Accueil arrow Histoire de l'éducation arrow Girard, Paul (1852-1922), chaire de Langue et Littérature grecques à la Sorbonne

Tous les articles

Girard, Paul (1852-1922), chaire de Langue et Littérature grecques à la Sorbonne Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Major au concours d’entrée à l’École Normale supérieure, major à l’agrégation des lettres, l’helléniste Paul Girard [1852-1922], ancien membre de l’École d’Athènes [1875-1879] se voit attribuer, en 1904, la chaire de Langue et Littérature grecques à la Faculté des Lettres de Paris, créée à son intention.
 
GIRARD, Paul.
[1852-1922]. Helléniste. Né le 23 mars 1852, à Paris ; mort le 1er juillet 1922, à Paris.
Son père Julien Nicolas Girard [1810-1898], est un ancien élève de l’École normale [1840], agrégé des lettres en 1843, nommé Inspecteur général honoraire de l’enseignement secondaire en 1892.
 
ÉTUDES.
Lycée impérial Bonaparte [aujourd’hui Condorcet], puis lycée Louis-le-Grand.
 
En 1914, Paul Girard prononcera un discours en hommage à l’un des professeurs du lycée Condorcet : Alphonse Ducatel, professeur [de mathématiques] au lycée Condorcet [10 février 1851-11 décembre 1913]. Publié en tiré à part [Saint-Cloud : Impr. de Belin frères. In-16, 14 p., portrait, 1914]. Le tiré à part contient également le discours de M. Gazeau.
 
1872. ANCIEN ÉLÈVE DE L’ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE.
Reçu major à l’École normale supérieure en 1872. Sont reçus cette année, dans l’ordre alphabétique  : 
Charles Aron-Duperret ; Bauzon [ -1907] ; Ch. Blanchet [ -1921] ; Louis Bougier [1851-1927] ; Émile Brossier [1852-1927] ; Lucien Brunel [1853-1923] ; Charles Coutret [ -1931] ; Georges Duruy [1853-1918] ; Auguste Gérard [1852-1922] ; Paul Girard [1852-1922] ; André Grégoire [ -1935] ; Jules Lagneau [1851-1894] ; Jules Lemaitre [1853-1914] ; Pol Marchal [ -1913] ; Jules Martha [1853-1932] ; Hippolyte Monin [1854-1915] ; Jean Pacaut [ -1917] ; A. Raoul Pessonneaux [1851-1935] ; Gabriel Séailles-Ranson [1852-1922] ; Raoul Suérus [1851-1930]. 
 
1875. AGRÉGATION DES LETTRES.
À la sortie de l’École normale supérieure, est reçu à l’agrégation des lettres [1875]. 
Sont reçus cette année, dans l’ordre de classement : Paul Girard [1852-1922], ancien élève de l'École normale supérieure [1872] ; Jules Martha [1853-1932] , ancien élève de l'École normale supérieure [1872] ; Lucien Brunel [1853-1923], ancien élève de l'École normale supérieure [1872] ; Jules Lemaître [1853-1914], ancien élève de l'École normale supérieure [1872] ; Émile Brossier [1852-1927], ancien élève de l'École normale supérieure [1872] ; Charles Aron-Duperret [1853- ], ancien élève de l'École normale supérieure [1872] ; Paul Dupont [ -1906], ancien élève de l'École normale supérieure [1870] ; Joseph André Hild [1845-1914] ; Hugues Valotte ; Louis Barbé ; Arthur Géraulx [1847-1882], ancien élève de l'École normale supérieure [1869] ; abbé Lucien Letteron [1844-1918].
 
1875-1879. MEMBRE DE L’ÉCOLE FRANÇAISE D’ATHÈNES.
Membre de la vingt-sixième promotion de l’École française d’Athènes [1875-1879]. L’arrêté de nomination est signé en date du 8 octobre 1875.
Il est le seul élève nommé cette année, tandis que Albert Dumont [1842-1884] est, depuis le 19 août 1875 le troisième directeur de l’École, succédant à Amédée Daveluy [1798-1867] et à Émile Burnouf [1821-1907].

