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Cayx, Charles (1793-1858), vice-recteur de l'Académie de Paris Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ancien élève de l'École normale [1812] Charles Cayx mène d'abord une carrière d'historien au moment où se créent, avec une dizaine de jeunes professeurs, les premières chaires d'histoire dans les collèges royaux [1818]. Puis il assume d'importantes responsabilités administratives jusqu'à devenir, directement auprès d'Hippolyte Fortoul, alors ministre de l'Instruction publique et des Cultes, Vice-recteur de l'Académie de Paris [1854-1858].

 

CHARGES ADMINISTRATIVES.
Après avoir pendant près de vingt ans enseigné l'histoire [1818-1837] au collège de Charlemagne, et publié un certain nombre de manuels et d'ouvrages, Charles Cayx est directement nommé Inspecteur de l'Académie de Paris [1837-1845], puis Inspecteur général des études [février 1845-septembre 1848].
Il est recteur de l'Académie départementale de la Seine [1851-1854] et enfin Vice-recteur de l'Académie de Paris [1854-1858].
 
ÉLÉMENTS BIOGRAPHIQUES.
Charles [Rémy Jean Baptiste] Cayx. Né le 5 juillet 1793, à Montcuq [département du Lot] ; mort le 3 septembre 1858, au château de Bernoville [Aisne].

Études au lycée de Cahors. Bachelier ès-lettres et bachelier en droit.

1812. ANCIEN ÉLÈVE DE L'ÉCOLE NORMALE.
Charles Cayx est nommé, sans concours d'entrée, élève de la troisième promotion de l'École normale [octobre 1812], pour une scolarité de deux ans.

Sont élèves de cette promotion : Pierre Albrand [ -1855], futur avocat, adjoint au maire de Marseille] ; Nicolas Louis Artaud [1794-1861], futur Inspecteur général de l'enseignement secondaire [août 1854] ; Auguste Baron [1794-1862], futur professeur de Littérature française et d'histoire de la littérature ancienne à l'Université de Liège [1849-1862] ; Casimir Bonjour [1795-1856], auteur dramatique, futur conservateur à la bibliothèque royale Sainte-Geneviève ; Pierre Fabius de Calonne [1794-1876], professeur en seconde et en troisième au collège Henri-IV ; Charles Cayx [1793-1858], futur Inspecteur général des études [février 1845] ; Charles Colmache, futur professeur en Angleterre ; Achille Darmaing, journaliste ; Eugène Delahaye, auteur de manuel ; Pierre François  Delestre-Boulage, traducteur et auteur d'ouvrages d'édification ; Louis Demensy, futur professeur à l'École des Beaux-Arts ; Chrysanthe Ovide Desmichels [1793-1866], futur recteur ; Jean Destouet, futur docteur en médecine ; Paul François Dubois, futur directeur de l'École normale ; Charles Dumoulin [1793-1857] futur recteur départemental ; Nicolas Gardien, banquier à Chaumont ; Pierre Gheerbrand [1791- ] avoué à Paris ; François Eugène Jarry, futur banquier ; Paul Lacourt-Delacour [ -1815] ; Vincent Largé [1792-1871], futur Inspecteur d'Académie à Clermont ; Théodore Lerebours [ -1879], futur avocat à Rouen ; Pierre Alphonse Martin [1793-1864], recteur d'académie ; Georges Ozaneaux [1795-1862], futur Inspecteur général des études [1837] ; Auguste Poirson [1793-1871], futur proviseur du lycée Charlemagne [mars 1837-avril 1853] ; Rabany, futur professeur de lettres à La Réunion ; Charles Renouard [1794-1878], futur procureur général à la Cour de cassation ; N. Régis Salanson [ -1860], professeur de lettres ; Victor Quintius Thouron [1794-1872], avocat à Toulon.

