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Guillemin, Jean Jacques (1814-1870), une longue carrière de recteur d'Académie Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ancien élève de l'École normale  [1834], agrégé [1844], docteur ès-lettres [1847] sa vie professionnelle se dessine comme celle d'un professeur d'Histoire dans un lycée de province puis de Paris, ou même à l'Université. Mais, en 1850, il devient le plus jeune des recteurs, en étant nommé recteur départemental de la Corrèze. Il va rester presque vingt ans dans la carrière rectorale. Successivement la Corrèze, la Meurthe, l'Ille-et-Vilaine, Douai, Nancy.
Jean Jacques Guillemin [1814-1870]. Né le 17 juillet 1814, à Curel [Haute-Marne] ; mort le 19 février 1870, à Nancy.

Études au petit séminaire de Langres, puis au collège de Langres ; après le baccalauréat ès-lettres [1832] s'oriente vers des études de droit. Prépare le concours d'entrée à l'École normale.

1834. ANCIEN ÉLÈVE DE L'ÉCOLE NORMALE.
Ancien élève de l'École normale [novembre 1834].
Sont reçus au concours d'entrée, dans l'ordre alphabétique : Eugène Baret [1814-1887], futur Inspecteur général de l'instruction publique pour l'enseignement primaire [1878-1880] ; Francisque Bouillier [1813-1899], futur directeur de l'École normale ; Henri Joseph Chevriaux [1816-1883], futur Inspecteur de l'Académie de Paris ; Auguste Debs [1813-1849], futur professeur de philosophie au lycée de Rouen ; Jean Jacques Guillemin [1814-1870], futur recteur ; Pierre Hamel [1815- ], professeur à la Faculté des Lettres de Toulouse ; Désiré Henne [1812-1869], futur recteur départemental ; Antoine Macé de Lépinay [1812-1891], professeur d'histoire à la Faculté des Lettres de Grenoble ; Charles Picquet [1814-1874], Inspecteur d'Académie ; Alexis Pierron [1814-1878], professeur au lycée Louis-le-Grand ; Léon Puiseux [1815-1889], futur Inspecteur général de l'Instruction publique, pour l'enseignement primaire ; Pierre Gabriel François Révol [1813-1847], professeur au lycée de Nîmes ; Rudolph [1810- ], professeur au lycée de Strasbourg ; Jean Louis Taulier [1816-1896], professeur au lycée de Lyon.

Interrompt ses études pour des raisons de santé qui l'obligent à suspendre ses activités pendant plusieurs mois. Gagne sa vie en étant précepteur.

1839-1846. POSTES D'ENSEIGNANT D'HISTOIRE EN PROVINCE.
Régent d'histoire au collège de Pamiers [1839] ; chargé de cours d'histoire au collège royal de Bordeaux [1840] ; professeur " agrégé " au lycée d'Auch [1841].
Professeur d'histoire au collège royal de Reims [1843-1847], période au cours de laquelle il est reçu à l'agrégation d'histoire [1844].
En 1847, est à Paris, professeur d'histoire au collège Stanislas.

1844. AGRÉGATION D'HISTOIRE ET GÉOGRAPHIE.
Agrégation d'histoire et géographie en 1844. Sont reçus cette année : Charles Dreyss [1821-1905], ancien élève de l'École normale [1840], à de nombreuses reprises futur recteur d'académie ; Jules Zeller [1813-1900], futur Inspecteur général de l'enseignement supérieur [1876-1888] ; Jean Jacques Guillemin [1814-1870], ancien élève de l'École normale [1834] ; Texte ; Paul Léger, ancien élève de l'École normale [1830], futur professeur d'histoire au lycée de Grenoble.

1847. DOCTEUR ÈS-LETTRES.
Docteur ès-lettres [Paris, 1847], avec une thèse en latin De Coloniis urbibusque ab Alexandro et successoribus ejus in Asia conditis [Parisiis : Apud Joubert, bibliopolam. Rue des Grès, 14, près de la Sorbonne. In-8, 80 p., 1847].

La thèse est dédiée : " Viro doctissimo J. D. Guigniaut. Geograpiae in Parisiensi litterarum facultate professori, fautori studiorum meorum benignissimo, hanc thesim qualiscumque sit gratus reverensque offero. J. J. G. ".
Joseph Daniel Guigniaut [1794-1876], après avoir été directeur de l'École normale [1830-1835] est nommé titulaire de la chaire de Géographie à la Faculté des Lettres de Paris [août 1835-février 1862].

La thèse d'histoire a pour titre en français : Le Cardinal de Lorraine, son influence politique et religieuse au XVI ème siècle, par J. J. Guillemin, agrégé de l'Université. Professeur d'histoire au collège royal de Reims [Paris : chez Joubert, libraire de la cour de Cassation, 14 rue des Grès. In-8, LIII-505 p.,1847].
La thèse française est dédiée : " A la mémoire de mon Père ".