Visite Olympie et une partie du Péloponèse. Explore l'Eubée, la Grèce centrale, les Sporades du Nord. 
Paul Girard reste en Grèce jusqu’en septembre 1879, date à laquelle il est le directeur des fouilles du sanctuaire consacré à Héra, construit dans l’antiquité par l’architecte Rhaekos, autrement dit l’Héraion de l'île de Samos. Il y découvre, en 1879, la statue  dite « Héra de Chéramyes », à l'angle nord-est du sanctuaire. La sculpture archaîque en marbre, dont la tête a disparu, représente, sous la forme d'une jeune fille, la déesse du mariage et de la fécondité. Elle appartenait à un grand ex-voto offert, comme l'indique une dédicace gravée sur la bordure du voile, par un noble ionien du nom de Chéramyes. 
Paul Girard en assure le déplacement en France, le Musée du Louvre en faisant l'acquisition en 1881.

Les fouilles interrompues sont reprises en août et septembre 1883, par Michel Clerc [1857-1931], membre de la trente-et-unième promotion de l’École française d’Athènes [1880], et lui aussi ancien élève de l’École normale supérieure [1877].
 
1879-1882. FACULTÉ DES LETTRES DE TOULOUSE.
De retour en France, Paul Girard est nommé maître de conférences de Littérature grecque à la Faculté des Lettres de Toulouse [1879], dans la chaire créée par décret du 25 février 1876, par dédoublement de la chaire de Littérature ancienne, chaire de Littérature grecque occupée de 1876 à 1879 par Léon Brédif [1835-1909]. 

Et après avoir soutenu sa thèse [Paris, 1881], Paul Girard est chargé de cours à la Faculté des Lettres de Toulouse. Il y enseigne jusqu’en 1882, alors qu’il est nommé en 1883, à la Faculté des Lettres de Paris.
Il est remplacé à Toulouse par Edmond Pottier [1855-1834], lui aussi ancien élève de  l'École normale supérieure [1874], ancien membre de l’École française d’Athènes [1877-1880], qui a été maître de conférences de Langue et littérature grecques à la Faculté des Lettres de Rennes [1882].
 
1880. ASSOCIATION POUR L'ENCOURAGEMENT DES ÉTUDES GRECQUES.
En 1867, est créée < l’Association pour l’encouragement des études grecques, pour la propagation des meilleures méthodes et la publication des livres les plus utiles pour l’étude de la langue et de la littérature grecques >. 
Avec des statuts, un bureau où Henri Patin [1793-1876] est le premier président, Émile Egger [1813-1885] et Ernest Beulé [1826-1874] les deux vice-présidents, un comité directeur d’une dizaine de membres, et une cinquantaine de membres fondateurs.

En 1880, Paul Girard est membre de l’association. À partir de 1895, il en est le secrétaire-archiviste, alors que Michel Bréal [1832-1915] est le président ; Paul Decharme [1839-1905] et Maurice Croiset [1846-1935], vice-présidents ; Amédée Hauvette [1856-1908], secrétaire-adjoint ; Max Egger [1861-1919], trésorier.
 
1881. DOCTORAT ÈS-LETTRES.
*Docteur ès-lettres [Paris, 1881], avec une thèse sur l’Asclépieion d’Athènes d’après de récentes découvertes. 
La thèse est éditée comme l'un des fascicules de la Bibliothèque des Écoles françaises d’Athènes et de Rome :  [Paris : E. Thorin. Bibliothèque des Écoles françaises d’Athènes et de Rome. Fascicule 23. In-8. IV-134 p., plan et planches. 1881].

La thèse complémentaire de Paul Girard, en latin, porte sur De Locris Opuntiis. [Parisiis : apud E. Thorin. In-8, IV-110 p., carte et planches. 1881].

Un compte-rendu, non signé, de la thèse sur l’Asclépieion d’Athènes paraît dans le volume VI, numéro 6, pages 282-283, du Bulletin de correspondanceε hellénique. L'article indique les deux parties de l'ouvrage : < La première partie traite du culte public. On y trouve tout ce qui regarde la topographie de l'Asclépieion, les prêtres, les sacrifices publics et les fêtes, l'administration du temple. Dans la seconde partie, relative au culte privé, l'auteur passe en revue les rites spéciaux, distincts des rites publics, accomplis par les particuliers ; il étudie, principalement à l'aide de la scène du Plutus [εγхοιєσις] ou incubation des suppliants ; il traite des autres formes d'adoration, des différentes catégories de suppliants, des vœux, des ex-voto, des diverses offrandes >.