Pierre Claude Bernard Guéroult [1744-1821], dit Guéroult l'aîné, ancien proviseur du lycée Charlemagne, l'un des conseillers titulaires du Conseil de l'Université, est le chef de l'École normale, assisté par César Auguste Basset [1760-1828] préfet des études. L'École, depuis décembre 1810, est située dans les combles de l'ancien collège Du Plessis, au niveau du 115 rue Saint-Jacques, à côté du lycée Louis-le-Grand.
Pendant sa scolarité, Charles Cayx suit les enseignements de la Faculté des Lettres de Paris, ceux de Jean François Boissonade [1774-1857] en Littérature grecque ; François de Laplace [1757-1823] pour l'Éloquence latine ; Nicolas Lemaire [1767-1832] pour la Poésie latine ; Jean Louis Laya [1761-1833] la Littérature française ; Jacques Delille [1738-1813] la Poésie française ; Jean François Thurot [1768-1832] la Philosophie ; Charles Million [1754-1839] l'Histoire de la philosophie ; Jean Charles Dominique Lacretelle [1766-1855] en Histoire ; Jean Denis Barbié du Bocage [1760-1825] en Géographie.
Tandis qu'à l'École, comme pensionnaire, il bénéficie des enseignements complémentaires des maîtres de conférence : Jean Louis Burnouf [1775-1844], professeur de rhétorique au lycée Impérial [Louis-le-Grand] et Abel François Villemain [1790-1870], professeur suppléant de rhétorique au lycée Charlemagne, pour la littérature ; l'abbé Beato Mablini [1774-1834]* pour la langue grecque ; Georges Gabriel Mauger [1774- ], pour la philosophie.

UN EMPLOI DE LONGUE DURÉE À LA BIBLIOTHÈQUE DE L'ARSENAL.
Au sortir de l'École ne s'engage pas dans l'enseignement, mais trouve un emploi d'attente auprès de Joseph de Treneuil [1766-1818], conservateur de la bibliothèque de l'Arsenal depuis 1811, et poète élégiaque " à demi-célèbre " grâce à ses poèmes le plus souvent d'inspiration religieuse et monarchique.
Charles Cayx y fera une partie de sa carrière, en gardant son emploi, en même temps que ses autres fonctions, et finira même, après avoir été simple conservateur-adjoint, par y assumer pendant près de dix ans [1841-1851] la plus haute fonction d'administrateur.

MISE EN PLACE D'UN PROGRAMME D'HISTOIRE.
Après la Restauration, Pierre Paul Royer-Collard [1763-1845], président de la Commission de l'Instruction publique [du 15 août 1815, jusqu'au 29 décembre 1818], veille avec l'inspecteur général de l'Université Philibert Guéneau de Mussy [1776-1834]  à la création d'un enseignement de l'histoire dans les collèges.
La nouvelle Commission de l'instruction publique charge plusieurs anciens élèves de l'École normale, qui ont suivi à partir de 1812, les cours d'Histoire moderne de François Guizot [1787-1874] à la Faculté des lettres de Paris, de préparer les programmes de l'enseignement de l'histoire qui doit devenir effectif dans les collèges royaux.

La première équipe est constituée d'Auguste Trognon [1795-1873], ancien élève de l'École normale [1813], régent de rhétorique au collège de Langres, agrégé suppléant à Louis-le-Grand [1817], futur précepteur du prince de Joinville ;  de Charles Durozoir [1790-1844], ancien élève de Louis-le-Grand, rédacteur de la Gazette de France, chargé de l'enseignement de l'histoire et la géographie à Louis-le-Grand [octobre 1818], professeur titulaire [septembre 1820-septembre 1844] ; de Édouard Dumont [1791-1875] ancien élève de l'École normale [1810], futur professeur d'Histoire au lycée Saint-Louis [1832] ; de Jacques Tongard de Boismilon [1795-1871], ancien élève de l'École normale [1813], futur précepteur de Ferdinand Philippe duc de Chartres [1823], puis secrétaire des commandements du duc d'Orléans, et de deux anciens élèves de l'École normale de la promotion 1812 : Auguste Poirson [1795-1870], futur professeur d'histoire à Henri-IV [1818], puis proviseur à Saint-Louis [1833-1837] et à Charlemagne [1837-1853], Chrysanthe Ovide Desmichels [1793-1866], agrégé d'histoire et de géographie au collège royal de Bourbon [1818-1831], futur recteur de l'Académie d'Aix [mars 1831-août 1838] puis de Rouen [août 1838-mars 1848].

