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Inspecteurs généraux des études en 1833 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Le corps des Inspecteurs généraux de l'Instruction publique fut créé, sous le Consulat, par la loi générale sur l’Instruction publique du 1er mai 1802 [11 floréal an X], titre IV, article 17.
Tout au long du XIXe siècle, quels que soient les régimes politiques, le corps se maintient, sous une appellation à peine modifiée pour ses membres : Inspecteur général de l'Université, Inspecteur général des études, Inspecteur général. 

Mais la composition du corps [qui varie entre une douzaine ou un peu moins d'une vingtaine de personnalités] reflète les contre-coups de l'histoire française : l'Empire, la Restauration, la Révolution de Juillet 1830, la seconde République, le second Empire, etc. 

LES INSPECTEURS GÉNÉRAUX DES ÉTUDES EN 1833.
L'Almanach royal et national pour l'an 1833 donne, dans cet ordre,  pour les Inspecteurs généraux des études, la liste suivante de douze membres : 
Ferdinand François Désiré* Budan de Boislaurent [1761-1840] ; Hippolyte Rousselle [1785-1863] ; André Marie Ampère [1775-1836] de l’Académie des Sciences ; Charles Louis Félix Dinet [1775-1856] ; Charles Dominique Marie Blanquet du Chayla [1773-1844] ; Antoine Poullet de Lisle [1778-1849] ; Jean Louis Burnouf [1775-1844]* ; Frédéric Cuvier [1773-1838], de l'Académie des Sciences ; Joseph Naudet [1786-1878], de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres [22 août 1817], et des Sciences morales et politiques [27 octobre 1832] ; Paul François* Dubois [1793-1874] ; Jacques Matter [1791-1864] ; Gabriel Fort Dutrey [1792-1870].

Cette liste, établie pour l'année 1833, agrège les noms de personnalités nommées à différents moments de l'histoire du corps des Inspecteurs généraux, de 1808 à 1830. 

NOMMÉS LE 21 SEPTEMBRE 1808.
Un premier groupe composé de deux Inspecteurs généraux de l'Université, nommés il y a un peu plus de vingt-quatre ans, dès le 21 septembre 1808 : Ferdinand François Désiré* Budan de Boislaurent [1761-1840] ; André Marie Ampère [1775-1836].
Ils ont fait partie, à l'époque, d'un groupe d'une vingtaine d'Inspecteurs généraux maintenus ou nommés à la date du 21 septembre 1808.

NOMMÉ LE 12 MARS 1821.
Une autre personnalité : Hippolyte Rousselle [1785-1863], nommé Inspecteur des études le 12 mars 1821.

NOMMÉS LE 22 SEPTEMBRE 1824.
Un troisième groupe composé de deux Inspecteurs désignés par l'ordonnance du 22 septembre 1824, prise quelques jours après l'avènement de Charles X : Charles Louis Félix Dinet [1775-1856] ; Charles Dominique Marie Blanquet du Chayla [1773-1844]. 

NOMMÉ LE 26 FÉVRIER 1828.
Une autre personnalité : Antoine Poullet de Lisle [1778-1849], nommé le 26 février 1828 [dans une cohorte de seize Inspecteurs généraux des études nommés à cette date]. 

NOMMÉS LE 21 SEPTEMBRE 1830.
Puis, un cinquième groupe de quatre Inspecteurs des études nommés directement après la Révolution de Juillet. Le 21 septembre 1830, pour trois d'entre eux, quelques mois plus tard, pour un quatrième. 
Les trois personnes nommées le 21 septembre 1830 sont : Jean Louis Burnouf [1775-1844] ; Joseph Naudet [1786-1878] ; Paul François Dubois [1793-1874]. 
La quatrième personne étant Frédéric Cuvier [1773-1838], nommée quelques mois plus tard le 31 mars 1831, et déjà Inspecteur général adjoint des études depuis le 11 mai 1828.

Ces Inspecteurs généraux des études, nommés le 21 septembre 1830 ou un peu après, viennent pour certains remplacer des Inspecteurs qui n'ont pas été reconduits après la Révolution de Juillet. 
Ainsi Paul François* Dubois vient-il remplacer François Joseph Michel* Noël [1756-1841], mis à la retraite dans sa soixante-quinzième année, doyen de l'inspection, nommé dès le 11 juin 1802, date qui correspond à la création d'un corps de trois Inspecteurs généraux de l’Instruction publique, avec Jean Baptiste Delambre [1749-1822], et dom Raymond Despaulx [1726-1818].  
Ainsi Frédéric Cuvier vient remplacer l'abbé André René Pierre Daburon [1758-1838], nommé le 21 septembre 1808, et mis à la retraite après juillet 1830.

INSPECTEURS NON RECONDUITS APRÈS LA RÉVOLUTION DE JUILLET 1830.
Un nombre relativement important d'Inspecteurs généraux, à savoir dix Inspecteurs, n'ont pas été reconduits après la Révolution de Juillet 1830 : François Joseph Michel Noël [1756-1841], nommé dès le 11 juin 1802 ; Gaspard Gilbert Delamalle [1752-1834], nommé le 1er octobre 1821 ; Eustache Antoine Hua [1759-1836], nommé 1er octobre 1821 ; Adrien Jacques de Lens [1786-1846], nommé le 22 septembre 1824 ; Étienne Esquirol [1772-1840], nommé le 22 septembre 1824 ; l’abbé André René Pierre Daburon [1758-1838], nommé le 21 septembre 1808 ; l'abbé Jean Jacques Fayet [1786-1849], nommé le 14 août 1822 ; Henri Louis Coiffier de Verfeu [1770-1831], nommé le 21 septembre 1808 ; Pierre Laurent Laborie [1767-1847], nommé le 13 octobre 1828 ; Charles Marcel Tranchant [1764-1831], nommé le 22 septembre 1824. 

