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Francisque Bouillier (1813-1899), historien de la philosophie, bibliographie - Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Son "Histoire de la philosophie cartésienne" (1854) est encore rééditée de nos jours. Mais à côté de cette oeuvre d'histoire de la philosophie, il existe presque deux cents interventions, discours, brochures, rapports, mémoires, ouvrages, tirés à part. Cette bibliographie s'efforce d'en rendre compte.

ORIENTATION GÉNÉRALE DE LA BIBLIOGRAPHIE.
Cette bibliographie, brièvement commentée, de François Cyrille, dit Francisque Bouillier [1813-1899] comporte plus de cent quatre-vingt entrées.
Cette quantité s'explique pour beaucoup par la diversité de la trajectoire de ce professeur de philosophie, dont la carrière universitaire s'étend sur près de quarante-cinq ans : ancien élève de l'École normale, professeur de collège royal, professeur et doyen de Faculté en province, recteur d'Académie, Inspecteur général de l'Instruction publique pour l'enseignement secondaire, directeur de l'École normale supérieure, à nouveau Inspecteur général.
Quant aux sociétés académiques, pendant une durée de cinquante-six ans : correspondant puis membre titulaire de l'Académie des Sciences morales et politiques ; associé libre, membre et enfin émérite de l'Académie des Sciences, belles-lettres et des arts de Lyon.
 
PUBLICATIONS ACADÉMIQUES.  
Après l'entrée à l'École normale [1834], les trois années d'études et l'agrégation de philosophie obtenue directement à la sortie [1837] les deux premières publications de Francisque Bouillier concernent ses thèses de doctorat ès-lettres [1839].

Nommé professeur de philosophie [1839] dans la chaire de philosophie de la Faculté des Lettres de Lyon nouvellement recréée, des tirés à part, selon la coutume de l'époque, reprennent les différentes leçons prononcées à l'ouverture annuelle des cours [1839 ; 1842 ; 1843 ; 1844 ; 1845], textes publiés dans la Revue du Lyonnais.

LAURÉAT DE L'INSTITUT.
Mais en même temps Francisque Bouillier, sur les conseils de V. Cousin, participe au concours de philosophie proposé par l'Académie des Sciences morales et politiques sur le Cartésianisme. A partir de son Mémoire, qui lui permet d'être un des deux lauréats, il publie un premier ouvrage en un volume [Histoire et critique de la révolution cartésienne, 1842], repris et approfondi en deux volumes [Histoire de la philosophie cartésienne, 1854], puis réédité en 1868.
Ce travail lui permet d'être élu associé libre [1843] de l'Académie des Beaux-Arts, sciences et lettres de Lyon, puis membre titulaire [1845]. Ce sont autant de discours nécessaires et de communications possibles. Sa résidence lyonnaise le conduit aussi à être, avec le soutien de V. Cousin, non pas membre titulaire, mais le seul correspondant de nationalité française [1842] de l'Académie des Sciences morales et politiques, pour la section de Philosophie. 

SPÉCIALISTE DE DESCARTES.
Toute sa vie durant Francisque Bouillier va apparaître comme le spécialiste incontesté de Descartes. Il va profiter de cette reconnaissance et conforter son statut en publiant, surtout  pour l'Académie des Sciences, belles-lettres et des arts de Lyon, de nombreux articles se rapportant de près ou de loin à Descartes [sur d'Aguesseau, Arnauld, le cartésianisme de Bossuet, Fénelon, Fontenelle, Malebranche et la vision en Dieu, Molière et Gassendi,  Nicole, l'hypothèse cartésienne des bêtes-machines ] ; et une édition des Oeuvres du père jésuite Claude Buffier, qui prend sa place dans la collection d'une bibliothèque philosophique à bon marché proposé par l'éditeur Charpentier, investie par V. Cousin et ses élèves.

En même temps il mène son propre travail philosophique, tourné tout d'abord vers la philosophie allemande [Kant, Fichte], puis très rapidement, notamment dans les leçons d'ouverture, vers la promotion des thèmes de la philosophie et de la morale de l'éclectisme spiritualiste.

ASSOCIER TOUTES LES ACADÉMIES.
Dès 1845, Francisque Bouillier initie une réflexion sur l'Association des différentes académies de province, propose un Plan d'association universelle [1846], thème qu'il va poursuivre  en 1857 : L'institut et les Académies de province ; en 1878 : l'Institut de France et les sociétés savantes.

MORALISTE DU BON SENS.
Il se plaît à appara    ître comme un moraliste en écrivant sur le vrai et le faux optimisme [1846], l'optimisme [1848], sur la perfectibilité [1850] sur le plaisir et la douleur [1864, 1865], la Querelle des anciens et des modernes en morale [1869],  la Conscience en psychologie et en morale [1872], La vraie conscience [1882], Morale et progrès [1875], Études familières de psychologie et de morale [1884], Nouvelles études familières de psychologie et de morale [1887], Questions de morale pratique [1889].
C'est, dans cette même perspective, qu'il consacre un de ses cours à la Faculté aux Offices de Cicéron [1854].

