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Francisque Bouillier (1813-1899), historien de la philosophie, bibliographie - Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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ANNÉE 1843.

En 1843, Francisque Bouillier est élu associé libre de l'Académie des Beaux-Arts, sciences et lettres de Lyon. Sera élu membre titulaire, le 31 décembre 1845.

1843.
*Oeuvres philosophiques du Père Buffier de la Compagnie de Jésus. Avec notes et introduction par Francisque Bouillier, membre correspondant de l'Institut et Professeur à la Faculté des Lettres de Lyon.
[Paris : Charpentier, libraire-éditeur, 29 rue de Seine. In-18, XLVI-475 p., 1843]. Table des matières, pages 471-475.

Contient de Claude Buffier [1661- 1737] : Traité des premières vérités ; Éléments de métaphysique ; Examen des préjugés vulgaires.
Il existe aussi, à la même date, une édition portant la mention d'éditeur : Adolphe Delahays, libraire.
L'ouvrage s'inscrit dans le prolongement de l'étude de Descartes et du cartésianisme. Pour un certain nombre de critiques l'oeuvre de Buffier annonce aussi les thèses de la philosophie écossaise sur le sens commun.
Alors que la Bibliothèque Charpentier voit le jour en 1838, c'est en 1842 que commence à paraître chez Charpentier, en format in-18, une bibliothèque philosophique à bon marché, collection qui compte rapidement une vingtaine de titres, avec les contributions de Victor Cousin, Francisque Bouillier, Amédée Jacques, Francis Riaux, Émile Saisset, Jules Simon.


1843.
Du caractère religieux de la philosophie enseignée dans l'Université.
Discours d'ouverture prononcé [en 1843] par M. Bouillier à la Faculté des Lettres de Lyon.
Article paru dans La Revue du Lyonnais : série 1, numéro 18 [1843], pages 459-473.

Le texte de ce discours d'ouverture est republié en 1844, comme une des deux annexes à l'ouvrage Théorie de la raison impersonnelle.

1843.
A l'Académie des Sciences morales et politiques, Francisque Bouillier, élu correspondant de la section de Philosophie depuis le vendredi  22 avril 1842, lit, dans la séance du samedi 29 avril 1843 un Mémoire sur la Raison personnelle.

Le texte du Mémoire est destiné au Recueil des savants étrangers. Le Mémoire est transmis à la section de philosophie pour que celle-ci en fasse un rapport [samedi 29 avril 1843].
Il sera édité l'année suivante [1844] sous forme d'un ouvrage : *Théorie de la raison impersonnelle, par Francisque Bouillier, membre correspondant de l'Institut, professeur à la Faculté des Lettres de Lyon. Avec en exergue une citation de Malebranche. [Paris : Joubert, libraire-éditeur, rue des Grès, n° 14, près de la Sorbonne. In-8, VII-400 p., 1844].

ANNÉE 1844.

1844.
Science des droits ou idéologie politique.
Revue du Lyonnais. Série 1, numéro 19 [1844], pages 102-104.

Dans la rubrique Bulletin bibliographique de la revue du Lyonnais, Francisque Bouillier rend compte de l'ouvrage de François Rittiez : Science des droits ou idéologie politique.
Si Francisque Bouillier reproche à Rittiez sa critique de l'éclectisme, il n'en déclare pas moins : « La Science des droits ou l'Idéologie politique est donc un livre de science et non un livre inspiré par l'esprit de parti et la polémique du jour, c'est un livre qui doit valoir à son auteur l'estime et la considération de tous les hommes qui pensent et qui étudient ».

L'avocat François Rittiez publie en 1844 : Science des droits, ou Idéologie politique [Paris : Pagnerre ; Lyon : Ch. Savy jeune. XXXIX-356 p., 1844]. F. Rittiez sera un moment rédacteur en chef du censeur de Lyon.

1844.
Identité du principe philosophique accusé de panthéisme avec les principes fondamentaux de la théologie chrétienne.
Revue du Lyonnais. Série 1. numéro 19 [1844]. Pages 275-285.

Une note en bas de première page précise : Cet article est un chapitre détaché à l'avance d'un nouvel ouvrage de M. Bouillier qui doit incessamment être publié à Paris, chez Joubert, sous ce titre : De la Nature de la Raison impersonnelle.
C'est le thème du discours d'ouverture au cours de Philosophie de la Faculté des Lettres de Lyon, en 1844.

1844.
*Théorie de la raison impersonnelle, par Francisque Bouillier, membre correspondant de l'Institut, professeur à la Faculté des Lettres de Lyon. Avec en exergue une citation de Malebranche.
[Paris : Joubert, libraire-éditeur, rue des Grès, n° 14, près de la Sorbonne. In-8, VII-400 p., 1844].