SUPPRESSION DE QUATRE POSTES POUR L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR EN 1830.
Au lendemain de la Révolution de Juillet 1830, le corps des Inspecteurs généraux des études est réduit à douze membres, contre dix-huit en 1829. 

L'Inspection générale pour l'enseignement supérieur de la Médecine est supprimée, par l’ordonnance du 24 août 1830, ce qui fait disparaître deux postes. 

D'abord, celui qui avait été assuré par le docteur Antoine Athanase Royer-Collard [1768-1825],  Inspecteur général de l’Université depuis 1808 [décret du 21 septembre 1808] ; confirmé en 1815 comme Inspecteur général des études pour l’enseignement supérieur de la médecine [ordonnance royale du 21 février 1815]. Athanase Royer-Collard avait été en fonction du 21 février 1815 au 22 septembre 1824 ; puis il avait été remplacé par Étienne Esquirol [1772-1840] du 22 septembre 1824 au 25 août 1830.

D'autre part, celui qui est assuré à l'origine par Guillaume Dupuytren [1777-1835], Inspecteur général de l’Université, nommé le 22 novembre 1809 ; confirmé comme Inspecteur général des études par l'ordonnance du 21 février 1815. Puis remplacé par Adrien Jacques de Lens [1786-1846], associé à des tournées d’inspection depuis 1823, nommé par l'ordonnance du 22 septembre 1824. 

De même l'Inspection générale pour l'enseignement supérieur de Droit est supprimée, par l’ordonnance du 24 août 1830, ce qui fait disparaître deux postes. 

D'une part, celui occupé par Eustache Antoine Hua [1759-1836], conseiller à la Cour de Cassation, nommé le 1er octobre 1821, en remplacement de Mathurin Louis Étienne Sédillez [1745-1821], décédé le 24 septembre 1821.

D'autre part, celui occupé par Gaspard Gilbert Delamalle [1752-1834], chargé de l’inspection des Facultés de Droit, depuis le 1eroctobre 1821, en remplacement de Joseph Jérôme Siméon [1749-1842], Inspecteur général de l'enseignement supérieur pour les Écoles de Droit, depuis le 7 mai 1819, qui quitte l'Inspection générale après avoir été nommé sous-secrétaire d'État au ministère de la Justice en janvier 1820.

FONCTIONNEMENT ENTRE 1830 ET 1833.
Au cours de l'année 1830, le décès de l'abbé Nicolas Thibault [1769-1830], survenu le 28 mars 1830, amène la nomination comme Inspecteur général des études de l'homme de lettres Charles Julien Lioult de Chênedollé [1769-1833], inspecteur provisoire de l'académie de Caen [février 1812-avril 1830] nommé le 4 avril 1830.
Charles Julien Lioult de Chênedollé restera en fonction jusqu'au 23 avril 1832. Il sera remplacé par Jacques Matter [1791-1864], nommé Inspecteur général des études le 20 octobre 1832.  

Au début de l'année 1833, Antoine Jean Letronne [1787-1848] qui vient d’être nommé Conservateur des antiques [14 novembre 1832] et président du Conservatoire et directeur de la Bibliothèque royale [19 novembre 1832], est remplacé par Gabriel Fort Dutrey [1792-1870], ancien recteur de l’Académie de Lyon [octobre 1830-janvier 1833], nommé Inspecteur général des études le 7 janvier 1833.

NOTICES BRÈVES CONCERNANT LES INSPECTEURS GÉNÉRAUX.

BUDAN DE BOISLAURENT.
Ferdinand François Désiré Budan de Boislaurent [1761-1840].
[Inspecteur général de l'Université, puis Inspecteur général des études : 21 septembre 1808-5 octobre 1835]  

Né le 28 septembre 1761, à Sainte Anne de Limonade [île de Saint-Domingue, aujourd'hui Haïti] ; mort le 6 octobre 1840, à Paris.
Études chez les Oratoriens. Ancien professeur de logique et de physique au collège royal de Nantes [1779-1787]. 
Études médicales à Paris. Docteur en médecine [An V, 1803], avec une thèse : Essai sur cette question d'économie médicale : Convient-il qu'un malade soit instruit de sa situation ? [Paris : de l'Imprimerie de la Bibliothèque Médicale, rue des Prêtres-St-Séverin. In-8, 32 p., 1803]. 
La thèse est dédiée à Philippe Pinel : « À l'illustre auteur de la Nosographie philosophique, comme un faible témoignage de la reconnaissance qui lui est due par son Disciple, F. D. B. ».
Étudie les mathématiques, et publie plusieurs travaux sur les équations numériques.
Alors qu'il est suppléant d’Antoine René Mauduit [1731-1815], professeur de Mathématiques du collège de France de 1770 à 1815, Ferdinand François Désiré Budan de Boislaurent est nommé, en 1808, l'un des quinze Inspecteurs généraux de l’Université [décret du 21 septembre 1808]. 
Confirmé comme Inspecteur général des études en 1815 [ordonnance royale du 21 février 1815]. 
Maintenu en 1824, comme Inspecteur général des études [ordonnance du 22 septembre 1824], à l’avènement du roi Charles X, et Denis Frayssinous [1765-1841] devenant, le 26 août 1824, Ministre des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique.  
Reste en fonction jusqu’au 5 octobre 1835, date à laquelle il est admis à la retraite. Il est alors âgé de soixante-quatorze ans.
Il est remplacé par Nicolas Louis Artaud [1794-1861], futur vice-recteur de l'Académie de Paris [1858].