1882. LE PRIX ZOGRAPHOS.
Cette thèse obtient, l’année suivante, en 1882, le prix Zographos, attribué par l’Association pour l’Encouragement des études grecques, d’une valeur de mille francs-or. Il est partagé avec Jules Martha [1853-1932], de la même promotion de l'École normale supérieure, pour sa thèse sur les Sacerdoces athéniens, soutenue en 1882.

Le prix Zographos a été créé grâce à la libéralité de Christakis Zographos [1820-1896], importante figure de la finance, d'origine grecque résidant à Constantinople, et qui s'établira définitivement à Paris à partir d'avril 1877. 

Le prix, remis pour la première fois en 1869, à Anatole Bailly [1833-1911], pour son Manuel pour l'étude des racines grecques et latines, est attribué chaque année [sauf en 1872], et est souvent partagé entre deux lauréats. Il est encore régulièrement remis à des auteurs de travaux sur la culture grecque antique dans les dix premières années du XXI ème siècle. 
 
1883. MORCEAUX CHOISIS D'ARISTOPHANE.
En 1883 publie un ouvrage scolaire, dans une collection des Classiques grecs : Aristophane. Morceaux choisis, publiés avec un avertissement, une notice sur Aristophane, des analyses et des notes, par Paul Girard [Paris : Ch. Delagrave. In-18. XVIII-281 p., 1883].
Texte en grec ancien, notes et commentaires en français.
 
1883. MAÎTRE DE CONFÉRENCES À LA FACULTÉ DES LETTRES DE PARIS.
Alors qu’il est professeur à Paris, au lycée Fénelon, Paul Girard, en janvier 1883 est nommé Maître de conférences à la Faculté des Lettres de Paris. Il est Maître de conférences de 1883 à 1904.
Puis devient en novembre 1904 le premier titulaire de la chaire de Langue et littérature grecques, créée à son intention le 26 juillet 1904.
Il reste en fonction jusqu’à son décès en juillet 1922. Il est remplacé par Paul Mazon [1874-1955] qui sera en poste du 1er avril 1923 à 1941.
 
Son Allocution aux Étudiants en date du 29 mars 1884, paraît dans la Revue Internationale de l'Enseignement [1884] est éditée : [Paris, Typographie Georges Chamerot. In-8, 15 p., 1884].
 
1886-1889. L’ÉDUCATION ATHÉNIENNE.
En 1886, Paul Girard remporte le prix  de l’Académie des Inscriptions et Belles-lettres sur le sujet suivant : « Faire, d’après les textes et les monuments figurés, le tableau de l’éducation et de l’instruction que recevaient les jeunes Athéniens, au V ème et au IV ème siècle, jusqu’à l’âge de dix-huit ans ».

En 1889, publie son travail sous le titre : Paul Girard, maître de conférences à la Faculté des Lettres de Paris. L'Éducation athénienne au Ve et au IVe siècle avant J.-C.  Ouvrage couronné par l'Académie des inscriptions et Belles-Lettres. Avec trente figures dans le texte  [Paris : Librairie Hachette et Cie, 79, boulevard Saint-Germain. In-8, IV-340 p., 1889]. L'Avant-Propos, de deux pages, est daté de juin 1889.
Réédité en 1891, comme deuxième édition. 

L’ouvrage est couronné par l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, dans sa séance publique du 19 novembre 1886. Le livre est la reprise modifiée du Mémoire remis à l’Académie.
 
1887. CONJECTURE À PROPOS DE DÉMOSTHÈNE.
Paul Girard fait paraître dans la Revue de philologie, de littérature et d'histoire anciennes : Conjecture à propos de Démosthène, Discours sur la couronne. [Nouvelle série. T. XI. Première livraison. Janvier-février-mars 1887]. Repris en tiré à part [Paris : C. Klincksieck. In-8, 8 p., 1887].
 
1891. REVUE ARCHÉOLOGIQUE.
Publie en 1891, dans le tome XVIII [septembre-octobre 1891] de la Revue archéologique, un article de cinq pages, intitulé : Un nouveau bronze du Kabirion. Repris en tiré à part : [Paris : E. Leroux. In-8, sept planches. 1891].
 
