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Girard, Jules A. (1825-1902) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Jules Girard fut professeur de poésie grecque à la Faculté des lettres de Paris. Il est né le 24 février 1825, à Paris et mourut le 30 mars 1902, à Cannes [Alpes-Maritimes]

Études.

Études au collège Louis le Grand. Prix du discours français au Concours général.

Ancien élève, demi-boursier, de l’École normale [1844], classé 13 ème sur 18 élèves reçus, de la même promotion que Émile Beaussire, Eugène Gandar, Frédéric Morin. Licencié ès-lettres en 1845, tandis qu’il est élève à l’École.
À la sortie de l’École, agrégation des lettres en 1847 [cette année sont reçus : Eugène Gandar ; Louis Tachet ; Roger ; Louis-François Brétignières ; François-Pierre-Romain Cambouliu ; Prosper-François Trébuchet ; Jean-François-Auguste Dellac ; Jules Girard ; Eugène Manuel ; Philibert Soupé ; Jean-Hippolyte David ; Louis Franck].

Après l’agrégation de lettres est nommé professeur de rhétorique au collège royal de Vendôme [1847].

Puis désigné, avec Isidore Vincent, d’une promotion un peu plus ancienne de l’École normale, [1841], comme élève de la troisième promotion de l’École française d’Athènes.

1848-1851. Membre de l’Ecole française d’Athènes.

Est, avec Isidore Vincent [1821-1850], membre de la troisième promotion de l’Ecole française d’archéologie d’Athènes, l’arrêté de nomination portant la date du 19 décembre 1848. Amédée Daveluy [1799-1867] est alors le premier directeur de l’École [de 1846 à 1867].

Jules Girard y travaille de 1849 à 1851.

Visite seul, à trois reprises l’Ile d’Eubée, le sujet défini par le programme de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres étant de comparer l’état actuel d’Eubée avec l’état ancien aux diverses époques.

Dans les Archives des missions scientifiques et littéraires, ouvrage publié sous les auspices du Ministère de l’instruction publique et des cultes, tome 2. 1851, pages 635-728, paraît son Mémoire sur l’île d’Eubée [1852], premier mémoire de géographie historique soumis au jugement de l’Académie des Inscriptions, qui, depuis 1850, a la tutelle de l’École d’Athènes.

Dans la séance du 22 août 1851, Joseph Daniel Guigniaut [1794-1876], rend compte de ce travail à l’Académie des Inscriptions et belles-lettres.

Carrière dans l’enseignement secondaire.

Après son séjour en Grèce, est nommé professeur de rhétorique au lycée de Lille [1851-1852]. Est en congé en 1852. Professeur de rhétorique au lycée de Montpellier [1853-1854].

1854. Doctorat ès-lettres.

*Doctorat ès-lettres en 1854, avec une thèse éditée : *Des Caractères de l'atticisme dans l'éloquence de Lysias, par Jules Girard, ancien membre de l’ École française d’Athènes, docteur ès-lettres [Paris : imprimé par E. Thurot et Cie. Rue Racine, 26. In-8, IV-80 p., 1854]. La thèse est dédiée à « M. Guigniaut, hommage de reconnaissance et de respectueuse affection ».

Jules Girard réimprimera sa thèse en 1874, dans ses Études sur l’éloquence attique [Lysias, Hypéride, Démosthène].

La  thèse latine porte sur De Megarentium ingenio [Parisiis : apud A. Durand. In-8, 115 p., 1854].

Les doctorats de 1854, à la Faculté de Paris.

Sont docteurs en 1844, à la Faculté de Paris : Constant Martha [1820-1895], futur professeur d’éloquence latine à la Faculté des lettres de Paris ; Pierre Émile Levasseur [1828-1911], futur professeur au collège de France dans la chaire Histoire des doctrines économiques ; Mgr. Flavien Hugonin [1823-1898], futur évêque de Bayeux [1866] ; Biet, futur professeur au lycée de Rennes ; Charles Chappuis [1822-1897], futur inspecteur général de l’enseignement primaire ; Jules Girard [1825-1902], futur professeur de poésie grecque à la Faculté des lettres de Paris ; Eugène Gandar [1825-1868], futur professeur d’éloquence française à la Faculté des lettres de Paris.

Carrière dans l’enseignement supérieur.

Chargé d'une conférence de langue et de littérature grecques à l'École normale supérieure [1854] auprès des élèves de deuxième et troisième année. Puis maître de conférences [1857].

Prix de l’Académie française.

En 1858, l’Académie française avait proposé pour sujet d’un de ses concours : Étude sur le génie historique et oratoire de Thucydide.

Jules Girard obtient le prix et en 1860, publie un *Essai sur Thucydide, par Jules Girard, ancien membre de l’École française d’Athènes ; maître de conférences à l’École normale supérieure. Ouvrage couronné par l’Académie française [Paris : Charpentier, libraire éditeur. 28 quai de l’École. In-18, 328 p., 1860]. Le livre est réédité en 1884 [Paris : Hachette. In-16, XVI-298 p., 1884].

