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres en 1816.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres titulaires de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Bigot-Préameneu est nommé membre de la deuxième classe : Langue et littérature françaises. Il occupe le fauteuil 37, en remplacement d’Antoine Marin Lemierre [1733-1793].

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts. Bigot de Préameneu est maintenu à l’Académie française.

Après sa mort, le 31 juillet 1825, Bigot de Préameneu est remplacé à l’Académie française par Mathieu de Montmorency [1767-1826], élu le 3 novembre 1825.

 

Grouvelle, Philippe Antoine. [1757-1806].

Né le 27 février 1757, à Paris ; mort le 3 octobre 1806, à Varennes [Seine et Oise].

Résidant à Copenhague [Danemark], puis à Varennes [aujourd’hui département de Seine et Oise].

Élu, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section de Science sociale et législation.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Philippe Antoine Grouvelle est nommé correspondant de la troisième classe : Classe d’Histoire et littérature ancienne.

 

SECTION 4. ÉCONOMIE POLITIQUE.

Gallois, Jean Antoine Gauvin. [1761-1828].

Son nom est parfois orthographié Galois.

Né le 17 janvier 1761, à Aix en Provence [aujourd’hui département des Bouches du Rhône] ; mort le 6 juillet 1828, à Paris.

Résidant à Auteuil [département de Seine, aujourd’hui un quartier de Paris].

Élu, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section d’Économie politique.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Jean Antoine Gauvin Gallois est nommé correspondant de la troisième classe : Classe d’Histoire et littérature ancienne.

 

Forbonnais, François Véron de. [1722-1800].

Né le 3 octobre 1722, au Mans ; mort le 20 septembre 1800, à Paris.

Son nom est parfois orthographié Forbonais.

Résidant près Metz [aujourd’hui département de Moselle].

Élu, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section d’Économie politique.

 

Roume de Saint Laurent, Philippe Rose. [1743-1804].

Né en 1743, à l’île de la Grenade [Antilles] ; mort le 29 septembre 1804, à Paris.

Résidant à Saint-Domingue [aujourd’hui capitale d’Haïti].

Élu, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section d’Économie politique.

 

Garnier, Germain [1754-1821].

Né le 8 novembre 1754, à Auxerre [Bourgogne, aujourd’hui département de l’Yonne] ; mort le 3 octobre 1821, à Paris.

Résidant à Dijon [aujourd’hui département de la Côte d’Or].

Élu, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section d’Économie politique.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Germain Garnier est nommé correspondant de la troisième classe : Classe d’Histoire et littérature ancienne.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts. Germain Garnier est nommé correspondant à l’Académie des Inscriptions et belles-lettres. Germain Garnier est élu, le 2 août 1816, membre libre de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres [fauteuil 10], au moment de la création par ordonnance royale des fauteuils d’académiciens libres.

Après sa mort, le 3 octobre 1821, Germain Garnier est remplacé comme académicien libre par Anne Joseph Eusèbe Salverte [1771-1839], élu le 26 novembre 1830.

 

Duvillard de Durand, Emmanuel Étienne. [1755-1832].

Né le 2 avril 1755, à Genève ; mort le 11 avril 1832, à Paris.

Résidant à Passy [département de Seine, actuellement un quartier de Paris].

Élu, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section d’Économie politique.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Emmanuel Étienne Duvillard est nommé correspondant de la troisième classe : Classe d’Histoire et littérature ancienne.

 

Diannyère, Antoine. [1762-1802].

Le nom est parfois orthographié Dianyère.

Né le 26 janvier 1762, à Moulins [Bourbonnais, aujourd’hui dépatement de l’Allier] ; mort le 5 septermbre 1802, à Guéret [Creuse].

Résidant à Guéret. [Marche, aujourd’hui département de la Creuse].

Élu, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section d’Économie politique.

Après sa mort, le 5 septermbre 1802, est remplacé par Gottlieb Christoph Harless [1738-1815], résidant à Erlangen [Bavière], élu le 29 avril 1803 [9 floréal an XI] correspondant de la troisième classe : Histoire et littérature ancienne.

 

SECTION 5. HISTOIRE.

Koch, Christophe Guillaume. [1737-1813].

Né le 9 mai 1737, à Bouxwiller [Alsace] ; mort le 25 octobre 1813, à Strasbourg [Bas-Rhin].