1892. LA PEINTURE ANTIQUE.
Publie en 1892, dans la Bibliothèque de l'enseignement des beaux-arts,  publiée sous la direction de M. Jules Comte : La peinture antique, par Paul Girard, ancien membre  de l'École française d'Athènes. Maître de conférences à la Faculté des lettres de Paris. Peinture Egyptienne, Peinture orientale, Peinture Grecque, Peinture Etrusque et Peinture Romaine. [Paris : Ancienne Maison Quantin, Librairies-imprimeries réunies. In-16, 336 p. Illustrations : 205 figures dans le texte. 1892]. l'Avant-Propos de deux pages est signé en date de novembre 1891.
 
1893-1903. MAÎTRE DE CONFÉRENCES À L’ÉCOLE NORMALE.
Paul Girard est maître de conférences de Langue et Littérature grecques à l’École normale supérieure. Il reste en fonction de 1893 à 1903. Il succède à Maurice Croiset [1846-1935], en poste de 1891 à 1893, jusqu’à son élection comme professeur du collège de France.
 
C’est à l’intérieur de cette période qu’il écrit sur le drame satyrique introduit en Attique par le poète tragique Pratinas : Remarques sur Pratinas, qui paraissent dans les Mélanges Henri Weil [Paris : Fontemoing. In-8, 465 p., 1898]. Le texte de Paul Girard est pages 131-139.
 
1904. PROFESSEUR DE LANGUE ET LITTÉRATURE GRECQUES.
Déjà maître de conférences à la Faculté des Lettres de Paris, depuis 1883, devient en novembre 1904 le premier titulaire de la chaire de Langue et littérature grecques, créée à son intention le 26 juillet 1904,  alors que Joseph Chaumié [1849-1919] est ministre de l'Instruction publique et des Beaux-arts, dans le gouvernement d’Émile Combes [7 juin 1902-18 janvier 1905].
Il y enseigne jusqu’en 1822, jusqu’à son décès survenu le 1er juillet 1922.
Il est alors remplacé par Paul Mazon [1874-1955], deuxième titulaire de la chaire, du 1er avril 1923 à 1941.
 
1908. MEMBRE DE L’ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS.
Paul Girard est élu, le 6 novembre 1908, membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres au fauteuil de [Charles Adrien] Casimir Barbier de Meynard [1826-1908], élu le 29 novembre 1878, décédé le 31 mars 1908.
Sera vice-président de l’Académie en 1918, président en 1919.
 
SÉANCES ET SÉANCES PUBLIQUES DE L’ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS.
Paul Girard fait une lecture à l’Académie des Inscriptions, le 4 juin 1909, sur le Mythe de Pandore dans la poésie hésiodique.
Le texte en est publié dans les Compte rendus des séances de l’année [volume 53, numéro 6, pages 423-424. 1909].

Paul Girard lit une étude à l’Académie des Inscriptions, le 8 mai 1914, sur l'échec des Nuées aux grandes Dyonisies de l'année 423, où Aristophane n'obtint que le troisième rang.
 
Paul Girard fait une lecture au cours de la Séance publique annuelle des cinq académies, du mardi 25 octobre 1910, présidée par Massenet. 
Cette lecture est intitulée Hypéride et le procès de Phryné.
Elle est éditée avec d’autres textes : le Rapport sur le concours de 1910 pour le prix Volney ; Hypéride et le procès de Phryné, par Paul Girard ; Les progrès de la pathologie exotique, par  A. Laveran ; La hiérarchie des professions dans l'ancienne société française, par Charles Benoist ; L'habit vert, par Henri Lavedan. [Paris : impr. de Firmin-Didot. In-4, 89 p., 1910].
Hypéride et le procès de Phryné est édité à part : [Paris : B. Grasset. In-16, 51 p., 1911].
 
Paul Girard fait une lecture au cours de la Séance publique annuelle de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, du 20 novembre 1914, présidée par Émile Chatelain [1851-1933].
Cette lecture est intitulée Le Mariage d'Hector.
Elle est éditée avec d’autres textes : Discours du président Émile Chatelain proclamant les prix et récompenses décernés en 1914 ; Le mariage d'Hector, par Paul Girard ; La sculpture sur pierre en Chine, par Henri Cordier [1849-1925]. [Paris : impr. de Firmin-Didot. In-4, 106 p., 1914].

