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Besançon : C. A. de Moy [1753-1833], premier professeur de philosophie Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Charles Alexandre de Moy, professeur au lycée et à la Faculté. Successivement curé de Saint-Laurent et député de Paris à l'Assemblée nationale, censeur des études à Caen, professeur à Besançon.
 

Moy, Charles Alexandre, comte de.
[écrit aussi dans l'Almanach impérial pour l'année 1810 : Demoy].
Né le 7 avril 1750, à Saint-Mihiel [Lorraine, actuellement département de la Meuse] ; mort le 5 décembre 1833, à Saint-Germain-en-Laye [Seine-et-Oise, actuellement département des Yvelines].

1808-1810. L'ENSEIGNEMENT DE LA PHILOSOPHIE AU LYCÉE.
L'enseignement de la Logique est inscrit dans l'article 5 [Titre I ; article 5] du décret impérial du 17 mars 1808, portant organisation de l'Université : « Les lycées, pour [l'enseignement des] langues anciennes, l'histoire, la rhétorique, la logique, et les éléments des sciences mathématiques et physiques ». 
Cet enseignement de la Logique est à comprendre encore dans l'esprit de la Grammaire générale, entendue au sens des Idéologues. 

Une inflexion du contenu de l'enseignement, dans un sens plus conforme à la tradition des collèges royaux d'avant la Révolution française, apparaît dans le règlement du 19 septembre 1809, qui organise l'enseignement. 
L'article 5 indique : « Il y aura une année de philosophie dans les lycées chefs-lieux d'académies ». Soit trente-cinq lycées situés dans les frontières, et hors frontières, de la Révolution.

L'article 17 du règlement du 19 septembre 1809 détermine avec précision la matière de cet enseignement.
Ainsi, c'est à partir de cette date que se met en place, dans les lycées de l'Empire, un enseignement de philosophie comprenant : les principes de la Logique, de la Métaphysique, de la Morale ; ainsi que l'Histoire des opinions des philosophes. 
Le cours est prononcé soit en latin soit en français. Il est confié à un professeur spécifique, à raison de quatre leçons par semaine, de deux heures chacune. Il est indiqué également : Le professeur fera composer ses élèves sur des matières philosophiques.
Pour le traitement et le rang, le professeur de philosophie est un professeur de premier ordre, comme celui de mathématiques transcendantes et de rhétorique.
« Les professeurs de premier ordre des lycées des chefs-lieux d'académie sont professeurs de faculté, et en prendront rang hors du lycée ; mais ils n'en seront pas moins subordonnés au proviseur dans l'intérieur de la maison ».

Enfin, un arrêté du 10 février 1810 décide une extension : « Il sera établi des chaires de philosophie dans tous les lycées qui ne sont pas placés dans les chefs-lieux d'Académies ».

LA DÉMARCHE DE LAROMIGUIÈRE.
Cette réintroduction de l'enseignement de la philosophie se fait vraisemblablement à la suite d'une démarche de Pierre Laromiguière [1756-1837], auprès de l'abbé Martial Borye Desrenaudes [1755-1825], l'un des dix conseillers titulaires du Conseil de l'Université, créé par le décret impérial du 17 mars 1808. 
Démarche complétée par une lettre à Louis de* Fontanes [1757-1821], Grand-Maître de l'Université, nommé par un autre décret du 17 mars 1808. Texte dont rend compte François Mignet, dans sa Notice historique sur Laromiguière [1862]. 
C'est ce qu'indique clairement, Prosper Alfaric, dans son ouvrage : « Laromiguière et son École. Étude biographique » [pages 63 sq.].

CHARLES ALEXANDRE DE MOY, PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE À AMIENS.
C'est dans ce cadre que Charles Alexandre de Moy [1750-1833] est le premier professeur de philosophie au lycée de Besançon [classé lycée de seconde classe], de fin 1809/1810, jusqu'en 1812 inclus.
Est remplacé en 1813, dans la chaire de philosophie du lycée, par l'abbé François Astier [1762-1843]. Ce dernier reste titulaire du poste jusqu'en 1821 inclus.

PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE À LA FACULTÉ.
En même temps, à dater du 14 décembre 1809, jusqu'en 1814, Charles Alexandre de Moy est professeur suppléant de Philosophie à la Faculté des Lettres de Besançon, auprès de Jean Jacques Ordinaire [1770-1843], titulaire de la chaire de 1809 à 1824, doyen de la Faculté, du 24 août 1809 au 29 juin 1824 [et futur recteur de l'Académie, d'août 1809 à avril 1821].
Charles Alexandre de Moy est remplacé, comme professeur suppléant à la Faculté par l'abbé François Astier [1762-1843] [déjà professeur de philosophie au lycée], professeur titulaire de philosophie à la Faculté de 1825 à 1833.