1848-1849. PROFESSEUR D'HISTOIRE AU LYCÉE DE NANCY.
Après son doctorat, Jean Jacques Guillemin est nommé professeur d'histoire au lycée de Nancy [1848] où il reste en poste deux ans jusqu'à la fin de l'année scolaire 1849-1850.
Il y prononce, le 20 août 1849, un discours à la distribution des prix du lycée de Nancy : Des caractères de l'enseignement historique dans l'Université [Nancy : impr. de Hinzelin. In-8, 8 p., 1850].

Après quoi, Jean Jacques Guillemin est nommé recteur de l'Académie de Corrèze [1850-1851].

MEMBRE DE L'ACADÉMIE DE STANISLAS.
A partir de son séjour à Nancy se fait admettre comme membre de l'Académie de Stanislas. Il est reçu en 1853, alors qu'il est recteur d'Académie depuis plusieurs années. Son discours de réception porte sur De la Nécessité d'élargir le cadre de l'histoire ancienne, discours de réception.
Le texte en est publié dans les Mémoires de l'Académie de Stanislas, puis repris en tiré à part [Nancy : Grimblot et Vve Raybois. In-8, 22 p., 1853].

1850. RECTEUR DE CORRÈZE.
La loi organique du 15 mars 1850, inspirée par Alfred de Falloux [1811-1886], et mise en œuvre par le ministre de l'Instruction publique et des Cultes [octobre 1849-janvier 1851] Félix Esquirou de Parieu [1815-1893], modifie profondément la fonctionnement universitaire : les académies, jusqu'alors regroupement de départements, voient leur ressort restreint. Conçues pour un encadrement plus étroit du personnel enseignant, elles deviennent strictement départementales et de " petits recteurs ", aux attributions réduites, sont nommés.
L'article 7 de la loi stipulant qu'il est établi une académie par département, quatre-vingt sept académies sont créées. Quatre-vingt-sept postes sont à pourvoir, dont beaucoup sont seront occupés par d'anciens inspecteurs d'académie.
C'est dans ce cadre que Jean Jacques Guillemin, semble-t-il surtout pour des raisons de santé, accepte  fin août 1850, le rectorat de la Corrèze. Il y succède à Marie Stanislas Rattier [1793-1871] qui avait été recteur de l'Académie de la Corrèze le 10 août 1850 pour quelques jours.
Établi à Tulle, chef-lieu académique de l'Académie de la Corrèze, Jean Jacques Guillemin y reste en poste jusqu'en décembre 1851. Le secrétaire qui l'assiste est Gleize. Après quoi, Jean Jacques Guillemin est nommé recteur départemental de l'Académie de la Meurthe.

Jean Jacques Guillemin est remplacé en Corrèze par Joseph Benjamin Caresme [1802-1873], ancien recteur de l'Académie de Nancy [1846-1851] qui deviendra plus tard recteur de l'Académie départementale de la Meuse [1852-1854].

En tant que recteur, prononce en 1850 un Discours sur l'enseignement et l'éducation : Aux membres de l'enseignement public et privé de l'Académie de la Corrèze. [Tulle : impr. de A. Soriac. In-8, 3 p., 1850].

1852. MANUEL SCOLAIRE D'HISTOIRE.
Jean Jacques Guillemin fait paraître avec Victor Duruy [1811-1894] un manuel scolaire d'histoire : Abrégé de l'histoire ancienne, contenant l'histoire universelle depuis l'origine du monde jusqu'à la chute de l'Empire d'occident, pour [... ] les classes de troisième [Paris : L. Hachette. In-18, 488 p., 1852].
Le titre d'ensemble est Histoire universelle, publiée par une société de professeurs et de savants, sous la direction de M. V. Duruy.

En même temps Jean Jacques Guillemin fait paraître Histoire ancienne, par J. J. Guillemin. Recteur de l'Académie départementale de la Corrèze. Agrégé d'histoire, docteur ès-lettres [Paris : Librairie de L. Hachette et Cie. Rue Pierre Sarrazin, n°14 [près de l'École de Médecine].
Réédité en 1853 [Paris : L. Hachette. In-18, 512 p., cartes. 1853]. En 1857 [Paris : L. Hachette. In-18, 539 p., cartes et figures. 1857]. En 1858 [Paris : L. Hachette. In-18, XXV-572 p., cartes et figures. 1858].
Est également traduit en espagnol.

En 1863, dans la même collection Jean Jacques Guillemin fait paraître Histoire ancienne de l'Orient par J. J. Guillemin. Recteur de l'Académie de Douai, agrégé d'histoire. Docteur ès-lettres [Paris : Librairie de L. Hachette et Cie. Boulevard Saint-Germain, n°77. In-18, XVIII-613 p., cartes et figures., 1863]. Troisième édition.