Résidant à Strasbourg [aujourd’hui département du Bas-Rhin].

Élu, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section d’Histoire.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Christophe Guillaume Koch est nommé correspondant de la troisième classe : Classe d’Histoire et littérature ancienne.

 

Gautier de Sibert, Edme. [1720-1798].

Né vers 1720, à Tonnerre [Bourgogne, aujourd’hui département de l’Yonne] ; mort le 13 février 1797, à Tonnerre.

Résidant à Tonnerre [Bourgogne, aujourd’hui département de l’Yonne].

Nommé associé de l’Académie royale des Inscriptions et belles-lettres le 1er mars 1767. Pensionnaire le 29 juin 1786.

Élu, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section d’Histoire.

Après sa mort, en 1798, Gautier de Sibert est remplacé par Jean Sennebier [1742-1809], élu associé non-résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section d’Histoire.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Jean Sennebier [orthographié aussi Senebier] est nommé correspondant de la troisième classe : Classe d’Histoire et littérature ancienne, par arrêté consulaire du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803].

 

Gudin de la Brenellerie, Paul Philippe. [1738-1812].

Né le 6 juin 1738, à Paris ; mort le 26 février 1812, à Paris.

Résidant à Avallon [aujourd’hui département de l’Yonne].

Élu, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section d’Histoire.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Paul Philippe Gudin est nommé correspondant de la troisième classe : Classe d’Histoire et littérature ancienne.

 

Garnier, Jean Jacques. [1729-1805].

Né le 18 mars 1729, à Gorron [Maine, aujourd’hui département de la Mayenne] ; mort le 21 février 1805, à Bougival [Seine et Oise, aujourd’hui département des Yvelines].

Résidant près de Saint Germain en Laye  [aujourd’hui département de Seine et Oise].

Nommé Associé de l’Académie royale des Inscriptions et belles-lettres le 10 avril 1761. Pensionnaire le 20 mars 1781.

Élu, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section d’Histoire.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Jean Jacques Garnier est nommé membre  de la troisième classe : Classe d’Histoire et littérature ancienne.

 

Gaillard, Gabriel Henri. [1726-1806].

Né le 26 mars 1726, à Ostel [Picardie, aujourd’hui département de l’Aisne] ; mort le 13 février 1806, à Saint-Firmin [Oise].

Résidant à Saint Firmin près Chantilly [département de Seine et Oise, aujourd’hui département de l’Oise].

Nommé associé de l’Académie royale des Inscriptions et belles-lettres, le 13 mai 1760.

Élu membre de le deuxième classe, section V, le 22 frimaire an IV [14 décembre 1795] et non-acceptant.

Élu sur sa demande, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section d’Histoire.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Gabriel Henri Gaillard est nommé membre de la troisième classe : Classe d’Histoire et littérature ancienne.

 

Papon, Jean Pierre. [1734-1803].

Né le 3 janvier 1734, à Puget-Théniers [aujourd’hui département des Alpes-Maritimes] ; mort le 15 janvier 1803, à Paris.

Résidant à Riom [Auvergne, aujourd’hui département du Puy de Dôme].

Élu, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section d’Histoire.

Après sa mort, le 15 janvier 1803, Jean Pierre Papon est remplacé, comme correspondant de la troisième classe classe d’Histoire et de littérature ancienne, par Johann David Akerblad [1760-1819], résidant à Stockholm en Suède, élu le 20 mai 1803.

 

SECTION 6. GÉOGRAPHIE ET STATISTIQUE.

Beauchamp, [Pierre] Joseph de. [1752-1801].

Né le 28 juin 1752, à Vesoul [Franche-Comté, aujourd’hui département de Haute-Saône] ; mort le 19 novembre 1801, à Nice.

Correspondant de La Lande à l’Académie des sciences le 20 août 1785.

Résidant à Mascate, sur la côte de l’Arabie heureuse.[aujourd’hui Yémen].

Nommé, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section Géographie et statistique.

Après son décés, le 19 novembre 1801, Joseph de Beauchamp est remplacé comme associé non-résidant par Charles Étienne Coquebert de Montbret [1755-1831], élu le 24 avril 1802 [4 floréal an X], qui deviendra correspondant de la première classe [28 janvier 1803], puis académicien libre de l’Académie des sciences le 12 août 1816.

