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Francisque Bouillier (1813-1899), historien de la philosophie, bibliographie - Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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ANNÉE 1837.

Francisque Bouillier est nommé professeur de philosophie au collège royal d’Orléans [1837-1839].Francisque Bouillier, à Orléans, succède à Benjamin Lafaist [1808-1867], ancien élève de l’École normale [1829], agrégé de philosophie [1832], docteur ès-lettres [Paris, 1833] ; et est remplacé en 1839, par Auguste Debs [1813-1849], ancien élève de l’École normale [1834], agrégation de philosophie en 1838
Dans un concours général institué par Achille de Salvandy [1795-1856], ministre de l'Instruction publique [avril 1837-mars 1839], dans le second ministère Molé, concours entre les collèges de Paris et ceux de province, un des élèves de Bouillier, Gustave Vapereau [1819-1906], futur auteur du Dictionnaire des contemporains remporte le premier prix de philosophie. Et Michel Émile Talbert [1820-1882], futur proviseur au collège Rollin obtient un accessit.

ANNÉE 1839.

Francisque Bouillier prépare, sous la direction de Victor Cousin son doctorat ès-lettres. L'édition du texte de la thèse en français est la première publication de Bouillier.

1839.
Quorumdam Platonis dialogorum et quarumdam Pascalii ad provincialem amicum epistolarum comparatio. [Aureliae : ex typographia A. Gatineau. In-8, 60 p., 1839].

Il s'agit du texte de la thèse en latin, soutenue devant La Faculté des Lettres de Paris. Le thème est celui de la comparaison des Dialogues de Platon et des Provinciales de Pascal. La thèse est imprimée à Orléans
Le texte imprimé est précédé de la mention :
« Vu et lu en Sorbonne, le 1er janvier 1839 par le Doyen de la Faculté des Lettres de Paris. J. Vict. Le Clerc.
Permis d'imprimer. L'Inspecteur général chargé de l'administration de l'Académie de Paris. Rousselle.
Cette thèse sera soutenue par Francisque Bouillier ».

Jean Victor Le Clerc [1789-1865] ancien maître de conférences à l'École normale, professeur d'Éloquence latine à la Faculté des Lettres de Paris [1824-1865] est doyen de la Faculté des Lettres de Paris de 1832 à 1865. A ce titre il lit et vise toutes les thèses à soutenir à Paris.

1839.
Sur La Légitimité de la faculté de connaître. [Orléans : impr. de A. Gatineau. In-8, 128 p., 1839].

Il s'agit du texte de la thèse en français, soutenue à Paris le 29 août 1839.
Cinq docteurs soutiennent leurs thèses la même année à Paris : Frédéric Ozanam, Jean Pierre Charpentier, Charles Weiss, Francisque Bouillier, Jules Simon.
Francisque Bouillier, qui compose sa thèse latine et sa thèse française sous la direction de Victor Cousin, est alors professeur de philosophie au collège royal d'Orléans où il a été nommé en 1837, après avoir été reçu à l'agrégation de philosophie [août 1837].
Quant à V. Cousin, qui après 1830 a gardé une conférence de philosophie auprès des élèves de troisième année de l'École normale, il est devenu, en septembre 1835, directeur de l'École [1837-1840].
Selon Camille Latreille, dans son livre : Francisque Bouillier, le dernier des cartésiens. [Paris : Hachette. In-12, 257 p., 1907] Bouillier dans sa thèse « y combattait le doute sceptique émis par Jouffroy sur cette légitimité de la faculté de connaître, sous prétexte qu'elle est indémontrable ».

1839.
Discours d'ouverture prononcé par M. Bouillier, professeur de philosophie à la Faculté des Lettres de Lyon.
La Revue du Lyonnais. Série 1. Numéro 10 [1839]. Pages 443-455.

Le texte est également édité en 1840, en tiré à part, avec un titre spécifique : Définition de la philosophie, son passé, son présent.

Le discours débute ainsi : « Si, pour la première fois, une chaire destinée à l'enseignement public de la Philosophie est établie dans la ville de Lyon, le goût des études philosophiques n'y est pas une chose nouvelle. […] ».
En 1839, c'est la première fois que La Revue du Lyonnais, créée en 1835, fait paraître un texte de Francisque Bouillier, qui vient d'être nommé professeur de Philosophie à la Faculté des Lettres de Lyon. Jusqu'en 1864, date à laquelle F. Bouillier devient pour quelques mois recteur de l'Académie de Clermont, c'est une vingtaine de textes qui seront publiés dans la Revue du Lyonnais.

ANNÉE 1840.

1840.
Définition de la philosophie, son passé, son présent.
Publié en tiré à part [Lyon : impr. de L. Boitel. In-8, 15 p., 1840].

Il s'agit du texte du Discours d'ouverture prononcé à la séance inaugurale du cours de Philosophie à la Faculté des Lettres de Lyon.
C'est un arrêté du 18 septembre 1838, d'Achille de Salvandy [1795-1856] ministre de l'Instruction publique, qui nomme les professeurs de la Faculté des Lettres de Lyon, récemment recrée.
Cet arrêté fournit les noms des différents professeurs : en Philosophie l'abbé Joseph Matthias  Noirot [1793-1880] ; en Histoire Achille François [1809-1865] ; en Littérature ancienne Nicolas Joseph Demons ; en Littérature française Jacques Auguste Raynaud ; en littérature étrangère Edgar Quinet [1803-1875].
Mais c'est finalement Francisque Bouillier qui est  finalement nommé professeur de Philosophie, l'abbé Noirot, professeur au collège royal ayant refusé le poste proposé par V. Cousin, mais qui espérait voir la chaire de philosophie occupée par le très catholique Frédéric Ozanam [1813-1853] nommé à la chaire de Droit commercial créée par la municipalité de Lyon [juillet 1839].

Le cours inaugural de Francisque Bouillier a lieu en décembre 1839.
L'enseignement de Francisque Bouillier à la Faculté des Lettres est immédiatement attaqué par les catholiques. Leur porte-parole est le professeur de philosophie Pierre Clément Gourju [1814-1899] qui publie une brochure : Note sur le retour au christianisme par la philosophie, à l’occasion du discours d’ouverture prononcé par M. Bouillier, professeur à la Faculté des lettres de Lyon, par M. P. C. Gourju [Roanne : impr. de Périsse. In-4, 16 p., 1840] : « Les quelques mots qui ont été blâmés dans la profession de foi émise par M. Bouillier lui viennent de la bouche de M. Cousin, nous a-t-on dit. Si cela était, le fait n’aurait rien d’honorable pour le maître ni pour le disciple. Que M. Cousin, qui flotte à tout vent de doctrine philosophique et politique, soit bien aise d’inoculer ses opinions, chacun le comprend ; mais que le jeune et brillant professeur ne veuille pas conquérir l’indépendance de son langage, c’est de quoi peuvent s’affliger les cœurs honnêtes ».


 
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