CURRICULUM ET PUBLICATIONS.

C'est vers la fin de 1775, ou bien un peu après janvier 1776, que l'abbé Charles Alexandre de Moy est nommé à l'église de Saint-Laurent [l'une des cinquante-deux paroisses de Paris] et comme il le dit lui-même, < l'une des principales cures de Paris >, en remplacement de l'un de ses frères, Louis Joseph de Moy, nommé trésorier-prélat de la Sainte-Chapelle.

Il avait alors, comme il le déclare, déjà entrepris la rédaction de son Mémoire, qui répondait à une question à démontrer, posée par l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Besançon : 
« Combien le respect pour les mœurs contribue au bonheur d'un état ». 

Charles Alexandre de Moy est un ecclésiastique distingué par l'Église, puisqu'au cours de sa carrière religieuse il est, pêle-mêle, chanoine de l'Église cathédrale et primatiale de Nancy, et chanoine de Verdun. Et que dans la déclaration des biens, faite en janvier 1791, à l'occasion du serment civique qu'il prononce à cette date, il indique qu'il est titulaire d'une chapelle érigée en l'église paroissiale de St Étienne de Mihiel, en Lorraine, dans la ville où il était né. 

L'abbé Charles Alexandre de Moy reste un peu plus de quinze ans curé de Saint-Laurent, à Paris. Mais, sans doute, autour de 1792, après un temps consacré à la vie politique, il quitte la prêtrise, se marie et a trois enfants.
S'ouvre alors une nouvelle carrière, consacrée à l'éducation [avec une fonction d'autorité comme censeur des études à Caen] et à l'enseignement [comme professeur de philosophie au lycée et à la Faculté de Besançon].

1776. LE RESPECT POUR LES MOEURS CONTRIBUE AU BONHEUR D'UN ÉTAT. 
Charles Alexandre de Moy remporte les deux prix d'éloquence [rassemblés en un seul] de l'Académie de Besançon, sur ce sujet « Question à démontrer : Combien le respect pour les mœurs contribue au bonheur d'un état ».
Le prix avait déjà été proposé pour l'année 1775. Douze mémoires avaient été déposés, mais le prix avait été réservé. Vingt mémoires sont déposés en 1776.
Le 14 août 1776, de Moy, avec son mémoire, coté n°18, est couronné et reçoit le prix.  Le comte de Costa, avec son mémoire, coté n°17, sans recevoir le prix, est couronné. Le mémoire du Père Prudent, capucin, coté n°4, obtient un accessit.
Les manuscrits de tous ces Mémoires sont conservés à la Bibliothèque de Besançon, et accessibles sur Internet.  

Le texte du Discours de Charles Alexandre de Moy est édité en novembre 1776 sous le titre :  
Discours qui a remporté les deux prix d'Éloquence, au Jugement de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Besançon, en l'année MDCCLXXVI, sur ce sujet : Combien le respect pour les mœurs contribue au Bonheur d'un État, par M. L'Abbé de Moÿ, chanoine honoraire de Verdun et Curé de Saint-Laurent à Paris.
[À Paris : chez Le Jay, Libraire, rue Saint-Jacques, au grand Corneille. Et chez Charmet, Libraire, Place S. Pierre, à Besançon. In-8, VIII-XII, 46 p., 1776].
L'ouvrage comporte : Dédicace au Roi. Préface [VII-XII]. Extrait de la Séance publique [XIII-XVI]. Approbation du 11 novembre 1776.

L'académicien rapporteur de son Mémoire écrit : « Le discours de M. l'Abbé de Moÿ, curé de Saint-Laurent, à Paris, & Chanoine honoraire de Verdun, laissait trop de distance entre lui & ses rivaux, pour qu'elle pût lui en assimiler aucun. L'Auteur s'est rendu maître de son sujet, l'a saisi avec justesse, & l'a traité en grand. Le raisonnement forme la chaîne de son discours ; & par-tout une exacte logique met les objets à leur place. Rien d'étranger, rien de parasite ne vient interrompre ce tissu de preuves où les faits ne tiennent que le second rang. Mais ces faits ne se réduisent point à quelques traits isolés ; qui ne sont jamais preuve dans une hypothèse générale. Il falloit montrer l'influence des Moeurs sur tous les Empires ; l'Auteur devoit donc appeler en témoignage l'histoire de l'Univers ; et il le fait d'une manière digne de servir de modèle. Toujours il cite en Orateur, pense en Philosophe & peint en Poëte ».