 

Bourgoing, Jean François. [1748-1811].

Né le 20 novembre 1748, à Nevers [Bourgogne, aujourd’hui département de la Nièvre] ; mort le 20 juillet 1811, à Carlsbad [Bohême].

Résidant à Nevers [Bourgogne, aujourd’hui département de la Nièvre].

Élu, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section Géographie et statistique.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Jean François de Bourgoing est nommé correspondant de la première classe [Sciences physiques et mathématiques]. 

 

 

Verdun de la Crenne, Jean René Antoine. [1741-1805].

Né le 5 avril 1741, à Aucey [Normandie, aujourd’hui département de la Manche] ; mort le 13 août 1805 [25 thermidor an XIII], Versailles [Seine et Oise, aujourd’hui département des Yvelines].

Résidant à Verneuil [aujourd’hui département de l’Eure].

Élu, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section Géographie et statistique.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Verdun de la Crenne est nommé correspondant de la première classe [Sciences physiques et mathématiques]. 

 

Arçon, Jean Claude Éléonore Le Michaud d’ [1733-1800].

Né le 18 novembre 1733, à Pontarlier [Franche-Comté, aujourd’hui département du Doubs] ; mort le 1er juillet 1800, à Auteuil [Seine, aujourd’hui quartier de Paris]

Résidant près de Pontarlier [aujourd’hui département du Doubs].

Élu, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section Géographie et statistique.

Après sa mort, le 1er juillet 1800, Arçon est remplacé comme associé non-résidant par Nicolas Charles Romme [1745-1805], correspondant de Bézout à l’Académie des sciences le 19 août 1778 ; élu, le 25 janvier 1801 [5 pluviôse an IX], correspondant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section Géographie et statistique.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Nicolas Charles Romme est nommé correspondant de la première classe : Sciences physiques et mathématiques 

 

Granchain, Guillaume Jacques Constant, de Liberge de. [1744-1805].

Né le 9 février 1744, à Granchain [aujourd’hui département de l’Eure] ; mort le 19 juin 1805 [30 prairial an XIII], à Granchain.

Résidant à Bernay [aujourd’hui département de l’Eure].

Élu, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section Géographie et statistique.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Constant de Liberge de Grandchain est nommé correspondant de la première classe [Sciences physiques et mathématiques].

 

Barthélemy, François [1747-1830].

Né le 20 octobre 1747, à Aubagne [aujourd’hui département des Bouches du Rhône] ; mort le 3 avril 1830, à Paris.

Résidant à Bâle, en Suisse.

Élu, le 24 février 1796 [5 ventôse an IV], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section Géographie et statistique.

Élu Directeur le 26 mai 1797.

François Barthélemy est compris dans la loi de déportation du 19 fructidor an V [5 septembre 1797]. Une lettre du ministère de l’Intérieur du 26 septembre 1797, adressée au président de l’Institut, rappelle que sa place est vacante et qu’il y a lieu de procéder à son remplacement. Les membres résidants Lazare Nicolas Carnot, Louis de Fontanes, Claude Emmanuel Joseph Pierre Pastoret, Ambroise Sicard sont aussi l’objet de la loi de déportation.

Sa place d’associé non résidant se trouve libérée. Daniel Lescallier [1743-1822] est élu, le 24 mai 1799 [5 prairial an VII], associé non résidant de la deuxième classe [Sciences morales et politiques] de l’Institut national des arts, des sciences et des lettres, dans la section Géographie et statistique.

La Classe des sciences morales ayant été supprimée le 3 pluviôse an XI [23 janvier 1803], un arrêté du 8 pluviôse an XI [28 janvier 1803] répartit les membres de l’Institut entre quatre classes : Sciences physiques et mathématiques ; Langue et littérature françaises ; Histoire et littérature ancienne ; Beaux-Arts. Daniel Lescallier est nommé correspondant de la première classe : Sciences physiques et mathématiques.

Après la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816 réorganise l’Institut, rend aux quatre classes le titre d’Académie et les noms des anciennes compagnies, avec leurs rangs de préséance : Académie française, Académie des Inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des Beaux-arts. Daniel Lescallier est nommé correspondant à l’Académie des sciences.

 

 

 
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