Mais lorsque Jacques Tongard de Boismilon, en octobre 1818, accepte un poste d'enseignant, comme agrégé d'histoire en classe de seconde et de rhétorique au lycée Charlemagne, Charles Cayx prend sa place au sein de ce groupe, et rejoint ainsi ses deux camarades de la promotion 1812.

1818. CHAIRE D'HISTOIRE DANS LES COLLÈGES ROYAUX.
Au moment de la création des chaires d'histoire dans les collèges, Cayx est professeur suppléant au collège royal de Charlemagne [27 novembre 1818], puis professeur [9 février 1820].
Il est nommé agrégé d'histoire, par décision centrale ; la première agrégation d'histoire par concours n'ayant lieu qu'en 1831.

Dès 1819, il publie avec Auguste Poirson [1795-1870], son camarade de promotion à l'École normale, futur proviseur du collège Saint-Louis [décembre 1833 à mars 1837], puis du lycée Charlemagne [mars 1837 au 19 avril 1853], un Tableau chronologique pour servir à l'étude de l'histoire ancienne [Paris : L. Colas. In-8, 48 p., 1820]. Réédité en 1820, en 1823, en 1824, comme deuxième édition.

Charles Cayx prononce, le 17 août 1824, un Discours sur l'enseignement de l'Histoire à la distribution des prix du collège Charlemagne [Paris : Chaigneau fils. Brochure in-8, 1824].

En 1837, Charles Cayx rédigera la notice nécrologique consacrée à Joseph Dumas [1755-1837], quatrième proviseur du collège royal Charlemagne du 24 août 1815 au 1er mars 1837 : Notice nécrologique sur M. Joseph Dumas, proviseur du Collège royal de Charlemagne [Paris : impr. de J. Gratiot. In-8, 8 p., 1837].
Le texte en est inséré dans le Moniteur du 6 mars 1837.

1827. SOCIÉTÉ ROYALE DES BONNES LETTRES.
Fondée en 1821, par Alexandre du Sommerard [1779-1842] et des personnalités Ultras, la Société royale des bonnes lettres, se définissant comme amie de la religion, de la royauté et des lettres, sise au 13 rue Gaillon, dans le deuxième arrondissement de Paris, est un lieu de conférences pour " les saines doctrines littéraires et politiques ". Elle propose des prix littéraires : Les avantages de la légitimité ; l'influence de la religion chrétienne  sur les institutions sociales, etc.  Louis de Fontanes [1757-1821] en est pour quelques mois le premier président ; François René de Chateaubriand, Alphonse de Lamartine, Victor Hugo, Alexandre Soumet, Jacques François Ancelot, Abel François Villemain, Louis Simon Auger, François Xavier Rio, Edouard Alletz, Henri Patin, tous engagés dans la lutte contre l'extension des idées libérales y prononcent des cours et des conférences.

Charles Cayx participe à la vie de la Société et y prononce deux conférences sur le Parallèle de l'histoire ancienne et de l'histoire moderne, examen de l'histoire chez les Grecs, lu à la Société royale des bonnes lettres, en janvier 1827, par M. Cayx [Paris : impr. de A. Béraud. In-8, 21 p., s.d.] ; également insérées dans le Journal de l'Instruction publique.

1827. DÉSIGNÉ COMME MEMBRE DU BUREAU DE CENSURE.
A la fin du Ministère Villèle [1821-1828], caractérisé par ses mesures conservatrices, une ordonnance du Roi Charles X, le 24 juin 1827, remet en vigueur les lois du 31 mars 1820 et du 26 juillet 1821, relatives à la publication des journaux et écrits périodiques.
A cet effet est créé à Paris, auprès du ministre secrétaire d'État au département de l'Intérieur un bureau chargé de l'examen préalable des journaux et écrits périodiques. Ce bureau est composé de six censeurs : Levacher-Duplessis, ancien avocat auprès du conseil du Roi ; Fouquet, archiviste de la couronne ; Auguste François Couvret de Beauregard, ancien sous-préfet ; Joseph Pain, homme de lettres ; Alexis François Rio, professeur d'histoire ; Charles Caix, professeur d'histoire.

Alexis François Rio et Charles Caix vont refuser cette nomination.