ROUSSELLE.
Hippolyte Rousselle [1785-1863].
[Inspecteur de l'académie de Paris : 6 février 1814-17 février 1815].
[Inspecteur de l'Université de Paris : [17 février 1815-12 mars 1821].
[Inspecteur  général des études : 12 mars 1821-10 avril 1824]. 
[Inspecteur général de l'Université : 10 avril-22 septembre 1824].
[Inspecteur général des études [22 septembre 1824-9 août 1850].
[Recteur de l'académie départementale de la Seine [10 août 1850-15 mars 1851].

Né le 15 janvier 1785, à Mons [Belgique] ; mort le 21 février 1863, à Paris.
Chef de cabinet de Louis de Fontanes [1757-1821], Grand-Maître de l'Université impériale depuis le le 17 mars 1808 [1er mars 1809-5 février 1814]. 
Inspecteur de l'académie de Paris [6 février 1814-12 mars 1821]. Inspecteur de l'Université de Paris [ordonnance du 17 février 1815]. 
Inspecteur général des études [12 mars 1821]. Inspecteur général de l’Université [arrêté du 10 avril 1824].
Confirmé comme Inspecteur général des études par l’ordonnance du mercredi 22 septembre 1824, à l’avènement du roi Charles X, et Denis Frayssinous [1765-1841] étant devenu, le 26 août 1824, ministre des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique. 
Chargé de l’administration de l’académie de Paris, du 12 mars 1821 jusqu'au 9 août 1850*. Succède comme recteur de l'académie de Paris, à l'abbé Charles Dominique Nicolle [1758-1835], mis à la retraite le 17 août 1830. Hippolyte Rousselle reçoit le titre de vice-recteur de l'académie de Paris en 1835.
Recteur de l'Académie départementale de la Seine le 10 août 1850. Il reste en fonction jusqu'au 15 mars 1851.
Hippolyte Rousselle est admis à la retraite en 1851.

AMPÈRE.
André Marie Ampère [1775-1836] de l’Académie des Sciences.
[Inspecteur général de l'Université : 21 septembre 1808-15 août 1815].
[Inspecteur général des études : 15 août 1815-21 octobre 1824] 
[Inspecteur général des études : 2 mai 1828-10 juin 1836].

Né le 22  janvier 1775, à Lyon [Lyonnais, aujourd'hui département du Rhône] ; mort le 10 juin 1836, à Marseille [Bouches-du-Rhône]. 
Professeur de Physique et de Chimie expérimentale à l'École centrale du département de l'Ain, à Bourg-en-Bresse [19 février-22 décembre 1802]. Membre fondateur de la Société chrétienne de Lyon [février-septembre 1804], à laquelle participent Jacques Roux-Bordier [1771-1822] ; Claude Julien Bredin [1776-1854], Pierre Simon  Ballanche [1776-1847].  
Professeur des classes de mathématiques de troisième et de quatrième au Lycée impérial de Lyon [4 avril 1803-octobre 1804]. Répétiteur d'analyse à l'École polytechnique, à Paris [octobre 1804]. À son arrivée à Paris, participe à la <petite société spiritualiste> organisée, entre 1805 et 1817, par Maine de Biran [1766-1824], et qui va fonctionner par intermittence pendant une dizaine d’années.
C'est son ami Ambroise Rendu [1778-1860], lui-même pressenti puis désigné comme Inspecteur général qui a fait inscrire le nom d’André Marie Ampère [1775-1836] et de Louis Poinsot [1777-1859] sur la liste des inspecteurs généraux qui prêtent serment le 2 octobre 1808.
André Marie Ampère est nommé membre de la Commission d'examen des livres classiques [1809] et de l'organisation des lycées de Paris [1812]. 
André Marie Ampère, est confirmé dans ses fonctions en 1815, comme Inspecteur général des études [ordonnance royale du 21 février 1815] ; en 1830, comme Inspecteur général des études [arrêté du 25 août 1830] et restera Inspecteur général jusqu'à son décès en 1839, avec une interruption pendant la période des Cents-Jours, et de 1824 à mai 1828, au moment où, le 26 août 1824, Mgr. Denis Frayssinous [1765-1841] devient ministre des Affaires ecclésiastiques et de l’Instruction publique, et où plusieurs Inspecteurs généraux ne sont pas reconduits [André Marie Ampère [1775-1836] ; Ferdinand François Désiré de Boislaurent [1761-1840] ; Henri Louis Coiffier de Verfeu [1770-1831] ; Philibert Guéneau de Mussy [1776-1834] ; Joseph Joubert [1754-1824] ; Chrétien Siméon Le Prévost d'Iray [1768-1849]. Sera réintégré en mai 1828.
Professeur de mécanique et d'analyse de l'École polytechnique, d'abord comme suppléant [1807], puis comme titulaire. Il y reste en poste jusqu'en mai 1828, date à laquelle il démissionne. 
Élu, le 28 novembre 1814, membre de la Classe des Sciences physiques et mathématiques de l'Institut. Nommé au lendemain de la Restauration, par l'ordonnance royale du 21 mars 1816, membre de l'Académie des Sciences, section de Géométrie. 
Maître de conférences de Philosophie à l'École normale [1817-1818], en remplacement de Jean Jacques Séverin de Cardaillac [1766-1845].
Professeur d'astronomie à la Faculté des Sciences de Paris [1820]. Professeur du collège de France dans la chaire de Physique générale et expérimentale, nommé en 1824, en remplacement de Louis Lefèvre-Gineau [1751-1829], révoqué en 1823. André Marie Ampère [1775-1836] y reste en poste jusqu'à son décès, le 10 juin 1836.
André Marie Ampère décède en fonction, le 10 juin 1836, au cours d'une inspection à Marseille.