Un long et élogieux compte-rendu est également donné dans le Journal encyclopédique ou Universel, dédié à son Altesse sérénissime Mgr. le duc de Bouillon [mars 1777. tome II, partie 3, pages 497 sq.]. 

1786. LE PARFAIT ALPHABET.
En 1786, paraît sans nom d'auteur : Le parfait Alphabet, ou Alphabet analytique et raisonné des sons articulés, au moyen duquel on peut peindre la parole humaine, avec figures en taille-douce [À Paris : Chez Crapart, libraire, place Saint-Michel, à l'entrée de la rue d'Enfer, n° 129. In-8, VIII-335 p., M.DCC.LXXXVII-1787].
Fleuron au titre et bandeaux gravés sur bois.

Antoine Alexandre Barbier, dans son Dictionnaire des ouvrages anonymes attribue l'ouvrage à Charles Alexandre de Moy, ex-curé de Saint-Laurent.

Approbation donnée à Paris le 26 mai 1786. Privilège du roi accordé à l'imprimeur Mr. [André François] Knapen, pour dix ans, à Versailles le 12 juin 1787. Celui-ci cède son privilège à l'auteur le 15 juin 1787.

L'auteur reprend au début, à son compte, quelques lignes de l'article < Alphabet > de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert : « Toutes les nations qui écrivent leur langue, ont un alphabet qui leur est propre, ou qu'elles ont adopté de quelque autre langue plus ancienne.
Il seroit à souhaiter que chacun de ces alphabets eût été dressé par des personnes habiles, après un examen raisonnable ; il y auroit alors moins de contradictions choquantes entre la manière d'écrire & la manière de prononcer, & l'on apprendroit plus facilement à lire les langues étrangères ».

Puis l'auteur continue, avec son texte propre : « Notre alphabet est défectueux, en ce qu'il n'a pas autant de caractères  que nous avons de sons dans notre prononciation, et en ce que chacun de ces caractères n'emporte pas toujours avec eux la même signification ; et à ces défauts essentiels, il en est bien d'autres  qu'on pourroit lui reprocher.
Pour remédier à ces inconvénients, il faudrait donc, en laissant néanmoins toujours subsister les anciens Alphabets, en dresser un nouveau qui rendit l'orthographe plus facile, la prononciation plus aisée à apprendre, & qui feroit cesser les plaintes de ceux qui trouvent tant de contrariété entre notre prononciation et notre orthographe ».

JANVIER 1791. SERMENT CIVIQUE.
L'abbé Charles Alexandre de Moy prête le serment civique, le 9 ou le 16 janvier 1791 : « Je jure de veiller avec soin sur les fidèles de la paroisse qui m'est confiée, d'être fidèle à la nation, à la loi et au roi, et de maintenir de tout mon pouvoir la Constitution décrétée par l'Assemblée nationale et acceptée par le roi ». 
Serment décidé par le décret de l'Assemblée nationale du 27 novembre 1790 ; accepté par le roi le 26 décembre 1790 ; transcrit sur les registres de la municipalité parisienne le 30 décembre 1790 ; et enfin publié le 2 janvier 1791.
Il fait ainsi partie des vingt-cinq jureurs de la paroisse de Saint-Laurent à Paris, qui ne compte que trois non-jureurs. 

SEPTEMBRE 1791. DÉPUTÉ SUPPLÉANT DE PARIS.
Charles Alexandre de Moy, alors qu'il est curé de la paroisse de Saint-Laurent, à Paris, est élu cinquième député suppléant de Paris, à l'Assemblée nationale législative, le 5 septembre 1791 [par 293 voix sur 451].
Il est admis à siéger, le 17 avril 1792 en remplacement de Jean Baptiste Gouvion [1747-1792], ayant donné sa démission le 16 avril 1792.
Son mandat s'achève le 20 septembre 1792, avec la mise en place de la Convention, Assemblée constituante qui gouverne du 21 septembre 1792 au 26 octobre 1795. 

MAI 1792. INTERVENTION À L'ASSEMBLÉE NATIONALE.
Discours et projet de décret, concernant les ministres des cultes, par M. Demoy, [...] le 15 mai 1792 [...] imprimés par ordre de l'Assemblée nationale [In-8, 8 p., 1792].

1792. ACCORD DE LA RELIGION ET DES CULTES. 
Accord de la religion et des cultes chez une nation libre.
[de l'imprimerie de Guerbart, libraire, rue Dauphine, Hôtel de Genlis, n° 92. In-8, 79 p., 1792]. 