DES ÉDITIONS SCOLAIRES.
En 1845, Francisque Bouillier publie Manuel de l'histoire de la philosophie, à l'usage des candidats au baccalauréat ès-lettres, repris en 1867, sous le nom de Notions d'histoire de la philosophie, réédité à plusieurs reprises, en 1874, 1878, 1882, 1891, 1896, avec la collaboration de Marin Ferraz [1828-1898] qui lui a succédé, en 1864, dans la chaire de Philosophie de la Faculté des Lettres de Lyon.
En 1855, Francisque Bouillier fait paraître  des Analyses critiques des ouvrages de philosophie compris dans le programme du baccalauréat ès-lettres [1855], réédité en 1868, 1873, 1875.
Une fois à la retraite, après 1879, publie une édition scolaire De la Recherche de la vérité, par N. Malebranche [1880, 1889] ; une édition partielle des Lettres provinciales de Pascal [1886] ; une édition des Nouveaux essais sur l'entendement humain et de la Monadologie de Leibniz [1886].
 
L'IDENTITÉ DE L'ÂME ET DU PRINCIPE VITAL.
Spiritualiste déclaré, adversaire du vitalisme de l'École médicale de Montpellier,   plusieurs de ses publications sont consacrées à la défense de l'animisme, selon lequel il y a identité de l'âme pensante et du principe vital, comme le soutient son ouvrage : De l'unité de l'âme pensante et du principe vital [1859, 1862, 1873].

MEMBRE TITULAIRE DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES MORALES ET POLITIQUES.
Élu membre titulaire de l'Académie des Sciences morales et politiques [1875], dans la section de Philosophie, Francisque Bouillier assume les différentes charges liées à cette fonction.
Ce sont les Rapports sur les concours de philosophie : l'École de Padoue [1879] ; sur l'Association des idées [1881] ;  sur le Libre-arbitre [1885] ; sur la Théodicée [1891], sur De la Personnalité [1895].
De nombreux Rapports sur des ouvrages de philosophie.
Des Discours à des funérailles, alors que Francisque Bouillier, est président de l'Académie des Sciences morales et politiques : celles d'Hippolyte Carnot [1888] ; de Rosseeuw Saint-Hilaire [1889] ; d'Émile Beaussire [1889], d'Ernest Havet [1889] ; de Charles Lucas [1889] ; ou à l'occasion d'un décès : Fustel de Coulanges [1889].
Des Notices nécrologiques, sur Luigi Ferri [1898] ; sur le recteur Émile Charles [1898].
Il lit également des Mémoires dont il est l'auteur. 

BIOGRAPHIES ET AUTO-BIOGRAPHIE.
Ancien élève de l'École normale [1834], Francisque Bouillier rédige pour l'Annuaire  de l'Association des anciens élèves, des notices nécrologiques sur des camarades de sa promotion : Eugène Baret [1888], Henri Joseph Chevriaux [1884], Antoine Macé de Lépinay [1892], Alexis Pierron [1879], Constant Rollier [1877]. Également sur Alexandre Mouillard, de la promotion 1828 [1873], et Vincent Joguet, de la promotion 1833 [1875].
Enfin en 1897, il publie une sorte d'autobiographie sous le titre de Souvenirs d'un vieil universitaire.
 
BIBLIOGRAPHIE DÉTAILLÉE.

Premières classes à l'école paroissiale de saint Cyr au Mont d'Or, puis au pensionnat du Verbe incarné à Lyon. Études à Paris, au collège Stanislas, puis au collège Bourbon dans la classe de seconde.
Revient à Lyon, où il bénéficie de l'enseignement de Louis Mézières [1793-1832] en rhétorique. En philosophie il est l'élève de l’abbé Joseph Matthias Noirot [1793-1880], célébrité de l'époque en matière d'enseignement de la philosophie.
Francisque Bouillier, se préparant au concours de l'École normale, bénéficie des leçons désintéressées d'Alphonse Beljame, ancien élève de l'École normale [1811] alors Inspecteur d'académie à Lyon. Classé cinquième, est reçu à l'École normale [novembre 1834], ainsi que treize autres élèves.
Après trois ans d'études, où il suit en philosophie les cours de Jean Philibert Damiron, Bouillier est reçu à l'agrégation de philosophie, le premier hors ligne [août 1837], alors que V. Cousin est le président du jury. Cette année, Désiré Joseph Henne [1812-1869], lui aussi ancien élève de l'École normale de l'année 1834, est le seul autre candidat reçu.


 
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