DINET.
Charles Louis Félix Dinet [1775-1856]. 
[Inspecteur général des études : 22 septembre 1824-mai 1835].

Né le 17 juin 1775, à Paris ; mort le 6 mars 1856, à Paris.
Ancien élève de l'École polytechnique [1794-1797]. Répétiteur d'analyse, avec Louis Benjamin Francoeur [1773-1819], à l'École polytechnique [1799-1804]. Professeur au lycée Napoléon [Henri-IV] de 1804 à 1816, où il prépare ses élèves au concours d'entrée à l'École polytechnique. Examinateur d'admission à l'École polytechnique [1804-1848] ; à ce titre, comme Jean Baptiste Biot [1774-1862], Louis Benjamin Francoeur [1773-1819], Antoine André Louis Reynaud [1771-1844], Louis Poinsot [1777-1859], participe à des tournées d'examen en province. Professeur adjoint, pour le cours d'astronomie, à la Faculté des Sciences de Paris. Associé depuis 1822 à des tournées d’inspection générale ; Inspecteur général des études [ordonnance du 22 septembre 1824]. 
Sera confirmé comme  Inspecteur général des études [arrêté du 25 août 1830].
Admis à la retraite au début mai 1835. Reçoit le titre d’Inspecteur général honoraire.

BLANQUET DU CHAYLA.
Charles Dominique Marie [Adrien] Blanquet du Chayla [1773-1844]. 
[Inspecteur général des études : 22 septembre 1824-septembre 1838]. 

Né le 3 juillet 1773, à Marjevols [aujourd'hui département de la Lozère] ; mort le 9 avril 1844, à Paris. 
Études au collège d'Harcourt. Ancien élève de l'École des Ponts-et-Chaussées [1794] et de l'École polytechnique [1795]. École des Ingénieurs des vaisseaux, dont il sort avec le grade de sous-ingénieur.
Professeur de mathématiques au lycée de Moulins [7-23 décembre 1805], est envoyé en Italie, à Turin, comme professeur d'astronomie à l'Université. À ce titre participe aux travaux de l'Académie impériale des Sciences, Littérature et Beaux-Arts de Turin [Démonstration du parallélogramme des forces, en janvier 1807].  
Il y reste en poste jusqu'au 15 décembre 1809, date à laquelle il est rappelé à Paris.
Il y est nommé au lycée Bonaparte [lycée Condorcet], comme professeur de mathématiques spéciales [1809-1815], en même temps que François Peyrard [1759-1822].
Professeur à la Faculté des Sciences de Montpellier [1815-1822], dans la chaire de mathématiques transcendantes ; recteur de l’Académie de Montpellier [30 août 1815-novembre 1822], en remplacement de Victor Marie Etienne de Bonald [1780-1871] ; recteur de l’académie d’Aix-en-Provence [décembre 1822-septembre 1824], en remplacement d'André Alexandre* d’Eymar [1754-1840].
Nommé Inspecteur général des études par l'ordonnance du 22 septembre 1824, à l’avènement du roi Charles X, et Denis Frayssinous [1765-1841] étant devenu, le 26 août 1824, ministre des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique. 
Sera confirmé comme  Inspecteur général des études [arrêté du 25 août 1830].
Président du jury d'agrégation des Sciences.
Blanquet du Chayla est admis à la retraite en septembre 1838. 
Reçoit le titre d’Inspecteur général honoraire [janvier 1839].

POULLET DE LISLE.
Antoine Poullet de Lisle [1778-1849]. 
[Inspecteur général des études : 26 février 1828-février 1840].
 