Dans cet ouvrage, Charles Alexandre de Moy propose toute une série de mesures concernant le rapport entre la société civile et la religion : l'égalité des cultes ; le droit de surveillance de la nation sur les cultes ; l'état-civil n'appartient pas aux ministres du culte ; des jours de repos doivent être consacrés par la loi ; etc. 
Et en ce qui concerne les enterrements, sujet largement développé : tout citoyen doit être libre de choisir sa sépulture ; les prêtres ne doivent pas être chargés du soin de transporter les morts et de les inhumer ; que c'est au contraire à la société qu'appartient ce droit ; etc.

Ce < libelle >, comme disent ses adversaires, a du succès. Il fait l'objet d'un compte-rendu détaillé et élogieux, par L. Prudhomme, dans sa publication Révolutions de Paris, n° 135, pages 277 sq. : 
« Il se débite en ce moment, au presbytère de Saint-Laurent, un in-8, composé par le curé de cette paroisse, qui, vu les circonstances, est un phénomène littéraire digne de notre révolution […].
 Ce n'est encore que la première partie de l'ouvrage ; l'auteur traitera dans la seconde de la religion par rapport à ses dogmes, etc. Dans ce qu'il vient de faire paraître, il ne la considère que relativement aux cultes particuliers, et il démontre la parfaite égalité qui doit régner parmi eux dans le sein d'une nation libre. Il s'acquitte de cette tâche avec une impartialité, nous avons presque dit avec une indifférence philosophique qui nous aurait bientôt réconcilié avec les prêtres, si la majorité d'entre eux étaient d'aussi bon compte et d'aussi bonne composition que M. Demoy. Le titre de son livre n'en donne pas une idée nette, du moins tant qu'il n'y aura que la première partie d'imprimée ; et c'est dommage ; il est bien supérieur à la Religion nationale de Claude Fauchet ; l'évêque du Calvados n'est encore qu'un théologien si on le compare au curé de Saint-Laurent. Il est satisfaisant pour l'ennemi des préjugés religieux, de voir un prêtre, chef d'une église paroissiale, nous prouver, dans un livre aussi bien pensé que bien écrit, que tous les cultes sont égaux devant la loi et aux yeux de la société civile ».

Une deuxième édition, comportant deux tirages, est publiée <l'an IV de la liberté > [1795/1796].

RÉFUTATION PAR JEAN DUFFAY, VICAIRE DE LA PAROISSE DE SAINT-GERMAIN.
En « l'an de grâce 1792 » paraît contre l'Abbé de Moy :  
Réfutation du libelle de M. de Moy, curé de Saint Laurent de Paris, intitulé : Accord de la religion et des cultes, chez une nation libre. Par Jean Duffay, vicaire de la Paroisse de Saint-Germain des Prés [À Paris : chez l'auteur , à la ci-devant Abbaye de Saint-Germain ; Desenne, Libraire au ci-devant Palais-Royal ; Mme Lesclapart, Libraire, rue du Ronde ; Masson, Libraire, vis-à-vis S. Leu, rue S. Denis. In-8, 80 p., l'an quatre de la Liberté].

ÉPÎTRE DÉDICATOIRE RÉDIGÉE CONTRE CHARLES ALEXANDRE DE MOY.
En date du 16 février 1792, est signée, sans nom d'auteur, le texte d'un ouvrage paraissant sous le titre : 
Epître dédicatoire à M. l'évêque et MM. les curés constitutionnels de Paris, et à MM. les paroissiens de Saint-Laurent, à Paris : pour servir de préface ou d'introduction à un ouvrage intitulé, Accord de la religion avec tous les cultes chez une nation libre composé par M. l'Abbé de Moy, curé de Saint-Laurent, député suppléant à l'assemblée législative ; ou du moins publié sous son nom, l'an quatre de la Liberté, et mis en vente dans son presbytère.
[sans indication d'éditeur, ni de lieu. 24 p.].

L'abbé Charles Alexandre de Moy est l'objet du livre, et nullement son auteur [comme il est parfois indiqué dans les bibliographies le concernant]. Au contraire, cette brochure est toute entière rédigée contre lui. 
En témoigne ce bref extrait : « L'ouvrage que je vous dénonce, Messieurs, qui circule dans la Capitale et dans les Provinces, qui, sous le spécieux prétexte d'épurer la religion, tente de l'ébranler jusques dans ses fondements ; cette production monstrueuse, dis-je, doit le jour à un Ministre des autels. Plus fourbe que philosophe, plus jaloux des éloges que le siècle donne à l'impiété, qu'ami de l'ordre, M. le Curé de Saint-Laurent tint secret sous l'ancien régime, des sentiments qu'il publie aujourd'hui avec tant d'impudence ; craintif et lâche prosélyte des philosophes, il attendit, pour combattre la religion, le moment où il est permis de ne plus en avoir ». [page VII]

AN IV. 1795/1796. RÉÉDITION DE ACCORD DE LA RELIGION ET DES CULTES.
Accord de la religion et des cultes chez une nation libre. Par Charles Alexandre de Moy. Député suppléant à l'Assemblée nationale [A Paris : l'an quatre de la Liberté. Au Presbytère de Saint-Laurent. Et chez les Libraires qui vendent des Nouveautés. In-8, 144 p.,]. Vingt-quatre chapitres. Errata. Table des chapitres.

