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Bascou (P. Auguste) et la chaire de Littérature à Montpellier Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La Faculté des Lettres de Montpellier, créée en 1809 dans le cadre de l'Université impériale, supprimée en 1815 par la Restauration, est rétablie par une ordonnance royale de Louis-Philippe, le 24 août 1838. P. A. Bascou, ancien élève de l'École normale [1819], docteur ès-lettres [Toulouse, 1838] est le premier titulaire de la chaire.



1819. ANCIEN ÉLÈVE DE L'ÉCOLE NORMALE.P. Auguste Bascou [né vers 1800-1843] est reçu en 1819, dans la dixième promotion de l'École normale. Sont reçus cette année : P. Auguste Bascou, Constant Borin, Marie Bourquin, Austremoine Boyer, François [Marie] Caresme, Jean Charbonnier, Thomas Delhomme, Thomas Dizy, Louis Dubois, Prosper Durand, Georges Farcy, Eugène Géruzez, Louis Hachette, André Idt, Augustin Henri Lesieur, Joseph [Alexandre] Nicard, J. B. François Pérennès, Charles Pons, Louis Quicherat.Admis à l'Ecole, après la réforme de 1815, a été reçu au concours, et effectue une scolarité de trois ans.Il est remarqué par V. Cousin, qui le propose à la princesse Wolkonsky, pour être le précepteur de son premier petit-fils.

1838. LE RÉTABLISSEMENT DE  QUATRE FACULTÉS.Pour des raisons invoquées d'économie, liées à la défaite, mais vraisemblablement aussi pour des raisons idéologiques, un arrêté de la commission de l’Instruction publique du 31 octobre 1815, présidée par Paul Royer-Collard [1763-1845], arrêté confirmé par l’ordonnance royale du 18 janvier 1816, supprime dix-sept facultés sur les vingt-deux créées sous l’Empire, à l'intérieur des frontières de la France telles qu'elles étaient définies au moment de la Révolution française .  
Les Facultés supprimées sont remplacées par des commissions d’examen du baccalauréat.
Sont maintenues, en lettres, les Facultés de Besançon, Caen, Dijon, Paris, Strasbourg, Toulouse.

En 1838, par l’ordonnance du 24 avril 1838, sont rétablies en lettres, les Facultés de  Bordeaux, Lyon, Montpellier, Rennes.
Chacune de ces Facultés comporte une chaire de Philosophie, une chaire d'Histoire, une chaire de Littérature française, une chaire de Littérature ancienne, et enfin une chaire de Littérature étrangère.
F. Auguste Bascou est nommé dans la chaire de Littérature française de la Facultés des Lettres de Montpellier, en même temps que Roux, pour la Faculté de Bordeaux ;  Jacques Auguste Raynaud, agrégé des lettres en 1821, pour la Faculté de Lyon ; Didier Anne Jérôme Delaunay, pour la Faculté de Rennes.

1838. RÉTABLISSEMENT DE LA FACULTÉ DES LETTRES DE MONTPELLIER.
Le décret du 17 mars 1808, qui fonde l'Université impériale, prescrit l'établissement d'une Faculté des Lettres à Montpellier. La Faculté  est constituée par arrêté ministériel le 29 juillet 1809, et installée le 30 avril 1810 par le recteur Charles louis Dumas.
Elle est supprimée par un arrêté de la Commission de l’Instruction publique du 31 octobre 1815, présidée par Paul Royer-Collard [1763-1845], arrêté confirmé par l’ordonnance royale du 18 janvier 1816
La Faculté des Lettres est rétablie par une ordonnance royale de Louis-Philippe, le 24 août 1838, alors qu'Achille de Salvandy [1795-1856], est ministre de l’Instruction publique pour la première fois [15 avril 1837-31 mars 1839], dans le deuxième ministère Molé [15 avril 1837-31 mars 1839].

Sont nommés, pour la chaire de Philosophie : Abbé Jean Baptiste Flottes [1789-1864], titulaire de la chaire de 1838 à 1857, professeur au collège royal de Montpellier ; pour la chaire d'Histoire : Alexandre [Charles] Germain [1809-1887] titulaire de la chaire [1838-1881], professeur d'histoire au collège royal de Nîmes ; pour la chaire de Littérature française : P. Auguste Bascou [vers 1800-1843], titulaire de la chaire [1838-1843] ; pour la chaire de Littérature ancienne : Louis [Alexandre] Siguy, titulaire de la chaire [1838-1861], professeur de rhétorique au collège royal de Montpellier ; pour la chaire de Littérature étrangère : Achille Jubinal [1810-1875], ancien élève de l'École des Chartes, chargé du cours [1838-1848].
Le premier doyen, nommé, de la Faculté est : Louis [Alexandre] Siguy, de septembre 1838 à 1861.

1838. DOCTORAT ÈS-LETTRES.
P. Auguste Bascou, pour pouvoir assumer un enseignement en Faculté, doit obtenir un doctorat ès-lettres.
Il devient docteur ès-lettres [Toulouse, août 1838], avec une thèse latine De generis humani ad perfectionem progressu [in-8].
La thèse française a pour titre : Étude sur la Poétique d'Aristote, ou examen de la théorie de l'imitation, considérée comme le principe de la poésie [In-8].
Les thèses semblent n'avoir été éditées que pour la Faculté.

La même année, quelques jours plus tôt [28 août], Louis [Alexandre] Siguy, qui sera chargé du cours de Littérature ancienne et nommé le doyen de la Faculté, soutient lui aussi à Toulouse, son doctorat ès-lettres, sur l'Examen comparé de l'Iphigénie d'Euripide et l'Iphigénie de Racine.

1839. COURS INAUGURAL À LA FACULTÉ DES LETTRES DE MONTPELLIER.
P. Auguste Bascou édite son Discours prononcé le 5 janvier 1839 à la Faculté des lettres de Montpellier, pour l'ouverture du cours de littérature française [Montpellier : impr. de J. Martel aîné. In-8, 38 p., 1839].

1843. REMPLACEMENT PAR SAINT-RENÉ TAILLANDIER.
P. Auguste Bascou, reste en fonction jusqu'en 1843, année de son décès. Il est remplacé par Saint-René Taillandier [1817-1879], professeur suppléant à la Faculté des Lettres de Strasbourg, en poste à Montpellier, jusqu'en 1863. Après quoi, Saint-René Taillandier est nommé suppléant de la chaire de Poésie française à la Faculté des Lettres de Paris [1863-1868], puis titulaire de la chaire d’Éloquence française [1868-1879]. Futur membre de l'Académie française [1873].

La chaire de Littérature française inaugurée par P. Auguste Bascou, puis occupée par Saint-René Taillandier [1817-1879], est ensuite tenue par Charles Jules Revillout [1831-1899] puis par Eugène Rigal [1856-1920].

© JJB 02-2011

 
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