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Francisque Bouillier (1813-1899), historien de la philosophie, bibliographie - Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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ANNÉE 1846.

En 1846, Francisque Bouillier participe à la vie politique locale : soutenu par l'opposition, il entre au conseil municipal de  Lyon et y siège jusqu'en 1848. Il est vice-président du comité de réforme électorale, mais échoue  aux élections à l'Assemblée nationale en avril 1848. En réaction aux évènements de février 1848, Bouillier manifeste son attachement au conservatisme politique.

Francisque Bouillier déclarera plus tard : « Je me suis repenti de mon opposition, quoique bien peu dangereuse, à un gouvernement qui, somme toute, avait mérité un sort meilleur. Depuis lors j'ai pris le parti révolutionnaire en haine, et je me suis rallié au parti conservateur, sous tous les régimes ».


1846.
D'un Plan d'association universelle de toutes les Académies. Discours de réception, prononcé à l'Académie de Lyon, par Francisque Bouillier.
Revue du Lyonnais. Série 1. numéro 23 [1846], pages 153-166].
Repris en tiré à part : [Lyon : Léon Boitel. in-8, 1846].

« Membre de l'université et professeur de philosophie, vous m'avez admis à l'honneur d'être votre collègue, malgré les attaques qui retentissent encore dans cette ville, et contre la science que j'enseigne et contre le corps auquel j'ai l'honneur d'appartenir ».
Dans son discours Francisque Bouillier fait référence à la Nouvelle Atlantide de Francis Bacon.

1846.
Dans la séance du 3 février 1846, de l'Académie royale des Sciences, belles-lettres et arts de Lyon, Francisque Bouillier lit une Dissertation sur la méthode pour déterminer les attributs de Dieu.

1846.
Dans la séance du 28 avril 1846, de l'Académie royale des Sciences, belles-lettres et arts de Lyon, Francisque Bouillier lit une dissertation sur l'Hypothèse cartésienne des Bêtes machines.

Publié dans Mémoires de l'Académie royale des Sciences, belles-lettres et arts de Lyon. Section des lettres. Tome II [Lyon : imprimerie de Léon Boitel. Quai saint-Antoine, 36. 1846]. Pages 21-40.

« Ce morceau fait partie d'une seconde édition de l'Histoire de la révolution cartésienne, que M. Bouillier va bientôt faire paraître ».

1846.
Dans les séances du 26 mai et du 16 juin 1846, de l'Académie royale des Sciences, belles-lettres et arts de Lyon, Francisque Bouillier lit une dissertation sur le vrai et le faux optimisme.

Ce travail est renvoyé à la Commission de publication.

1846.
Dans une des séances de l'année 1846, de l'Académie royale des Sciences, belles-lettres et arts de Lyon, Francisque Bouillier lit Du Rapport de la liberté et de la propriété.

Publié dans Mémoires de l'Académie royale des Sciences, belles-lettres et arts de Lyon. Section des lettres. Tome II [Lyon : imprimerie de Léon Boitel. Quai saint-Antoine, 36. 1846]. Pages 225-248.

Pour Francisque Bouillier la raison du droit de propriété est dans le travail, et pour remonter plus haut, dans la liberté, dont le travail  est la plus énergique manifestation du dehors. La propriété est à la liberté ce que le corps est à l'âme ou la parole à la pensée, elle est une extension même de notre personnalité, et c'est de là que vient son caractère sacré, inviolable.

1846.
Le vrai et le faux optimisme, par M. Francisque Bouillier.
Mémoire lu par Francisque Bouillier à l'Académie des Sciences morales et politiques, dans les séances du 24 octobre 1846.

Publié dans les Compte-rendus des Séances et travaux de l’Académie des Sciences morales et politiques, tome 10, 1846, pages 345-364.

« Je veux défendre l'optimisme contre les grossiers sarcasmes de l'empirisme et contre les subtiles objections d'une fausse métaphysique, qui prétend le condamner au nom de la toute-puissance et de la liberté souveraine de Dieu ».

ANNÉE 1848.