Publie, en 1861, un article dans la Revue nationale sur Hypéride, sa vie et son éloquence. Repris en brochure [Paris : impr. de P. A. Bourdier. In-8, 52 p., 1861].

L’année suivante, toujours dans la Revue nationale, un article intitulé un Procès de corruption chez les Athéniens. Démosthène dans l’affaire d’Harpale. Repris en brochure [Paris : impr. de P. A. Bourdier. In-8, 36 p., 1862].

1867. Membre de l’Association pour l’encouragement des études grecques.

En 1867, est créée l’Association pour l’encouragement des études grecques, pour la propagation des meilleures méthodes et la publication des livres les plus utiles pour l’étude de la langue et de la littérature grecques. Avec des statuts, un bureau où Henri Patin [1793-1876] est le premier président, Émile Egger [1813-1885] et Ernest Beulé [1826-1874] les deux vice-présidents, un comité directeur d’une dizaine de membres, et une cinquantaine de membres fondateurs, dont Jules Girard fait partie.

Il y est en compagnie d’autres anciens membres de l’École française d’Athènes : Émile Burnouf [promotion 1847] ; Alexandre Bertrand [1849] ; Ernest Beulé [1849] ; Léon Heuzey [1854] ; Georges Perrot [1855] ; Gustave Deville [1859] ; Carle Wescher [1859].

1868-1886. Enseignant à la Faculté des lettres de Paris.

Chargé d'un cours complémentaire de Littérature grecque à la Faculté des lettres de Paris [1868]. Il quitte alors son enseignement à l’École normale.

Suppléant de Henri Patin dans la chaire de poésie latine [1869], alors que Henri Patin, alors dans sa soixante-seizième année, est doyen de la Faculté des lettres depuis 1865.

À cette époque publie : Le Sentiment religieux en Grèce, d’Homère à Eschyle, étudié dans son développement moral et son caractère dramatique. [Paris : L. Hachette. In-8, 553 p., 1869]. Réédité en 1879 [Paris : L. Hachette. In-18, 452 p., 1879], puis en 1887 [même pagination].

1874-1886. Professeur de poésie grecque à la Faculté des lettres de Paris.

Professeur de poésie grecque à la Faculté des lettres de Paris [1874-1886].

Il publie en 1874 : Études sur l’éloquence attique. Lysias, Hypéride, Démosthène [Paris : Hachette. In-16, XII-307 p., 1874]. Réédité en 1884.

En 1884 : Études sur la poésie grecque. Épicharme, Pindare, Sophocle, Théocrite, Appolonius [Paris : Hachette. In-16, VI-355 p., 1884]. Réédité en 1900, comme deuxième édition, même pagination.

En 1888, traduit les Idylles de Théocrite : Idylles de Théocrite. Traduction nouvelle, par Jules Girard. Compositions d'Émile Lévy, gravées à l'eau-forte par Champollion. Dessins de Giacomelli, gravés sur bois par Berveiler [Paris : Librairie des bibliophiles, collection Bijou. In-12, XII-196 p., figures, texte encadré d'un filet rouge. En appendice, l'Oaristys d'André Chénier. 1888].

De 1886 à 1891, est en congé. Admis à la retraite, comme professeur honoraire en 1891.

1896-1902. Directeur de la fondation Thiers.

Directeur de la Fondation Thiers [1896-1902], jusqu’à sa mort. Il succède au premier directeur Barthélemy Hauréau [1812-1896], décédé le 29 avril 1896. Hauréau est directeur de 1893, date d’ouverture de la Fondation, à 1896.

Après sa mort, Jules Girard est remplacé comme directeur de la fondation Thiers, par Émile Boutroux [1845-1921], directeur de 1902 à 1921.

1873. Membre de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres.

Élu, le 9 mai 1873, membre ordinaire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres], au fauteuil de Stanislas Julien [1797-1873], décédé le 14 février 1873.

Au premier tour de scrutin, sur 39 votants ; Jules Girard obtient 9 suffrages ; le professeur d’éloquence latine au collège de France Ernest Havet 11 suffrages, le philologue et orientaliste Jules Oppert 11 suffrages ; le conservateur-adjoint des antiques au musée du louvre Léon Heuzey 8 suffrages.

Au deuxième tour de scrutin Jules Girard obtient 14 suffrages ; Ernest Havet 9 suffrages ; Jules Oppert 9 suffrages ; Léon Heuzey 7 suffrages.

Au troisième tour de scrutin Jules Girard obtient 23 suffrages ; Ernest Havet 6 suffrages ; Jules Oppert 5 suffrages ; Léon Heuzey 5 suffrages.

Est élu président de l’Académie des Inscriptions en 1882.

C’est au titre de président qu’il prononce le discours dans la séance du 12 mai 1882. Repris sous forme de tiré à part [Paris : impr. de Firmin-Didot, In-4˚ , 5 p., 1882].