Avec une Préface [pages I-VII] qui s'ouvre sur cette affirmation : « La philosophie éclectique ne renferme rien de plus considérable que la théorie de la raison impersonnelle », et qui célèbre V. Cousin.
L'ouvrage contient également  :
Le texte  du Discours d'ouverture prononcé à la Faculté des Lettres de Lyon en 1842 : Du sens commun rationnel et du sens commun empirique.
Le texte  du Discours d'ouverture prononcé à la Faculté des Lettres de Lyon en 1843 : Du caractère religieux de la philosophie enseignée dans l'Université ; texte déjà publié dans La Revue du Lyonnais : série 1, numéro 18 [1843], pages 459-473.

C'est en 1843-1844 que le sujet du cours de F. Bouillier à la Faculté porte sur la raison impersonnelle. C'est successivement le thème d'un Mémoire lu à l'Académie des Sciences morales et politiques, en avril 1843 ; le sujet d'un chapitre détaché de l'ouvrage et qui paraît en 1844, dans le numéro dix-neuf de La Revue du Lyonnais.

1844.
Discours d'ouverture prononcé à la Faculté des Lettres de Lyon, le 18 novembre 1844.
Revue du Lyonnais. Série 1. numéro 20 [1844]. Pages 420-433.

ANNÉE 1845.

En 1845, Francisque Bouillier est élu membre titulaire ordinaire de la Classe des belles-lettres et arts de l'Académie de Lyon, dans la section des Sciences morales et politiques.

1845.
Dans la séance du 1er juillet 1845 de l'Académie des Sciences , belles-lettres,  et arts de Lyon, Francisque Bouillier lit une Dissertation sur La Liberté de Dieu.

Le comité ordonne le renvoi de ce morceau au Comité de publication.


1845.
Dictionnaire des Sciences philosophiques, sous la direction de M. Franck
Revue du Lyonnais. Série 1. numéro 22 [1845]. Pages 262-264.

L'article, signé F. B. , relève de la rubrique Bibliographie de la Revue.
« La troisième livraison du Dictionnaire des Sciences philosophiques vient de paraître. On peut, dès à présent, apprécier l'esprit et l'utilité de cette importante publication […] ».
C'est en 1844, que paraît le premier tome du Dictionnaire des sciences philosophiques, édité [sans nom d’auteur] par une société de professeurs de philosophie. V. Cousin est à l’initiative de cette entreprise dirigée par Adolphe Franck, pendant plus de vingt ans. La Préface est signée le mercredi 15 novembre 1843.

L'ouvrage paraît, de manière échelonnée, de 1844 à 1852, en plusieurs tomes, à raison d’un tome tous les ans ou tous les deux ans, avec un total de près de trois mille cinq cents pages : [Paris : chez L. Hachette. Libraire de l'Université royale de France. Rue Pierre Sarrazin, 12. In-8].
Le premier tome paraît en 1844 [621 p., A-Cythénas] ;
le deuxième tome paraît en 1845 [620 p., Damascène-Gymnosophistes] ;
le troisième tome paraît en 1847 [652 p. Habitude-Lysimaque] ; 
le quatrième tome paraît en 1849 [624 p. Mably-Pernumia] ;
le cinquième tome paraît en 1851 [546 p. Persée-Schoppe] ;
le sixième et dernier tome paraît en 1852 [paginé 545-1046, soit 501 p. Schultz-Zorzi].
Chaque volume contient la liste des auteurs, avec la correspondance de leurs initiales utilisées à la fin d'une notice et de leur nom et de leur fonction.

Francisque Bouillier, qui signe ses articles des initiales : F. B., y rédige les articles suivants : Buffier, Campanella, Cartésianisme, Clauberg, Clerselier, Descartes, Destutt de Tracy, Dugald Stewart, Française [philosophie], Malebranche, Claude Morinière, Optimisme, Patrizzi, Polignac, Raison, Sylvain Régis, Rohault, Samuel Sorbière, Terrasson, Voetius, Welthuysen, Wittichius. La plupart d'entre eux se rapportent au cartésianisme : Buffier ; Clauberg ; Clerselier ; Malebranche ; Claude Morinière ; Polignac ; Régis ; Samuel Sorbière ; Terrasson ; Voetius ; Wittichius.
L'ouvrage connaîtra une seconde édition en 1875, puis un autre tirage en 1885 [XII-1820 p., sur deux colonnes].

1845.
*Méthode  pour arriver à la vie bienheureuse, par Fichte. Traduit de l'allemand par M. Bouillier, professeur à la Faculté des Lettres de Lyon, membre correspondant de l'Institut. Avec une Introduction par M. Fichte le fils.
[Paris : Librairie philosophique de Ladrange. Quai des Augustins, 19. In-8, LVI- 1845].