Né le 17 janvier 1778, à Janvielle, arrondissement de Chartres [aujourd'hui département de l'Eure-et-Loir] ; mort le 23 août 1849, à Arrou, canton de Cloyes [Eure-et-Loir].
Ancien élève de l'École polytechnique [1796] et de l'École des Ponts-et-chaussées [1798]. Professeur à l'École polytechnique [14 mai 1802-17 mai 1804]. Professeur de mathématiques au lycée d'Orléans [17 mai 1804-14 décembre 1809].  
Nommé, avec l'abbé L. Duparc-Locmaria, l'un des deux inspecteurs de l'académie d'Orléans le 15 décembre 1809, à la création de l'académie, auprès du recteur l'abbé Edmé Georges de Champeaux [1761-1830]. Reste en fonction à Orléans jusqu'au 6 septembre 1815.
Recteur de l'académie d'Angers pour quelques semaines [septembre 1815]. Recteur de l'académie de Bourges [28 septembre 1815-21 avril 1817] ; à nouveau de l'académie d'Angers [22 avril 1817-29 septembre 1824] ; de l'académie de Limoges [30 septembre 1824-25 février 1828].
Nommé le 26 février 1828, l'un des seize Inspecteur généraux des études. Reste en fonction comme inspecteur général jusqu’au 5 février 1840. 
Reçoit le titre d’Inspecteur général honoraire.

BURNOUF.
Jean Louis Burnouf [1775-1844]. Membre de l'Institut.
[Inspecteur de l'académie de Paris : 1827-septembre 1830]* 
[Inspecteur général des études : 21 septembre 1830-6 mars 1840].

Né le 14 septembre 1775, à Urville, près de Valognes [Normandie, aujourd'hui département du Calvados] ; mort le 8 mai 1844, à Paris.
Études au collège de Valognes. Élève boursier au collège d'Harcourt [futur collège Saint-Louis], y remporte en 1793, le prix d'honneur.
Nommé au lycée Charlemagne [1er octobre 1807], comme suppléant de Charbonnet, ancien recteur de l'Université de Paris. 
Succède, le 15 septembre 1810, comme professeur de rhétorique, à Luce de Lancival [1764-1810], décédé le 17 août 1810.
Maître de conférences de Littérature grecque et latine à l'École normale [1810-1822] jusqu'à la suppression de l'École. 
Titulaire de la chaire d’Éloquence latine du collège de France [8 janvier 1817-8 mai 1844], en remplacement de Pierre Antoine Guéroult [1740-1816] dit Guéroult le Jeune, décédé en fonction, le 14 décembre 1816. 
Inspecteur adjoint de l'académie de Paris [1827]. Inspecteur titulaire de l'académie de Paris [novembre 1828-1830], en remplacement de l'abbé Nicolas Thibault [1755-1830] nommé Inspecteur général des études [11 novembre 1828].
Inspecteur général des études [arrêté du 21 septembre 1830].
Reste en fonction jusqu'au 6 mars 1840, date à laquelle sa démission est acceptée. Reçoit le titre d'Inspecteur général honoraire. Puis, par le même arrêté, nommé conservateur de la Bibliothèque de l'Université, en remplacement de Théodore Jouffroy [1796-1842], appelé comme Conseiller en philosophie auprès de Victor Cousin, nouveau ministre de l'Instruction publique [1er mars-28 octobre 1840].
Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Correspondant [1830], puis membre ordinaire [1836-1844].

CUVIER.
Frédéric Cuvier [1773-1838].
[Inspecteur-adjoint des études : 11 mai 1828-31 mars 1831]
[Inspecteur général des études : 31 mars 1831- 28 juillet 1838].

Né le 28 juin 1773, à Montbéliard [aujourd'hui département du Doubs] ; mort le 24 juillet 1838, à Strasbourg [Bas-Rhin]. 
Naturaliste, frère cadet de Georges Cuvier [1769-1832], professeur-adjoint, au Muséum d'Histoire naturelle.
Déjà Inspecteur de l'académie de Paris depuis 1809. Confirmé Inspecteur de l'académie de Paris, par ordonnance du 17 février 1815, en même temps que François Becquey [1759-1834] et Hippolyte Rousselle [1785-1863].
Reste en poste jusqu'en 1830. Sera alors remplacé [1830-1835] par Nicolas Louis Artaud [1794-1861], futur Inspecteur général. 
Inspecteur général adjoint des études [arrêté du 11 mai 1828], spécialement chargé de l'inspection des Facultés de théologie et des écoles primaires protestantes. Est nommé Inspecteur général des études, par l’arrêté du 31 mars 1831, en remplacement de l’abbé André René Pierre Daburon [1758-1838], à la retraite.  
Reste en fonction jusqu'au 28 juillet 1838, date de son décès en fonction.
Il est alors remplacé comme Inspecteur général par Jean Baptiste Firmin Demonferrand [1795-1844], nommé par arrêté ministériel du 20 août 1838. Jean Baptiste Firmin Demonferrand [1795-1844] était déjà Inspecteur général adjoint depuis le 5 octobre 1835.

NAUDET.
Joseph Naudet [1786-1878], de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres [22 août 1817], et de l'Académie des Sciences morales et politiques [27 octobre 1832], dans la section Histoire générale et philosophique.
[Inspecteur général des études : 21 septembre 1830-8 août 1840].
 