Au titre de membre de l’Académie, prononce, le 8 avril 1874, avec Charles Jourdain et Martin Hector Lefuel, un discours aux funérailles de Charles Ernest Beulé [1826-1874], décédé le 4 avril 1874. Ce discours sera édité à nouveau dans l’ouvrage de Henri d’Ideville [1830-1887] : M. Beulé, souvenirs personnels ; suivis des discours prononcés sur la tombe de M. Beulé le 8 avril 1874. [Paris : Lévy frères. In-8, 92 p., portrait et autographe. 1874].

Au titre de membre de l’Académie, prononce, le 17 janvier 1882, avec Alfred Maury et Perrot, un discours aux funérailles de M. de Longpérier [Paris : typographie de Firmin-Didot, in-4, 23 pages].

Au titre de membre de l’Académie, prononce, le 20 janvier 1882, avec Fustel de Coulanges, un discours aux funérailles de Charles Thurot [1823-1882] publié en tiré à part [Paris : typographie de Firmin-Didot, in-4, 10 pages].

Au titre de membre de l’Académie, prononce, en mai 1882, un discours à propos de la mort de Francis Guessard [1814-1882], membre de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres.

Au titre de membre de l’Académie, prononce, avec Gaston Paris, Léopold Delisle un discours aux funérailles de Charles Jourdain [1817-1886], décédé le 20 juillet 1886.

Au titre de membre de l’Académie, prononce, le 10 mars 1888, avec Glachant, un discours aux funérailles de Alexis Chassang [1827-1888], inspecteur général de l’Instruction publique ; publié en tiré à part, avec une note de A. Mézières [Paris :impr. de G. Chamerot. In-8, 12 p., 1888].

Au titre de membre de l’Académie, prononce, le 8 janvier 1900, avec Auguste Himly et Gaston Paris, un discours aux funérailles de Charles Lévêque [1818-1900] ; publié en tiré à part [Paris : typographie de Firmin-Didot, in-4, 17 pages].

C’est également au titre de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres qu’il rédige le Rapport de la commission des écoles d’Athènes et de Rome sur les travaux de ces deux écoles [Paris : imprimerie de Firmin-Didot. In-4 ], pour les années 1877-1878 ; 1891-1892 ; 1894-1895].

Et qu’il prononce, avec Charles Garnier, un discours à l’occasion de l’inauguration de la statue d’Auguste Mariette, à Boulogne sur Mer, le 16 juillet 1882. [Paris : impr. de Firmin-Didot. In-4, 7 p.].

Notices biographiques.

Rédige plusieurs notices biographiques, publiées dans le Bulletin de l’Association des anciens élèves de l’École normale.

En 1877, rédige la notice sur Joseph Daniel Guigniaut [1794-1876], ancien élève de l’École normale [1811], secrétaire perpétuel honoraire de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres, décédé le 12 mars 1876. Publié en tiré à part [Compte-rendu annuel de la caisse de secours mutuel des anciens élèves de l’Ecole normale. Cerf et fils, 8 pages,1877].

En 1889, au nom de l’École normale supérieure, prononce, le 10 mai 1889, le discours aux funérailles de Émile Beaussire [1824-1889], ancien élève de l’École normale [1844], décédé le 8 mai 1889. La notice biographique sur Émile Beaussire paraît en 1890, dans le Bulletin, et est également publiée en tiré à part. [impr. de Cerf et fils, 7 pages]. Elle paraît également en tiré à part [Paris : Firmin Didot. In-4, 12 p ;, 1889].

Dans le Journal des savants [août-septembre 1876] publie un compte-rendu : Recherches sur Délos, par J. Albert Lebègue. Publié également en tiré à part [Paris : imprimerie nationale. In-4, 19 pages. 1876].

Autres publications.

Le Sentiment religieux en Grèce [1868], ouvrage couronné par l’Académie française.

Poètes moralistes de la Grèce: Hésiode, Théognis, Callinus, Tyrtée, Mimnerme, Solon, Simonide d'Amorgos, Phocylide, Pythagore, Aristote. Notices et traductions par MM. Joseph Daniel Guigniaut, Henri Patin, Jules Girard,... et L. Humbert, [Paris : Garnier frères. In-8, VIII-320 p.,1892].

Publie dans la Revue archéologique Sur l'authenticité de l'oraison funèbre attribuée à Lysias, par M. Jules Girard. Repris en brochure [Paris : Didier. In-8, 27 p., s. d.].

COLLABORATION.

Revue des Deux-Mondes

Les Mimes grecs. Théocrite, Hérondas. Revue des Deux-Mondes. 1893, tome 116, pages 63-99.

Revue archéologique.

Journal des savants.

Décoration.

Officier de la Légion d’honneur.

© JJB 09-2010

Sources:

Georges Radet. L’Histoire et l’œuvre de l’École française d’Athènes. Paris : Albert Fontemoing. In-8, 493 p., 1901.

Annuaire de l’Association des anciens élèves de l’École normale. [1903, pages 29-37, Notice d’A. Mézières].

Christophe Charle. Les Professeurs de la Faculté des lettres de Paris. Dictionnaire biographique 1809-1908. Volume 1. Paris : Inrp, Cnrs, 1985.

 
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