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Albrand (1795-1826), le destin colonial d’un Normalien Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Fortuné Albrand [1795-1826], normalien  de la 4ème promotion [1813] et bon connaisseur de la langue arabe, perfectionnée à l’École spéciale des langues orientales, quitte la voie classique de l’enseignement de rhétorique, pour devenir le représentant des intérêts commerciaux de la France à Madagascar, et commandant  d’une petite  île jadis repaire des pirates.

Albrand, [François] Fortuné [Joachim].

[1795-1826] Né en 1795, à Marseille ; mort le 11 décembre 1826, à l’Île Sainte-Marie [Madagascar].

1813. ANCIEN ÉLÈVE DE L’ÉCOLE NORMALE.

Ancien élève de l’Ecole normale [1813]. Sont reçus cette année : Auguste Agon ; Fortuné Albrand ; Joseph Anceau ; Charles Ansart ; Joseph Armandies ; Jean Barbier ; Louis Bautain ; Démophile Blocquet ; [Louis Firmin] Hervé Bouchitté ; Chantelot ; Pierre Alexis Corneille ; Jean Cournand ; Cremières ; Jean Philibert Damiron ; Félix [Désiré] Dehèque ; Deroissy ; Louis Dubois; Charles Duflos ; Emmanuel Dumas ; Louis Forget ; Jean François Gail ; Jean Gavinet ; Alexis Gensollencq ; Godon ; Grangeneuve ; Guillard ; Pierre Guyot ; Jean Hugot ; Adrien Jarry de Mancy ; Alexandre Johannet ; Théodore Jouffroy ; Marie Julien ; Louis Mignon ; Jacques Moreau-Champlieux ; Hippolyte Morin-Champrousse ; Aimé Pariset ; Achille Épaminondas Perreau ; Jacques Pruissenacre ; Léonide Rabany ; François Ragon ; Jean Remoussin ; Emmanuel [Philippe] Roux ; François Thivrier ; Jacques Tongard-Boismilon ; Auguste Trognon ; Louis Verhaeghe ; Balthazard Vernadé ; Louis Viollette.

ÉCOLE SPÉCIALE DES LANGUES ORIENTALES.

S’étant déjà familiarisé avec la langue arabe auprès de la communauté égyptienne établie à Marseille, Fortuné Albrand suit à Paris les cours d’arabe de l’École spéciale des langues orientales, auprès d’Antoine Isaac Silvestre de Sacy [1758-1838], également professeur de persan au collège de France depuis 1806. Il y suit également les cours du prêtre syrien dom Raphaël de Monachis [1759-1831], professeur-adjoint «d’arabe vulgaire».

Il apprend également le turc, le persan, l’hindi.

COLLÈGE BOURBON.

Après ses deux ans d’études passés à l’École normale, Fortuné Albrand est nommé professeur de rhétorique au collège Bourbon [aujourd’hui lycée Condorcet]

MISSIONS COLONIALES.

Devient secrétaire du comte Philippe Panon-Desbassayns de Richemont [1774-1840], alors commissaire général ordonnateur à l’île Bourbon. C’est avec lui qu’il s’embarque pour l’île.

Fortuné Albrand est chargé successivement de plusieurs missions.

Tout d’abord celle d’explorer l’île de Zanzibar [1818] dans l’Océan Indien, à la hauteur de la Tanzanie. Il est partisan d’un protectorat de la France sur l’île et signe en langue arabe un traité en ce sens avec le sultan de Kilwa. Mais Louis Henry de Saulses de Freycinet [1777-1840], alors gouverneur de l’Île Bourbon [1820-1826] ne donne pas suite.

Une seconde mission, qu’il mène à bien, est celle  de reprendre possession de Fort-Dauphin [1er août 1819] au sud-est de Madagascar, bâti sur la presqu’île de Tolagnaro.

Fortuné Albrand est nommé agent commercial principal de la France en l’île de Madagascar.

Enfin Fortuné Albrand est nommé commandant provisoire de Sainte-Marie, une des îles orientales de Madagascar [1823]. Il y établit un établissement agricole.

C’est sur cette île que se trouve son tombeau, avec des inscriptions en arabe et en français.

PROJET D’UN DICTIONNAIRE DE LA LANGUE MALGACHE.

Fortuné Albrand a le projet d’un dictionnaire de la langue malgache. Mais son décès l’empêche de mener le travail engagé à son terme.

DÉCORATION.

Chevalier de la Légion d’honneur.

JJB

 
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