Né le 8 décembre 1786, à Paris ; mort le 12 août 1878, à Paris.
Élève de l'École centrale du Panthéon [aujourd'hui lycée Henri-IV]. Remporte en 1803 et en 1804 le Prix d'honneur, autrement dit le premier prix proclamé, décerné au « discours latin », dans la compétition rétablie en 1801 [qui avait été suspendue entre 1793 et 1801] entre les élèves des trois Écoles centrales de Paris [Panthéon ; Quatre-Nations ; rue Saint-Antoine].
Employé à la Préfecture de la Seine [1805-1807], est nommé, en 1809, maître d'étude au lycée Napoléon [Henri-IV], puis la même année agrégé divisionnaire de troisième, puis chargé de cours de rhétorique [1810], titulaire de la chaire [jusqu'en 1830].
Nommé, en 1816, en même temps que Henri Joseph Guillaume Patin [1793-1876] et Joseph Victor Leclerc [1789-1865], maître de conférences  de Littérature à l'École normale, dans la troisième année de lettres. Il succède ainsi à Abel François Villemain [1790-1870], nommé titulaire de la chaire d’Éloquence française à la Faculté des Lettres de Paris [13 novembre 1815-7 mai 1852]. Reste maître de conférences jusqu'à la suppression de l'École normale en septembre 1822. 
En 1817, après avoir été élu membre ordinaire de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Joseph Naudet est chargé de suppléer Emmanuel Pastoret [1755-1840] dans la chaire de Droit naturel du collège de France, qu'il occupe de 1804 à 1821. 
Puis, Pierre François Tissot [1768-1854] ayant été révoqué le 6 février 1821, Joseph Naudet présenté conjointement par le collège de France et la troisième classe de l'Institut, est nommé, le 4 avril 1821, dans la chaire de Poésie latine devenue vacante. Il reste en poste comme professeur du collège de France dans la chaire de Poésie latine de 1821 à 1830. Joseph Naudet démissionne en 1830, permettant ainsi à Pierre François Tissot de retrouver sa chaire [31 août 1830-7 avril 1854], qu'il avait déjà occupé du 24 juillet 1813 au 6 février 1821.
En 1830, Joseph Naudet est pour quelques mois, inspecteur de l'académie de Paris, puis, par arrêté du 21 septembre 1830, est nommé Inspecteur général des études. Il occupe cette fonction jusqu’en 1840. 
Entre temps est nommé, en 1837, conservateur à la bibliothèque Mazarine. 
Joseph Naudet, démissionnaire, quitte l'Inspection générale en 1840, et est alors nommé conservateur des imprimés et directeur du Conservatoire de la Bibliothèque royale, le 8 août 1840. ll libère ainsi, à cette date, sa place de conservateur à la bibliothèque Mazarine pour Charles Augustin Sainte-Beuve [1804-1869], nommé par V. Cousin. Sainte-Beuve restant en poste à la Mazarine de 1840 à 1848.
Joseph Naudet est remplacé comme Inspecteur général des études par Jean Claude Eugène Péclet [1793-1857], inspecteur de l'académie de Paris [17 septembre 1838-8 août 1840], nommé Inspecteur général par arrêté ministériel en date du 29 août 1840.
Enfin, par l'ordonnance du 2 septembre 1847, Joseph Naudet reçoit le titre d'Administrateur général de la Bibliothèque nationale, titre brièvement porté jadis par Charles Dunoyer [1786-1862] du 22 février au 28 juin 1839.  
Joseph Naudet reste en fonction comme administrateur général jusqu'au 10 janvier 1858, date de sa mise à la retraite. Il est alors remplacé à la Bibliothèque nationale par Jules Antoine Taschereau [1801-1874], nommé le 30 janvier 1858.
Élu, le 22 août 1817, membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres [fauteuil 12], en remplacement de Jean Philippe comte Garran Coulon [1749-1816], décédé le 9 décembre 1816. Vice-président de l’Académie en 1832, président en 1833 ; vice-président en 1845, président en 1846. Élu secrétaire perpétuel, le 22 août 1852, à la suite de l’orientaliste Eugène Burnouf [1801-1852], philologue et spécialiste du boudhisme, secrétaire perpétuel quelques jours avant sa mort, le 14 mai 1852. 
Joseph Naudet garde cette fonction jusqu'au 13 juillet 1860, en étant ensuite élu secrétaire perpétuel honoraire, le 24 août 1860.  
Après sa mort, survenue le 12 août 1878, Joseph Naudet est remplacé à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres par Paul François Foucart [1836-1926], élu le 29 novembre 1878.
Élu, le 27 octobre 1832, dans la section Histoire générale et philosophique [fauteuil 3] au moment de la recréation de l’Académie des Sciences morales et politiques. 
Après sa mort, le 12 août 1878, Joseph Naudet est remplacé, à l’Académie des Sciences morales et politiques, par Victor Duruy [1811-1894], ancien ministre de l’Instruction publique, sénateur, élu le 1er février 1879.

DUBOIS.
Paul François Dubois [1793-1874]. 
[Inspecteur général des études : arrêté du 21 septembre 1830]. 