Francisque Bouillier  traduit de l'allemand en français l'ouvrage de Johann Gottlieb Fichte  [1762-1814] : Anweisung zum seligen Leben oder auch die Religionslehre [Méthode  pour arriver à la vie bienheureuse ou la Doctrine de la religion], publié  initialement en 1806.
La préface, placée en tête, est rédigée par Fichte le fils : Immanuel [Hermann] Fichte [1797-1879].

A l'Académie des Sciences morales et politiques, dans la séance du samedi 8 novembre 1845, Adolphe Franck présente, au nom de l’auteur, Francisque Bouillier, correspondant de la section de philosophie, un exemplaire de sa traduction de l’ouvrage de Johann Gottlieb Fichte [1762-1814], intitulé : Méthode pour arriver à la vie bienheureuse, avec une introduction de M. Fichte fils.
Adolphe Franck, dans son Rapport verbal, expose les changements introduits par Fichte dans son système.
Publié dans les Compte-rendus des séances et travaux de l'Académie des Sciences morales et politiques, 1845, tome 8, pages 453-455.

1845.
Manuel de l'histoire de la philosophie, à l'usage des candidats au baccalauréat ès-lettres, par M. Francisque Bouillier, professeur de philosophie à la Faculté des Lettres de Lyon, membre correspondant de l'Institut de France.
[Paris : Dezobry, E. Magdeleine et Cie, libraires-éditeurs, rue des Maçons-Sorbonne, 1. In-18, XIII-158 p., 1845].

Réédité en 1848 : Manuel de l'histoire de la philosophie, à l'usage des candidats au baccalauréat ès-lettres par Francisque Bouillier [Paris : Dezobry, E. Magdeleine et Cie. In-18, XIII-158 p., 1848].

Le programme total du baccalauréat, pour la partie philosophique, comporte dix questions se rapportant à l'histoire de la philosophie :
Quelle méthode faut-il appliquer à l'étude de l'histoire de la philosophie. 41.
En combien d'époques générales peut-on diviser l'histoire de la philosophie. 42.
Faire connaître les principales écoles de la philosophie grecque avant Socrate. 43.
Faire connaître Socrate et le caractère de la révolution philosophique dont il est l'auteur. 44.
Faire connaître les principales écoles grecques depuis Socrate, jusqu'à la fin de l'école d'Alexandrie. 45.
Quels sont les principaux philosophes scolastiques. 46.
Quelle est la méthode de Bacon ? Donner une analyse du Novum Organum. 47.
En quoi consiste la méthode de Descartes ? Donner une analyse du Discours de la Méthode. 48.
Faire connaître les principales écoles modernes depuis Bacon et Descartes. 49.
Quels avantages peut-on retirer de l'histoire de la philosophie pour la philosophie elle-même ? 50.
L'ouvrage comporte une Table des matières ; une Liste alphabétique des philosophes, un Avertissement ; le Manuel proprement dit.

1845.
Des Caractères généraux de la philosophie française. Discours d'ouverture prononcé à la Faculté des Lettres de Lyon.
Revue du Lyonnais. Série 1. numéro 22 [1845], pages 449-469].

« Je fais honneur à la philosophie toute seule de cet empressement avec lequel vous vous arrachez à vos affaires, pour venir à des leçons où rien ne vous attire, sinon la gravité du sujet».

1845.
Le 30 décembre 1845, au cours de la séance publique de l'Académie royale des Sciences, belles-lettres et arts de Lyon, sont décernés deux prix d'éloquence, et organisée la réception de Francisque Bouillier, professeur de philosophie et correspondant de l'Institut, élu académicien titulaire.
Le discours de réception prononcé par Francisque Bouillier, à l'Académie de Lyon, a pour titre :
D'un plan d'association universelle de toutes les Académies.
Il est publié en 1846, dans la Revue du Lyonnais, numéro 23.

En 1843, Francisque Bouillier avait été admis comme académicien libre. Dans la séance du 2 décembre 1845, Francisque Bouillier est élu membre titulaire de la Classe des lettres et des arts, en même temps que Louis Dupasquier, architecte ; Antoine Blanc de Saint-Bonnet, philosophe.  En 1856, il deviendra président de l'Académie de Lyon ; et en 1864 membre titulaire émérite de l'Académie de Lyon, dans la Classe des belles-lettres et arts.
Dans son discours de réception, Francisque Bouillier montre l'utilité d'unir par un grand lien fédératif toutes les Académies des départements, en les faisant aboutir  à un centre commun.


 
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