1827. PRÉCIS D'HISTOIRE ANCIENNE.
Auguste Poirson et Charles Cayx signent en commun un Précis de l'histoire ancienne : Précis de l'histoire ancienne, par MM. Poirson et Cayx [Paris : L. Colas. In-8, 276 p., 1827]. Réédité en 1828, 1831 [comme troisième édition refondue en partie], en 1841, en 1846, en 1853.
L'ouvrage est adopté par le Conseil royal de l'Instruction publique.

1828. COLLECTION DES MÉMOIRES RELATIFS À L'HISTOIRE DE FRANCE.
La Collection des mémoires relatifs à l'histoire de France depuis l'avènement de Henri IV jusqu'à la paix de Paris conclue en 1763, est éditée de 1820 à 1829 par Claude Bernard Petitot [1772-1825] et Louis Jean Nicolas Monmerqué [1780-1860] et comporte soixante dix-huit volumes in-8.
Charles Cayx y édite les tomes II, III et IV des Mémoires du maréchal de Villars [Paris : Foucault. Deux volumes in-8, 479+499+431 pp., 1828].

1834. PRÉCIS DE L'HISTOIRE DE FRANCE.
Publie, toujours avec son camarade de l'École normale Auguste Poirson un Précis de l'histoire de France, depuis les temps les plus anciens jusqu'à la révolution de 89, pour servir à l'enseignement dans les collèges royaux et les autres établissements d'instruction publique.
La première partie comprenant l'Histoire de France au moyen âge, est rédigée par Charles Cayx [Professeur d'histoire au collège royal de Charlemagne, membre de la Légion d'honneur] ; la deuxième partie, comprenant l'Histoire de France pendant les temps modernes, est rédigée par Auguste Poirson [Proviseur au collège royal de Saint-Louis, ancien professeur d'histoire au collège royal de Henri-IV, membre de la Légion d'honneur] [Paris : chez Louis Colas, libraire, rue Dauphine, n°32. In-8, 1834].
Réédité en 1840 [comme seconde édition revue et augmentée], en 1852.

1836. HISTOIRE DE L'EMPIRE ROMAIN.
Il travaille également à cette époque à une Histoire de l'Empire romain, qui s'étendrait de la bataille d'Actium, 31 av. J. C., qui voit la victoire d'Octave sur Marc Antoine, à la chute de l'Empire d'Occident, en 476 après J. C.
Mais, retardé par ses tâches d'enseignement, Charles Cayx n'en publie que le premier tome, en 1836, sous le titre général  : Histoire de l'Empire romain depuis la bataille d' Actium jusqu'à la chute de l'empire d'Occident, par Charles Cayx, professeur d'histoire au collège royal de Charlemagne, conservateur-adjoint à la Bibliothèque de l'Arsenal, chevalier de la Légion d'honneur.
Tome premier contenant l'Histoire de l'Empire romain, depuis la bataille d'Actium jusqu'à  la mort de Néron. [A Paris : chez Louis Colas, libraire, rue Dauphine, n° 32, 1836].

1837. UN DES INSPECTEURS DE L'ACADÉMIE DE PARIS.
Après la Révolution de 1830 se rallie aux libéraux. Charles Cayx est nommé, par Narcisse de Salvandy [une première fois ministre de l'Instruction publique d'avril 1837 à mars 1839] Inspecteur de l'Académie de Paris [mai 1837].  
Charles Cayx reste en fonction jusqu'en février 1845.
Il remplace Jean Georges Ozaneaux [1795-1852] qui, après avoir été recteur à Clermont [décembre 1830-juin 1832] et à Toulouse [juin 1832-septembre 1835], puis inspecteur de l'Académie de Paris [septembre 1835-avril 1837] vient d'être nommé Inspecteur général des études.

L'Académie de Paris s'étend sur sept départements : l'Aube ; l'Eure-et-Loir ; la Marne ; la Seine ; la Seine-et-Marne ; la Seine-et-Oise ; l'Yonne.