Paul Girard, dans la séance du 18 octobre 1918, en tant que Président de l'Académie  des Inscriptions et Belles-Lettres, prononce l'Éloge funèbre de M. Émile Guimet [1836-1818], correspondant de l'Académie, élu en 1917, décédé le 12 octobre 1818.
Publié dans les Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Année 1918. Volume 62. Numéro 5, pages 363-364.
 
Paul Girard préside la séance publique annuelle de l’Académie, le vendredi 22 novembre 1918. Les lectures faites au cours de cette séance sont publiées, dans l’ordre des lectures : Discours du Président ;  Edesse pendant la première Croisade, par Jean-Baptiste Chabot [1860-1948] ;  Notice sur la vie et les travaux de M. le marquis de Vogüé, membre de l'Académie, par M. René Cagnat [1852-1937] [Paris : typ. de Firmin-Didot et Cie. In-4, 113 p., 1918].
 
Paul Girard préside la séance publique annuelle de l’Académie, le vendredi 28 novembre 1919. Les lectures faites au cours de cette séance sont publiés, dans l’ordre des lectures : Discours du Président, portant notamment sur le Prix Gobert, remis à Ferdinand Lot, pour son Étude sur le Lancelot en prose ; La librairie d'Anne de Polignac, comtesse de La Rochefoucauld, par le Comte A. de Laborde [1853-1944] ; Notice sur la vie et les travaux de M. Paul Meyer, par René Cagnat [1852-1937] [Paris : typ. de Firmin-Didot et Cie. In-4, IV-108 p., 1919].
 
DISCOURS D’APPARAT.
Prononce un certain nombre de discours d’apparat : 
Notice sur la vie et les travaux de Barbier de Meynard, lue dans la séance du 15 octobre 1909. Publié par l’Institut de France, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres [Paris : typ. de Firmin-Didot et Cie. In-4-29 p., portrait. 1909].
Paul Girard a été élu un an auparavant, le 6 novembre 1908, au fauteuil de Casimir Barbier de Meynard [1826-1908].  
 
À l’occasion de la mort d’Émile Picot [1844-1918], académicien libre élu le 26 février 1897, décédé le 24 septembre 1918, discours lu dans la séance du vendredi 27 septembre 1918. Publié par l’Institut de France, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres [Paris : typ. de Firmin-Didot et Cie. In-4, 5 p., 1918].
Le texte du discours prononcé par Paul Girard est repris dans l’hommage composé par l’abbé Ch. Guéry : M. Emile Picot, membre de l'Institut, ancien président de la Société libre de l'Eure, par M. l'abbé Ch. Guéry.  Édité par la Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure [Evreux : Impr. de l'Eure. In-8, 44 p., portrait, planche. 1919].
Cette brochure contient les discours prononcés aux obsèques par MM. Henri Omont, le Comte A. de Laborde et Paul Girard.

À l'occasion de la séance publique annuelle des cinq académies, le vendredi 25 octobre 1918, Paul Girard prononce le discours d'ouverture : « Elle a sonné, l’heure de la délivrance, de la libération du sol sacré de notre pays. Je suis sûr de répondre à vos sentiments unanimes en adressant le salut de l’Institut de France à ces milliers de Français qui, après tant d’humiliations et de tortures, se voient enfin arrachés à la plus odieuse des servitudes. Qu’ils sachent, ces martyrs d’une guerre inexpiable, qui jamais n’ont désespéré de la victoire, qui l’attendaient de tous les points de l’horizon et jusque des profondeurs du ciel, qu’ils sachent qu’en ce jour notre cœur est avec eux dans la joie indicible de la patrie retrouvée [...] ».

À l'occasion de la réception de Victor-Emmanuel III, roi d'Italie, le samedi 21 décembre 1918, à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, alors que Paul Girard est le président de l'Académie.

En 1919, Paul Girard prononce une allocution à l'occasion de la venue des représentants des Académies et des Sociétés savantes étrangères pour la fondation de l'Union académique internationale.
Le texte en est publié dans les Compte rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Année 1819. Volume 63. Numéro 5, pages 391-393.