1851-1853. RECTEUR DE L'ACADÉMIE DE LA MEURTHE.
En remplacement de Marie Joseph Benjamin Caresme [1802-1873], recteur de l'Académie de Nancy, et premier recteur départemental de l'Académie de la Meurthe [août 1850-décembre 1851], Jean Jacques Guillemin est nommé dans l'Académie de la Meurthe [chef-lieu Nancy] en décembre 1851. Il y reste jusqu'en septembre 1853, date de son départ pour l'Académie d'Ille-et-Vilaine.
L'inspecteur qui l'assiste  est Louis Dubief [1821-1891]. Le secrétaire est Henrion.

Jean Jacques Guillemin est remplacé, comme recteur, par  Nicolas Jules Perçin [1804-1882], antérieurement recteur de l'Académie de la Moselle, nommé dans la Meurthe le 2 septembre 1853.

1853. RECTEUR DE L'ACADÉMIE D'ILLE-ET-VILAINE.
En septembre 1853, Jean Jacques Guillemin est nommé recteur de l'Académie d'Ille-et-Vilaine, en remplacement d'Augustin Théry [1796-1878], recteur de l'Académie de Rennes depuis le 24 mars 1848, et maintenu comme recteur départemental de l'Ille-et-Vilaine à partir du 10 août 1850.
L'inspecteur qui l'assiste est Leroy. Le secrétaire est Piche.

Jean Jacques Guillemin reste comme recteur de l'Académie d'Ille-et-Vilaine [chef-lieu Rennes] jusqu'au 24 août 1854, date qui marque la fin de l'expérience  des petits rectorats.

1854-1865. RECTEUR DE L'ACADÉMIE DE DOUAI.
La loi du 14 juin 1854, prise sous le ministère d'Hippolyte Fortoul, et le décret du 22 août de la même année, assurent la restauration d'Académies régionales, au nombre de dix-sept, avec chacune un ressort s'étendant sur plusieurs départements.

 C'est dans ce nouveau cadre que Jean Jacques Guillemin est nommé, le 22 août 1854, recteur de l'Académie de Douai, dont le ressort comprend les départements du Nord ;  de l'Aisne ; des Ardennes ; du Pas-de-Calais ; de la Somme.
Il reste en poste jusqu'en juin 1865. Après quoi, est nommé recteur de l'Académie de Nancy.
Les inspecteurs qui l'assistent sont pour le département du Nord, Vasse de Saint-Ouen, établi à Lille et Charles Taiée [ -1889], établi à Douai ; pour le département de l'Aisne, Jean François Adolphe Dumouchel [1804-1870], établi à Laon, ancien recteur départemental de la Haute-Savoie ; pour le département des Ardennes, Loetscher, établi à Mézières ; pour le département du Pas-de-Calais, Lavocat, établi à Arras ; pour le département de la Somme, Jean Baptiste Ferdinand Allou [1805-1876], ancien recteur de l'Académie de la Somme, établi à Amiens.
Le secrétaire est Clochez.

Au titre de recteur, Jean Jacques Guillemin prononce un discours, le 7 décembre 1854, à l'occasion de l' installation solennelle de la Faculté des lettres de Douai et de la Faculté des sciences de Lille. Rentrée de l'École préparatoire de médecine et de pharmacie de Lille.
Prononcent également des discours : Louis Pasteur [1822-1895], Auguste Filon [1800-1875], le docteur V. Cazeneuve. [Douai : impr. de A. d'Aubers. In-8, 31 p., 1855].

De même, en 1856, prononce le discours de rentrée : "Du fluide vital " [Amiens : Caron et Lambert. In-4, 15 p.].

1865-1869. RECTEUR DE L'ACADÉMIE DE NANCY.
Jean Jacques Guillemin est nommé, en juin 1865, recteur de l'Académie de Nancy, dont le ressort comprend les départements de la Meurthe ; de la Meuse ; de la Moselle ; des Vosges. Il y reste jusqu'en juin 1868.
Il succède à Charles Marie Dunoyer [1799-1881] qui a été recteur de juillet 1857 à juin 1865.
Les inspecteurs qui l'assistent sont : pour le département de la Meurthe, Louis Maggiolo [1811-1895], établi à Nancy, futur recteur de l'Académie de Nancy ; pour le département de la Meuse, Carriot, établi à Bar-le-Duc, futur directeur de l'enseignement primaire de la Seine ; pour le département de la Moselle, Charles Hanriot, établi à Metz ; pour le département des Vosges, Marin Malgras [1800-1869], établi à Épinal.
Le secrétaire est Millot.
L'état de santé de Jean Jacques Guillemin est tel qu'il est pratiquement remplacé par Louis Maggiolo [1811-1895] à compter du 16 mai 1867. C'est Louis Maggiolo, qui le remplace définitivement comme recteur [juin 1868-octobre 1871], en juin 1868.

SOURCE.
Jean-François Condette. Les Recteurs d'Académie en France de 1808 à 1940. Tome II, Dictionnaire biographique. [Paris : Institut national de recherche pédagogique. Collection : Histoire biographique de l'enseignement. In-8, 411 p.+3. 2006].
Fournit les dates précises des nominations.

 
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