Le corps des Inspecteurs de l'Académie de Paris est alors constitué de la manière suivante, par ordre d'ancienneté : l'abbé Louis Gabriel Taillefer [1767-1852], nommé en mars 1819 ; l'abbé Marie Nicolas Silvestre* Guillon [1759-1847]* nommé en 1825 ; Jean Jacques Séverin* de Cardaillac [1766-1845], nommé en mars 1830 ; Jean Antoine Auvray, nommé en février 1831 ; Théodore Gaillard [1793-1860], nommé vers 1835, futur Inspecteur général des études [1838] ; Navarre ; Jean Baptiste Firmin* Demontferrand [1795-1844], futur Inspecteur général adjoint [1835] ; Charles Cayx  [1793-1858], nommé en mai 1837.

Dès 1841, Charles Cayx est associé à des tournées d'Inspection générale.

1837. ENSEIGNANT AU COLLÈGE DE FRANCE.
Est nommé, pour quelques mois, suppléant de l'helléniste Jean Antoine Letronne [1787-1848] à la chaire de Morale et d'histoire du collège de France, que ce dernier occupe depuis 1831.

1840-1845. CARRIÈRE POLITIQUE.
Charles Cayx  est élu député de Cahors [département du Lot] en juillet 1840 [11 juillet] et réélu en 1842 [9 juillet]. Mais échoue en 1843.
Est élu à nouveau en 1845 et garde son mandat jusqu'en 1846. Siège d'abord au centre gauche, puis rejoint les rangs des conservateurs.
Fait partie des commissions chargées d'examiner les projets de loi relatifs à la propriété littéraire et aux pensions civiles.

1842. ADMINISTRATEUR À LA BIBLIOTHÈQUE DE L'ARSENAL.
En 1831, alors que Charles Nodier [1780-1844] est bibliothécaire en chef depuis 1824, et qu'Alexandre Duval [1767-1842], membre de l'Institut, est conservateur-administrateur, Charles Cayx est simplement conservateur-adjoint de la bibliothèque de l'Arsenal. Quatre conservateurs sont alors en exercice : Charles Le Normant [1802-1859] ; Eugène Amyot ; Pierre Ange Vieillard de Boismartin [1778-1862] ; J. B. Augustin Soulié [1780-1845].

Dix ans plus tard, en 1842, Charles Cayx, après avoir été chef de dépôt, est élevé par Abel François  Villemain [1790-1870], pour la deuxième fois ministre de l'Instruction publique [octobre 1840-décembre 1844], aux fonctions d'administrateur. Ainsi succède-t-il partiellement à Alexandre Duval, malade, qu'il avait déjà remplacé le 15 avril 1841, dans toutes les affaires d'administration.
Puis en 1844, après la mort de Charles Nodier, survenue le 27 janvier 1844, Charles Cayx  reçoit le titre de conservateur-administrateur, tandis que disparaît la charge de bibliothécaire en chef, créée pour Nodier.

Logé dans un des appartements de l'Arsenal, Charles Cayx reste en fonction jusqu'au début de l'année 1851. Nommé recteur de l'Académie de Paris, en septembre 1850, Charles Cayx, qui reçoit le titre d'administrateur honoraire, est alors remplacé par Pierre Ange Vieillard, qui de conservateur, est élevé aux fonctions d'administrateur.

1845-1848. INSPECTEUR GÉNÉRAL DES ÉTUDES.
Charles Cayx  est nommé, par Narcisse de Salvandy, une deuxième fois ministre de l'Instruction publique du 1er février 1845 au 23 février 1848, Inspecteur général des études, par arrêté du 14 février 1845.
Charles Cayx  succède à Jacques Matter [1791-1864], Inspecteur général des études depuis octobre 1832, qui vient d'être admis à la retraite.

Le corps des Inspecteurs généraux, en 1845, est alors composé de la manière suivante, dans l'ordre d'ancienneté :
 
Hippolyte Rousselle [1785-1863], ancien Inspecteur de l'Université de Paris [février 1815], Inspecteur général des études  [12 mars 1821], confirmé en 1824, comme Inspecteur général de l'Université [avril 1824], comme Inspecteur général des études [septembre 1824]. Futur Vice-recteur de l'Académie de Paris [août 1850-mars 1851].