 
Aux funérailles de M. Héron de Villefosse [1845-1919], élu membre ordinaire le 5 mars 1886, décédé le 15 juin 1919, discours de Paul Girard [et de M. Louis Havet]  lu le mercredi 18 juin 1919. 
Publié par l’Institut de France, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres [Paris : typ. de Firmin-Didot et Cie. In-4, 8 p., 1919].
 
1896. MEMBRE DE LA SOCIÉTÉ DES ANTIQUAIRES.
Membre résidant de la Société nationale des antiquaires de France [1896]. À ce titre prononce, dans la séance du 13 décembre 1897, le texte de la Notice nécrologique consacrée à Louis Courajod [1841-1896], membre de la Société nationale des antiquaires de France. Publié [Nogent-le-Rotrou : imp. de Daupeley-Gouverneur. In-8, 1898].

En 1904, Paul Girard publie : La Responsabilité littéraire de l'archonte chez les Athéniens. Paru dans le recueil de mémoires des membres de la société, publiés à l'occasion du Centenaire de la Société des antiquaires de France, 1804-1904. Pages 145-151 [Paris : Klincksieck impr. 1904].

Dans la séance du 7 avril 1915, Paul Girard fait une communication sur un vase signé par Pistoxènos, trouvé en 1870, à Cervetri, et sur les deux scènes représentées, concernant l'éducation du jeune Héraclès par le musicien poète Linos.
 
Est président de la Société nationale des antiquaires de France en 1915. À ce titre prononce, dans la séance du 17 novembre 1915, l'éloge funèbre de l'archiviste et historien Noël Valois [1855-1915], membre résidant depuis le 9 décembre 1896, décédé le 11 novembre 1915.

Lorsqu’il abandonne la présidence, prononce un discours, dans la séance du 5 janvier 1916. Le texte est édité dans le Bulletin de la Société nationale des antiquaires de France, 1916, 1ere livraison, puis repris en tiré à part : [Paris, C. Klincksieck. In-8, 16 p., 1907].
 
REVUE DES ÉTUDES GRECQUES.
Membre de l’Association pour l’Encouragement des études grecques, crée en 1867, Paul Girard publie de nombreuses études dans la revue de l’Association.

En 1891, publie dans la Revue des études grecques, Thespis et les débuts de la tragédie. Publié en tiré à part : [S. l. n. d.]. In-8, paginé 159 à 176.
 
En 1894-1895, publie dans la Revue des études grecques, De l'Expression des masques dans les drames d'Eschyle [tome VII, numéro 26, janvier-mars et numéro 27, juillet-décembre 1894 ; tome VIII, numero 29, janvier-mars 1895]. Repris sous forme d’ouvrage [Paris : E. Leroux. In-8, 119 p., 1895].
 
Paru en avril-juin 1898, dans la Revue des études grecques son Rapport sur les travaux et les concours de l'année 1897-1898, est édité comme tiré à part. [Paris : E. Leroux. In-8, 12 p., 1898].
 
Paru en juillet-octobre 1902, dans la Revue des études grecques [tome XV], Comment a dû se former l'Illiade. Repris sous forme de brochure : [Le Puy-en-Velay : impr. de R. Marchessou. In-8, paginé 229-287].
 
Paru en 1904, dans la Revue des études grecques, La trilogie chez Euripide. Repris sous forme de brochure : [S. l.], 1904. In-8, paginé 149-195.
 
Paru en 1905, dans la Revue des études grecques, 18.  Ajax, fils de Télamon. Étude de  mythologie héroïque. Repris sous forme de brochure : [S. l.], 1905. In-8.
 
1900. LA KRYPTIE ET LE DICTIONNAIRE DES ANTIQUITÉS GRECQUES.
Paul Girard contribue au Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines de Charles Daremberg et Edmond Saglio [Paris : Hachette. 1877-1919].
Il fait paraître en 1900 l’article intitulé « Krypteia », sur l’apprentissage  de la vie militaire chez les jeunes spartiates. Il y discute la signification des sources, notamment Plutarque et sa vie de Lycurgue, Platon et les Lois, Aristote, et fait référence à toutes les interprétations contemporaines. [sur deux colonnes, pages 871-873].
Il prolonge ainsi un travail publié en 1898, dans la revue des Études grecques [1898. N° 11, pages 31-38], intitulé Un texte inédit sur la cryptie des Lacédémoniens, portant sur l’étude d’un papyrus du British Museum [papyrus CLXXXVII], où il est question d’une forme non-sanglante de cette institution, forme que privilégie Paul Girard.
 