Né le 2 juin 1793, à Rennes [Ille-et-Vilaine] ; mort le 12 juin 1794 à Valence [Drôme].
Fondateur du journal Le Globe [1824-1830]. Membre de la Commission administrative de l’Instruction publique de l’académie de Paris [1828]. 
Membre du Conseil royal de l'Instruction publique [15 mai 1839], en remplacement d'Abel François Villemain [1790-1870], nommé ministre de l'Instruction publique le 12 mai 1839 [12 mai 1839-1er mars 1840].
Député de la Loire-Inférieure [1831-1848]. Professeur de Littérature française à l’École polytechnique [1834-1848]. Président du jury d'agrégation pour les classes supérieures des lettres [1836-1855]. Directeur de l’École normale supérieure [mars 1840-juillet 1850].
http://www.textesrares.com/philo19/noticeAuteur.php?nom_aut=Dubois&prenom_aut=Paul+%5BFran%E7ois%5D

MATTER.
[20 octobre 1832-février 1845] Jacques Matter [1791-1864]. 
Né le 31 mai 1791, à Alt-Eckendorf [Bas-Rhin] ; mort le 22 juin 1864, à Strasbourg [Bas-Rhin].
En plus de l’allemand, sa langue maternelle, apprend le français. Études au gymnase [lycée] de Strasbourg. Bachelier ès-lettres [1811] ; licencié [1817]. 
Après ses études en France se rend à l'Université de Göttingen, et suit les cours des philosophes allemands Gottlieb Ernst Schulze [1761-1833], plutôt sceptique ; et Friedrich Bouterweck [1766-1828], disciple de l'écrivain et philosophe Friedrich Heinrich Jacobi [1743-1819] ; ainsi que ceux de Arnold Heeren [1760-1842] et de Johann Gottfried Eichhorn [1752-1827].
Le Mémoire sur l’École d’Alexandrie, de Jacques Matter, présenté au concours de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres est couronné [1817] et deviendra un ouvrage : Essai historique sur l'École d'Alexandrie, et coup d'oeil comparatif sur la littérature grecque, depuis le temps d'Alexandre le Grand jusqu'à celui d'Alexandre Sévère. Ouvrage couronné par l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, par Jacques Matter [À Paris : F. G. Levrault, rue des Fossés M. Le Prince, n° 33. Deux volumes in-8, 331+332 pp., 1820. Réédité en trois volumes, 1840].
Docteur ès-lettres [6 septembre 1817, Strasbourg] avec une thèse latine portant sur la comparaison des principes rationnels chez Pythagore, Platon et Plotin. Commentatio philosophica de principiis rationum philosophicarum Pythagorae, Platonis atque Plotini inter se comparatarum [Argentorati : typis F. Levrault. In-4, 16 p., 1817].
La thèse n'est pas dédiée. 
La thèse, en français, a pour titre : Sur la protection accordée aux sciences, aux belles-lettres et aux arts, chez les Grecs. °Thèse de Littérature, présentée et soutenue à la Faculté des Lettres de Strasbourg, le 1er septembre 1817, à onze heures du matin, pour obtenir le grade de docteur ès-lettres par Jacques Matter, d'Alt-Eckendorf [Bas-Rhin] (département du Bas-Rhin), licencié ès-lettres  [Strasbourg : de l'imprimerie de de F.-G. Levrault, imprimeur de l'Académie. In-4, 22 p., 1817].
La thèse n'est pas dédiée.
Doctorat de théologie [1821].
Répétiteur à l'école secondaire ecclésiastique protestante de Strasbourg [1813-1818] . 
Professeur [agrégé] d'histoire au collège royal de Strasbourg [1818-1820].
Professeur d’Histoire ecclésiastique à la Faculté de Théologie [1820-1828], en remplacement de Frédéric Charles Timothée Emmerich [1786-1820]. En même temps, directeur du gymnase de Strasbourg, où il avait commencé ses études, [1820-1828].
L'un des trois inspecteurs de l'académie de Strasbourg [1828-1832], auprès de Désiré Ordinaire [1773-1847], recteur de septembre 1824 à mars 1831.
Conseiller ordinaire de l'Université, et Inspecteur général des études [arrêté du 20 octobre 1832], en remplacement de Charles Julien Lioult* Chênedollé [1769-1833], mis à la retraite. 
Jacques Matter reste en fonction comme inspecteur général des études jusqu’en février 1845. En 1845 nommé Inspecteur général des bibliothèques [février 1845-mai 1846], en remplacement de Félix Ravaisson [1813-1900], à nouveau, pour quelques mois, chef du secrétariat de l'administration centrale de l'Instruction publique, qui avait assumé les fonctions d'Inspecteur général des bibliothèques de 1839 à 1845 [et qui reprend ces fonctions de 1846 à 1852].  
Jacques Matter est admis à faire valoir ses droits à la retraite en février 1845. À sa retraite reçoit le titre d'Inspecteur général honoraire [11 février 1845].
Consacre vers la fin de sa vie plusieurs ouvrages à l’étude du mysticisme : en 1862, Saint Martin. Le philosophe inconnu. Sa vie, ses écrits. Son maître Martinez et leurs groupes d’après des documents inédits [Paris : Didier. In-12, XI-460 p.,1862] qui sera réédité en 1864 ; Emmanuel de Swedenborg, sa vie, ses écrits et sa doctrine [Paris ; Didier, in-12,XVI-436 p.], 1863 ; et enfin, un ouvrage posthume, Le Mysticisme en France au temps de Fénelon [Paris ; Didier, in-12, 428 p.], 1865. Réédité en 1866.
Consacre vers la fin de sa vie plusieurs ouvrages à l’étude du mysticisme : en 1862, Saint Martin. Le philosophe inconnu. Sa vie, ses écrits. Son maître Martinez et leurs groupes d’après des documents inédits [Paris : Didier, in-12, XI-460 p.,1862] qui sera réédité en 1864 ; Emmanuel de Swedenborg, sa vie, ses écrits et sa doctrine [Paris ; Didier, in-12,XVI-436 p.], 1863 ; et enfin, un ouvrage posthume, Le Mysticisme en France au temps de Fénelon [Paris ; Didier, in-12, 428 p.], 1865. Réédité en 1866.
Élu correspondant de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, le 4 mars 1831.