Un des tirages de cette seconde édition, porte la mention sur la page de titre : Seconde édition. L'an quatrième de la Liberté. Chez J.-B. Garnéry, libraire, rue Serpente, n° 17. De l'Imprimerie de Fiévée, rue Serpente, n° 17.
Le texte est identique. Pas d'errata. 110 pages.
Au prix de 1 livre 5 sous.

1792. PROFESSION DE FOI DE CHARLES ALEXANDRE MOY.
À l'occasion de la réédition de l'Accord de la religion et des cultes chez une nation libre, paraît, sans doute pour des raisons commerciales liées au succès rencontré par < l'Accord de la religion >, un ouvrage composite, dont Charles Alexandre de Moy n'est pas à proprement parler l'auteur, sous le titre :  
Profession de foi de Charles-Alexandre de Moy, Député suppléant à l'Assemblée Nationale, et Curé de la paroisse de Saint-Laurent à Paris. Rédigée en forme de catéchisme ; Et suivie d'un entretien d'un paroissien de St. Laurent avec M. le curé, pour servir d'explication.
Avec Approbation. À l'usage de l'Église Constitutionnelle de France.
[A Paris : chez Crapart, rue d'Enfer, n° 129. In-8, 60 p., 1792].
Sur la page de titre, deux citations :
Attendite à falsis prophetis... à fructibus corum cognoscetis eos.
Gardrez-vous des faux prophetes... vous les reconnoîtrez par leurs fruits. S. Matth. Chap. 7.
« Seulement trois curés de cette trempe dans chaque département, et le vœu de Mirabeau ne tarderait pas à être accompli ; la France seroît bientôt décatholicisée » Prud'homme, Révol. De Paris. N° 135, p. 280

Réédité dans les Archives de la Révolution française.

L'éditeur de cet ouvrage s'explique dans l'Avertissement : « On s'est fait un devoir de se servir, autant qu'il a été possible , des mêmes phrases de M. le curé de St. Laurent. On a marqué avec la plus grande exactitude la page où se trouve ce qu'on cite, afin que le lecteur soit à portée de vérifier le texte.
L'enfant qui répond aux demandes de M. le curé, fait les réponses qui sont dans le catéchisme de Paris […] ». 

1795. LE PETIT MOT POUR RIRE.
Le petit mot pour rire, à M. le curé de Saint-Laurent ; ou Réflexions rapides, sur l'accord de la religion et des cultes, chez une nation libre, par Charles Auguste de Moy, député suppléant à l'Assemblée nationale. A Paris, l'an 4 de la Liberté, au Presbytère de Saint-Laurent, et chez les Libraires qui vendent des nouveautés].

1798.
En 1798 [an VII], paraît sans nom d'auteur, mais attribué à Charles Alexandre de Moy : Des fêtes, ou Quelques idées d'un cen [citoyen] français, relativement aux fêtes publiques et à un culte national [À Paris : chez Garnery, Libraire, rue Serpente, n° 17. In-8, 156 p., an VII]. 
Quarante-sept chapitres [pp. 1-143]. Notes [pp. 145-154]. Table des chapitres [pp. 155-156].

AN XII-1803. CENSEUR DES ÉTUDES AU LYCÉE DE CAEN.
Charles Alexandre de Moy est nommé le premier censeur des études au lycée de Caen [lycée de seconde classe], le 1er brumaire an XII [24 octobre 1803], auprès de Louis Vastel [1746-1819], premier proviseur du lycée du 1er brumaire an XII [24 octobre 1803] au 9 août 1809.
De Moy reste en poste jusqu'en 1809. 
Ensuite de quoi, Charles Alexandre de Moy est nommé professeur de philosophie au lycée de Besançon. Il est remplacé comme censeur du lycée de Caen par l'abbé Blavinhac [1761-1843], en poste de 1809 à 1812. 
Selon la norme de l'époque, sa position de professeur de philosophie [professeur de première classe] au lycée de Besançon l'amène à devenir en même temps professeur à la Faculté des Lettres de la ville.
 
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