1892-1911. AUTRES CONTRIBUTIONS AU DICTIONNAIRE DE DAREMBERG.
Les contributions de Paul Girard au monumental Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines de Charles Daremberg [1817-1872] et Edmond Saglio [1828-1911], en dix volumes, sont au nombre de dix et se répartissent de 1892 à 1911. Eles portent pour la plupart sur des questions d'éducation.

En 1891, en collaboration avec Edmond Pottier [1855-1834], le premier, et long, article qu'il publie a pour titre Éducation [volume III, tome D-E, pages 462-490].
En 1892 il rédige la notice Ephebie [[volume III, tome D-E, pages 621-636]. Et en 1900, l'article, associé, Kosmètes [volume III, tome D-E, pages 865], nom d'un fonctionnaire éphèbique. De même l'article Krypteia [volume IV, tome HK, page 871] se rapportant à l'apprentissage militaire des jeunes Spartiates.
En 1904, les deux articles, sur les litières, Lectica [volume V, tome LM, pages 1002-1006] et sur le lit, Lectus [volume V, tome LM, pages 1014-1023].
En 1907, l'article d'une demi-page sur Neoi, nom donné à des collèges de jeunes gens [volume VI, tome NQ, page 59] ; ainsi que l'article Paidonomos, consacré aux magistrats chargés de la surveillance des enfants [volume VI, tome NQ, pages 276-277]. Également le long article Pictura [volume VI, tome NQ, pages 455-471].
Enfin, en 1911, l'article Spohronistes, concernant les magistrats chargés de la surveillance des éphèbes [volume VII, tome RS, pages 1399-1400].

1908. NOTICE SUR PAUL GUIRAUD.
Paul Girard participe, en janvier 1908, à la réunion annuelle de l'Association des anciens élèves de l'École normale supérieure. Il y lit la notice biographique qu’il a rédigé, concernant Paul Guiraud [1850-1907], ancien élève de l’École normale supérieure [1870], premier titulaire de la chaire de Littérature grecque à la Faculté des Lettres de Paris créée en 1904, décédé le 25 février 1907.

Le texte paraîtra en tiré à part [Besançon : impr. de Dodivers. In-8, 89 p., portrait. 1908]. Contient aussi une Bibliographie des oeuvres de Paul Guiraud, établie par son frère Jean Guiraud [1866-1953].
 
1908. OUVRAGE SCOLAIRE SUR LES TRAGIQUES GRECS.
Paul Girard, fait paraître chez l’éditeur Armand Colin, dans la collection Pages choisies des grands écrivains : Les Tragiques grecs. Eschyle, Sophocle, Euripide. Avec une introduction par Paul Girard [Paris : A. Colin. In-16, XVI-329 p., 1908]. Contient des extraits de Ajax, Antigone, Électre, Oedipe roi, les Trachiniennes, Philoctète, Oedipe à Colone.
Réédité en 1821, comme troisième édition.
 
1909. REVUE DES ÉTUDES ANCIENNES.
Dans la revue des Études anciennes, publie en 1909, un article : Les signaux lumineux dans l'Agamemnon d'Eschyle [Revue des études anciennes. Tome XI, n °4, octobre-déc.embre 1909.  Annales de la Faculté des Lettres de Bordeaux et des Universités du Midi, 4e série... XXXIe année]. Repris en tiré à part : [Paris : A. Fontemoing. In-8, paginé 289-296. 1909].
 
1910. REVUE DE PARIS.
Paul Girard fait paraître dans la Revue de Paris, du  1er septembre 1910, un article : À propos de "Chantecler". Aristophane et la nature.
Repris, sous forme de tiré à part : [S. l.], pages 531-556. In-8, 1910].
 
