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Francisque Bouillier (1813-1899), historien de la philosophie, bibliographie - Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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ANNÉE 1841.

1841.
Exposition de la doctrine de Fourier. Du cours de M. Ch. Victor Considérant, par Francisque Bouillier.
En tiré à part : [Lyon : impr. de L. Boitel. In-8, 16 p., 1841].

Le texte est paru initialement comme article dans La Revue du Lyonnais : série 1, numéro 13 [1841], pages 242-254.

Francisque Bouillier rend compte des leçons de Ch. Victor Considérant, exposant la doctrine de Fourier. Il achève son article en écrivant : « La part de la doctrine de Fourier est encore assez grande et belle, et l'humanité aura sans doute quelque reconnaissance pour la mémoire de ceux, qui comme Fourier et son disciple, ont consacré tous leurs travaux, toutes leurs pensées à améliorer les conditions de son existence en ce monde ».

La Revue du Lyonnais a été créée en 1835, sous l'impulsion de l'imprimeur Léon Boitel [1806-1855]. Elle prend le nom de Revue de Lyon [1849-1850], de Revue lyonnaise [1881-1885], de Revue d'histoire de Lyon [1902-1914]. Elle cesse de paraître après 1924.

ANNÉE 1842.

En 1842, Francisque Bouillier est élu correspondant de l'Académie des Sciences morales et politiques.

Dans la séance du vendredi 22 avril 1842, Francisque Bouillier est élu correspondant de l'Institut [Académie des Sciences morales et politiques], dans la section de philosophie [place 2] en remplacement de Pierre Prévost [1751-1839], décédé le lundi 8 avril 1839.
Sur vingt-deux votants, F. Bouillier obtient dès le premier tour vingt et un suffrages ; Hervé Bouchitté [1795-1861], professeur d'Histoire au collège de Versailles,  un suffrage. Joseph Marie Blanc Saint Bonnet [1785-1841], avocat, métaphysicien et maire de Lyon, qui avait également été présenté par la section n’obtient aucun suffrage.


1842.
*Théorie de Kant sur la religion dans les limites de la raison, ouvrage traduit de l'allemand par M. le Docteur Lortet ; précédé d'une Introduction par M. Francisque Bouillier, membre correspondant de l'Institut, professeur de philosophie à la Faculté des Lettres de Lyon.
[Paris : Joubert, libraire, rue des Grès, 14, près de la Sorbonne ; Lyon : Ch. Savy jeune, libraire-éditeur, quai des Célestins, 48. In-12, XLII-106 p., 1842].

L'Introduction annoncée sur la page de titre est une Préface. Francisque Bouillier y écrit : «L'ouvrage que nous publions est un abrégé de l'ouvrage de Kant, qui a pour titre : De la Religion dans les limites de la raison. Cet abrégé est généralement attribué à Kant lui-même […] ».
Le docteur Pierre Lortet [1792-1868], établi comme médecin à Lyon ; lié à Edgar Quinet, à Jules Michelet et à Victor Cousin ; membre de l'Académie des Sciences, belles-lettres et arts de Lyon ; a vécu quelques mois en Allemagne [1827] où il s'est marié.
Il traduit Johann Gottlieb Fichte :  De l'Idée d'une guerre légitime [Lyon : L. Baboeuf. in-8, XVI-50 p., 1831]  ; et Immanuel Kant : Théorie de Kant sur la religion dans les limites de la raison [Paris : Joubert, libraire, rue des Grès, 14, près de la Sorbonne ; Lyon : Ch. Savy jeune, libraire-éditeur, quai des Célestins, 48. In-12, XLII-106 p., 1842].

Pierre Lortet aura également une carrière politique, comme député du Rhône à l'Assemblée nationale en avril 1848.

Les deux premières publications importantes de Francisque Bouillier, en dehors de sa thèse sont consacrées à la philosophie allemande [Kant, 1842 ; Fichte, 1845]. Mais en réalité V. Cousin a déjà orienté le travail de Francisque Bouillier sur Descartes : la préparation puis la rédaction du Mémoire, lié au prix de la section de philosophie  de l'Académie des Sciences morales et politiques a mobilisé Bouillier de juin 1838 à juin 1840. Par la suite F. Bouillier laissera de côté la philosophie allemande.

1842.
Du sens commun rationnel et du sens commun empirique.
Discours d'ouverture prononcé [en 1842] par M. Bouillier à la Faculté des Lettres de Lyon.
Republié comme article paru dans La Revue du Lyonnais : série 1, numéro 16 [1842], pages 507-520.

Pour Francisque Bouillier la philosophie a à combattre deux ennemis. « Placé entre ces deux sortes d'ennemis, il est de mon devoir de défendre contre les uns et contre les autres, les intérêts qui m'ont été confiés par l'état, le jour où je fus nommé à cette chaire ».

Le texte de ce discours d'ouverture est republié en 1844, comme une des deux annexes à l'ouvrage Théorie de la raison impersonnelle.

1842.
Histoire et critique de la révolution cartésienne, par M. Francisque Bouillier, ancien élève de l'École normale, professeur de philosophie à la Faculté des Lettres de Lyon.
[Lyon :  Imprimerie de L. Boitel, quai Saint-Antoine, 36. In-8, VII-448 p., 1842].

Un tirage paraît aussi à Paris [Paris : Joubert. In-8, VII-448 p., 1842].
L'ouvrage paraît bien en 1842, et non en 1844, comme il est parfois indiqué.

Le livre, profondément modifié, paraîtra en 1854, en deux volumes, comme deuxième édition, sous le titre : Histoire de la philosophie cartésienne.
Enfin une troisième édition, du vivant de Francisque Bouillier, paraît en 1868.

Le point de départ de l'ouvrage est le manuscrit du Mémoire, rédigé par Francisque Bouillier entre juin 1838 et juin 1840, pour répondre au sujet du prix proposé par la section de philosophie [prix du Budget] de l'Académie des Sciences morales et politiques le 23 juin 1838, et dont le terme est fixé au 15 juin 1840 : Examen critique du cartésianisme.
Francisque Bouillier est un des deux lauréats à obtenir le prix en avril 1841, à partager avec l’essayiste Jean Bordas-Demoulin [1798-1859].

C'est le texte du Mémoire remanié selon les directives de Jean Philibert Damiron qui non seulement sera édité en 1842 sous le titre Histoire et critique de la révolution cartésienne, mais en même temps c'est cet ouvrage qui lui servira de passeport pour être élu du premier coup, et presque à l'unanimité, correspondant de la section de Philosophie de l'Académie des Sciences morales et politiques le 22 avril 1842, en remplacement de Pierre Prévost [1751- 1839], décédé le 8 avril 1839. Francisque Bouillier étant élu à la place 2, la section de Philosophie pour les correspondants est alors composée de l’anglais William Hamilton [place 1] ; de l’allemand Christian August Brandis [place 3] ; de l’allemand Heinrich Ritter [place 4] ; de l’anglais James Prichard [place 6]. La place 5 est vacante depuis le décès d’Esquirol, début janvier 1834, et ne sera remplacée qu’en février 1847.

Toute sa vie durant Francisque Bouillier va apparaître comme le spécialiste incontesté de Descartes. Il va profiter de cette reconnaissance et conforter son statut en publiant, surtout  pour l'Académie des Belles-lettres et des arts de Lyon, de nombreux articles se rapportant de près ou de loin à Descartes [Arnauld, Bossuet, Fontenelle, Malebranche, Nicole]. 


 
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