1848.
Francisque Bouillier fait paraître dans la revue d'Amédée Jacques La Liberté de penser un article intitulé : De l'abus du mot Providence dans la langue politique et religieuse. [Numéro 6. 15 mai 1848, pages 553-566].

« Ainsi, la vraie doctrine de la Providence remplit les âmes de résignation, de reconnaissance et d'amour. Elle apaise les murmures, elle fait expirer le blasphème sur les lèvres et coupe dans leur racine toutes les superstitions. Enfin elle abolit ce dangereux et sacrilège charlatanisme qui au mépris de ce qu'il y a de plus saint et de plus sacré, fait jouer à dieu tous les rôles, sauf celui de la justice, et tenir tous les langages, sauf celui de la raison ».

Créée à l'initiative du philosophe Amédée Jacques [1813-1865], son rédacteur en chef, La Liberté de penser, revue philosophique et littéraire, paraît mensuellement de décembre 1847 à novembre 1851. Quarante-huit numéros paraissent jusqu'à sa suspension.
D'orientation libérale et démocratique elle participe au renouveau lié aux évènements de la Deuxième République. Philosophiquement elle s'inscrit dans son ensemble comme une prise de distance par rapport au spiritualisme éclectique de V. Cousin. Ce n'est pas le cas de Francisque Bouillier qui y exprime nettement son spiritualisme philosophique.
Interdit d'enseignement Amédée Jacques doit quitter la France après le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte du 2 décembre 1851, tandis que sa revue est supprimée.

1848.
L'optimisme.

Publié dans Mémoires de l'Académie royale des Sciences, belles-lettres et arts de Lyon. Section des lettres.

Dieu a fait le meilleur en puissance et non en acte. Il a réalisé le meilleur au point de vue de l'ensemble et non des détails. Le meilleur d'après lequel il se détermine n'est limité à aucun degré, n'est concentré à aucun point du temps ou de l'espace, mais il embrasse tous les degrés et tous les espaces possibles.

ANNÉE 1849.

En 1849, Francisque Bouillier devient doyen de la Faculté des Lettres de Lyon.

En 1849, Francisque Bouillier, professeur de Philosophie à la Faculté des Lettres de Lyon, depuis 1839, est nommé doyen de la Faculté. L'arrêté est pris Alexandre Pierre Freslon [1808-1867], ministre de l'Instruction publique et des cultes [13 octobre 1848-20 décembre 1848].

Francisque Bouillier succède à Jacques Auguste Raynaud, agrégé des lettres [1821], ancien professeur de rhétorique au collège royal de Marseille, professeur de Littérature française la Faculté des Lettres de Lyon, depuis 1838, et nommé à la même date doyen de la Faculté.
Francisque Bouillier garde cette fonction de doyen, jusqu'en 1864, date de sa nomination comme recteur de l'Académie de Clermont.
Il est remplacé comme doyen par Antoine Dareste de la Chavanne [1820-1882], professeur d'Histoire à la Faculté des Lettres de Lyon [1849], élu doyen en 1865.

1849.
Dans la séance du 27 mars 1849 de l'Académie royale des Sciences, belles-lettres et arts de Lyon, Francisque Bouillier lit la seconde partie de son histoire de Descartes.

1849.
En tant que spécialiste de Descartes, Francisque Bouillier publie dans la revue d'Amédée Jacques La Liberté de penser un article intitulé : De l'hypothèse cartésienne de l'automatisme des bêtes.
[Numéro 18. 15 mai 1849, pages 556-570].

1849.
Dans la séance du 3 juillet 1849 de l'Académie royale des sciences, belles-lettres et arts de Lyon, Francisque Bouillier lit une dissertation sur la Philosophie de Bossuet.

Ce travail est demandé par M. le président pour être renvoyé à la Commission de publication ; mais F. Bouillier préfère donner, pour le moment, sa dissertation déjà communiquée sur la propriété.

1849.
Dans les séances du 13 et du 20 novembre 1849 de l'Académie royale des Sciences, belles-lettres et arts de Lyon, Francisque Bouillier fait la lecture d'un travail sur les Oeuvres philosophiques sur Fénelon.

Ce travail est demandé par M. le président pour être renvoyé à la Commission de publication.


 
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