1917. CO-FONDATEUR DE L’ASSOCIATION GUILLAUME BUDÉ.
En 1917, Paul Girard devient co-fondateur de l’Association Guillaume Budé. 
En effet, ayant pour projet d’éditer de manière « scientifique » des textes de l’antiquité grecque et latine, rivalisant en qualité avec l’édition allemande Teubner qui paraissait à Leipzig depuis 1849 sous le titre de Bibliotheca scriptorum graecorum et romanorum Teubneriana, Maurice Croiset [1846-1935], titulaire de la chaire de Langue et littérature grecque au collège de France depuis 1893 ; Louis Havet [1849-1925], titulaire de la chaire de Philologie latine du collège de France  depuis 1885,  et Paul Girard [1852-1922], titulaire de la chaire de Langue et Littérature grecques à la Faculté des Lettres de Paris, depuis 1904, créent l’association Guillaume Budé. 
Le nom de l’association est choisi en référence à Budé [1468-1540], humaniste français de la Renaissance, instigateur du collège de France [1530] auprès de François Ier.
Maurice Croiset en est le président, Louis Havet et Paul Girard les co-présidents.
 
Cette association est le garant de la qualité des ouvrages édités par la «Société Les Belles Lettres pour le développement de la culture classique », qui deviendra plus tard la Société d'édition Les Belles Lettres. 
Il s’agit alors de combler une lacune de l’édition française en publiant une collection complète d’auteurs grecs et latins jusqu'à la moitié du VIe siècle, textes mis à jour et accompagnés de traductions françaises nouvelles, d'introductions, de notices, de notes et d'un apparat critique. 
Paul Mazon [1874-1955], qui deviendra le second titulaire de la chaire de Langue et Littérature grecques à la Faculté des Lettres de Paris en succédant à Paul Girard, est le premier président de la Société Les Belles Lettres, éditrice des ouvrages de la collection dite Budé, autrement dit des ouvrages de la 
« Collection des Universités de France ».

Le premier ouvrage de la collection paraît en août 1920. Dans la série latine, à l’emblème de la louve romaine, et de couleur rouge, le premier volume du De rerum natura de Lucrèce, dû à Alfred Ernout [1879-1973], alors professeur à la Faculté des Lettres de Lille [1913] ; dans la série grecque, à l’emblème de la chouette d’Athènes, et de couleur jaune, le premier volume des Œuvres complètes de Platon, dû à Maurice Croiset [1846-1935], titulaire de la chaire de Langue et Littérature grecques du collège de France depuis 1893.

MEMBRE DE LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE DU VI EME ARRONDISSEMENT DE PARIS.
Paul Girard est membre de la Société historique du VI ème arrondissement de Paris, de 1898, à la création de la Société, jusqu'en 1901.
 
COLLABORATION.
Paul Girard collabore à la Revue des Deux-Mondes ; à Monument ; Revue des Études anciennes ; Revue de Paris.
Ainsi qu'au Bulletin de correspondance hellénique, les Monuments grecs et la Revue des études grecques, la Revue de philologie, la Revue archéologique, la Revue critique,  la Revue historique, la Grande Encyclopédie.
 
DÉCORATION.
Chevalier de la Légion d’honneur [1899].

ÉLOGE.
Comme il est d'usage, après son décès survenu le 1er juillet 1922 à Paris, son éloge est prononcé dans les différentes académies ou sociétés savantes dont il a fait partie. 

Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.
Dans la séance du 7 juillet 1922, alors que Paul Monceaux [1859-1941] est président de l'Académie. Paul Monceaux. Éloge funèbre de M. Paul Girard. Publié dans les Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Année 1922. Volume 66. Numéro 3, pages 235-240.

Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.
Dans la séance du 6 juillet 1923. Par Henri Goelzer [1853-1929] 
Notice sur la vie et les travaux de M. Paul Girard, lue par Henri Goelzer. [Paris : impr. Firmin-Didot. In-4, 53 p., 1923]

Société nationale des antiquaires de France.
Alors que Jules Toutain [1865-1961] est le président de la société en 1923.
Jules Toutain. Notice nécrologique de P. Girard. Paru dans le Bulletin de la Société nationale des antiquaires de France. 1923. Pages 69-71.
 
SOURCES.
Annuaire de l’Association des anciens élèves de l’École normale. 1923, pages 114-118. Notice rédigée par Paul Edmond Pottier [1855-1934], ancien élève de la promotion 1874, et membre de la vingt-huitième promotion de l’École française d’Athènes [1877-1880].
 
Christophe Charle. Les Professeurs de la Faculté des lettres de Paris. Dictionnaire biographique 1809-1908. Volume 1. [Paris : Inrp, Cnrs, 1985].
 
< Précédent   Suivant >