Gabriel Fort Dutrey [1792-1870], ancien recteur de l'Académie de Lyon [octobre 1830-décembre 1832], Inspecteur général des études [7 janvier 1833], confirmé comme Inspecteur général de l'Instruction publique, pour l'ordre des lettres en août 1850 ; comme Inspecteur général de l'enseignement secondaire, pour l'ordre des lettres [décret du 9 mars 1852] ; Inspecteur général de l'enseignement supérieur, pour l'ordre des lettres [7 février 1861]. Reste en fonction jusqu'en 1868.

Nicolas Louis Artaud [1794-1861], ancien Inspecteur de l'Académie de Paris [1830-1835], Inspecteur général des études [octobre 1835], confirmé comme Inspecteur général de l'Instruction publique, pour l'ordre des lettres en août 1850 ; Inspecteur général des bibliothèques [1852-1854] ; Inspecteur général pour l'enseignement primaire [14 février 1854] ; Inspecteur général pour l'enseignement secondaire [22 août 1854]. Reste en fonction comme Inspecteur général jusqu'en septembre 1858. Après quoi, est nommé vice-recteur de l'Académie de Paris en septembre 1858.

Pierre Louis Marie Bourdon [1779-1854], ancien Inspecteur de l'Académie de Paris [octobre 1821-octobre 1835], Inspecteur général des études [4 octobre 1835]. Reste en fonction jusqu'en janvier 1848.

Jean Georges Ozaneaux [1795-1852], ancien Inspecteur de l'Académie de Paris [septembre 1835-avril 1837], Inspecteur général des études [14 avril 1837]. Reste en fonction jusqu'en août 1850.

Antoine Augustin Cournot [1801-1877], ancien professeur de mathématiques pures à la Faculté des Sciences de Grenoble  [1836-1838]. Inspecteur général des études [18 septembre 1838] ; confirmé en 1848 comme Inspecteur général pour l'ordre des  sciences ; confirmé à nouveau en mars 1852. Reste en fonction jusqu'en 1854.

Alexandre Théodore Gaillard [1793-1860], ancien Inspecteur de l'Académie de Paris [décembre 1833-septembre 1838]. Inspecteur général des études [24 septembre 1838], confirmé comme Inspecteur général de l'Université, dans l'ordre des lettres [arrêté du 26 août 1850]. Reste en fonction jusqu'en 1852.

Épagomène Viguier [1793-1867], ancien directeur des études à l'École normale [1835-1838]. Inspecteur général des études [17 mai 1839]. Reste en fonction jusqu'en septembre 1848.

François Sulpice Beudant [1787-1850], ancien professeur de Géologie et de minéralogie à la Faculté des Sciences de Paris [1822-1839]. Inspecteur général des études [6 mars 1840]. Confirmé comme Inspecteur général de l'Instruction publique, pour l'enseignement secondaire, dans l'ordre des sciences, par arrêté du 26 août 1850, meurt en fonction le 9 décembre 1850.

Jean Claude Eugène* Péclet [1793-1857], ancien Inspecteur de l'Académie de Paris [1838-1840]. Inspecteur général des études [29 août 1840]. Confirmé comme Inspecteur général de l'Instruction publique, pour l'enseignement secondaire, dans l'ordre des sciences, par arrêté du 26 août 1850. Reste en fonction jusqu'en mars 1852, date à laquelle il est admis à faire valoir ses droits à la retraite.

Isidore Geoffroy Saint-Hilaire [1805-1861], ancien Inspecteur de l'Académie de Paris [août 1840-mars 1844]. Inspecteur général des études [26 mars 1844]. Reste en activité jusqu'en 1853, date à laquelle il se démet de ses fonctions.

Charles Cayx [1793-1858], ancien Inspecteur de l'Académie de Paris [1837-1845]. Inspecteur général des études [arrêté du 14 février 1845].

En 1845, après la nomination de Charles Cayx, en février, sera également nommé Inspecteur général, Marie François Alfred Donné [1801-1878], pour l'enseignement supérieur se rapportant à la médecine.

Ce poste d'Inspecteur général de l'Université, Charles Cayx l'occupe lui-même jusqu'en février 1848, date à laquelle il est mis en disponibilité.
Cette mise à l'écart dure deux ans et demi.

Quelques mois après [septembre 1850] Charles Cayx entre au rectorat de l'Académie de la Seine.