DUTREY.
Gabriel Fort Dutrey [1792-1870]. 
[Inspecteur général des études : 7 janvier 1833-26 août 1850].
[Inspecteur général de l’Instruction publique, pour l'ordre des Lettres : 26 août 1850- 9 mars 1852].
Inspecteur général de l'enseignement secondaire, pour l'ordre des Lettres : 9 mars 1852-1854].
Inspecteur général de l'enseignement secondaire, pour l'ordre des Lettres : 7 février 1861-1868].
 
Né le 19 août 1792, à Bordeaux [Gironde] ; mort le 22 mars 1870, à Paris.
Études à Bordeaux, puis à Paris au lycée Bonaparte [aujourd’hui Condorcet], tandis qu’il est pensionnaire au pensionnat de Hix.  
Ancien élève de l’École normale [1811].
Doctorat ès-lettres [Paris : 30 juillet 1813], avec une thèse latine : Dissertatio philosophica de libertate. Édité pour la soutenance [Paris : impr. de Fain. In-4, 27 p.].
La thèse latine n'est pas dédiée.
La thèse de Belles-Lettres, littérature ancienne et moderne, en français, a pour titre : De l'Imitation [in-4, 19 p.]. Édité [Paris : impr. de Fain. In-4, 19 p.].
La thèse de Belles-Lettres est dédiée « À Monsieur Guillon, chanoine honoraire de Notre-Dame, professeur d'Éloquence sacrée à l'académie de Paris, ancien professeur de Belles-Lettres au lycée Bonaparte ; G. F. Dutrey ».
Professeur d'humanités au lycée de Poitiers [1813], où il enseigne le grec pour les classes de rhétorique et est chargé d’une division de troisième. 
En 1815, à la chute de l’Empire, monte à Paris et devient précepteur. Enseigne à Paris, au collège Bourbon [1821], comme agrégé suppléant. Est suppléant de Joseph Naudet [1775-1854], en rhétorique, au collège Henri-IV.
Recteur de l’Académie de Clermont [21 septembre-6 octobre 1830], en remplacement de Jean Honoré Jourdan [1772-1847] ; de Lyon [octobre 1830-janvier 1833], en remplacement de Louis Decampe [1780-1861]. 
Inspecteur général des études [7 janvier 1833], en remplacement de Antoine Jean Letronne [1787-1848] qui vient d’être nommé Conservateur de la Bibliothèque royale.
En 1846 fait partie du Conseil royal de l’Université. En 1848 est nommé conseiller ordinaire de Université. 
Inspecteur général de l’Instruction publique, pour l'ordre des Lettres [arrêté du 26 août 1850] ; Inspecteur général de l'enseignement secondaire, pour l'ordre des Lettres [décret du 9 mars 1852]. Reste en fonction jusqu'au 22 août 1854. 
En 1853 est membre titulaire du Conseil impérial de l’Instruction publique. 
Le 22 août 1854, au moment du rétablissement des grandes académies, Gabriel Fort Dutrey est nommé recteur de l’Académie de Bordeaux [s'étendant sur les cinq départements : Dordogne ; Gironde, Landes, Lot-et-Garonne ; Basses-Pyrénées]. Il y reste en fonction jusqu’au 27 février 1861.
Après quoi, Gabriel Fort Dutrey est nommé Inspecteur général de l’enseignement supérieur, dans l’ordre des lettres [1861-1868]. 
Reste en fonction, comme Inspecteur général, jusqu’à sa retraite en 1868.
http://www.textesrares.com/philo19/noticeAuteur.php?nom_aut=Dutrey&prenom_aut=Gabriel+Fort

LES MISSIONS D'INSPECTION.
Les Inspecteurs généraux sont répartis en commission, comprenant chacune deux membres, l'un pour l'enseignement littéraire, l'autre pour l'enseignement scientifique.
Les tournées démarrent chaque année entre le 1er et le 10 avril, elles se poursuivent jusqu'aux environs du 15 juillet, et couvrent à chaque fois de l'ordre de cinq ou six académies, avec leurs établissement supérieurs, leurs collèges royaux et communaux, les écoles normales primaires. Elles font, à partir de questionnaires étoffés, l'objet de rapports signés en commun, remis au Ministre de l'instruction publique, touchant aussi bien l'enseignement, la discipline, l'administration, la comptabilité.

SOURCE.
I[sabelle] Havelange, F[rançoise] Huguet, B[ernadette] Lebedeff. Les Inspecteurs généraux de l'Instruction publique, dictionnaire biographique 1802-1914, sous la direction de G. Caplat [Paris : Institut National de Recherche Pédagogique. Éditions du CNRS. Collection : Histoire biographique de l’enseignement. In-8, 702 p., 1986].
 
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