1850. POSTE DANS LE RECTORAT.
En septembre 1850 est nommé au rectorat de l'Académie de la Seine, où il supplée Hippolyte Joseph Rousselle [1785-1863] qui assumait la fonction depuis 1824.

Quelques mois après la création des académies départementales [1850-1854] Charles Cayx succède à Hippolyte Rousselle admis à la retraite le 15 mars 1851.
Charles Cayx devient ainsi , en mars 1851, recteur de l'Académie départementale de la Seine [aujourd'hui Paris, Seine Saint-Denis, Hauts de Seine]. Il reste en fonction jusqu'en août 1854.

1854. VICE-RECTEUR ASSISTÉ D'INSPECTEURS.
En 1854, les Académies régionales, au nombre de dix-sept, sont rétablies par la loi du 14 juin et le décret du 22 août de la même année.
Dans ce cadre, l'Académie de la Seine disparaît, et l'Académie de Paris est reconstituée. Son ressort comprend alors neuf départements : Seine ; Eure-et-Loir ; Cher ; Loir-et-Cher ; Loiret ; Marne ; Oise ; Seine-et-Marne ; Seine-et-Oise. Ce découpage sera en vigueur jusqu'en décembre 1961.
Dans cette nouvelle configuration, par rapport au découpage antérieur à 1850, l'Académie de Paris a perdu l'Aube et l'Yonne ; mais elle a en plus le Cher, le Loir-et-Cher, le Loiret.

Alors qu' Hippolyte Fortoul [1811-1856], est ministre de l'Instruction publique et des Cultes [3 décembre 1851-1er juillet 1856], Charles Cayx est nommé Vice-recteur [pour l'Académie de Paris, compte tenu de son importance, c'est le ministre de l'Instruction publique qui est en même temps recteur] assisté de huit inspecteurs d'académie, ayant plus particulièrement comme attribution chacun des départements du ressort académique.

Au moment où il prend ses fonctions, en août 1854, la liste des inspecteurs qui l'assistent s'établit comme suit : J. L. Auguste* Vincens de Gourgas [1798-1865], ancien recteur départemental de l'Académie de la Haute-Garonne [septembre 1852-août 1854] ; Hippolyte Sonnet [1802-1879], ancien recteur départemental de l'Académie de la Haute-Garonne [septembre 1852-août 1854] ; Eugène Desroziers [1802-1876], ancien recteur départemental de l'Académie de Saône-et-Loire [janvier 1853-août 1854] ; Arsène Danton [1814-1869], ancien Inspecteur d'Académie, dans l'Académie de la Seine [août 1850-août 1854] ; Marie Nicolas Bouillet [1798-1864], ancien Inspecteur d'Académie de la Seine [octobre 1851-août 1854] ; Joseph Benjamin* Caresme [1802-1873], ancien recteur départemental de l'Académie de la Meuse [1852-août 1854] ; Alphonse Marie Florimond* Delalleau de Bailliencourt [1801-1869], ancien recteur départemental de l'Académie du Pas-de-Calais [août 1850-août 1854] ; Narcisse Landois [1800-1874], ancien recteur départemental de l'Académie de Seine-Maritime [février 1853-août 1854].

Après son décès, le 3 septembre 1858, Charles Cayx est remplacé comme Vice-recteur de l'Académie de Paris par Nicolas Marie Louis Artaud [1794-1861], Inspecteur général de l'enseignement secondaire, lui aussi ancien élève de l'École normale, promotion de 1812.

AUTRE PUBLICATION.
Charles Cayx, l'un des soixante-quinze contributeurs, collabore à la publication dirigée par Edouard Mennechet [1794-1845] Le Plutarque français, ou biographie des rois, guerriers, hommes de lettres et artistes, qui ont le plus illustré la France par leurs écrits, leurs actions, leurs talents ou leurs vertus, depuis Clovis jusqu'à Napoléon, avec une notice sur Charlemagne.
Paraît initialement sous forme de livraison, qui rassemblées forment huit volumes [Le Plutarque français ; vie des hommes et femmes illustres de la France, avec leurs portraits en pied, publié par Ed. Mennechet. Paris ; De l'imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n°9. 1835].
Connaît une deuxième édition.

DÉCORATION.
Commandeur de la Légion d'honneur.

SOURCES.



 
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